[DIGITAL Business Africa] – INTERPOL dresse le bilan de ses activités en Afrique durant l’année 2025. Dans le rapport d’évaluation des cybermenaces africaines 2026 d’INTERPOL, publié ce 3 août 2026, il ressort que l’Organisation internationale de police criminelle a pu récupérer la somme de 100 millions de dollars en Afrique, plus de 1 500 arrestations ainsi que la saisie de centaines d’appareils.
Ce succès, INTERPOL le doit à quatre opérations de cybercriminalité à fort impact coordonnées par INTERPOL, dont l’opération Serengeti 2.0, l’opération Contender 3.0, l’opération Sentinel et l’opération Red Card 2.0.
– L’opération Serengeti 2.0 (juin à août 2025) a réuni des enquêteurs de 18 pays africains et du Royaume-Uni afin de lutter contre les cybercrimes les plus graves et à fort impact, notamment les rançongiciels, les escroqueries en ligne et la compromission de messagerie professionnelle (BEC).
– Entre le 28 juillet 2025 et le 11 août 2025, l’opération Contender a permis à la police d’identifier des adresses IP, des infrastructures numériques, des noms de domaine et des profils sur les réseaux sociaux liés à des membres de réseaux d’escroquerie. Avec à la clé la saisie de clés USB, de cartes SIM et de faux documents, ainsi que le démantèlement de 81 infrastructures de cybercriminalité à travers l’Afrique. Les enquêteurs ont identifié 1 463 victimes liées à ces escroqueries, et estiment leurs pertes à près de 2,8 millions de dollars américains.-
– L’opération Sentinel (27 octobre – 27 novembre), elle a ciblé trois types de crimes répandus : la compromission de messagerie professionnelle (BEC), l’extorsion numérique et les ransomwares, tous identifiés comme des menaces croissantes dans le rapport d’évaluation des cybermenaces en Afrique 2025 d’INTERPOL.
– L’opération Red Card 2.0 (du 8 décembre 2025 au 30 janvier 2026), quant à elle, s’est concentrée sur l’infrastructure et les acteurs à l’origine des escroqueries à l’investissement à haut rendement, des fraudes liées à l’argent mobile et des demandes de prêts mobiles frauduleuses.
Selon le rapport, l’intelligence artificielle est à l’origine de 55 % des cybercrimes signalés en Afrique, rendant les attaques plus rapides, plus évolutives et de plus en plus difficiles à détecter pour les victimes et les plateformes. Quelque 600 000 détections d’extorsion sexuelle ont été enregistrées par TrendAI, l’un des nombreux partenaires travaillant avec INTERPOL.
De plus, l’Afrique de l’Est, selon le rapport, est en pole dans la fraude liée à l’argent mobile et des ransomwares ciblant les infrastructures. Les fraudes par compromission de messagerie professionnelle et les escroqueries sentimentales ciblant aussi bien les entreprises que les particuliers étaient très répandues en Afrique centrale et de l’Ouest.
Afin de réduire les cybermenaces, le rapport recommande la normalisation des capacités d’analyse forensique numérique, le renforcement de la coopération transfrontalière, l’investissement dans la formation des agents des forces de l’ordre à l’IA et la mise en place de partenariats public-privé formels pour soutenir une prévention, une détection et une réponse efficaces.Ce rapport de 40 pages s’appuie sur 1,1 milliard d’abonnés mobiles provenant de 36 pays membres africains.
Par Jean Materne Zambo, source : interpol.int








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