[DIGITAL Business Africa] – La souveraineté dans le domaine de l’IA n’est plus qu’une question de temps en Côte d’Ivoire. La clôture d’IMPACT IA 2026, a révélé les ambitions du pays dans le déploiement de solutions concrètes d’intelligence artificielle.
« Notre ambition ne peut pas se limiter à utiliser l’intelligence artificielle. Elle doit développer progressivement la capacité de la Côte d’Ivoire à la comprendre, à la maîtriser et à l’adapter à ses propres besoins », a annoncé le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara.
Durant trois jours de travaux, les innovateurs locaux ont présenté leur savoir-faire en matière d’IA. Les autorités ont identifié 77 cas d’usage dans plusieurs secteurs prioritaires, dont l’administration publique, l’agriculture, la santé, l’éducation et les services aux populations. Tous ne sont pas des modèles de langage (LLM) ; il s’agit d’applications diverses de l’IA adaptées aux réalités locales.
Le ministre Ouattara, certain que ces solutions sont porteuses, demande « maintenant d’aller vite ». Il faut passer donc rapidement de la phase de prototypage à la phase de production.
Selon le ministère, l’ambition est de développer des infrastructures, des modèles spécialisés adaptés aux réalités administratives, économiques, linguistiques et culturelles de la Côte d’Ivoire et une expertise locale.
Pour cela, le gouvernement ivoirien a octroyé une bourse d’excellence ce jeudi 10 septembre 2026 aux étudiants de l’INP-HB, de l’ESATIC et de l’Université polytechnique ISPA pour étudier à Aivancity en France.
Le secteur privé aura également sa partition à jouer dans le développement d’une IA souveraine. Lors de la clôture d’IMPACT IA 2026, ce vendredi 11 septembre 2026, Djibril Ouattara et les représentants du secteur privé ont signé le Pacte de l’Alliance nationale pour l’intelligence artificielle.
Cette alliance crée un cadre de coopération et de concertation pour fédérer les efforts autour du développement et de l’adoption de l’IA en Côte d’Ivoire. Le Pacte prévoit notamment de renforcer l’accès aux données et leur structuration, les infrastructures numériques, les compétences, la recherche et l’innovation, tout en favorisant une utilisation éthique et responsable de l’IA.
Par Jean Materne Zambo










