[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement ivoirien préfère-t-il l’efficacité à la souveraineté? Mistral, l’un des leaders de l’intelligence artificielle en Europe, balaie tout sur son passage, lorsqu’il faut décider de qui auditer les conditions de déploiement de l’intelligence artificielle à grande échelle.
Pas une seule société ou cabinet qui lui tienne tête. Le ministère de la Transition numérique va annoncer début septembre 2026 un partenariat stratégique au service de la transformation numérique de la Côte d’Ivoire afin d’ausculter l’écosystème numérique ivoirien.
« Cette initiative s’inscrit dans la dynamique des 40 projets structurants de la Feuille de route numérique 2026-2028 portée par le MTNIT. Les premiers résultats de cette mission alimenteront les travaux d’IMPACT IA 2026, du 9 au 11 septembre 2026 à Abidjan », a justifié le ministère.
La Côte d’Ivoire prévoit une enveloppe de 1 300 milliards FCFA pour sa Stratégie nationale d’intelligence artificielle. Plus de 60 institutions (publiques et privées) locales ainsi que près de 1 200 experts ont contribué aux travaux de conception. Là, les Ivoiriens ou les Africains avaient matière à comprendre l’IA dans ses profondeurs.
Il va sans dire que la nouvelle secoue la blogosphère. Pour la simple raison que plusieurs chefs d’État et dirigeants ne manquent guère l’occasion d’agiter l’éventail de la souveraineté numérique.
Le gouvernement a prévu ce tollé. Pour verser du baume dans les cœurs des critiques, le gouvernement a chuchoté à l’oreille de Mistral pour qu’elle s’appuie sur un partenariat avec Artefact Côte d’Ivoire, entité locale du groupe Artefact. Le ministère rassure que le cabinet international de conseil en data & IA garantit un niveau pointu d’expertise en data et en conseil stratégique.
Argument recevable. En revanche, ils sont nombreux, ces Ivoiriens qui souhaitent connaître les chiffres du partenariat. Encore qu’il s’agit d’un partenariat fiable et viable tel qu’il est présenté.
Par Jean Materne Zambo








