[DIGITAL Business Africa] – Six. C’est le total de réseaux SIM Box démantelés depuis le début de l’année 2026. L’Agence de Régulation des postes et des Communications électroniques Arpce reste aux aguets. La dernière intervention du régulateur télécom a eu lieu ce 21 août 2026, selon Benjamin Mouandza, directeur des Réseaux et Services de Communications électroniques.
Environ 800 000 minutes détournées, correspondant à un préjudice d’environ 42 millions de FCFA pour un seul réseau. Des sanctions pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, ainsi que des amendes dont les montants peuvent atteindre un milliard de FCFA pourront être appliquées aux auteurs de ces fraudes.
Le mode opératoire de ces présumés malfrats consiste à détourner des communications internationales destinées au Congo pour les faire transiter par Internet avant de les réacheminer vers les réseaux téléphoniques nationaux. Les appels, pourtant émis depuis l’étranger, sont ainsi présentés comme des communications locales.
Ces individus utiliseraient des cartes SIM. ougandaises. Une technique de contournement des restrictions en vigueur au Congo. Tant il est difficile d’acquérir massivement, selon l’ ARPCE, des cartes SIM non identifiées. Lesquelles cartes seraient utilisées à distance dans les équipements installés au Congo ou reliés à internet. Une tactique qui a aussi d’autres avantages pour les présumés fraudeurs.
Cela leur permet de réduire « fortement » le coût de terminaison des appels et, par conséquent, de proposer aux transporteurs internationaux des tarifs nettement inférieurs aux circuits officiels.
Le Congo entend engager des échanges avec son homologue ougandais. Cela afin de faciliter l’identification, le blocage de numéros impliqués dans des activités frauduleuses. Le pays ne dispose pas encore d’un mécanisme de coopération « suffisamment » établi avec le régulateur ougandais sur cette question.
Par Jean Materne Zambo, source : ARPCE








