[DIGITAL Business Africa] – Les étudiants de Miva Open University devraient prochainement apprendre à concevoir, assembler, tester et piloter des drones dans le cadre de leurs cursus. L’université nigériane a conclu un partenariat avec Terra Industries pour développer des laboratoires intégrés de robotique, de drones et de technologies immersives, en commençant par un dispositif pilote à Abuja.
Terra Industries est une entreprise nigériane spécialisée dans les technologies de défense, les systèmes autonomes et la fabrication de drones. Son partenariat avec Miva Open University doit rapprocher l’enseignement supérieur des conditions réelles de conception et de production de solutions technologiques.
Les étudiants ne devraient donc pas se limiter aux cours théoriques ou aux simulations informatiques. Le programme prévoit des activités pratiques consacrées à l’assemblage des appareils, à leur programmation, aux essais techniques et aux opérations de vol.
Des ateliers, des stages et des possibilités d’emploi
Terra Industries annonce également l’organisation d’ateliers pratiques, la formation des enseignants et l’intervention de ses ingénieurs dans les activités pédagogiques. Les meilleurs étudiants pourraient bénéficier de stages, de mentorat et de perspectives de recrutement au sein de l’entreprise.
Ce rapprochement doit contribuer au développement de compétences dans plusieurs secteurs : intelligence artificielle, robotique, cybersécurité, systèmes autonomes, réalité virtuelle et fabrication avancée.
La création du premier laboratoire à Abuja constitue la phase pilote du programme. Les deux partenaires envisagent ensuite d’étendre le modèle aux autres centres d’apprentissage de Miva Open University. Le nombre de laboratoires, le montant des investissements et les dates des prochaines implantations ne sont cependant pas encore publiés.
Développer des usages civils et industriels
Au-delà des applications de défense, les compétences acquises pourraient être utilisées dans l’agriculture de précision, la cartographie, l’inspection des infrastructures, la surveillance environnementale, la logistique, la sécurité civile ou la gestion des catastrophes.
Le partenariat soulève néanmoins plusieurs questions. Les responsables devront préciser les règles applicables aux vols d’essai, la gestion des données collectées, la sécurité des équipements et la distinction entre les applications civiles et militaires.
L’impact du programme dépendra également du nombre d’étudiants effectivement accueillis, de la disponibilité permanente des équipements et de la capacité des partenaires à transformer les prototypes en solutions industrielles.
Pour le Nigeria, l’enjeu est de réduire le décalage entre les formations universitaires et les besoins des entreprises technologiques. Le laboratoire pilote d’Abuja devra démontrer que l’apprentissage par la fabrication peut développer des compétences opérationnelles, créer des emplois et générer des innovations adaptées aux besoins africains.
Par Digital Business Africa









