[DIGITAL Business Africa] – Le Kenya veut élargir sa coopération technologique avec la Corée du Sud autour de Konza Technopolis. Les deux pays examinent une nouvelle phase de collaboration susceptible d’inclure un Digital Media City et des infrastructures de centres de données dédiées à l’intelligence artificielle. À ce stade, ces projets restent toutefois à l’étude et ne disposent pas encore d’un financement annoncé.
Les discussions ont réuni John Kipchumba Tanui, secrétaire principal du State Department for ICT and Digital Economy, et Byunghyun Hwang, directeur-pays de Korea Eximbank. Elles ont d’abord porté sur l’opérationnalisation du Kenya Advanced Institute of Science and Technology (Kenya-AIST).
Installé à Konza Technopolis et inspiré du Korea Advanced Institute of Science and Technology, le Kenya-AIST doit renforcer les capacités nationales en recherche scientifique, en ingénierie, en innovation et en transfert de technologie. L’établissement a reçu sa charte en mai 2026, mais la mise en service complète de ses laboratoires, le recrutement des enseignants et le lancement de l’ensemble de ses programmes restent des étapes déterminantes.
Une deuxième phase centrée sur les infrastructures numériques
Le Kenya et Korea Eximbank ont également examiné les contours d’une prochaine phase de coopération à Konza. Les échanges ont notamment porté sur le projet de Digital Media City et le développement d’infrastructures informatiques dédiées à l’intelligence artificielle.
Un Digital Media City pourrait accueillir des entreprises actives dans les industries créatives, l’audiovisuel, l’animation, les jeux vidéo, la production numérique et les technologies immersives. Un data center orienté vers l’IA pourrait, de son côté, offrir des capacités de calcul aux chercheurs, aux administrations, aux entreprises et aux startups.
Une délégation sud-coréenne est attendue au Kenya au cours du mois d’août 2026. Sa mission devrait permettre d’approfondir les discussions sur les investissements, la coopération institutionnelle, les échanges culturels et le transfert de technologies.
Une ambition encore dépourvue de calendrier financier
Le projet présente un intérêt stratégique évident pour le Kenya. La proximité entre une université de recherche, des infrastructures de calcul, des entreprises technologiques et des industries créatives pourrait favoriser la transformation des résultats scientifiques en produits et services commercialisables.
Mais les informations disponibles ne permettent pas encore de parler d’un investissement sécurisé. Aucun montant, calendrier de construction, accord de financement ou dimensionnement technique n’a été publié pour le Digital Media City et le futur data center.
Plusieurs questions devront être clarifiées : la puissance électrique nécessaire, les dispositifs de refroidissement, la localisation des données, le prix d’accès aux ressources informatiques et la part des capacités réservée aux chercheurs ou aux startups kényanes.
La prochaine mission sud-coréenne permettra de mesurer si la coopération débouche sur un montage financier concret ou sur une nouvelle phase d’études. Pour Konza, l’enjeu sera de transformer les infrastructures annoncées en services effectivement accessibles à l’écosystème national.
Par Digital Business Africa









