[DIGITAL Business Africa] – Romuald Kenneth Effoudou. Ce nom est désormais ancré dans la mémoire collective des internautes. Depuis fin juillet 2026, l’ex-chef de renseignement du président de la République du Cameroun se livre à des accusations d’une exceptionnelle gravité ciblant de hautes personnalités du pays. Corruption, tentatives présumées de coups d’État, assassinats ou encore harcèlement sexuel, Kenneth Effoudou déballe tout.
La loi de 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité sanctionne la propagation de fausses nouvelles en son article 113 :
« Est puni d’un emprisonnement de trois (03) mois à trois (03) ans et d’une amende de cent mille (100 000) à deux millions (2 000 000) de francs, celui qui émet ou propage des nouvelles mensongères, lorsque ces nouvelles sont susceptibles de nuire aux autorités publiques ou à la cohésion nationale. Est puni d’un emprisonnement de trois (03) mois à trois (03) ans et d’une amende de cent mille (100 000) à deux millions (2 000 000) de francs celui qui émet ou propage des nouvelles mensongères, lorsque ces nouvelles sont susceptibles de nuire aux autorités publiques ou à la cohésion nationale ».
À ce qu’il paraît, les vidéos de Romuald Kenneth Effoudou seraient tournées et diffusées depuis la France. Là-bas, la diffamation est codifiée par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Romuald Effoudou et Morgan Palmer risquent une condamnation à une amende allant jusqu’à 12 000 euros et le versement de dommages et intérêts.
Sani Mouhamadou, haut conseiller en stratégie de défense et de sécurité internationale, n’a pas échappé au grand déballage. Kenneth Effoudou affirme que Sani a « détenu des armes de guerre ».
Poche de la présidence de la République entre 2013 et 2020. Sani Mouhamadou indique avoir coordonné l’appel d’offres pour établir les causes profondes de l’accident ferroviaire survenu à Eséka dans la région du Centre le 21 octobre 2016. Bilan : 79 morts et plus de 600 blessés. Sani Mouhamadou annonce une plainte contre Romuald Kenneth Effoudou et le journaliste Morgan Palmer pour diffamation et cyberharcèlement.
Un autre « blessé de guerre », pour parler de personne citée dans le cadre de ces sorties : le colonel retraité. Didier Badjeck. L’ancien porte-parole de l’armée camerounaise est accusé d’avoir tenté d’abuser sexuellement d’une de ses collaboratrices. À quoi il a répondu qu’il « attire les femmes et n’a pas besoin de les violer ». Néanmoins, Didier Badjeck annonce aussi une plainte à l’encontre de Romuald Kenneth Effoudou pour diffamation.
La Chambre nationale des experts criminels du Cameroun (CNECC) a officiellement annoncé l’ouverture d’investigations et se réserve le droit d’engager des poursuites pour ces propos jugés “d’une exceptionnelle gravité”.
Par Jean Materne Zambo
Cyberciminalité : L’ arsenal juridique franco-camerounais autour de la diffamation et du cyberharcellement
[DIGITAL Business Africa] – Romuald Kenneth Effoudou. Ce nom est désormais ancrée dans la mémoire collective des internautes. Depuis fin juillet 2026, l’ex- chef de renseignement du président de la République du Cameroun, se livre à des accusations d’une exceptionnelle gravité ciblant de hautes personnalités du pays. Corruption, tentatives présumées de coups d’ État, assassinats ou encore harcèlement sexuel, Kenneth Effoudou déballe tout.La loi de 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité sanctionne la propagation de fausses nouvelles en son article 113 :








