[DIGITAL Business Africa]- Le commerce numérique interafricain aura sans doute besoin de la blockchain pour propérer. La ZLECAf et l’United Africa Blockchain Association se sont réunies fin juillet 2026 pour voir comment la technologie peut soutenir le Protocole ZLECAf.
La blockchain, ce vaste réseau, représente une base de données numérique, décentralisée et sécurisée. La blockchain sert à stocker et à transmettre des informations sans chef ni intermédiaire. Dans ce réseau, les informations (comme des achats ou des messages) sont regroupées dans des pages qu’on appelle des blocs. Pas besoin d’une banque ou d’un chef pour valider une action.
Chaque nouveau bloc est attaché au bloc d’avant par un code secret. Cela forme une longue chaîne impossible à casser ou à tricher. La liste est copiée sur de nombreux ordinateurs en même temps. Tout le monde a la même copie et peut vérifier que tout est exact. C’est sur le réseau blockchain que reposent les cryptomonnaies.
Le protocole de la ZLECAf ou (Zone de libre-échange continentale africaine renvoie à un ensemble d’accords et règles spécifiques qui encadrent l’ouverture des marchés entre les pays d’Afrique. Le protocole prend appui sur plusieurs textes clés portant sur le commerce des marchandises, le commerce des services, et le règlement des différends.
” La plus grande zone de libre-échange au monde”
Selon les Nations unies, la ZLECAf va faire de l’Afrique la plus grande zone de libre-échange au monde et faciliter le commerce intra-africain (les échanges commerciaux entre pays d’Afrique) en réalisant plusieurs objectifs majeurs et interdépendants, à savoir :
1. Créer un marché africain unique des biens et des services : la plupart des barrières commerciales seront éliminées et des politiques communes seront mises en place pour faciliter la circulation des biens, mais aussi des capitaux, des personnes, des entreprises et des services
2. Faciliter le commerce pour les entreprises, en particulier les petites entreprises
3. Éliminer les obstacles non-tarifaires, c’est-à-dire les mesures qui entravent les échanges commerciaux entre pays d’Afrique, comme les retards liés aux formalités douanières
4. Développer une expertise africaine dans le domaine des droits de propriété intellectuelle, de l’investissement, de la concurrence et du e-commerce
5. Baisser les taxes et tarifs entre pays membres
6. Contribuer à l’élaboration de politiques qui facilitent les échanges commerciaux et autres services associés, tels que la construction de routes et l’amélioration de l’accès aux ports
Par Jean Materne Zambo, sources: PNUD, UABA








