[DIGITAL Business Africa] – La Russie émet un mandat d’arrêt international contre le patron de Telegram Pavel Durov pour « complicité de terrorisme ». Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) en a fait l’annonce ce 29 juillet 2026. Selon le FSB, la messagerie Telegram n’a pas supprimé un robot opérant sur une application de rencontres populaire utilisé par les services spéciaux ukrainiens pour entraîner de jeunes Russes « dans des activités terroristes et de sabotage ».
Le communiqué rapporte que 46 citoyens russes âgés entre 12 et 22 ans, ont utilisé Leo Match Bot. Un robot de messagerie sur Telegram associé à des accusations d’utilisation par des services spéciaux et à des interdictions.
Le réseau social Telegram est régulièrement accusé de faciliter des activités terroristes en raison de la confidentialité de ses échanges et d’une modération jugée insuffisante de ses canaux de diffusion.
Certaines de ses fonctionnalités de messagerie servent parfois à planifier des opérations ou à partager des instructions de fabrication d’explosifs. Plusieurs pays ont restreint l’application, l’accusant de tolérer des réseaux de sabotage ou de terrorisme.
Le nom de Pavel Durov a aussi stimulé les échanges en France il y a deux ans. La justice française avait interpellé Pavel Durov, milliardaire franco-russe de 39 ans en 2024 pour absence de modération sur sa messagerie, du refus de coopérer avec la justice et de la diffusion de contenus criminels.
Telegram, d’après la justice française, hébergerait des contenus manifestement illicites au sens de plusieurs dispositions pénales, notamment des contenus pédopornographiques. Pavel Durov était soumis à un contrôle judiciaire strict qui lui interdisait de quitter la France sans autorisation des autorités.
La Russie et la France mènent donc un même comme. Cela arrive très rarement. Face aux remontrances des États, Telegram a renforcé la suppression de contenus illicites signalés et ajusté ses conditions d’utilisation pour coopérer ponctuellement avec les demandes légales des États.
Par Jean Materne Zambo









