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Côte d’Ivoire : Djibril Ouattara veut porter le numérique à 15 % du PIB avec des « champions nationaux forts »

[DIGITAL Business Africa] – La Côte d’Ivoire veut quasiment doubler le poids du numérique dans son économie pour le porter jusqu’à 15 % du produit intérieur brut. Pour y parvenir, le gouvernement ivoirien mise notamment sur l’émergence de grandes entreprises technologiques nationales et appelle le secteur privé à investir dans les projets numériques structurants du pays. C’est l’un des principaux messages délivrés, le 15 septembre 2026 à Abidjan, par Djibril Ouattara, ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, lors du FOCUS PND 2026-2030 organisé par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI).

« La contribution [du numérique] est aujourd’hui estimée entre 6 et 8 % », a indiqué Djibril Ouattara devant les chefs d’entreprise, investisseurs et représentants du secteur privé. Selon lui, l’ambition économique affichée par les autorités ivoiriennes impose désormais de viser une contribution du secteur numérique de l’ordre de 15 % du PIB.

« Nous devons donc envisager d’avoir une contribution de l’ensemble de notre secteur du numérique à 15 %. Nous ne pourrons y parvenir sans des champions nationaux forts capables de porter cette ambition », a-t-il déclaré.

Cette ambition avait déjà été présentée en juillet 2026 dans le cadre du financement du Plan national de développement 2026-2030. Le gouvernement évoquait alors une progression de la contribution du numérique, actuellement évaluée entre 6 et 8 %, vers une fourchette comprise entre 12 et 15 % à l’horizon 2030.

Au FOCUS PND, Djibril Ouattara a insisté sur la nécessité de ne pas construire la transformation numérique ivoirienne uniquement autour de l’action publique ou de solutions venues de l’extérieur. « L’une des préoccupations majeures du secteur privé rejoint directement la mission qui m’a été confiée : travailler avec l’État ivoirien à l’émergence de champions du numérique », a-t-il expliqué.

Le ministère de la Transition numérique confirme que l’un des objectifs poursuivis est de favoriser l’émergence de champions nationaux capables de contribuer durablement au développement de l’économie numérique ivoirienne.

Pour le ministre, le secteur privé doit donc devenir l’un des principaux moteurs de cette transformation. Il a rappelé l’orientation donnée par le président Alassane Ouattara visant à accélérer le développement de l’économie numérique comme secteur transversal de création de valeur et d’emplois.

Cette volonté se traduit désormais par une feuille de route organisée autour de sept piliers et déclinée en 40 projets structurants.

Le premier chantier concerne la connectivité et l’accès à Internet. Le gouvernement veut notamment renforcer les infrastructures numériques, améliorer la couverture du territoire et connecter davantage les zones économiques et industrielles.

Le deuxième pilier porte sur la transformation numérique de l’administration et le développement de services publics numériques accessibles aux citoyens. Début septembre 2026, le ministère indiquait d’ailleurs vouloir rendre 700 services publics accessibles sous forme numérique au cours des trois prochaines années.

Le troisième axe concerne le développement de l’écosystème de l’innovation technologique, notamment pour stimuler la création d’entreprises et d’emplois.

Le quatrième porte sur l’intelligence artificielle. « Nous entrevoyons de déployer une intelligence artificielle nationale », a annoncé Djibril Ouattara, en évoquant une IA destinée aussi bien aux citoyens qu’à la compétitivité de l’administration et des entreprises.

Cette orientation intervient quelques jours après les Assises nationales IMPACT IA 2026, à l’issue desquelles 77 cas d’usage avaient été identifiés dans des secteurs comme l’administration publique, l’agriculture, la santé, l’éducation et les services aux populations.

Les trois autres piliers concernent la cybersécurité et la confiance numérique, le développement des compétences numériques ainsi que la relance du commerce électronique.

Sur ce dernier point, Djibril Ouattara veut repositionner La Poste de Côte d’Ivoire au cœur du dispositif : « Nous voulons redynamiser le commerce électronique en prenant pour backbone central La Poste, en la transformant significativement. »

La stratégie présentée par le gouvernement en juillet citait déjà le commerce électronique adossé à La Poste, les télécommunications par satellite, l’accès universel aux services numériques et les infrastructures d’intelligence artificielle parmi les opportunités susceptibles d’intéresser les investisseurs.

« Chaque chantier est une porte d’entrée pour vos investissements »

Mais le message central adressé au patronat ivoirien est surtout financier et industriel : l’État ne compte pas réaliser seul les 40 projets annoncés.

« La réalisation ne saurait reposer sur la seule action de l’État. C’est précisément là que votre rôle devient déterminant », a lancé le ministre aux chefs d’entreprise.

Et d’ajouter : « Chacun de ces chantiers est une porte d’entrée pour vos investissements, vos partenariats et votre croissance. »

Le FOCUS PND a précisément été conçu pour présenter aux entreprises les principaux projets de l’État prévus dans le PND 2026-2030 et leur permettre d’identifier les possibilités de participation, d’investissement ou de financement.

Djibril Ouattara souhaite ainsi que le secteur privé puisse examiner les projets « projet par projet » afin d’identifier les opportunités économiques attachées à chacun d’eux.

L’innovation ne doit plus être « une affaire de jeunes »

Autre déclaration forte du ministre : la Côte d’Ivoire veut sortir d’une vision de l’innovation technologique essentiellement associée aux jeunes et aux startups.

« Nous avons pris l’habitude, malheureusement, d’associer presque systématiquement l’innovation à la jeunesse », a-t-il regretté.

Selon Djibril Ouattara, cette perception peut conduire à présenter l’innovation uniquement comme une possibilité d’insertion professionnelle offerte aux jeunes, voire comme une solution destinée à ceux qui éprouvent des difficultés à entrer sur le marché du travail.

« C’est un paradigme que nous voulons absolument et résolument changer », a-t-il affirmé.

Le ministre veut au contraire voir les entrepreneurs expérimentés et les entreprises déjà établies investir davantage dans les technologies.

« Nous voulons que l’innovation technologique soit également portée par des entrepreneurs aguerris et par des entreprises établies qui y trouvent une voie de diversification légitime », a-t-il déclaré. Une orientation également reprise dans le compte rendu officiel publié par son ministère.

Pour les grandes entreprises, a poursuivi Djibril Ouattara, l’innovation technologique doit désormais être considérée à la fois comme « une source de gain de productivité » et comme « une source de diversification stratégique ».

Faire du secteur privé national le moteur de la transformation

L’appel lancé à la CGECI dépasse ainsi la seule participation des entreprises aux marchés publics numériques. Le gouvernement cherche à faire émerger un secteur technologique national capable de développer des solutions, d’investir dans les infrastructures, d’exploiter les nouveaux usages de l’intelligence artificielle et de participer à la digitalisation des entreprises comme des administrations.

« J’invite chacune et chacun d’entre vous à s’emparer pleinement de cette problématique de la transformation technologique, non pas comme un sujet réservé à une génération, mais comme un levier de compétitivité pour toutes vos organisations », a lancé Djibril Ouattara aux patrons ivoiriens.

Sa conclusion résume l’orientation défendue devant le secteur privé : « Nous sommes convaincus que la transformation structurelle de notre économie doit être portée par le secteur privé, et singulièrement par un secteur privé national fort et engagé. »

Pour la Côte d’Ivoire, le défi du PND 2026-2030 est donc double : faire du numérique un secteur pesant jusqu’à 15 % de la richesse nationale, tout en faisant émerger des entreprises ivoiriennes capables de capter une part significative de cette nouvelle économie numérique.

Par Digital Business Africa

Coopération:  Le Burundi et le Vietnam soudés dans le numérique et les télécoms 

[DIGITAL Business Africa] – Le numérique et les télécommunications. Deux secteurs grâce auxquels le Vietnam a conquis le Burundi. Satisfait des fruits de la collaboration, le Burundi en redemande. Son président, S.E. Évariste Ndayishimiye, souhaite que la coopération soit étendue à d’autres secteurs tels que l’agriculture, l’énergie, les mines, l’industrie et le commerce. Évariste Ndayishimiye et le Premier ministre vietnamien, Lê Minh Hưng, se sont rencontrés en marge du 18e Sommet des BRICS à New Delhi, ce 13 septembre 2026.

Évariste Ndayishimiye a indiqué que, dans la phase actuelle d’accélération du développement, le Burundi souhaitait vivement tirer parti de l’expérience du Vietnam. Évariste Ndayishimiye invite également les entreprises vietnamiennes à venir explorer les possibilités d’investissement et d’affaires au Burundi, notamment dans les secteurs minier, énergétique, agricole et de la transformation numérique comme l’a fait Viettel par le passé.

Le Burundi connait une coentreprise de télécommunications du groupe Viettel Lumitel. Il y a plus de 11 ans de cela que les premières stations de base de Lumitel (marque commerciale de l’entreprise Viettel Burundi S.A). Jusqu’en 2026, Lumitel a contribué à hauteur de plus de 403 millions de dollars au budget du Burundi, tout en créant et en maintenant environ 60 000 emplois, selon les chiffres de Vietel Burundi.

Au cours des trois dernières années, Lumitel a investi près de 80 millions de dollars, portant la couverture 4G à environ 80 % de la population burundaise et devenant ainsi un pionnier du déploiement de la 5G dans le pays. Et si cette coentreprise se porte comme un charme, c’est aussi en partie grâce au président Burundais qui y a rendu les conditions favorables.

Le Premier ministre Minh Hưng n’a pas manqué de remercier  le président et le gouvernement burundais pour leur soutien et leur accompagnement ayant permis cette coentreprise.

Par Jean Materne Zambo

Bénin : L’ UNICEF fait don de 628 équipements informatiques à 43 collèges et autres structures 

[DIGITAL Business Africa] – 43 collèges et autres structures d’enseignement amorcent l’année scolaire par une dotation 2.0. L’UNICEF leur a offert 628 équipements informatiques, ce vendredi 11 septembre 2026 à la Cité ministérielle. Le but est de faire du numérique un véritable outil d’apprentissage, faciliter l’accès aux ressources pédagogiques et moderniser les méthodes d’enseignement. 4 Directions départementales de l’Enseignement secondaire et 4 de l’Enseignement maternel et primaire bénéficiaires devront également en bénéficier.

Cette dotation s’ajoute au programme « Équipement et Connectivité à Internet », que l’UNICEF conduit au Bénin depuis 2022. Le programme offre du Matériel informatique tel que des ordinateurs portables, tablettes tactiles et vidéoprojecteurs pour les élèves et les enseignants.

En plus du matériel informatique,  il y a des infrastructures innovantes. Notamment des Hubs numériques et « e-conteneurs » construits à partir de matériaux recyclés. L’on note aussi des systèmes de panneaux solaires pour garantir l’autonomie électrique des équipements dans les zones non raccordées au réseauI.

Le programme bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires, dont l’Union européenne, la Direction du développement et de la coopération suisse, l’entreprise VINCI Energies et la Fondation Moov Africa.

Selon les autorités,  le programme a déjà permis de réaménager et de connecter des établissements dans l’Alibori, l’Atacora, le Borgou, la Donga, le Littoral et le Zou, avec une cérémonie de remise de salles numériques organisée en janvier 2025 au collège de Natitingou.

Par Jean Materne Zambo

Sénégal : À la recherche de partenaires pas de donateurs dans le numérique 

[DIGITAL Business Africa] – Le Sénégal recherche des partenaires et non des donateurs pour booster des secteurs clés comme le numérique. Le president de la République S.E Bassirou Diomaye Faye n’hésite pas à le dire à qui veut l’entendre. Le chef de l’ État a donné trois audiences en moins de deux heures ce lundi 15 septembre 2025 à Washington. Il a reçu tour à tour Cybastion, entreprises dédiées à la cybersécurité, qui annonce un investissement de 300 millions de dollars dans le numérique et les technologies.

Après Cybastion c’était autour de la présidente de la Chambre de Commerce des États-Unis, Florizelle Liser, d’être reçu par le président de la République du Sénégal.  Et enfin le Corporate Council on Africa a bouclé la boucle. Le Corporate Council on Africa est la principale association d’affaires américaine dédiée au continent.

Il organise le Sommet d’affaires États-Unis-Afrique, principal rendez-vous entre décideurs américains et africains, conduit des missions commerciales sur le continent et anime des groupes de travail par pays et par secteur. Ses membres sont des entreprises qui investissent en Afrique, en connaissent les réalités et y ont des résultats à défendre.

Le Chef de l’État a présenté à Florizelle Liser les réformes engagées pour assainir les finances publiques et les priorités du pays dans l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, la santé et le numérique. Bassirou Diomaye Faye a rappelé que chaque investissement rentable doit se traduire en emplois et en services pour les Sénégalais. Florizelle Liser n’y trouve aucun inconvénient. Elle a réaffirmé la disponibilité de Corporate Council on Africa à mobiliser ses membres autour des priorités du Sénégal.

Par Jean Materne Zambo

RDC : plus de 9 000 candidats au test de recrutement de RDC Pass, 50 retenus pour la phase pilote

[DIGITAL Business Africa] – Le programme RDC Pass entre dans une nouvelle phase en République démocratique du Congo. Le ministère de l’Économie numérique annonce avoir enregistré et examiné plus de 9 000 candidatures dans le cadre du recrutement des agents appelés à participer à la phase pilote du dispositif à Kinshasa.

Dans un communiqué publié. Ces derniers débuteront leur formation mardi 15 septembre 2026, à l’occasion du lancement officiel de la phase pilote de RDC Pass à Kinshasa, sous la conduite du ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba.

Cette première sélection ne constitue to ce 14 septembre 2026, le ministère indique qu’à l’issue du test de sélection, une première cohorte de 50 candidats a été retenueutefois qu’une étape du processus. Selon le ministère, le déploiement de RDC Pass doit progressivement s’étendre à d’autres zones de Kinshasa, avant une généralisation à l’ensemble du territoire national.

D’autres candidats ayant satisfait au test pourront ainsi être sélectionnés au fur et à mesure de l’extension des opérations d’enregistrement citoyen et en fonction des besoins du programme.

Le ministère invite par conséquent l’ensemble des personnes ayant participé au test à consulter régulièrement leurs boîtes e-mail, y compris les dossiers de courriers indésirables (spam), afin de prendre connaissance des résultats qui leur seront communiqués.

Le ministère de l’Économie numérique précise également que les candidats ayant réussi le test mais qui n’ont pas intégré cette première cohorte ne sont pas écartés du processus. Ils restent pris en compte et pourront être contactés progressivement pour les prochaines sessions de formation, en fonction du calendrier de déploiement de RDC Pass.

Cette précision intervient alors que le programme suscite un important intérêt auprès des candidats : plus de 9 000 candidatures ont été enregistrées pour cette première phase de recrutement, selon le communiqué officiel.

Avec cette phase pilote, le gouvernement congolais entend poser les premières bases opérationnelles d’un dispositif appelé à accompagner l’enregistrement des citoyens et la transformation numérique des services publics. Le passage progressif d’une expérimentation à Kinshasa vers d’autres zones de la capitale, puis vers l’ensemble du territoire, constituera l’une des prochaines étapes majeures du programme.

Le ministère appelle enfin les candidats à faire preuve de patience et de vigilance, en attendant les prochaines communications officielles relatives aux résultats, aux formations et à l’extension des opérations.

Cette phase de recrutement marque ainsi une nouvelle étape dans la stratégie de numérisation de l’administration et des services destinés aux citoyens en RDC.

Par Loic SOUOP

Source : ministère de l’Économie numérique RDC

États-Unis : les géants de l’IA mobilisent 140 millions de dollars pour peser sur le prochain Congrès

[DIGITAL Business Africa] – L’intelligence artificielle ne se joue plus uniquement dans les laboratoires, les data centers ou les applications grand public. Aux États-Unis, elle s’invite désormais au cœur de la bataille politique. À l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, plusieurs poids lourds de la Silicon Valley mobilisent d’importants moyens financiers pour favoriser l’élection de parlementaires susceptibles de défendre leurs intérêts et leur vision de l’IA.

Au centre de cette offensive : Leading the Future (LTF), un Super-PAC créé en août 2025 par des acteurs de l’industrie technologique. Depuis son lancement, cette structure aurait réuni près de 140 millions de dollars, dont environ 25 millions déjà dépensés dans les élections primaires.

L’objectif affiché est clair : préserver la position dominante des États-Unis dans le domaine de l’intelligence artificielle en influençant l’agenda politique aux niveaux fédéral et local.

Quand l’argent de l’IA entre dans la bataille électorale

Aux États-Unis, les Super-PAC peuvent recevoir et dépenser des sommes considérables pour soutenir ou combattre des candidats, sans pour autant être autorisés à coordonner directement leurs actions avec les campagnes électorales. Leading the Future entend utiliser ce levier pour faire émerger au Congrès des élus favorables à une politique industrielle et réglementaire jugée compatible avec les intérêts de l’industrie de l’IA.

La stratégie ne consiste toutefois pas uniquement à soutenir des candidats. Selon un mémo publié le 8 septembre 2026 par la Guardrails Alliance, un regroupement favorable à une régulation renforcée de l’IA, LTF financerait deux structures politiques positionnées de part et d’autre de l’échiquier politique américain : Think Big, proche des démocrates, et American Mission, proche des républicains. Une approche pragmatique : soutenir les candidats susceptibles de défendre certains objectifs de l’industrie, quelle que soit leur étiquette politique.

Des candidats soutenus à coups de centaines de milliers de dollars

Au Texas, Chris Gober, ancien collaborateur d’Elon Musk et candidat à la Chambre des représentants, aurait bénéficié de 750 000 dollars de soutien lors de sa campagne primaire. Sa victoire a été saluée par Leading the Future, qui revendique désormais l’ambition de contribuer à former une nouvelle génération de parlementaires favorables à l’innovation dans l’IA.

Dans d’autres États, les montants engagés sont encore plus importants. Selon les données de la Commission fédérale des élections citées dans le texte source, 36 candidats auraient bénéficié de soutiens compris entre 100 000 et 1,14 million de dollars. Tous auraient remporté leur primaire, à l’exception d’un candidat en Caroline du Nord.

Mais l’influence politique peut également passer par la campagne négative.

À New York, près de 8 millions de dollars auraient ainsi été consacrés à des publicités, sondages et prestations de conseil visant à fragiliser Alex Bores, promoteur d’un projet de loi sur la régulation de l’intelligence artificielle.

OpenAI et A16Z parmi les principaux contributeurs

Derrière cette offensive financière apparaissent plusieurs figures majeures de la Silicon Valley.

Greg Brockman, président d’OpenAI, et son épouse Anna auraient investi 50 millions de dollars. Le dirigeant avait lui-même annoncé au début de l’année leur volonté de s’engager davantage dans le financement politique afin de soutenir les politiques favorables à l’innovation américaine et au dialogue entre les pouvoirs publics et l’industrie technologique.

Autre poids lourd : Marc Andreessen et Ben Horowitz, cofondateurs du fonds Andreessen Horowitz (A16Z), connus pour leur soutien à Donald Trump. Ils auraient apporté 50 millions de dollars, tandis que leur société aurait également versé 50 millions de dollars.

Cette proximité entre une partie de la Silicon Valley et l’administration Trump donne une dimension particulière à la bataille. Le président américain s’est régulièrement montré hostile à une régulation jugée susceptible de ralentir l’innovation technologique américaine face à la Chine.

Une autre bataille : réguler ou accélérer l’IA ?

Un autre comité politique, Public First Action, bénéficie notamment du soutien d’Anthropic, développeur de Claude. L’entreprise défend une approche davantage axée sur l’encadrement des technologies d’intelligence artificielle.

Le clivage dépasse donc désormais la traditionnelle opposition démocrates-républicains. Il traverse directement l’industrie technologique : d’un côté, les partisans d’une accélération maximale de l’IA pour préserver l’avance américaine ; de l’autre, ceux qui réclament des garde-fous plus stricts face aux risques liés aux modèles avancés, aux agents autonomes et aux infrastructures nécessaires à leur fonctionnement.

La question des data centers illustre déjà cette tension. Leur multiplication aux États-Unis soulève des interrogations sur la consommation énergétique, l’accès à l’électricité, l’impact environnemental et l’aménagement du territoire.

Une bataille américaine aux conséquences mondiales

Derrière les élections de novembre se joue donc une question qui dépasse largement les frontières américaines : qui définira les règles de l’intelligence artificielle mondiale ?

Les parlementaires élus en 2026 auront leur mot à dire sur la régulation des modèles d’IA, les investissements dans les infrastructures, les exportations de technologies, la protection des données, la cybersécurité ou encore la compétition technologique avec la Chine.

Pour les géants de l’IA, influencer la composition du Congrès revient ainsi à influencer indirectement les règles qui encadreront leur industrie pour les prochaines années.

Cette évolution constitue également un signal pour les autres régions du monde, notamment l’Afrique. Alors que les États africains cherchent à construire leurs propres stratégies nationales en matière d’intelligence artificielle, la bataille américaine rappelle une réalité : l’IA est désormais autant une question de puissance politique, économique et géopolitique que de technologie.

La capacité des États à définir leurs propres règles, à maîtriser leurs infrastructures numériques et à défendre leurs intérêts dans la gouvernance de l’IA devient donc un enjeu stratégique.

Par Loic SOUOP

Tech : La Chine lance le débat d’une zone BRICS dédiée à l’IA open source

[DIGITAL Business Africa] – Le discours de Xi Jinping à New Delhi est avant-coureur du changement des BRICS. Le président chinois, lors de son allocution ce 13 septembre 2026, a proposé la création d’une zone BRICS dédiée à l’IA open source. Certes l’idée n’a pas été directement adoptée dans la déclaration finale du sommet. Mais elle annonce le début de discussions intenses eu égard aux multiples avantages que regorgerait la future zone.

Il est clair qu’au travers de cette zone IA, les BRICS ne veulent plus seulement consommer de la technologie, mais dicter les règles du jeu. Pour l’instant, les géants américains de l’intelligence artificielle, à l’instar d’OpenAI ou d’Anthropic, privilégient des modèles d’IA dits « fermés » (propriétaires). Pour Xi Jinping, il faut changer la donne au plus vite.

« Nous devons poursuivre une approche centrée sur l’être humain, développer une IA pour le progrès et pour le bien et établir rapidement un cadre de gouvernance mondiale de l’IA basé sur un large consensus, afin que les nouvelles technologies éclairent le chemin vers la prospérité commune », a-t-il dit.

Avec une zone IA open source ou ouverte, il est probable d’avoir une coopération directe sur le développement de grands modèles de langage (LLM). Ainsi que la mise en place d’une plateforme cloud commune pour le système numérique des BRICS. La zone pourra aussi faciliter la formation des ingénieurs et de programmes de recherche spécialisés pour harmoniser les compétences technologiques des pays membres de manière à promouvoir le développement de l’économie numérique.

L’intelligence artificielle open source, selon des sources spécialisées, servira également de socle pour connecter les zones économiques spéciales et déployer des usines intelligentes à travers le bloc.

Xi Jinping a présenté d’autres initiatives ce dimanche 13 septembre 2026. Elles couvrent le commerce et l’investissement, l’industrie numérique, la fabrication intelligente et la formation technologique.

Il ne faut surtout pas oublier la sécurisation et la gestion des données. Sans crainte, Xi Jinping a tout prévu. Il annonce que son pays travaillera à créer une plateforme cloud BRICS pour l’écosystème numérique.

Par Jean Materne Zambo

Sénégal : Cheikh T. Sarr, un profil « fullstack » des télécoms et du numérique à la tête de l’ARTP 

[DIGITAL Business Africa] – Cheick Tidiane Sarr. Un nom, un parcours qui épouse l’évolution du secteur numérique et des télécommunications. Le communiqué de la Présidence de la République publié le 10 septembre 2026, nomme l’homme au poste de directeur général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), en remplacement de Dahirou Thiam.

Ingénieur de formation, spécialiste des systèmes et des réseaux à ses débuts, Cheick Tidiane Sarr brille par sa polyvalence. La technique, l’ingénierie, le marketing, le développement de produits, les services financiers mobiles, le management et la stratégie font de lui l’armature de l’écosystème numérique sénégalais.

Le Groupe Sonatel peut en témoigner pour l’avoir eu comme directeur de la Stratégie et de la Transformation depuis 2024. Il atterrit en réalité à la SONATEL en 2021 comme directeur général d’Orange Finances Mobiles Sénégal.

Mobile money: L’imprévu

 

Une histoire d’amour va naître entre lui et la finance technologique. Il y écrira les plus belles pages de sa carrière. En juillet 2016, Cheikh Tidiane Sarr rejoint Orange Bissau. Pendant près de quatre ans, il occupe une fonction de direction couvrant simultanément le marketing, la stratégie et le Mobile Money.

Au Mali, il est nommé responsable de la division chargée de l’innovation et du développement des produits chez Orange en 2012. Il occupe cette fonction jusqu’en juin 2014. Avant de devenir par la suite responsable de la division Stratégie et Développement jusqu’en mai 2015.

Cette expérience malienne lui permet de franchir une nouvelle étape professionnelle. Son expertise ne se limite désormais plus aux technologies ou au marketing : elle s’étend à la stratégie de développement dans un marché télécom en pleine transformation.

 

Les solutions IT

 

Pour trouver les traces de ses débuts dans la finance technologique, il faut remonter jusqu’en 2007 chez Orange Business Services Sénégal. Il y travaille d’abord comme architecte de solutions ICT et ingénieur avant-vente, entre 2007 et 2009.

Cheikh Tidiane Sarr fait ses débuts techniques à SONATEL multimédia. D’abord comme administrateur des systèmes, réseaux et sécurité (2003). Ensuite, il évolue dans un univers essentiellement technique, au contact des infrastructures informatiques et des réseaux IP.

Plus d’années, plus de responsabilité. De juin 2005 à mai 2007, il devient responsable d’une équipe d’ingénierie spécialisée dans les systèmes, les réseaux IP et la sécurité.

Un diplôme en génie industriel et systèmes de télécommunications à l’École Hassania des Travaux Publics obtenu en 2003, et c’est tout. Mais suffisant pour que Cheick Tidiane Sarr devienne un pilier central des infrastructures numériques et aux télécommunications du Sénégal.

Par Jean Materne Zambo

IMPACT IA 2026 : La Côte d’Ivoire prépare ses propres solutions d’intelligence artificielle

[DIGITAL Business Africa] – La souveraineté dans le domaine de l’IA n’est plus qu’une question de temps en Côte d’Ivoire. La clôture d’IMPACT IA 2026, a révélé les ambitions du pays dans le déploiement de solutions concrètes d’intelligence artificielle.

« Notre ambition ne peut pas se limiter à utiliser l’intelligence artificielle. Elle doit développer progressivement la capacité de la Côte d’Ivoire à la comprendre, à la maîtriser et à l’adapter à ses propres besoins », a annoncé le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara.

Durant trois jours de travaux, les innovateurs locaux ont présenté leur savoir-faire en matière d’IA. Les autorités ont identifié 77 cas d’usage dans plusieurs secteurs prioritaires, dont l’administration publique, l’agriculture, la santé, l’éducation et les services aux populations. Tous ne sont pas des modèles de langage (LLM) ; il s’agit d’applications diverses de l’IA adaptées aux réalités locales.

Le ministre Ouattara, certain que ces solutions sont porteuses, demande « maintenant d’aller vite ». Il faut passer donc rapidement de la phase de prototypage à la phase de production.

Selon le ministère, l’ambition est de développer des infrastructures, des modèles spécialisés adaptés aux réalités administratives, économiques, linguistiques et culturelles de la Côte d’Ivoire et une expertise locale.

Pour cela, le gouvernement ivoirien a octroyé une bourse d’excellence ce jeudi 10 septembre 2026 aux étudiants de l’INP-HB, de l’ESATIC et de l’Université polytechnique ISPA pour étudier à Aivancity en France.

Le secteur privé aura également sa partition à jouer dans le développement d’une IA souveraine. Lors de la clôture d’IMPACT IA 2026, ce vendredi 11 septembre 2026, Djibril Ouattara et les représentants du secteur privé ont signé le Pacte de l’Alliance nationale pour l’intelligence artificielle.

Cette alliance crée un cadre de coopération et de concertation pour fédérer les efforts autour du développement et de l’adoption de l’IA en Côte d’Ivoire. Le Pacte prévoit notamment de renforcer l’accès aux données et leur structuration, les infrastructures numériques, les compétences, la recherche et l’innovation, tout en favorisant une utilisation éthique et responsable de l’IA.

Par Jean Materne Zambo

Digital Business Africa célèbre 15 ans d’informations stratégiques au service du numérique africain

[DIGITAL Business Africa] – 11 septembre 2011 – 11 septembre 2026. Quinze ans. Quinze années à observer, documenter, expliquer et accompagner les mutations numériques au Cameroun et en Afrique. Quinze années à donner la parole aux décideurs, aux régulateurs, aux entrepreneurs, aux innovateurs, aux opérateurs télécoms, aux institutions publiques et à tous ceux qui, souvent loin des projecteurs, construisent chaque jour l’Afrique numérique.

Ce 11 septembre 2026 marque donc une étape particulière pour Digital Business Africa. Mais nous avons choisi de ne pas faire de cet anniversaire une célébration d’un seul jour. Nos 15 ans seront célébrés tout au long de l’année, à travers plusieurs initiatives, rencontres et projets dont les différentes articulations seront progressivement dévoilées.

La première grande articulation de cette année anniversaire sera E-Gov’A (E-Gov Africa Summit, Expo & Awards), le grand rendez-vous de l’e-Gov et de la transformation digitale en Afrique, que nous coorganisons avec l’association Smart Click Africa, du 14 au 17 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé.

Un rendez-vous qui traduit, quinze ans plus tard, cette conviction qui nous anime depuis le premier jour : le numérique n’a de véritable valeur que lorsqu’il transforme concrètement les administrations, les entreprises et la vie des citoyens.

En septembre 2011, nous avions déjà fait un pari sur l’Afrique numérique

Lorsque nous avons lancé TIC Mag, l’écosystème numérique africain n’avait évidemment pas le visage qu’il présente aujourd’hui. Pourtant, notre ambition était déjà clairement africaine.

En septembre 2011, nous écrivions :

« TIC Mag, premier portail de l’actualité TIC et Télécoms au Cameroun, se propose désormais d’être le baromètre de l’évolution des technologies de l’information et de la Communication en Afrique. »

Nous annoncions également notre volonté de « rassembler et produire le maximum d’informations relatives aux TIC, aux télécoms et au numérique en Afrique » et de devenir une référence pour les acteurs du secteur, mais aussi pour les élèves, étudiants, entrepreneurs, diplomates, fonctionnaires et tous ceux qui souhaitaient suivre les mutations technologiques du continent.

Derrière cette ambition éditoriale se trouvait surtout une conviction : le développement du Cameroun et de l’Afrique passerait nécessairement par une meilleure appropriation des technologies et par des investissements conséquents dans le numérique.

Notre devise de l’époque résumait cette vision : « Use ICT’s, Change Africa ».

Quinze ans plus tard, les technologies ont changé. Les usages ont changé. Les mots eux-mêmes ont changé. Mais cette conviction demeure.

De TIC Mag à Digital Business Africa : le tournant de 2018

Le 5 septembre 2018, après plusieurs années de réflexion, TIC Mag est devenu Digital Business Africa. Ce changement n’était ni cosmétique ni une rupture avec notre histoire. Il répondait à l’évolution du secteur et à notre ambition panafricaine.

Trois raisons principales avaient alors guidé notre décision.

D’abord, le vocabulaire évoluait. Le terme « TIC », central au début des années 2010, cédait progressivement la place aux notions de numérique et de digital.

Ensuite, nous voulions disposer d’une marque capable de fonctionner naturellement en français comme en anglais, sans avoir à faire coexister « TIC Mag » et son éventuelle déclinaison « ICT Mag ». Plusieurs lecteurs fidèles continuent d’ailleurs de nous appeler « TIC Mag » et suggèrent même de relancer cette marque par une publication davantage consacrée aux avis d’experts sur les problématiques du numérique en Afrique. Une piste à explorer.

Enfin (et c’était probablement la raison la plus structurante) nous voulions inscrire explicitement l’Afrique dans notre identité. Digital Business Africa devait regarder au-delà du Cameroun et de l’Afrique centrale, raconter les expériences de l’Afrique de l’Ouest, du Nord, de l’Est et de l’Afrique australe, identifier les réussites, analyser les stratégies et permettre aux décideurs africains de s’inspirer des expériences menées ailleurs sur le continent.

Nous l’écrivions alors : « notre nom change, mais notre ADN reste le même ! »

Cet ADN n’a pas changé.

Quinze années à informer, éclairer et connecter l’Afrique

Durant ces quinze années, Digital Business Africa — auparavant TIC Mag — a suivi pratiquement toutes les grandes transformations du secteur : développement de l’Internet mobile, arrivée et généralisation de la 3G puis de la 4G, fibre optique, câbles sous-marins, data centers, mobile money et fintech, commerce électronique, startups, cybersécurité, protection des données, identité numérique, services publics en ligne, cloud, 5G, intelligence artificielle et, aujourd’hui, accélération de l’e-gouvernance.

Mais notre contribution ne s’est jamais limitée à relayer l’actualité.

Nous avons interrogé les décideurs, donné de la visibilité aux entrepreneurs et aux innovations africaines, documenté les politiques publiques, analysé les décisions des régulateurs, mis à disposition des textes et des documents de référence et créé des espaces où les responsables publics et privés pouvaient expliquer leurs stratégies.

En 2018, à l’occasion de l’élection présidentielle camerounaise, Digital Business Africa avait, par exemple, entrepris d’interroger les candidats sur leurs propositions pour le développement du numérique au Cameroun.

Nous avons aussi voulu faire émerger une information sur le numérique qui ne soit pas uniquement technologique, mais aussi stratégique : une information capable d’aider un dirigeant, un entrepreneur, un investisseur, un fonctionnaire ou un étudiant à comprendre ce qui change, à en mesurer les implications et à anticiper les évolutions.

C’est pourquoi nous allons plus loin en proposant, depuis plusieurs années, des services de veille stratégique aux décideurs et aux organisations qui souhaitent anticiper les évolutions du numérique en Afrique et disposer d’une longueur d’avance.

Digital Business Africa est fier d’avoir, à sa manière, contribué au développement et à la promotion du numérique au Cameroun et en Afrique. Fier d’avoir valorisé celles et ceux qui construisent cet écosystème. Fier d’avoir parfois attiré l’attention sur ce qui ne fonctionnait pas. Fier, surtout, d’être resté fidèle à une idée simple : informer peut aussi contribuer à transformer.

2011-2026 : le numérique africain a changé de dimension

Le chemin parcouru par le continent donne aujourd’hui une autre dimension à cette intuition de 2011.

En 2025, les technologies et services mobiles ont représenté environ 240 milliards de dollars de valeur économique en Afrique, soit 7,8 % du PIB du continent, et ont soutenu environ 13 millions d’emplois. La GSMA prévoit une contribution de 290 milliards de dollars en 2030, portée notamment par la 4G, la 5G et l’intelligence artificielle.

L’Afrique est entrée dans une nouvelle phase. L’enjeu n’est plus seulement de connecter. Il faut désormais : digitaliser les administrations, sécuriser les infrastructures et les données, développer l’identité numérique, généraliser les paiements numériques, exploiter l’IA, créer des champions technologiques africains et transformer la connectivité en productivité économique.

Et le chantier reste immense. Malgré l’extension des réseaux, près d’un milliard de personnes en Afrique n’utilisaient toujours pas Internet mobile en 2025. La GSMA estime ce déficit d’usage à 63 % de la population.

Voilà pourquoi, quinze ans plus tard, notre mission conserve toute sa pertinence.

E-Gov’A 2026 : des 15 ans tournés vers l’avenir

Pour célébrer quinze années d’existence, nous aurions pu nous contenter de regarder derrière nous.

Nous avons choisi de regarder devant nous.

La première grande articulation de cette année anniversaire sera donc E-Gov’A 2026, du 14 au 17 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé.

E-Gov’A, que nous coorganisons avec Smart Click Africa, réunira administrations publiques, entreprises technologiques, opérateurs télécoms, banques et acteurs du paiement, startups, experts, établissements universitaires, partenaires au développement et décideurs autour d’un enjeu central : comment utiliser le numérique et l’intelligence artificielle pour construire des services publics africains plus efficaces, plus accessibles et plus proches des citoyens ?

Conférences de haut niveau, exposition de solutions numériques, démonstrations de services publics digitalisés, ateliers pratiques, E-Gov’A Hackathon, qui permettra notamment à des étudiants de travailler sur un problème concret soumis par une administration publique, rencontres professionnelles et E-Gov’A Awards constitueront les principales articulations du rendez-vous.

Le thème retenu résume cette nouvelle étape : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless. »

E-Gov’A n’est donc pas simplement un événement organisé au cours de l’année du 15e anniversaire de Digital Business Africa. Il constitue une traduction concrète de la mission que nous nous étions assignée dès nos débuts : mettre l’information, les technologies, les expériences et les innovations au service du développement de l’Afrique.

Et ce n’est que le début

E-Gov’A sera la première grande manifestation de cette célébration.

D’autres initiatives suivront au cours de cette année des 15 ans. Elles permettront de revenir sur quinze années de transformation numérique, de mettre en lumière les femmes, les hommes, les institutions et les entreprises qui ont marqué cette évolution, mais surtout d’ouvrir la réflexion sur les quinze prochaines années.

Car cet anniversaire appartient aussi à nos lecteurs, à nos partenaires et à nos annonceurs.

À ceux qui nous lisaient lorsque nous étions encore chez TIC Mag. À ceux qui nous ont découverts sous la marque Digital Business Africa. Aux journalistes, correspondants, contributeurs, experts et collaborateurs qui ont construit cette aventure. Aux institutions, entreprises et particuliers qui nous ont accordé leur confiance en tant que partenaires, annonceurs, clients ou conseillers. Aux entrepreneurs dont nous avons présenté et valorisé les projets. Aux décideurs qui ont accepté de répondre à nos questions, parfois difficiles. Et aux milliers de lecteurs qui viennent chaque jour chercher sur nos plateformes une information spécialisée et stratégique sur le numérique africain.

À tous, merci.

En septembre 2011, notre ambition était de devenir un baromètre de l’évolution des technologies en Afrique.

Quinze ans plus tard, cette ambition demeure, mais notre mission s’est élargie. Dans un environnement où l’intelligence artificielle, la souveraineté numérique, la cybersécurité, les télécommunications, la gouvernance des données, les services publics numériques et l’économie digitale redessinent rapidement l’avenir du continent, informer ne suffit plus. Il faut décrypter, anticiper, mettre en perspective et fournir aux décideurs l’information qui leur permet de mieux comprendre les mutations en cours et d’agir.

C’est le cap que Digital Business Africa entend renforcer dans les prochaines années : être davantage le média de l’information stratégique sur le numérique africain, au service de ceux qui décident, investissent, innovent et transforment le continent.

Notre promesse tient désormais en quelques mots :

Éclairer les décisions qui façonnent l’Afrique numérique.

Continuer à vous apporter des informations stratégiques pour mieux comprendre, mieux anticiper et mieux décider, tout en donnant davantage de visibilité aux innovations, aux actions et aux réalisations qui font avancer l’Afrique numérique.

15 ans déjà. Et toujours une longueur d’avance pour comprendre aujourd’hui les transformations qui façonneront l’Afrique numérique de demain.

Par Beaugas Orain DJOYUM
Directeur de la publication
Digital Business Africa

 

Sénégal : La justice suspend la licence de Starlink moins d’un an après son arrivée 

[DIGITAL Business Africa] – Avantage SONATEL dans le combat judiciaire contre Starlink. La Cour suprême a ordonné lundi 7 septembre 2026 la suspension de la licence accordée à l’opérateur de services internet par satellite. Ayant atterri officiellement au Sénégal le 4 février 2026, Starlink va devoir marquer un coup d’arrêt. Pourtant, l’arrivée de l’opérateur américain au Sénégal était annoncée comme une panacée pour réduire la fracture numérique.

Le « New Deal Technologique », programme gouvernemental, en avait d’ailleurs fait un allié incontournable. Le dispositif prévoyait entre autres l’acquisition par l’État de 5 000 kits Starlink à tarif préférentiel, afin de contribuer à la desserte des zones blanches, au déploiement de réseaux wifi communautaires ainsi qu’à la connexion d’établissements scolaires et de collectivités territoriales.

Couvrir les zones blanches,  c’est bien.  Mais respecter la loi qui encadre le marché des télécommunications c’est encore mieux. D’où ce contentieux initié par SONATEL, portant sur l’arrêté ministériel nᵒ 038974 du 6 novembre 2025. L’opérateur national des télécommunications conteste l’autorisation délivrée à la filiale sénégalaise de SpaceX.

Sonatel met en avant son statut de titulaire d’une licence individuelle de premier rang, encadrée par les décrets de 2016 et de 2023 portant approbation de sa convention de concession et de ses cahiers des charges.

Même si l’accord a été passé entre le régulateur des télécoms ARTP et Starlink, pour SONATEL, l’arrivée de Starlink dans ces conditions est susceptible de porter atteinte à ses intérêts économiques ainsi qu’aux règles de concurrence et à ses droits de défense.

Par Jean Materne Zambo

[Billet] Meurtre : La dévotion à l’iPhone conduit au forfait éternel

[DIGITAL Business Africa] – L’ IPhone duo est là. Préparez-vous à en voir des vertes et des pas mûres dans les réseaux sociaux. Comme si la malédiction d’ Adam et Ève n’a toujours pas été conjurée. Sur internet, Huit scandales sur 10 portent l’empreinte de l’iPhone. Les sextapes alors n’en parlons même pas. On aurait dit une condition pour émerger dans le milieu du digital en Afrique subsaharienne.

En Ouganda, Patricia Rose Turindwamukama, la vingtaine sonnée, est accusée d’avoir commandité et participé au meurtre de sa meilleure amie et colocataire, Jovia Namuwulya, 22 ans. Selon des sources locales, la victime aurait été poignardée à mort au cours d’un vol. Son corps découvert le 20 août. Son iPhone 12 Pro Max et plusieurs effets personnels emportés.

La Patricia Rose Turindwamukama a comparu devant le tribunal de première instance de City Hall (City Hall Court) à Kampala le 7 septembre 2026. Inculpée pour meurtre et vol aggravé, elle a été placée en détention préventive à la prison de Luzira, jusqu’au 22 septembre, date prévue pour la poursuite de l’instruction.

Scène presque similaire au Cameroun. Cette fois, on parle d’un adolescent de 16 qui aurait ôté la vie à sa nièce de 18 ans. La pomme croquée serait une fois de plus au coeur du drame. La reconstitution des faits du meurtre de la jeune Valery Nkwanga a eu lieu à Nkoabang au lieu-dit Njongo le 8 septembre 2026.

À en croire les aveux recueillis sur place, le corps de la jeune fille va disparaître aux environs du 14 août 2026. Après cinq jours de recherche, son corps sera découvert inanimé dans une fosse sommaire derrière la concession familiale.

Le suspect va choisir la ville de Douala pour se refuger. Mais c’était sans compter sur l’ingéniosité des forces de Maintien de l’ Ordre qui vont le débusquer de son terrier avant de la ramener à Nkoabang. Comme quoi l’assassin revient toujours sur le lieu du crime.

Par Jean Materne Zambo 

Cybersécurité/Gabon : L’ État riposte après 900 000 alertes de cyberattaques reçues en 2 mois

[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement gabonais contre-attaque. Une riposte qui relève de la prévention simplement. Après 900.000 alertes de  cyberattaques qui auraient ciblé la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) et le Conseil gabonais des chargeurs en 2 mois, Mark-Alexandre Doumba donne la consuite à tenir. Lors d’une adresse ce 7 septembre 2026, le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation a instruit le renforcement de la vigilance de la part des administrations et des entreprises.

Selon le ministre Doumba, plusieurs failles sont généralement exploitées par les hackers. Il s’agit entre autres des courriels suspects, des liens frauduleux, usurpations d’identité ou demandes inhabituelles d’informations.

Afin de tenir la dragée haute les autorités gabonaises misent sur le renforcement de la prévention, les audits, les contrôles, la protection des systèmes et les mécanismes de réponse aux incidents. Un cahier des charges qui compte bien s’appuyer notamment sur la loi n°027/2023 relative à la cybersécurité et à la lutte contre la cybercriminalité ainsi que sur l’ordonnance d’août 2025 sur la digitalisation.

Pour les autorités, la sécurisation des infrastructures et la sensibilisation des utilisateurs deviennent des conditions essentielles à la continuité des services publics et à la souveraineté numérique du Gabon.

Plusieurs incidents ayant touché des structures gabonaises, celle qui a ciblé le Conseil Gabonais des Chargeurs (CGC) fin août 2026. L’attaque a été revendiquée par le groupe de rançongiciel Krybit fin août.

Par Jean Materne Zambo

[Billet] Meta Muse : L’IA argentique de gestion…belle mais peut-être rebelle

[DIGITAL Business Africa] – La source d’inspiration du groupe Meta ne tarit pas. Mark Zuckerberg a de nouveau plongé son cerveau dans l’écrin créatif de la technologie. Le patron de Meta a dévoilé ce 8 septembre 2026 son assistant virtuel Muse. Plus qu’un simple Chatbot, l’agent IA est capable de prendre de réelles initiatives.

Comme par exemple faire des achats en ligne, réserver des billets de cinéma ou des voyages, remplir des formulaires ou planifier des rendez-vous. Un peu comme un account manager ou responsable de comptes.

Muse peut rédiger un courriel, réserver un voyage, remplir des formulaires, comparer des prix, faire des achats ou organiser des informations dispersées.Une fois l’assistant adopté, Muse devient votre muse au sens littéral. Comme votre moitié, il doit connaître vos habitudes, vos comptes, vos préférences, parfois vos moyens de paiement. Bref, tout ce que vous gardez secret à votre charmante épouse.

Cas pratique : vous avez enregistré des vidéos de recettes sur Instagram ou Facebook. Muse pourra, selon Meta, les transformer en liste lisible, préparer les courses, comparer les prix, puis commander les ingrédients avec votre accord. Avec Muse, ne soyez pas cachotier. Plus vous lui confiez des informations, plus il pourra se rendre indispensable et optimal. Muse doit connaître vos habitudes, vos comptes. C’est là que le bât blesse.

Muse a certainement un physique de rêve mais attention aux bugs de cauchemar.  À ce propos Meta a tout prévu. L’entreprise affirme que Muse ne voit pas directement les mots de passe ni les moyens de paiement.

Pour les achats, l’agent pourra utiliser Link de Stripe, avec une carte à usage unique. Shop Pay et 1Password devraient suivre. Côté vie privée, l’entreprise promet que les conversations avec Muse ne seront pas partagées avec sa plateforme de pub.

Selon Meta, certains achats pourraient toutefois influencer indirectement les publicités affichées. Les utilisateurs pourront aussi refuser que leurs échanges servent à entraîner les modèles IA de Meta.

Par Jean Materne Zambo, source : Meta

Orange Excellence + : 58 millions de Fcfa de bourses pour 50 pépites du baccalauréat au Cameroun

[DIGITAL Business Africa] – Orange Cameroun a récompensé les meilleurs bacheliers des sous-systèmes francophones et anglophones lors de la 2ᵉ édition de son programme d’excellence. Un accent particulier a été mis sur les enjeux liés à l’intelligence artificielle et à la transformation numérique.

L’opérateur de télécommunications Orange Cameroun a organisé, ce samedi 5 septembre 2026 à l’hôtel Best Western de Douala, la deuxième édition de son programme « Orange Excellence + ». Destinée à promouvoir le mérite académique, la cérémonie a réuni les lauréats, leurs familles, les partenaires institutionnels et les membres de la direction de l’entreprise.

Pour cette promotion 2026, l’initiative a été portée à un niveau supérieur : 50 bacheliers ont été distingués, contre 30 lors de la première édition, et se sont partagés une enveloppe globale de 58 millions de Fcfa en bourses d’études et en équipements tech.

« 50 parcours, 50 efforts, 50 récits, mais surtout 50 potentiels hors de prix », a souligné Patrick Benon, directeur général d’Orange Cameroun, invitant la jeunesse à dépasser la simple performance académique pour devenir des acteurs du changement.

Les Majors du BACC à l'honneur

Une grille de récompenses boostée par l’écosystème corporate

Les primes attribuées au cours de cette cérémonie de récompenses suivent un barème par rang, pour le Baccalauréat et le GCE Advanced Level. Le major national du Baccalauréat a reçu  2 500 000 Fcfa, un téléphone avec un an de connexion Internet et un ordinateur portable, offerts par Orange Cameroun et Neptune Oil. Le vice-major national a reçu 2 000 000 Fcfa, financés par Neptune Oil et Orange Cameroun.

Le troisième major national a obtenu un chèque de  1 500 000 Fcfa et le prix Miss Mathématique, offerts par la Société Générale Cameroun, le Groupe Kadji et Orange Cameroun.

Du quatrième au sixième rang national, chaque lauréat a reçu la somme de 1 000 000 de Fcfa , avec la participation respective d’AXA Cameroun, de la Fondation Kadji et de Cimencam, aux côtés d’Orange Cameroun. Du septième au trentième rang national, Orange Cameroun a octroyé une enveloppe de  1 000 000 de Fcfa à chaque lauréat, avec un téléphone et un an de connexion Internet.

Pour le GCE Advanced Level, le major national reçoit 2 500 000 Fcfa, financés par Orange Cameroun et Neptune Oil. Le vice-major national, quant à lui, a reçu 2 000 000 Fcfa, avec la participation de Dangote Cement et du Groupe Kadji. Le troisième major national a obtenu 1 500 000 Fcfa, avec le concours de SCB Cameroun et de Neptune Oil.

Le quatrième rang national a lui aussi bénéficié d’un chèque de 1 000 000 de Fcfa avec le Groupe Kadji, et le cinquième rang a bénéficié du même montant avec Bange Bank. Du sixième au vingtième rang national, Orange Cameroun a attribué  1 000 000 de Fcfa à chaque lauréat, avec un téléphone et un an de connexion Internet.

L’IA et le numérique au cœur du discours de la direction

Au-delà des chèques et des lots matériels, l’événement a servi de tribune pour sensibiliser la jeunesse aux enjeux technologiques du continent. Revisitant les mutations économiques mondiales, Patrick Benon a rappelé que l’Afrique avait manqué les premières révolutions industrielles (vapeur, électricité, nucléaire). « La période actuelle nous place dans la quatrième révolution industrielle : celle du numérique et de l’intelligence artificielle. Cette révolution-là, l’Afrique n’a pas le droit de la rater », a martelé le directeur général, appelant les lauréats à investir dans les métiers du futur.

Un message appuyé par Roger Mboula, représentant d’AXA Assurances : « Être major est une étape, pas une destination. Votre diplôme ouvrira des portes, mais ce sont votre capacité d’adaptation, votre curiosité et votre aptitude à résoudre les problèmes de votre époque qui vous permettront de créer et d’entreprendre. »

Du côté des boursiers, l’émotion était palpable. Ericka Ejenguele, major national en GCE A level pour l’année 2025-2026, a réagi à l’issue de la cérémonie. « Je suis très joyeuse, mais surtout reconnaissante parce que, à vrai dire, je ne m’y attendais pas », a-t-elle indiqué, en remerciant Orange Cameroun et les partenaires pour les lots reçus et les discours motivants.

Riantseheno Tsihoarain, vice-major national du Baccalauréat pour les années 2025 et 2026, a exprimé une réaction similaire. « Je suis très satisfait et très honoré par l’ensemble des prix décernés par Orange Cameroun et ses partenaires pour cet événement […] et par la reconnaissance du travail que nous avons accompli tout au long de l’année », a-t-il déclaré.

Orange Excellence + est une initiative portée par Orange Cameroun avec le soutien de plusieurs entreprises. Elle récompense les meilleurs bacheliers du pays, dans les sections francophones et anglophones. Pour cette édition, Orange Cameroun s’est associé à Neptune Oil, Dangote Cement, le Groupe Kadji, la Société Générale Cameroun (devenue General Bank of Cameroon), SCB Cameroun du groupe Attijariwafa Bank, Bange Bank Cameroun, Cimencam et AXA Cameroun.

Par Ghislaine DEUDJUI

L’illusion du « data center souverain » à Douala : anatomie d’un cheval de Troie dans le golfe de Guinée

[DIGITAL Business Africa – Avis d’expert – Par Charly Kengne] – Dans la compétition stratégique mondiale du XXIe siècle, la donnée numérique, la data, est devenue le pétrole brut de l’économie de la connaissance et le système nerveux de la puissance étatique. À l’ère de la cyber-intelligence, des réseaux câblés sous-marins et de l’intelligence artificielle, contrôler le stockage, le flux et le chiffrement des données d’un pays équivaut à détenir la clef de sa souveraineté politique, économique et sécuritaire.

C’est sous cet angle d’analyse stratégique qu’il convient de décrypter la récente annonce, faite à Yaoundé le 28 août lors du tout premier Dialogue économique bilatéral États-Unis – Cameroun, de la construction d’un data center alimenté par intelligence artificielle et d’une centrale électrique dédiée à Douala par la société américaine Cybastion, pour un montant de 42 milliards de FCFA (75 millions de dollars).

eneo douala

Présentée sous le vernis séduisant du« partenariat gagnant-gagnant », de la modernisation technologique et du salut face aux défaillances structurelles des opérateurs locaux (notamment les lacunes chroniques de CAMTEL (Cameroon Telecommunications) et l’instabilité du réseau électrique géré par Eneo Cameroon S.A. ), cette opération masque en réalité un piège géopolitique majeur.

Elle s’inscrit dans la contre-offensive globale de Washington visant à verrouiller le golfe de Guinée, à aspirer le patrimoine biométrique et numérique de l’Afrique centrale et à contrer l’hégémonie de la Chine dans le cyberespace africain.

camtel

I- Le profil du « proxy » : l’homme d’État et l’ancrage dans l’appareil de sécurité américain

Pour comprendre les finalités d’un projet technologique d’une telle envergure, la première règle de l’intelligence géopolitique consiste à étudier la sociologie de ses acteurs.

  1. L’illusion du « fils du pays » et le rôle du proxy

Le fondateur de Cybastion , le Dr Thierry Wandji Ketchiozo , est un Camerounais d’origine naturalisé américain. Loin d’être un simple entrepreneur privé ou un « investisseur philanthropique » désireux de développer son pays d’origine, son parcours révèle qu’il est un pur produit de l’appareil de sécurité et de défense des États-Unis. Avec un passage de dix ans au sein de l’ US Navy et du U.S. Naval Research Laboratory où il concevait des solutions de cybersécurité pour les Special Operations Teams et le Département de la Défense (DoD), suivi de directions de programmes à NC State et Morgan State, cet acteur dispose du profil type du « proxy » stratégique. Sa double culture sert de passeport diplomatique et de levier d’influence pour pénétrer les cercles décisionnels africains sous un jour bienveillant.

  1. La géographie symbolique et stratégique du siège de Reston (Virginie)

Le siège de Cybastion est situé à Reston, en Virginie, à deux kilomètres du quartier général de la Central Intelligence Agency (CIA) à Langley et au cœur du complexe militaro-industriel de la tech gouvernementale américaine. Cette proximité physique n’est pas une coïncidence : elle reflète la consanguinité entre la diplomatie commerciale et technologique des États-Unis et leurs services de renseignement.

CIA

  1. Le modèle financier du « capital d’État »

Cybastion ne vient pas investir des fonds propres privés. L’entreprise est propulsée par le bras armé financier et diplomatique de l’État américain :

– L’Exim Bank (l’agence de crédit à l’export du gouvernement américain), qui garantit les prêts (comme l’accord de 66 millions de dollars en Côte d’Ivoire en 2024).

– L’Ustda (US Trade and Development Agency) et l’US Commercial Service.

– Les géants technologiques soumis à la législation américaine (Cloud Act), tels que Cisco, Hewlett Packard Enterprise et Schneider Electric.

II- Le programme Ctep et la guerre sino-américaine dans le golfe de Guinée

Le projet de Douala ne doit pas être analysé isolément. Il est le maillon central du programme Ctep (China and Transformational Exports Program) et du plan « Digital Fast Track » dévoilé en mai 2025 par le Bureau Afrique du Département d’État américain.

  1. La neutralisation de l’emprise chinoise (Huawei/ZTE)

La Chine contrôle à ce jour environ 70 % des infrastructures de télécommunication (réseaux 3G/4G/5G) et une part massive des serveurs en Afrique. Pour Washington, laisser l’Afrique centrale et le Cameroun — véritable carrefour sous-régional — confier le stockage de leurs données biométriques et d’État aux infrastructures chinoises représentait une perte de contrôle stratégique inacceptable. Le data center de Douala vise principalement à supplanter les offres de Huawei.

  1. L’aspiration des flux à partir du point névralgique de Douala

La position côtière du Cameroun fait de Douala le point d’atterrissage des grands câbles sous-marins à fibre optique qui irriguent toute la sous-région d’Afrique centrale (Tchad, Centrafrique, Gabon, Congo). Face aux faiblesses d’un opérateur historique comme Camtel, incapable d’assurer la souveraineté et la gestion optimale de ces autoroutes de l’information, l’implantation de ce data center de dernière génération permettra de créer un « aspirateur de données ». L’infrastructure offrira une capacité de surveillance, d’analyse et de contrôle des flux d’information transitant par le golfe de Guinée, parallèlement au projet d’un nouveau câble sous-marin transatlantique reliant la Virginie à l’Afrique de l’Ouest.

 

III- Le piège de la souveraineté déléguée : surveillance et dépendance numérique

La véritable entourloupe géopolitique réside dans le concept lui-même de « data center souverain » mis en avant par les promoteurs du projet.

  1. L’extraterritorialité du droit américain (Cloud Act)

Même si les serveurs physiques sont implantés sur le sol camerounais à Douala, le fait que la technologie, le système d’exploitation, l’architecture d’intelligence artificielle et la maintenance soient assurés par des entités américaines rend ces données soumises au US Cloud Act.

Cette loi fédérale autorise les agences de renseignement et les autorités judiciaires américaines à exiger l’accès aux données stockées par des entreprises américaines, quel que soit le lieu physique où se trouvent les serveurs.

  1. Le risque sur les données biométriques et sécuritaires

En confiant les infrastructures de stockage de l’État — état civil, fichiers de police, données de santé, registres électoraux, communications gouvernementales — à une architecture contrôlée par des proxys de Washington, le Cameroun s’expose à :

– Un espionnage économique et politique en temps réel.

– Un profilage biométrique et social de ses citoyens et de ses décideurs.

– Un pouvoir de coupure ou de blocage en cas de différend diplomatique majeur ou de réorientation des alliances géopolitiques du pays.

  1. L’autonomie énergétique comme aveu de prise de contrôle

L’ajout d’une centrale électrique dédiée pour alimenter le data center ne constitue pas un cadeau diplomatique. Il s’agit de la neutralisation du maillon faible local. Les stratèges américains ont identifié Eneo comme la principale vulnérabilité technique du pays. En créant leur propre boucle d’énergie, ils sanctuarisent leur infrastructure afin de garantir le fonctionnement ininterrompu de leur système de captation de données, indépendamment des défaillances du réseau national.

IV- Recommandations pour une sécurisation de la souveraineté numérique nationale

Face à ce qui s’apparente à une manœuvre de guerre hybride sous couvert d’investissement direct étranger, l’État du Cameroun doit faire preuve de maturité et d’intransigeance stratégique.

  1. Audit de sécurité et sanctuarisation des données critiques :

Décréter une séparation stricte entre les données de souveraineté (biométrie, défense, état civil, fichiers fiscaux) et les données commerciales. Les données régaliennes de la République ne doivent, sous aucun prétexte, être hébergées sur des architectures gérées ou maintenues par des entités étrangères soumises à des lois extraterritoriales (Cloud Act).

  1. Contrôle exclusif des clés de chiffrement :

Imposer par voie légale que la propriété, la gestion et la détention des clés de chiffrement de toutes les infrastructures de data centers sur le sol national restent sous le contrôle exclusif de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (Antic) et des services de renseignement camerounais.

  1. Refonte stratégique de Camtel et création d’un cloud national souverain :

Plutôt que d’abandonner l’espace numérique aux géants américains ou chinois, l’État doit procéder à une restructuration profonde de l’opérateur historique Camtel, en y injectant des compétences techniques de haut niveau et en construisant un cloud véritablement national et autonome.

  1. Exigence de transfert technologique réel et audits indépendants :

Exiger une transparence totale sur le code source des logiciels d’intelligence artificielle intégrés au data center et procéder à des audits de sécurité périodiques par des experts indépendants.

Conclusion

Le partenariat de 42 milliards de FCFA proposé par Cybastion à Douala n’est pas un simple projet de développement technologique ; c’est un enjeu géostratégique majeur au cœur de la guerre pour le contrôle de l’Afrique centrale. Se laisser séduire par le mirage de la modernité importée, sans analyser la nature des acteurs et les cadres juridiques internationaux sous-jacents, équivaudrait à signer l’acte d’aliénation de notre souveraineté numérique.

La diplomatie et la sécurité d’un État ne se négocient pas sous le coup de l’urgence ou de la séduction. Le Cameroun doit se doter des outils de sa propre indépendance numérique s’il ne veut pas devenir le terrain d’expérimentation et de surveillance des grandes puissances dans le golfe de Guinée.

Par Charly Kengne, géostratège et panafricaniste

De la régulation en silo au millefeuille collaboratif pour notre économie numérique

Celui qui régule en silo régule toujours trop tard…Pour une régulation numérique collaborative

[DIGITAL Business Africa – Avis d’expert – Par Sosthène BOUNOUNG ESSONO] – En 2016, dans le cadre de mon Mastère Spécialisé en Politique et Régulation de l’Économie Numérique auprès de l’Institut Mines-Télécom de ParisTech, je défendais un mémoire au titre évocateur : « La régulation des communications électroniques à l’épreuve de la convergence : Le cas du Cameroun ».

Dix ans plus tard, la convergence n’est plus une vue de l’esprit ni un concept abstrait consigné dans la poussière des bibliothèques académiques. Elle est devenue palpable, incandescente, littéralement vissée au creux de nos mains. Elle s’invite dans notre quotidien dès le potron-minet.

Aujourd’hui, un smartphone fait simultanément office de banque, de portefeuille, de station de radiodiffusion sonore et télévisuelle et de place de marché. Les services de Mobile Money des titulaires de concession (Orange, MTN, CAMTEL, Nexttel) et des fintechs locales brassent des volumes de transactions financières qui font tousser le système bancaire classique. Les tontines et les associations locales font tourner leurs finances directement depuis un écran, tandis que le règlement des factures ne nécessite plus qu’un simple clic.

Mais cette douce fluidité numérique a un revers. Ces transactions, aussi magiques soient-elles, engendrent leur lot de frictions. La révolution numérique présente des angles morts.

L’usager numérique, orphelin d’un système morcelé ?

Considérons la situation de l’usager au quotidien : à qui doit-il s’adresser lorsqu’après avoir réglé sa facture d’électricité via son smartphone, il se retrouve suspendu de service et face à un fournisseur d’énergie sourd à ses preuves de paiement ? Faut-il saisir l’ART parce que la transaction a emprunté le canal habituel des télécoms ? Doit-il se tourner vers l’ARSEL parce qu’il est abonné au « courant  » »? Ou alors aux autorités monétaires, car le flux d’argent a échoué en cours de route ?

Faute d’un régulateur multisectoriel intégré, nos autorités de régulation jouent aux monades. Chacune pilote son périmètre en solo, « all-alone ; tout seul..» dans son pré carré. Nous faisons face à un millefeuille de régulation à cloisons étanches, parachuté dans un monde numérique, par essence et par existence, à la fois transversal, hybride et sans frontières.

Le « silo » camerounais à l’épreuve de la convergence

Le modèle du « silo » consiste, pour chaque institution, à régir son périmètre strict sans jamais dialoguer de manière structurelle avec les autres : l’ART régule le tuyau télécom. La COBAC et la BEAC surveillent la circulation des flux financiers. L’ANTIC traque les cyberattaques et gère la sécurité des réseaux. L’ANIF piste les flux suspects et le blanchiment d’argent. Le CNC scrute les contenus médiatiques. L’ANOR dégaine les normes. Le MINPOSTEL, le MINCOM et le MINFI assurent la tutelle et la (co)-supervision.

Dans ce grand jeu de l’oie institutionnel, renforcé par l’explosion de l’inclusion financière, les fournisseurs de services de mobile money ne sont ni 100 % télécoms, ni 100 % bancaires. Ils sont les deux à la fois. Pris au piège des frontières réglementaires, ils tombent irrésistiblement entre deux chaises.

Les fintechs innovent à grande vitesse, tandis que la régulation avance au rythme d’un fonctionnaire chaussé de sabots en plomb. Crédit, épargne rémunérée, tontines virtuelles : ils bousculent les lignes. Mais qui a la légitimité pour les autoriser ? La BEAC et la COBAC ? L’ART ? Les deux séparément ou de concert ?

L’Histoire bégaie parfois de manière ubuesque. Qui ne se souvient du rejet rocambolesque, par les autorités monétaires régionales, du dossier présenté par la CAMPOST — pourtant titulaire d’une licence d’établissement de réseaux ouverts au public et de fourniture de services de télécommunications — pour opérer le transfert d’argent, au motif que sa demande était rédigée en …anglais !

Quand le silo paralyse l’économie : l’exemple des terminaux et des fréquences

Le coût réel du silo se mesure directement sur l’économie et sur le citoyen. En mai 2026, lorsque le MINFI instruit le blocage de plus de 700 000 téléphones portables jugés non dédouanés pour recouvrer près de 12 milliards de FCFA de recettes fiscales, l’ART se retrouve confrontée à l’impossibilité technique et juridique de faire exécuter une telle mesure sans risquer d’interrompre le service public, de léser les abonnés ou d’engager des contentieux massifs.

Pendant que la Douane tire d’un côté pour maximiser les recettes de l’État, l’ART tire de l’autre pour garantir l’accès aux réseaux et préserver les droits des consommateurs. L’abonné, quant à lui, subit de plein fouet les incohérences d’un système incapable de se coordonner.

Le casse-tête s’étend de la même manière à la gestion des ressources rares :

  1. Le spectre des fréquences : Alors que l’ART est censée régir l’attribution des fréquences, d’autres entités bénéficient de prérogatives similaires. Dans l’audiovisuel, les opérateurs se ruent sur les fréquences, sans licence ni Accord d’Assignation, en se fondant sur la « tolérance administrative », ce qui provoque des brouillages. Dans cet écosystème, le régulateur est-il fondé à sanctionner une entreprise audiovisuelle qui bénéficie d’une tolérance spectrale en bande administrative haute ? Comment réguler ou sanctionner lorsque les frontières s’entremêlent ? Et lorsque la CCAA intervient dans les mêmes missions que l’aviation civile, vous vous exposez à un risque direct d’interférences critiques.
  2. La numérotation et l’adressage : Tandis que l’ART gère les plans de numérotation (numéros, USSD, SAV), l’ANTIC administre les noms de domaine en « .cm » et la gestion des adresses IP. Les acteurs du numérique entretiennent des échanges permanents avec les deux institutions pour les applications intégrées.

Vers une régulation collaborative : le Comité National Permanent

Pour sortir de l’impasse, il ne s’agit pas de créer une nouvelle usine à gaz administrative, de remettre en question la personnalité juridique des structures, ni de tuer leur autonomie financière et décisionnelle. Il s’agit d’institutionnaliser la concertation au moyen d’un Comité Permanent de Régulation Collaborative. L’idée a germé, elle commence à frémir. C’est une cire vierge qu’il faut pétrir, lui imprimer une volonté. Il faut donner une âme à cette matière naissante.

Cette transformation pourrait s’articuler autour de cinq chantiers prioritaires :

  1. La protection unifiée des consommateurs grâce à une plateforme d’interrégulation dédiée au traitement centralisé des réclamations des usagers numériques.
  2. L’interopérabilité intégrale des réseaux et des services pour faire sauter les derniers verrous à la convergence.
  3. Un cadre réglementaire incitatif pour booster et sécuriser l’écosystème dynamique des fintechs avec un bac à sable réglementaire (regulatory sandbox) conjoint pour tester les innovations en toute sécurité.
  4. La coordination du déploiement des réseaux et la mutualisation des infrastructures. Aujourd’hui, CAMTEL creuse sa tranchée pour poser sa fibre, tandis que d’autres gestionnaires de réseau font de même, en parallèle, en éventrant les mêmes rues.
  5. La concertation entre les autorités en charge des TIC, de l’audiovisuel et de l’aéronautique pour mieux coordonner la gestion des fréquences.

Le Cameroun regorge d’experts brillants et dispose d’institutions aux compétences reconnues. Il convient désormais d’insuffler une volonté politique et institutionnelle à cette régulation collaborative. Car dans l’arène impitoyable de l’économie numérique mondiale, une règle d’or demeure : celui qui régule en silo régule toujours trop tard… et c’est invariablement le citoyen qui finit par payer la facture.

Par Sosthène BOUNOUNG ESSONO

Ingénieur en télécommunications, expert et consultant en régulation & économie numérique

[Billet] Cameroun : Cours en ligne d’homosexualité par une Chevalière de la nation, que dit la loi ?

[DIGITAL Business Africa] – Bousculer les mœurs au nom de la valeur. Chevalière de l’ Ordre de la Valeur, la footballeuse Bella Rose, enseigne à nos enfants que deux personnes de même sexe peuvent publiquement se passer une étreinte, un câlin, un baiser sans en être inquiétées.

Dans une vidéo devenue virale ce 7 septembre 2026, celle qui porte fièrement le dossard « 17 » de feu Foé (Lions indomptables décédé en 2023) se livre à une masterclass arc-en-ciel, où on peut la voir mordiller langoureusement les lèvres d’une jeune demoiselle au corps raffiné.

Certes, le baiser lesbien n’indique pas l’orientation sexuelle de la joueuse. Mais, cela tient lieu de préliminaire ou d’échauffement avant le grand match. Au Cameroun, les questions de mœurs en ligne sont pourtant codifiées. la loi nᵒ 2010/012 du 21 décembre 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité ainsi que par la loi nᵒ 2023/009 du 25 juillet 2023 portant charte de protection des enfants en ligne prévient :

Article 83.- « (1) Est puni d’un emprisonnement d’un (01) à deux (02) ans et d’une amende de 500.000 (cinq cent mille) à 1.000.000 (un million) F CFA ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui par voie de communications électroniques, fait des propositions sexuelles à une personne de son sexe ».

Bella Rose n’en a cure. Elle a quand même été décorée par le chef de l’ État, S.E Paul Biya après le sacre de la sélection féminine de football senior. Elle a été ensuite reçue par le maire de Yaoundé 6, Yoki Onana dit « le maire de dieu ». En plus de ces honneurs, elle a de l’argent. Plus de quarante millions de FCFA par joueuse pour leur brillant parcours pendant que les enseignants continuent de « trop souffrir ».

Peut l’en chaud donc ! La belle Rose suit simplement les traces d’une ancienne footballeuse. Gaëlle Enganamouit. La membre du comité exécutif de la Fédération camerounaise de Football (FECAFOOT) nous a montré à quoi ressemble un match de contre nature. Mais cela n’a pas empêché qu’elle soit élue à ce poste. Des sources indiquent qu’elle a même donné naissance à deux mignons enfants .

Par Jean Materne Zambo

Côte d’Ivoire : Les enseignants du technique montent en compétences numériques

[DIGITAL Business Africa] – L’école chez les techniciens reprend ses droits bientôt. Mais avant, certains enseignants ménagent leurs montures. Il le faut. L’itinéraire sera long. Surtout que le numérique va vite. Qu’on tienne une truelle, une aiguille ou une spatule, on a tous une raison pour s’y arrimer.

Plusieurs formateurs l’ont compris. Ils renforcent leurs compétences numériques dans le cadre du programme panafricain Africa DigiEmpower, lancé le 4 septembre 2026 au Lycée Technique d’Abidjan-Cocody. L’initiative bénéficie de la collaboration de THEYA (Technology Health Education Young Africans) by Cybastion. L’objectif de cette initiative est de favoriser l’intégration des outils et usages numériques dans les dispositifs d’enseignement et de formation techniques et professionnels.

Jean-Louis Moulot, ministre délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, chargé de l’Enseignement technique, a attiré l’attention des formateurs sur les retombés de cette formation.

« Ce que vous y apprendrez devra trouver son prolongement dans nos salles de classe, nos ateliers et nos laboratoires », a exhorté le ministre Jean-Louis Moulot, avant de préciser que cette formation s’inscrit dans la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, de faire de la Côte d’Ivoire un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.

Cette dynamique s’appuie sur le Plan National de Développement (PND) 2026-2030 pour stimuler l’industrialisation locale. Le gouvernement ivoirien ambitionne de porter la proportion des apprenants de l’enseignement technique actuellement d’environ 6% à 10 % à l’horizon 2030, puis 15 % en 2035. L’ État ivoirien souhaite aussi construire 100 nouveaux établissements et réhabiliter 55 établissements existants.

L’enseignement général et primaire ne sont pas en reste. Le gouvernement a lancé une vaste campagne de formation (numérique) continue en juillet 2026. Signe que le numérique est progressivement intégré dans le système éducatif ivoirien pour préparer les tous petits et leurs cadets à se frayer un chemin dans le marché du travail.

Par Jean Materne Zambo

Tchad : Haliki Choua Mahamat soutient Mahamat Alhabib Idriss au Digital Creator Awards 2026 

[DIGITAL Business Africa] – Le soutien d’un ministre augure généralement d’un heureux présage. Mahamat Alhabib Idriss, mathématicien, est candidat au Digital Creator Award (DCA) dans la catégorie Éducation. Toute la nation tchadienne,  à commencer par le ministre en charge du numérique, Haliki Choua Mahamat, apporte des ondes positifves à Alhabib Idriss.

La DCA est une compétition internationale prestigieuse qui récompense et célèbre la créativité, le talent et l’influence des créateurs de contenus numériques et influenceurs à travers le monde. Le jeune  Mahamat Alhabib Idriss en est un. Très connu pour ses contenus consacrés notamment aux mathématiques et aux sciences, Mahamat Alhabib Idriss prodigue des astuces en mathématiques pour démystifier la matière considérée comme la bête noire des élèves. Son compte compte plus de 5 millions d’abonnés.

Le ministre de l’economie numérique, Haliki Choua Mahamat invite tous les Africains et Tchadiens à voter massivement via le lien https://vote.digitalcreatorawards.com/influencer/16/1984.

Idriss Mahamat Alhabib dit avoit décliné une offre de 200 000 $, soit l’équivalent de 130 ou 120 millions de FCFA contre la vente de son compte TikTok. Préfèrant que son compte soit banni plutôt que de le vendre.

Pour son engagement envers la jeunesse tchadienne, Idriss Mahamat Alhabib a été un chèque de 10 millions de FCFA. C’était à l’occasion de la cérémonie de remise du Prix National d’Excellence de la Jeunesse, le 10 décembre 2025.

Par Jean Materne Zambo