[DIGITAL Business Africa] – Une fleur à l’industrie musicale (du Cameroun) ou un signal fort à l’adresse de musiciens ? Le phénomène Babal continue d’alimenter les débats autour de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans ses chansons. Pour répondre à ces allégations, Babal a posté sur son mur Facebook ce 2 août 2026 : « Vous avez tous téléchargé les applis d’IA… maintenant, montrez-nous ce que vous avez créé ! ».
« CTRL+Z ». C’est l’un des titres du jeune camerounais toujours en cagoule. Un titre devenu culte en moins d’un mois seulement. Un hommage rendu à l’un des meilleurs raccourcis pour l’ordinateur à côté de Ctrl + C / Ctrl + V (copier/coller) et Alt + Tab (changer de fenêtre).
CTRL +Z permet aux utilisateurs d’annuler des actions récentes, telles que la suppression d’une phrase dans un document, ou d’inverser une manipulation numérique comme la suppression d’une image dans un fichier.
En trente jours, l’artistea connu une ascension fulgurante sur les plateformes d’écoute. +2,1 millions de vues cumulées sur YouTube, numéro 1 sur Apple Music de l’Ivoirien Himra, 57,3 K d’écoutes sur Spotify.
Mais pour certains, c’est l’intelligence artificielle qui a fait le son. Selon plusieurs internautes, les chansons livrées par Babal ont des indices d’utilisation de l’intelligence artificielle. Notamment, des rimes faciles, le timbre vocal robotique ou rigide, une similitude avec le ton de certains artistes connus. Ces éléments sont généralement mis en musique sur la plateforme Suno AI, le programme de génération de musiques fondé sur l’intelligence artificielle générative.
L’entreprise Suno est accusée d’enfreindre les règles de droit d’auteur en utilisant des œuvres musicales protégées. Suno IA a été condamnée le 31 juillet par le tribunal régional de Munich pour violation des droits d’auteurs. L’organisme de gestion des droits musicaux accuse l’entreprise américaine d’avoir violé le droit d’auteur en entraînant son modèle avec des œuvres protégées sans autorisation.
Selon une étude d’Ipso, rapportée par le site Ouest France, près de 40 000 titres quotidiennement déposés sur les plateformes d’écoute sont générés par l’intelligence artificielle.
Par Jean Materne Zambo








