[DIGITAL Business Africa] – Le système sanitaire tchadien était sur le lit médicalisé du Conseil économique, social, culturel et environnemental. Muni de son stéthoscope, le président Dr Ahmat Mbodou Mahamat, a ausculté les défis de l’administration publique tchadienne face à la transition numérique, ce 10 août 2026. Qui mieux que le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, pour présenter les avancées de la télémédecine au Tchad?
Les travaux s’inscrivent dans le cadre de la deuxième session ordinaire de l’année 2026. Cette réunion était relative à la relecture du cadre éthique, juridique et institutionnel de la santé numérique au Tchad.
La conseillère Achta Elimi a axé sa présentation sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la télémédecine au Tchad. La télémédecine au Tchad fait son bonhomme de chemin. Des initiatives publiques et des innovations locales permettent de faciliter l’accès aux soins de santé à travers le pays. Au rang de ces innovations, figurent:
• Telemedan : une borne médicale tactile et solaire créée par l’ingénieur Abakar Mahamat. Elle intègre des objets connectés pour consulter des spécialistes à distance et imprimer des ordonnances dans les provinces.
• TchadCare+ : une solution numérique de téléconsultation (disponible via TchadCare+) permettant de joindre un médecin certifié par visio, audio ou chat en moins de 15 minutes.
• Déploiement institutionnel : Le ministère de la Santé publique installe progressivement des sites de télémédecine dans les hôpitaux (comme au CHU-ME) et amorce la transition vers le dossier médical électronique.
Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a réaffirmé l’importance de la télémédecine pour la modernisation du système de santé et l’amélioration de la prise en charge.
Le président du conseil économique, social, culturel et environnemental, Dr Ahmat Mbodou Mahamat, a rassuré que la vision du ministère en matière de télémédecine aura une place de choix dans les conclusions de cette 2ᵉ session.
Par Jean Materne Zambo









