[DIGITAL Business Africa] – Chercheurs et professionnels des technologies se réunissent à Yaoundé pour renforcerla confiance numérique. Le Comité National des Technologies (CNDT) , un organe technique du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation organise un symposium sur le thème : « Intelligence artificielle et souveraineté numérique au Cameroun : Bâtir les datacets de confiance et sécuriser l’écosystème algorithmique”.
L’algorithme et la donnée, deux concepts clés de l’intelligence artificielle. Ils aident formuler des instructions qui seront adressées aux ordinateurs afin que ceux résolvent des problèmes complexes. Plusieurs experts estiment que les algorithmes sont programmés pour capter votre attention via des flux infinis et découragent l’effort intellectuel et peuvent réduire la capacité de concentration.
Les systèmes de recommandation des réseaux sociaux (comme TikTok, Instagram ou YouTube) analysent par exemple vos clics et le temps de visionnage pour vous proposer du contenu ultra-personnalisé. Ils alternent entre surprises et récompenses rapides, ce qui crée une dépendance.
L’initiative du MINRESI s’inscrit dans le cadre de l’ambition affichée du gouvernement de promouvoir une intelligence artificielle saine dans toutes les administrations.
Le Dr Patrice Ele Abiama, Secrétaire permanent du CNDT a insisté sur les atouts économiques de l’IA, qui selon lui constitue une source de revenus, notamment à travers la commercialisation des données numériques suivant les normes réglementaires.
Comme lui, le professeur Marcelin Nkenlifack, enseignant d’informatique à l’Université de Dschang, a présenté les potentialités qu’offre l’Intelligence artificielle pour le développement et la nécessité de mettre en place des outils efficaces de collecte, de conservation et de protection des données numériques au Cameroun.
C’est d’ailleurs le combat que mène l’UNESCO. L’organisation internationale a œuvré pour la création de la Plateforme Nationale de l’Éthique de l’IA. Cette plateforme a conduit des analyses sectorielles, des consultations institutionnelles et une collecte structurée de données.
Ce travail a abouti à un atelier national de restitution et de validation technique en décembre 2025. Reste maintenant l’adoption de la Stratégie nationale de l’intelligence artificielle dont l’élaboration a été annoncée depuis 2025.
Par Jean Materne Zambo








