[DIGITAL Business Africa] – Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique rêve d’une intelligence artificielle à l’africaine. L’ambition a déjà été évoquée par plusieurs décideurs par le passé. Mais les Journées du droit numérique donnent plus de résonance à cet appel.
Lors de la cérémonie d’ouverture des Journées du droit numérique (JDN) 2026, ce 25 juin 2026, Djibril Ouattara a insisté sur l’importance de la souveraineté des données. Selon le ministre,la capacité des États à structurer, contrôler et valoriser leurs données est essentielle pour développer des systèmes d’intelligence artificielle adaptés à leurs réalités sociales et culturelles.
Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté reconnaît le rôle de l’intelligence artificielle comme levier de compétitivité économique. Il a appelé à un encadrement rigoureux de la technologie afin de protéger les consommateurs et de prévenir les dérives liées à son utilisation.
Le panel ministériel intitulé : « IA, souveraineté et confiance numérique : les Etats africains sont -ils prêts ? » a réuni des membres du Gouvernement, des responsables administratifs ainsi que des experts du numérique. Les panelistes ont appelé à une réflexion approfondie sur les conditions d’une meilleure appropriation de ces technologies par les pays africains.
Les enjeux de propriété intellectuelle et de responsabilité juridique liés aux contenus générés par l’intelligence artificielle ont aussi été abordés au cours des échanges.
Rappelons que la Stratégie Nationale de l’Intelligence Artificielle (SNIA 2030) de la Côte d’Ivoire s’articule autour de trois piliers majeurs :
• Infrastructures : Investissements massifs pour bâtir des infrastructures souveraines, incluant des centres de données (data centers) et des clouds locaux sécurisés.
• Compétences et Inclusion : Intégration de l’IA dans le système éducatif, formation de la jeunesse, et appui à la labellisation des startups locales. [
• Gouvernance et Éthique : Mise en place d’un cadre réglementaire pour assurer un usage responsable et éthique des algorithmes, en parfaite synergie avec la stratégie de gouvernance des données.
Pour revenir aux premiers piliers dédiés aux infrastructures, l’on va dire que les investissements requis sont estimés à plus de 1.000 milliards de FCFA d’ici 2030.
Par Jean Materne Zambo, source : ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique








