[DIGITAL Business Africa] – Le système éducatif congolais pourra adopter un nouvel outil : le tableau interactif. L’équipement a été présenté ce vendredi 9 juillet 2026 par Mathieu N’Venzo, consultant en transformation digitale.
Un tableau blanc interactif, également appelé tableau numérique interactif ou tableau pédagogique interactif, est l’équivalent d’une tablette graphique blanche reliée à un ordinateur dont l’image est projetée sur cette surface par un vidéoprojecteur. Le tableau permettra un accès facile à certaines ressources.
« L’acquisition de tableaux blancs interactifs (TBI) ou l’utilisation d’un tableau numérique en RDC est indispensable pour moderniser le système éducatif. Parce qu’elle transforme l’enseignant en dynamisant la motivation des élèves et en facilitant l’accès aux ressources multimédias », a-t-il déclaré.
L’autre avantage de ce tableau est cognitif.
« L’interactivité visuelle capte l’attention des apprenants, ce qui réduit la dispersion en classe et rend les leçons plus vivantes. Les enseignants peuvent projeter des vidéos, des cartes géographiques et des documents numériques, palliant ainsi le manque de manuels scolaires physiques », a-t-il ajouté Mathieu N’Venzo.
Cet ingénieur en informatique ajoute à cela la manipulation directe de contenu (textes, exercices, graphiques), ce qui renforce la concentration et la mémorisation. Ce qui fait les affaires des seigneurs de la craie.
« L’enseignant n’a plus besoin de perdre de précieuses minutes à recopier de longs énoncés à la craie, ce qui maximise le temps d’apprentissage. Il est possible d’adapter les cours aux différents niveaux et de sauvegarder le travail effectué pour le partager avec les élèves absents », a renchéri M. N’Venzo.
Selon l’expert, le succès du tableau interactif en RDC repose sur la sécurisation des infrastructures électriques, une maintenance régulière et un accompagnement soutenu du corps enseignant.
Toutefois, le déploiement des tableaux dans le reste du pays fait face à des réalités concrètes. Notamment les délestages.
Par Jean Materne Zambo








