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Cameroun : Des lanceurs d’alerte incitent au lynchage de leurs compatriotes, l’ ANTIC aux aguets 

[DIGITAL Business Africa] – L’armée numérique fait feu de tout bois. En faxé, des forces de maintien de l’ordre droite sur leurs bottes. La crise postélectorale s’enlise alors même que le Conseil électoral proclame les résultats de l’élection présidentielle ce 27 octobre 2025.

Sur les réseaux sociaux, c’est le Far West. Les lanceurs d’alerte semblent dicter leur loi. Les opérations sont planifiées, avec un seul objectif : revendiquer pacifiquement la présumée victoire du candidat du FSNC Issa Tchiroma Bakary. Mais à l’observation ce sont des actes de vandalisme qui ont cours.

Comme dans un État normal, la force revient toujours à la loi. Les forces de maintien de l’ordre, à savoir la gendarmerie et la police, dans la mesure du possible, encadrent les manifestations sur toute l’étendue du territoire. Tir de sommation, gaz lacrymogènes, jet d’eau avec pression sont entre autres les moyens utilisés par les FMO.

Dans la journée du 25 au 26, quelques échauffourées entre des manifestants et des FMO ont, selon les autorités, coûté la vie à quatre individus. Sur la toile, les responsables sont identifiés. Un officier supérieur de la Gendarmerie nationale est pointé du doigt, accusé d’avoir ôté la vie à un manifestant à Douala. Ce qui a créé une vague d’indignation sur la toile.

Suite à ces incidents, les lanceurs d’alerte ont instruit des internautes de retrouver le domicile de l’office concerné. Il faut noter que dans certaines localités, des populations se sont montrées hostiles à toute manifestation. Certaines langues disent que cet acte jugé républicain est le fait des militants du parti politique PCRN en lice dans cette élection.

Ces personnes également sont prises pour cible sur les réseaux sociaux. Y compris des journalistes qui, dès l’entame du processus électoral, se sont montrés partisans du président sortant, Paul Biya.

Ces appels au lynchage en ligne sont en réalité une forme de harcèlement ou d’incitation à la violence contre une personne sur internet. Ils peuvent êtres signalés via les numéros de l’ Agence des Technologies de l’Information et de la Communication ( ANTIC) +237 6 94 40 58 68 (ou +237 6 94 40 58 66 ou son site web : antic.cm

L’ ANTIC peut permettre une intervention d’urgence de la police ou de la gendarmerie.

Par Jean Materne Zambo

Coopération : Le Danemark promet 12 millions d’euros au Nigéria pour soutenir le programme 3MTT 

[DIGITAL Business Africa] – Le Nigeria et le Danemark renforcent leur coopération numérique. Les deux pays ont signé un protocole d’accord sur les infrastructures technologiques lors de la quatrième édition du « NORDIC Nigeria Connect », qui s’est tenue le mardi 21 octobre 2025 à Lagos.

Le ministre nigérian des Communications, de l’Innovation et de l’Économie numérique, Bosun Tijani, (sur son compte X) donne les détails de l’accord.

« Nous travaillerons ensemble à l’expansion des infrastructures à large bande, à la mise en œuvre de solutions de gouvernance numérique intelligente et à la création de passerelles permettant aux talents technologiques nigérians de contribuer aux entreprises danoises, tant à distance qu’en présentiel ».

L’autre bonne nouvelle de cet accord est que le Danemark s’engage à soutenir le programme 3MTT Nigeria, à travers un financement de 12 millions d’euros via l’Union européenne.

 

À propos du programme 3MTT

 

Le programme 3 Million Technical Talent (3MTT), élément essentiel du programme Renewed Hope, vise à renforcer l’infrastructure technique du Nigéria afin de propulser notre économie numérique et de positionner le pays comme exportateur net de talents. La première phase du programme, menée en collaboration avec la NITDA, impliquera de multiples acteurs, notamment des boursiers, des organismes de formation, des partenaires et des organismes de placement.

La première phase du programme a débuté en décembre 2023, avec la sélection de 30 000 boursiers répartis dans les 36 États et le FCT. Ces boursiers ont suivi un parcours d’apprentissage intensif comprenant des cours en ligne à rythme libre et des sessions d’apprentissage pratique en présentiel, dispensées en partenariat avec plus de 120 organisations.

La deuxième phase du programme formera 270 000 talents techniques répartis en trois cohortes de 60 000, 90 000 et 120 000 respectivement. Le programme 3MTT est mis en œuvre en collaboration avec des centaines de pôles d’apprentissage appliqué, des gouvernements d’État, des agences de développement et d’autres acteurs clés.

Par Jean Materne Zambo, source: 3MTT

Gabon : Le budget du MENDI passe de 32 à 82 milliards de FCFA, le projet de digitalisation des caisses avance

[DIGITAL Business Africa] – Le lancement officiel de la digitalisation des caisses devra encore patienter. Pour l’heure, le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation est concentré sur la finalisation du lancement de la phase pilote du projet.

Mark-Alexandre Doumba, ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation, a présidé, le mercredi 22 octobre 2025, une séance de travail en vue de finaliser le lancement de la phase pilote de la digitalisation des caisses. Trois partenaires du projet ont répondu présent à ces travaux. Notamment l’ANINF, la CNAMGS, la CNSS et un représentant des Impôts.

Le projet de digitalisation des caisses s’inscrit dans la politique de modernisation et de digitalisation de l’administration publique, prônée par le chef de l’État, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema.

Durant les échanges, la plateforme technique du projet a été passée en revue. Un chronogramme opérationnel des activités a été défini. Le début de la phase est fixé au 30 octobre 2025. Elle s’étendra jusqu’au 15 décembre 2025, avant le lancement officiel du projet de digitalisation des caisses qui est prévu en janvier 2026.

Bien avant de rencontrer l’ANINF, la CNAMGS, la CNSS et un représentant des Impôts, Mark-Alexandre Doumba a fait un tour au Parlement de transition pour le projet de loi de finances 2026. Le MENDI a présenté, ce 19 octobre 2025, le projet de loi de finances 2026 (PLF 2026).

Le a défendu le budget du MENDI qui connaît une progression exceptionnelle, passant de 32 milliards FCFA en 2024 à 82 milliards FCFA en 2026.

Selon le MENDI, « cette hausse traduit la volonté du Gouvernement d’accélérer la transformation numérique du pays, à travers le renforcement de l’écosystème entrepreneurial numérique, le déploiement des infrastructures digitales et la promotion d’une véritable acculturation au numérique sur l’ensemble du territoire ».

En clair, l’enveloppe permettra de moderniser les services publics, de faciliter l’accès des citoyens aux démarches administratives, et de stimuler l’innovation dans toutes les régions du pays. Elle contribuera aussi à l’émergence d’une économie numérique plus inclusive, capable de créer des emplois et d’attirer les jeunes vers des filières d’avenir.

Par Jean Materne Zambo

Identification/Congo : L’ARPCE donne 2 mois aux opérateurs pour améliorer leurs processus de conformité

[DIGITAL Business Africa] – Deux mois. C’est le temps imparti aux opérateurs de téléphonie mobile du Congo pour améliorer « significativement » leurs processus de conformité. La décision a été prise lors d’une réunion de présentation des résultats de la mission d’identification des abonnés, tenue le 21 août 2025.

Présidée par le directeur général de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques (ARPCE), la rencontre a connu la présence des patrons des deux principaux opérateurs de téléphonie mobile, MTN et Airtel Congo, ainsi que du directeur des Réseaux et Services de Communications électroniques (DRSCE), Benjamin Moundza.

Prenant la parole, Benjamin Moundza a exposé les conclusions de l’enquête menée du 25 juillet au 29 août 2025 dans 18 localités du pays. Les débats se sont concentrés sur les résultats de cette mission terrain et sur les mesures correctives à mettre en place afin de renforcer l’efficacité, la fiabilité et la conformité du système d’identification à l’échelle nationale.

Selon les résultats d’une enquête menée par l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), le taux d’identification des abonnés à la téléphonie mobile au Congo a enregistré une nette régression cette année. Seulement 9,13 % des cartes SIM identifiées ont été correctement activées, contre 13,20 % en 2024. Une baisse qui n’arrange personne. Que ce soit le régulateur, les opérateurs ou le consommateur.

« L’identification des abonnés de la téléphonie mobile est un processus réglementaire, lors de l’achat d’une carte SIM. Cette procédure vise à lutter contre les activités illégales comme la cybercriminalité, à garantir la sécurité des réseaux, à permettre la traçabilité des appels et à aider les autorités à retrouver les auteurs d’actes criminels. S’identifier, c’est protéger ses données en adoptant les bons réflexes dès l’achat de sa SIM », rappelle l’ARCEP.

Le directeur général d’Airtel Congo, Djibril Tobe, au nom des opérateurs a promis de rectifier le tir.

« Il est de notre responsabilité de garantir que tous les abonnés soient identifiés conformément à la loi. Nous allons agir avec rigueur pour que tous les acteurs, y compris les revendeurs, respectent la réglementation », a-t-il déclaré.

Les opérateurs envisagent de renforcer les contrôles sur la chaîne de distribution et de mettre en place des mesures disciplinaires pour prévenir toute récidive. L’objectif, selon le directeur général d’Airtel, est clair : « Garantir la sécurité du réseau, protéger les utilisateurs et rétablir la confiance entre le régulateur, les opérateurs et les abonnés », a-t-il dit.

D’après Djibril Tobe, ces manquements décriés par le régulateur des télécommunications sont dus à plusieurs difficultés. Notamment les chaînes de distribution, souvent composées de petites entreprises indépendantes. Le directeur général d’Airtel Congo a aussi annoncé que des sanctions seront désormais appliquées contre tout revendeur ne respectant pas les procédures d’identification.

Par Jean Materne Zambo, sources : ARPCE, adiac-congo.com

 

Fibre optique : L’interconnexion RDC-Tanzanie pourrait générer 1 à 2 milliards $ sur 10 ans

[DIGITAL Business Africa] – Les localités de Kalemie (RDC) et de Kigoma (Tanzanie) seront bientôt reliées par fibre optique à travers le lac Tanganyika. Résolution prise par le directeur général de la Société congolaise de fibre optique (SOCOF), Prosper Ghislain Mpeye, et Moremi Marwa, directeur général de la TTCL, et l’ingénieur Leo Magomba, du ministère tanzanien des TIC ce 20 octobre 2025.

Le partenariat vise à offrir aux provinces de l’Est congolais un accès rapide et fiable à internet, tout en consolidant la place de la Tanzanie comme hub numérique de l’Afrique de l’Est.

D’une longueur de 160 à 186 kilomètres, ce câble sous-marin devrait être capable de transporter 100 gigabits par seconde, extensible à plusieurs térabits.

Les partenaires annoncent une réduction de 50 % des coûts de bande passante pour la RDC. Ce qui devrait favoriser la croissance du commerce électronique, le traitement des données minières et l’essor des services numériques locaux.

Selon les estimations, le projet pourrait générer une valeur économique régionale de 1 à 2 milliards de dollars sur la prochaine décennie.

Le budget du projet est estimé entre 15 et 20 millions de dollars. Les travaux de mise en œuvre devraient débuter au premier trimestre 2026, pour une mise en service complète fin 2027.

Le projet associe d’autres opérateurs tels que Bandwidth and Cloud Services Group (BCS) Ltd, société mauricienne spécialisée dans les infrastructures numériques.

Par Jean Materne Zambo

Présidentielle/Cameroun : Graves perturbations d’internet à quelques jours de la proclamation des résultats

[DIGITAL Business Africa] – La connexion internet a été rétablie après des perturbations observées. En cette matinée du 23 octobre 2025, plusieurs localités du Cameroun ont été privées d’internet. Impossible de consulter son compte Gmail, de partager un contenu sur les différents réseaux de communications, notamment Facebook, WhatsApp entre autres, d’ouvrir un navigateur et donc d’effectuer une transaction financière en ligne ou une recherche. L’économie numérique a pris un coup.

Falk Litane, commentant une publication sur Facebook, prévient :

« Les opérateurs qui offrent ces services devraient se préparer à payer des milliards aux utilisateurs d’internet. Des plaintes pourraient être déposées à l’international. Opération « Tu coupes mon internet, pour chaque seconde, tu me reverseras 10 000 FCFA. » Voilà ! » propose-t-il.

Comme lui, d’autres internautes condamnent cet incident qui les a empêchés de jouir de leur droit à l’accès au numérique tel que reconnu par la loi sur les communications électroniques (nᵒ 2010/013). Celle-ci garantit la possibilité de se raccorder aux réseaux publics et d’accéder aux services de communication électroniques de base.

MTN Cameroon évoque « un incident sur le cable à fibre optique West Africa Cable System (WACS), l’internet est momentanément perturbé ».

CAMTEL évoque incident dû à un problème technique sur les équipements du câble WACS à Batoke (LIMBE).

Orange Cameroun, quant lui, parle d’un sur la fibre d’accès à l’international. Sans toutefois donner des précisions sur le câble concerné. Rappelons que le Cameroun est connecté à l’international par trois câbles : SAIL (South Atlantic Inter Link) qui relie directement le Cameroun (Kribi) au Brésil (Fortaleza). Il a été déployé en 2018. WACS (West African Cable System) qui relie le Cameroun à la Grande-Bretagne via plusieurs pays de la côte Ouest africaine. Il est le second câble sous-marin à desservir le pays après le SAT-3. Et SAT-3/WASC/SAFE. À travers lui, le Cameroun est connecté via son point d’atterrissement à Douala.

Le Cameroun est aussi un acteur clé du projet Central Africa Backbone (CAB), qui vise à interconnecter tous les pays de la Cemac.

Pour contourner cette restriction, plusieurs utilisateurs recourent au réseau privé virtuel (VPN), qui est une connexion privée entre votre appareil et le reste d’Internet. Il faut rappeler qu’un VPN à la base, ce n’est qu’un réseau privé virtuel, un tunnel créé entre deux équipements, permettant l’échange de données de façon sécurisée en étant chiffré.

L’autre technologie utilisée lors de cette coupure est la connexion internet par satellite Starlink. Quoique l’opérateur n’ait pas encore reçu de licence d’exploitation au Cameroun.

Cette situation de privation d’internet rappelle la coupure d’internet de 2017 dans les régions du Nord-Ouest et du Sshtag #BringBackOurInternet.

L’économie numérique n’est pas le seul secteur a avoir tourné au ralenti, ce 23 octobre 2025. Des commerces et des établissements scolaires n’ont pas ouvert. Certaines petites entreprises ont gardé la clef sous le paillasson par crainte de tensions liées à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Initialement prévue ce jeudi 23 octobre 2025, selon plusieurs sources, la proclamation a été repoussée à lundi 27 octobre 2025 par le Conseil constitutionnel.

Par Jean Materne Zambo

Tchad : Le point sur l’audit historique de la qualité de service mené par l’ARCEP

[DIGITAL Business Africa] – L’ARCEP boucle son 15ᵉ audit national de la qualité de service. Le tout premier d’une telle envergure. Les équipes de l’Autorité de Régulation, des Communications électroniques et des Postes sont à pied d’œuvre depuis le 22 septembre 2025. Ceci pour garantir aux populations un réseau plus fiable, plus accessible et conforme. Le bilan est satisfaisant d’après le régulateur.

« Les résultats révèlent une meilleure stabilité du signal dans plusieurs centres urbains, traduisant les efforts d’investissement des opérateurs. Toutefois, des zones de faiblesse subsistent, principalement liées à l’énergie, aux infrastructures vieillissantes et à la couverture irrégulière sur certains axes ».

En effet, deux équipes étaient déployées aux extrémités du pays. La première dans la partie nord du pays a parcouru les provinces du Hadjer-Lamis, du Lac et du Kanem, du Barh el Gazal et du Borkou. Les missions ont noté que la couverture est assurée sur 12 axes routiers stratégiques reliant les localités traversées.

 

Données globales au Nord

 

– 254 points de mesure, soit 254 tests statiques et 254 tests dynamiques

– 6 237 km de routes et zones urbaines couverts.

– 52 sites techniques visités

– 47 villes auditées à travers 13 provinces : Ennedi-Ouest, Ennedi-Est, Kanem, Wadi Fira, Borkou, Barh El-Gazel, Ouaddaï, Sila, Lac, Hadjer-Lamis, Batha, Guéra et Salamat

Quant à la partie sud du pays, la mission a couvert 20 points dans les provinces du Chari-Baguirmi et du Mayo-Kebbi Est. Les axes routiers Mandalia-Guelendeng et Guelendeng-Bongor sont, d’après les équipes, totalement couverts.

 

Données globales au Sud

 

– 209 points de mesure, comprenant 209 tests statiques et 209 tests dynamiques

– 29 axes routiers et 29 villes couverts

– 30 localités auditées, notamment Mandalia, Guelendeng, Bongor, Kélo, Pala, Lagon, Léré, Gounougaya, Pont Carol, Bénoye, Moundou, Béinamar, Kouteré, Bébédjia, Doba, Goré, Béboto, Bedjodo, Goundi, Koumra, Bedaya, Danamadji, Sarh, Kyabé, Baïkoro, Krim-Krim, Loumia, Dourbali et Massénya.

Ce 15ᵉ audit national de la qualité de service a permis d’évaluer de manière concrète la performance réelle des réseaux et d’identifier les zones nécessitant une amélioration prioritaire. La qualité du réseau s’étant dégradée et ayant impacté directement l’expérience des utilisateurs, en contradiction avec les résultats annoncés.

Au terme d’une réunion de travail présidée par le régulateur début octobre 2025, un engagement fort a été pris. Le directeur général de l’ARCEP, Haliki Choua Mahamat a réaffirmé la disponibilité constante de l’ARCEP et de ses équipes techniques pour accompagner les opérateurs dans la mise en œuvre de leurs projets d’investissement, tout en garantissant un suivi rapproché et rigoureux des engagements pris.

Par Jean Materne Zambo, source : ARCEP

 

 

Web : OpenAI lance son navigateur « ChatGPT Atlas » pour assommer Google

[DIGITAL Business Africa] – La guerre des géants Google et OpenAI monte d’un cran. L’entreprise de Sam Altman, OpenAI, compte bien donner le coup de grâce à Google. La première version de « ChatGPT Atlas » a été lancée ce 21 octobre 2025 dans le but de fournir aux utilisateurs des réponses instantanées, des suggestions plus intelligentes.

Le navigateur ChatGPT Atlas est basé sur le modèle d’intelligence artificielle. Ainsi la barre de recherche et les adresses URL pourraient-elles disparaître au profit d’une « expérience de conversation (chat) au sein d’un navigateur web », envisage Sam Altman, patron d’OpenAI.

La première version de ChatGPT Atlas est, pour l’heure, disponible seulement sur Mac ( Apple). ChatGPT Atlas intègre le bot dans une barre latérale. Ce qui permet à l’IA générative de scanner la page consultée et de fournir une aide contextuelle, sans avoir à copier-coller entre les onglets, explique OpenAI.

Pour les abonnés payants, un agent IA pourra prendre la navigation en main, contrôler le curseur et réserver un vol, remplir un formulaire ou éditer un document.

« Vous pouvez décider des sites que ChatGPT peut voir, effacer votre historique de navigation, parcourir le Web incognito et gérer les éléments mémorisés du navigateur à tout moment », indique OpenAI.

Selon le site tf1.fr, OpenAI revendique environ 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires, soit 10 % de la population mondiale.

 

Origine du conflit

 

C’est en 2022 qu’ OpenAI a lancé officiellement ChatGPT. Un chatbot qui a appris plusieurs personnes à ne plus mener des recherches sur Google et d’autres navigateurs.

Google va répliquer un an après en lançant Bard en 2023. L’outil selon des experts est prometteur sur le papier, mais est rapidement trahi par des erreurs et sa lenteur. Quelques mois plus tard, Bard disparaît. Il est remplacé par Gemini, une nouvelle génération censée rivaliser avec ChatGPT.

OpenAI frappe dans le foulée, en lançant Sora 2. L’ outil de création de vidéos basé sur l’intelligence artificielle permet aussi à l’utilisateur de cloner sa voix et son visage pour s’incruster n’importe où au départ d’une simple phrase descriptive. OpenAI repousse les limites encore plus loin avec un rendu, des mouvements, des transitions, comme si on était tout dans un studio de cinéma.

La riposte de Google ne s’est pas fait attendre. Google répondra à son tour avec Veo 3.1, qui offre désormais des formats d’image configurables en paysage 16:9 et portrait 9:16.

Par Jean Materne Zambo

 

 

Maroc : Les enfants formés au numérique et à l’ IA pour accompagner  la transition numérique du pays

[DIGITAL Business Africa] – Les enfants auront leur partition à jouer dans la  transformation numérique du Maroc. Le gouvernement, en collaboration avec l’ UNESCO, a lancé, lundi 20 octobre 2025 à Tanger, un programme national d’apprentissage du numérique et de l’intelligence artificielle destinés aux enfants.

C’était au cours d’une cérémonie co-présidée par la ministre de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, Amal El Fallah Seghrouchni, et son homologue  de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid. Cette initiative a pour ambition d’ancrer la culture technologique, de réduire la fracture numérique et de bâtir un système de formation capable de répondre aux transformations accélérées du monde digital.

Le programme national de formation au numérique et à l’intelligence artificielle sera déployé dans les 12 régions. La première phase, lancée simultanément dans les douze régions du Royaume, repose sur une pédagogie interactive favorisant la créativité, la logique et la pensée critique.

Les enfants y découvrent les fondamentaux du numérique et de l’intelligence artificielle à travers des ateliers ludiques et des exercices pratiques.

Soixante-cinq formateurs, issus des Maisons des Jeunes et formés à l’Université Mohammed VI Polytechnique, encadrent ces premiers ateliers.

Le programme sera progressivement étendu à l’ensemble des Maisons des Jeunes après évaluation de la phase pilote.

Le programme est alignée sur la stratégie « Maroc Digital 2030 ». La Digital Morocco 2030 avait été officiellement lancée à Rabat en septembre 2024. Elle a pour objectif d’impulser une dynamique à l’économie numérique à la faveur de la création de 240.000 emplois directs et la contribution au produit intérieur brut (PIB) en 2030, en plus d’ériger le Royaume en un pays numériquement productif.

Par Jean Materne Zambo 

RD Congo : Le gouvernement dément toute attaque des systèmes informatiques de certaines institutions

[DIGITAL Business Africa] – Aucune cyberattaque  des institutions étatiques détectée.  C’est l’assurance que donne le ministère de l’Économie numérique via un communiqué publié ce 18 octobre 2025.  Joseph Kazadi Mamba, conseiller en charge de la Communication au ministère de l’Économie numérique, a démenti une prétendue « attaque informatique » des institutions républicaines.

D’après les rumeurs en circulation sur les réseaux sociaux, la présidence de la République et la Banque centrale du Congo auraient été prises pour cibles. « Une campagne de désinformation et de déstabilisation est actuellement en cours sur les réseaux sociaux, véhiculant de fausses allégations faisant état d’une attaque des systèmes informatiques de certaines institutions de la République ».

Le communiqué garantit cependant la mobilisation des structures nationales de cybersécurité et des partenaires techniques, qui assurent une veille permanente.

Le communiqué appelle les internautes à plus de vigilance face aux nouvelles en ligne. Car c’est la confiance en les infrastructures numériques publiques qui est écornée.

« La propagation intentionnelle de fausses informations susceptibles de semer la panique ou de porter atteinte à la stabilité des institutions constitue une infraction sanctionnée par les lois en vigueur », rappelle Joseph K. Mamba.

En RDC, les contenus mensongers sont prohibés par la loi. L’article 360 du Code du numérique prévoit des peines de prison de 1 à 6 mois et/ou une amende de 500 000 à 1 000 000 de francs congolais pour toute personne qui initie ou relaie une fausse information contre une autre personne.

Par Jean Materne Zambo

Présidentielle/Cameroun : Issa Tchiroma Bakary recourt à la technologie pour compiler les suffrages 

[DIGITAL Business Africa] – L’élection présidentielle de 2025 tire vers sa fin. Un constat se dégage : la technologie s’ y est frayé un chemin. Pendant le processus électoral, les acteurs ont établi leurs états-majors en ligne, à l’instar du candidat du FSNC, Issa Tchiroma Bakary, qui s’est autoproclamé vainqueur l’élection au soir du vote le 12 octobre 2025.

Un aveu jugé « illégal » par certains. Car selon l’article 137 du Code électoral, les résultats doivent être proclamés par le Conseil constitutionnel au plus tard 15 jours après le vote. Mais pour d’autres, cette attente laisse cours à la fraude. Même s’il faut rappeler que le Code électoral camerounais est en vigueur depuis 2012.

D’après des experts en droit, l’autoproclamation d’Issa Tchiroma Bakary a un fondement juridique. Le candidat du FSNC a surfé sur l’article 113 pour agréger les résultats issus des bureaux de vote au soir du scrutin. Sur sa page Facebook et celles de certains lanceurs d’alerte, des chiffres sont postés en sa faveur.

Des chiffres contestés par certains membres du gouvernement qui révélaient que le candidat du RDPC Paul Biya part favori sur la base des chiffres en leur possession.

Selon le comité de compilation du candidat Issa Tchiroma Bakary, les données relatives au vote sont mises en ligne. Le comité évoque une méthode de calcul simple et transparente.

” Pour chaque département, nous avons procédé comme suit :

– Récupération des scans/photos des PV remis aux représentants le soir du 12/10/2025.

– Transcription mot à mot des nombres inscrits (votants, bulletins nuls, suffrages valablement exprimés, voix par candidat).

– Addition des voix candidates telles qu’inscrites sur les PV de tous les bureaux du département.

– Publication du total par département avec lien vers le dossier Drive contenant tous les PV”

Le comité  explique sa méthode :

« Nous invitons chaque citoyen, chaque blogueur, chaque observateur : consultez les PV dans nos dossiers Google Drive, téléchargez-les, faites vos propres compilations et comparez vos résultats aux nôtres. Si vous obtenez une différence, publiez le détail et le PV justificatif. La transparence est le seul correctif efficace contre la désinformation », annonce le comité.

 

Accédez par exemple aux présumés procès-verbaux du département du Mougo  proposés par le candidat pour vérification. Cliquez sur le lien : https://drive.google.com/drive/folders/1CvxjHM_72Un0_M_HzYk4ppDnea611kW2

Dans le cadre de ce scrutin, 31 006 bureaux de vote ont été déployés sur l’ensemble du territoire national. Environ 8 millions d’électeurs étaient attendus dans l’isoloir.

Au Nigéria, 90 millions de votants répartis sur quelque 176 000 bureaux de vote ont voté en 2023. Et les résultats étaient connus quelques heures après. Cela grâce à la technologie BVAS. Celle-ci utilise la biométrie pour authentifier l’identité des électeurs, et ainsi éviter le « survote » de citoyens fantômes. Sa mise en œuvre, selon le journal Punch, aurait coûté 117 milliards de nairas – environ 240 millions d’euros.

Par Jean Materne Zambo

L’Ambassade de France et l’ESJ Lille lancent une formation sur l’intelligence artificielle pour les journalistes camerounais

[Smart Click Africa] – Dans un contexte de prolifération de fake news et de deepfakes, l’Ambassade de France au Cameroun, en partenariat avec l’École Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille, annonce le lancement d’une formation inédite intitulée « Compréhension et usage de l’IA dans le journalisme ». Cette initiative s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer les compétences des journalistes camerounais face aux enjeux éthiques, professionnels et technologiques liés à l’intelligence artificielle.

Une formation de haut niveau pour 10 journalistes sélectionnés

Prévue du 17 au 21 novembre 2025 dans les locaux de l’Institut Français de Yaoundé, cette formation intensive accueillera 10 journalistes professionnels en activité au Cameroun. Elle sera suivie de trois ateliers en ligne pour consolider les acquis et accompagner les participants dans l’intégration durable de l’IA dans leurs pratiques rédactionnelles.

Les objectifs pédagogiques sont ambitieux :

  • Comprendre les fondements de l’intelligence artificielle
  • Identifier les enjeux éthiques et sociaux liés à son usage dans les médias
  • Appliquer les principes de déontologie journalistique à l’ère numérique
  • Utiliser l’IA pour améliorer la productivité au quotidien
  • Élaborer une stratégie d’appropriation durable de l’IA dans les rédactions
À l’issue du programme, chaque participant recevra une attestation de formation délivrée par l’ESJ Lille.

Un appel à candidatures ouvert jusqu’au 24 octobre 2025

Les journalistes intéressés doivent soumettre leur dossier de candidature complet avant le vendredi 24 octobre 2025 à 17h. Celui-ci doit inclure :
  • Un CV
  • Une lettre de motivation précisant les attentes vis-à-vis de la formation
  • Une lettre d’autorisation du supérieur hiérarchique
  • Une copie de la carte d’identité
  • Une copie de la carte de presse

Les candidatures doivent être envoyées à :

– Mme Anaëlle Roucou – Attachée de coopération à l’Ambassade de France : anaelle.roucou@diplomatie.gouv.fr
– M. Martin Sanseau – Chargé de développement international à l’ESJ Lille : [email protected]
Objet du mail : « Formation IA & Journalisme – Candidature NOM Prénom »

Des critères de sélection axés sur l’innovation et le partage

Les candidats seront évalués selon plusieurs critères :
  • Maîtrise du français
  • Agilité numérique
  • Goût pour les nouvelles technologies
  • Volonté de partager les connaissances acquises
Les candidatures féminines sont vivement encouragées, dans une démarche inclusive et équitable.
À noter : deux participants seront sélectionnés pour effectuer une visite d’immersion à Lille, incluant des rencontres avec des médias locaux et une visite de l’ESJ Lille. Cette opportunité sera attribuée à l’issue d’un entretien oral durant la semaine de formation.
Ce programme marque une étape importante dans la professionnalisation des journalistes africains face aux défis de l’IA. Il illustre l’engagement de la France et de ses partenaires à soutenir une presse éthique, innovante et résiliente.
Par Smart Click Africa 

Cameroun : Des chauffeurs de taxi créent une plateforme pour signaler tout danger et dénoncer les abus [liste des quartiers à risque]

 [DIGITAL Business Africa] – Face aux abus et à la montée de l’insécurité dans les villes de Yaoundé et de Douala, les chauffeurs de taxi prennent les choses en main. Une plateforme numérique de signalement a été créée par un collectif de chauffeurs (numériques) en vue de suivre les membres à distance. La plateforme permet à chaque chauffeur de signaler anonymement ou directement tout incident, agression, injustice ou abus subi dans le cadre de son activité.

Du point de vue sécuritaire, entre septembre et novembre 2024, plus d’une trentaine de chauffeurs de taxi ont été assassinés à Yaoundé, avait communiqué le syndicats des conducteurs de taxi.

En dehors de la connexion des membres du collectif, il a été recensé plusieurs zones à haut risque d’agression ou de malveillance. En voici quelques-unes :

Ville de Yaoundé

• Émana (lieu-dit derrière Tradex)

• Ngousso (lieu-dit Hôtel Le Paradis)

• Tsinga (village après les « railles »)

• Omnisports / Fougerolles / Éleveur (quartiers où des gangs ont été identifiés).

• Nkomkana et Mokolo elobi

Ville de Douala

• Cité des Palmiers (5ᵉ arrondissement) : gangs « microbes » actifs.

• Bépanda (nouvelle route / 7ᵉ arrondissement) : braquages signalés.

• PK8 (quartier universitaire) : justice populaire après agressions répétées.

Le collectif tient à préciser que « cette alerte ne vise pas à stigmatiser les quartiers ou leurs habitants, mais à prévenir et à inciter à la prudence accrue.

 

Recommandations du collectif

 

Il est vrai que la plateforme permettra un suivi à distance des utilisateurs. Mais avant, le chauffeur de taxi doit s’armer de prudence et surtout compter sur son intuition. Le collectif propose à ce propos, la conduite à tenir :

• Avant d’accepter une course dans ces zones, vérifiez l’identité du passager autant que possible (photo, badge, précédent historique).

• Informez un collègue ou le groupe avant que vous vous rendiez dans ces secteurs.

• En cas d’incident : remplissez immédiatement un signalement sur notre formulaire, puis postez-le dans le groupe selon le format standard.

• Ne restez jamais seul dans un lieu désert après 22 h sans prévenir.

• Si la course semble risquée : déclinez poliment et retournez dans une zone plus sûre.

En cas de signalement, le collectif se réserve le droit d’intervenir promptement ou de médiatiser tout incident grave.

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Par Jean Materne Zambo

 

Cameroun : La Fondation Orange inaugure trois forages solaires et un système d’éclairage public à Mbalmayo

[DIGITAL Business Africa] – La Fondation Orange Cameroun, en partenariat avec l’association SOS Village, a procédé le 18 septembre 2025 à la mise en service de trois forages solaires et à l’installation de quatre lampadaires solaires dans la ville de Mbalmayo, chef-lieu du département du Nyong-et-So’o. Une initiative à fort impact social, qui vise à améliorer l’accès à l’eau potable et à renforcer la sécurité publique dans les quartiers Nkong Si, Obeck et Nseng Nlong.

De l’eau potable grâce à l’énergie solaire

Ce projet, évalué à plus de 33 millions de FCFA, s’inscrit dans le cadre des engagements de la Fondation Orange en faveur de la santé, de l’éducation et de l’amélioration du cadre de vie des populations camerounaises.
Les forages sont alimentés par des kits photovoltaïques permettant un approvisionnement durable en eau potable dans les écoles publiques et les zones riveraines.
Jusqu’ici confrontées à une pénurie chronique d’eau, ces communautés peuvent désormais disposer du précieux liquide sans parcourir de longues distances, un changement salutaire notamment pour les élèves, enseignants, femmes enceintes et enfants.

« Nous avons promis de revenir offrir des forages aux quartiers les plus touchés. Aujourd’hui, nous tenons cet engagement. Ces infrastructures contribuent à améliorer le quotidien de milliers de familles », a déclaré Mme Elizabeth Asuyele Mabom, Secrétaire générale de la Fondation Orange Cameroun.

Sécurité renforcée grâce à l’éclairage public

Outre l’eau potable, la Fondation a également installé quatre lampadaires solaires dans le quartier Nkong Si, un secteur autrefois touché par la délinquance juvénile.
Ces équipements d’éclairage public participent à la sécurisation des espaces communautaires et à la promotion d’un cadre de vie plus sûr et plus dynamique pour les habitants.

« Les actions de la Fondation Orange sont concrètes et citoyennes. Elles participent pleinement au développement socio-économique de notre département », a salué M. Mamane Mabaya, représentant du préfet du Nyong-et-So’o lors de la cérémonie.

Plus de 7 000 bénéficiaires directs et indirects

Les trois forages et les lampadaires solaires profiteront à plus de 7 000 habitants, parmi lesquels les communautés éducatives et les ménages riverains.
Les files d’attente observées devant les points d’eau dès leur ouverture témoignent de l’importance de cette initiative pour les populations locales.
La cérémonie, organisée dans la cour de l’école publique de Nseng Nlong, a réuni autorités administratives, traditionnelles et religieuses, et s’est achevée dans une ambiance festive.

Orange, un acteur engagé du développement durable

À travers cette action, la Fondation Orange Cameroun confirme son rôle de partenaire social de proximité, œuvrant pour l’inclusion et le développement durable.
En alliant énergies renouvelables, santé publique et éducation, elle démontre qu’une technologie bien utilisée peut transformer la vie des communautés rurales.

Par Digital Business Africa

Sénégal : La maîtrise des données au cœur de la 8ᵉ édition du SIPEN

[DIGITAL Business Africa] – Maîtriser les données pour un futur numérique souverain et compétitif. C’est l’ambition affichée par le Salon international des Professionnels de l’Économie numérique (SIPEN). L’événement coorganisé par le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique et l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (OPTIC) s’est tenu du 16 au 17 octobre 2025. Le thème du SIPEN 2025 était « Maîtriser nos données pour construire un futur numérique souverain et compétitif ». 

Cette maîtrise des données, selon le MCTN, est au cœur de la souveraineté numérique du Sénégal et repose sur quatre axes majeurs. Notamment le déploiement d’infrastructures souveraines et résilientes (data centers, connectivité, cybersécurité), la mise en place d’une gouvernance éthique et responsable de la donnée, la valorisation économique de la data à travers l’innovation, l’IA et la recherche ; un État stratège et facilitateur, garant d’un environnement favorable à la compétitivité et à l’inclusion.

Boubacar Roger Thiam, directeur de la promotion de l’économie numérique et des partenariats au ministère de la Communication, représentant le ministre Alioune Sall, a transmis la stratégie gouvernementale concernant la maîtrise des données, des infrastructures et des talents comme fondements de la souveraineté numérique.

Celle-ci porte sur la concertation entre acteurs publics et privés, la modernisation des procédures, l’accès facilité des PME et start-up aux marchés publics numériques, ainsi que la mise en place d’un cadre contractuel protégeant la portabilité des données, les infrastructures et la propriété intellectuelle. Il a également annoncé l’ouverture prochaine de mécanismes de financement adaptés aux prestataires numériques.

Antoine Ngom, président de l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (OPTIC), a aussi insisté sur la maîtrise des données, des infrastructures et des talents comme fondements de la souveraineté numérique. Il a rappelé la nécessité pour le secteur privé de disposer d’informations complètes sur les projets afin de participer

Le SIPEN est une plateforme stratégique qui rassemble les décideurs publics, les leaders du secteur privé, les startups, et les institutions financières pour discuter des défis et opportunités du financement du numérique.

Par Jean Materne Zambo, sources : MCTN, apanews

Gabon : Le président Oligui Nguema lance officiellement le programme « Un étudiant, un ordinateur » pour accélérer l’inclusion numérique

[Digital Business Africa] – Le Gabon a franchi un pas décisif dans sa marche vers l’inclusion numérique. Le 18 octobre 2025, au Palais des Sports de Libreville, le président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé la cérémonie de lancement du programme présidentiel “Un étudiant, un ordinateur”, une initiative majeure visant à réduire la fracture numérique et à favoriser l’accès équitable à l’éducation digitale.

Un programme pour une jeunesse connectée et entreprenante

Destiné aux étudiants des universités publiques et privées, aux jeunes entrepreneurs et aux influenceurs, ce programme s’inscrit dans une politique ambitieuse de transformation numérique inclusive.
Il a pour objectif de soutenir l’innovation, l’entrepreneuriat et la création de solutions numériques locales, tout en préparant le Gabon à une transition technologique durable.

Au-delà de la dotation en ordinateurs, des sessions de panels et d’échanges constructifs ont réuni les jeunes bénéficiaires, les acteurs du numérique, les influenceurs et les étudiants à mobilité réduite. Ces échanges ont permis d’aborder les enjeux du numérique, de l’emploi et de la formation, tout en inspirant une nouvelle génération de talents digitaux gabonais.

Le président Oligui Nguema : « Le numérique est une chance pour chacun de vous »

Dans son discours, le chef de l’État a réaffirmé sa détermination à faire du numérique un pilier du développement national :

« L’avenir du Gabon repose sur une jeunesse éduquée, équipée et déterminée à relever les défis du monde moderne. Le numérique est une chance pour chacun de vous, une opportunité d’apprendre, de créer et d’innover pour bâtir un Gabon plus fort et plus prospère. »

Le président a également encouragé les étudiants à faire preuve d’ingéniosité, tout en instruisant le gouvernement de poursuivre la digitalisation de l’administration publique et le développement du paiement en ligne, afin d’améliorer la transparence et l’efficacité des services publics.

Une mobilisation institutionnelle pour un Gabon numérique

Porté par le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, en partenariat avec plusieurs institutions et agences – dont le ministère de l’Enseignement supérieur, l’ANINF, la SPIN, l’ARCEP, le SING SA, le Centre Gabonais de l’Innovation, Inptic Gabon et l’Institut Africain d’Informatique (IAI) – ce programme illustre une coopération multisectorielle réussie au service de la jeunesse et de la souveraineté numérique du pays.

Le Gabon trace la voie de la formation numérique inclusive en Afrique

En dotant chaque étudiant d’un ordinateur et en favorisant la culture numérique dès l’université, le Gabon s’aligne sur les modèles les plus avancés du continent en matière d’éducation numérique.
Cette initiative présidentielle marque une étape clé vers la construction d’un écosystème digital national, capable de générer emplois, innovation et compétitivité.

Pour Digital Business Africa, le programme « Un étudiant, un ordinateur » positionne le Gabon comme un modèle d’action publique concrète dans la promotion du numérique éducatif en Afrique francophone.

Par Digital Business Africa

Télécoms : Lyca Mobile débarque au Burundi et poursuit sa prospection de l’ Afrique

[DIGITAL Business Africa] – Lyca Mobile met le Cap sur le Burundi. Le Burundi a octroié une licence d’exploitation à l’opérateur de services de communication mobile Lyca Mobile, le 10 octobre 2025. Et devient le troisième pays africain à accueillir Lyca Mobile après la Tunisie, l’ Ouganda, l’ Afrique du Sud (où les activités ont été arrêtées en janvier 2024).

« Avec son engagement envers l’innovation, la fiabilité et l’accessibilité, Lyca Mobile Burundi s’efforce de connecter les communautés, d’autonomiser les individus et de contribuer à la transformation numérique du pays. À travers ses opérations, l’entreprise soutient la vision de Lyca Mobile de rassembler les gens au-delà des frontières grâce à une communication abordable et fluide », indique l’opérateur.

Lyca Mobile débarque sur un marché qui comptait, au 31 décembre 2024, trois opérateurs de réseaux mobiles. Notamment: Viettel, Econet Leo et Onatel. On y trouve aussi sept fournisseurs d’accès à Internet (FAI), dont CBINET, Spidernet, Usan, LamiWireless, NT Global, BBS et Starlink.

Tous ces opérateurs se battent pour séduire et conquérir les 8,5 millions d’abonnés à la téléphonie mobile que disposait le Burundi fin 2024. À cette période-là, le taux de pénétration de la téléphonie mobile était de 64,69 % et le nombre d’abonnés Internet était de 3,4 millions, soit 26 % de la population

Aucune date de llancement de ses services n’a filtré. Mais selon le décret présidentiel, « les conditions techniques et financières seront fixées dans le contrat de concession à signer entre son titulaire et l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT) ».

Pour l’heure, l’opérateur doit signer un accord avec un opérateur de réseau mobile, dont il utilisera le réseau physique pour fournir ses services télécoms.

À propos de Lyca Mobile

Créé à Londres en 2006, le groupe mondial Lyca Mobile est une entreprise de télécommunications de premier plan opérant dans plus de 30 pays à travers l’Europe, l’Afrique, l’Asie et les Amériques. Établi au Burundi dans le cadre de la stratégie d’expansion mondiale de la marque, Lyca Mobile Burundi fournit des services de communication mobile y compris des appels internationaux et locaux, des données Internet et des forfaits mobiles abordables.

Par Jean Materne Zambo, source : Lyca Mobile

Cyberharcèlement : Le rappeur français Booba placé en garde à vue après la plainte de Gims et DemDem

[Digital Business Africa] – Le cyberharcèlement, fléau numérique aux conséquences bien réelles, vient une nouvelle fois d’atteindre les sphères médiatiques. Le rappeur français Booba, de son vrai nom Élie Yaffa, a été placé en garde à vue mercredi 15 octobre dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), à Paris. Cette mesure intervient dans le cadre d’une enquête ouverte pour harcèlement et cyberharcèlement, à la suite d’une plainte déposée par le chanteur Gims et sa compagne DemDem.
Selon des informations confirmées par BFMTV, les plaignants dénoncent des attaques répétées sur les réseaux sociaux depuis près de six ans. Les propos attribués à Booba, souvent virulents et dégradants, incluent des insultes ciblées telles que “croquette pour chat” à l’encontre de Gims, et des qualificatifs comme “pondeuse” ou “catin” visant DemDem. Des paroles de la chanson “Dolce Camara”, dans laquelle Booba évoque explicitement la compagne de Gims, sont également citées dans l’enquête.
Ce n’est pas la première fois que le “Duc de Boulogne” est confronté à la justice pour des faits similaires. Il a déjà été mis en examen pour le harcèlement de Magali Berdah, figure controversée du monde des influenceurs, et doit comparaître en décembre 2025 pour des faits de cyberharcèlement visant une journaliste de France Info et l’expert Tristan Mendès-France.
L’affaire relance le débat sur les dérives du numérique et la responsabilité des personnalités publiques dans leurs usages des plateformes sociales. Elle souligne aussi l’urgence d’une régulation plus stricte du cyberharcèlement, phénomène en constante progression en Afrique comme ailleurs.
Cette affaire illustre une fois de plus les tensions croissantes entre liberté d’expression, responsabilité numérique et protection de la dignité humaine dans l’espace digital. Elle rappelle avec force que les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non-droit. Que l’on soit en Afrique ou en Europe, nul ne devrait se croire à l’abri lorsqu’il utilise le web pour calomnier, harceler ou porter atteinte à l’honneur d’autrui. Ce n’est pas parce que l’on agit depuis l’étranger que la justice ne peut intervenir. L’affaire Booba-Gims en est une démonstration éclatante.
Il est temps que chacun, influenceur ou citoyen lambda, comprenne que la liberté d’expression ne protège pas l’insulte, et que la responsabilité numérique est désormais une exigence universelle.
Par Digital Business Africa 

Heurts/Cameroun : Alerte ! L’alarme aux ressortissants Canadiens, un site web d’info sur la sécurité créé

[DIGITAL Business Africa] – L’ombre de la grogne plane au dessus de certaines villes du Cameroun. Au lendemain des vives tensions, le Haut Commissariat du Canada au Cameroun sonne le tocsin (l’alarme) à l’attention de ses ressortissants. Sur sa page Facebook, ce 16 octobre 2025, la représentation diplomatique a exhorté les Canadiens résidents au Cameroun à restez informés et en sécurité. « Dans ce contexte dynamique, il est essentiel que les Canadiens qui vivent au Cameroun ou qui y sont en visite restent informés et connectés », a publié le Commissariat du Canada au Cameroun.

Une plateforme a été mise en ligne pour recevoir gratuitement des mises à jour régulières et des informations importantes sur la sécurité. Visitez après un clic sur ce lien : https://voyage.gc.ca/voyager/inscription?_ga=2.200697326.1306215506.1760540950-20899451.1750332146

Dans la journée du 15 octobre 2025, plusieurs manifestants ont pris d’assaut les rues de plusieurs villes  dont Douala, Bafoussam et Dschang. L’on revendiquait clarté et transparence dans la compilation des suffrages, qui selon eux reviennent au candidat Issa Tchiroma Bakary du FSNC. La grogne a été sanctionnée par l’interpellation de plusieurs manifestants par les Forces de maintien de l’ Ordre.

Bilan : pas de mort ni de blessés. Dans la ville de Dschang, un bâtiment du Rassemblement démocratique du peuple camerounais ( RDPC) a été incendié ainsi que le Parquet, selon plusieurs sources.

A la suite de ces événements qui ont été condamnés par une partie de la population, le ministre  de la Communication, porte- parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi a, dans un communiqué, invité les populations à faire preuve de responsabilité.

La confiance n’empêchant pas la méfiance, le Haut Commissariat du Canada au Cameroun craint que d’autres rassemblements publics aient lieu. Alors le pays attend les résultats officiels de l’élection présidentielle, prévus pour le 26 octobre 2025.

Par Jean Materne Zambo, source : HCC

 

Zimbabwe : 100 000 jeunes bientôt formés en cybersécurité par des Russes

[DIGITAL Business Africa] – Octobre, le mois de la cybersécurité et honoré au Zimbabwe. Le ministère des TIC, des services postaux et de messagerie a signé un protocole d’accord avec Cyberus, un consortium russe d’entreprises technologiques spécialisées en cybersécurité ce 15 octobre 2025. La cérémonie de signature a eu lieu à Harare en présence de l’ambassadeur de Russie au Zimbabwe, S.E Nikolai Vladimirovich Krasilnikov.

Ce partenariat prévoit la formation de 100 000 jeunes aux métiers de la cyberdéfense grâce à des partenariats avec des acteurs technologiques. Cela, afin de développer les compétences locales en cybersécurité et d’accélérer l’adoption des technologies numériques à l’échelle nationale. Selon le ministère des TIC, des services postaux et de messagerie, le consortium Cyberus Technology est déjà actif dans ce programme de formation.

« Cyberus Technology a été un partenaire actif dans le programme de formation en cybersécurité du ministère, qui a jusqu’à présent équipé plus de 3 000 jeunes hommes et femmes de compétences vitales en sécurité numérique. Les dix meilleurs stagiaires ont reçu des certificats en reconnaissance de leur travail acharné et de leur résilience” indique le ministère.

L’accord est aligné sur la Stratégie nationale d’intelligence artificielle 2026-2030 qui couvre plusieurs projets de modernisation des services publics et des infrastructures des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Ainsi, à l’horizon 2030, la société russe Cyberus devrait aider le Zimbabwe à renforcer ses capacités nationales en cybersécurité, à sécuriser ses infrastructures numériques et à développer une main-d’œuvre hautement qualifiée dans les métiers du numérique.

Selon le rapport Global Cybersecurity Outlook 2025, publié par le Forum économique mondial (WEF), 36 % des entreprises africaines doutent de la capacité de leur pays à gérer une cyberattaque majeure sur les infrastructures critiques, 27 % adoptent une position neutre, et seulement 9 % se déclarent confiantes.

Par Jean Materne Zambo, source : ministère