Accueil Blog

Tecno lance une campagne mondiale de la meilleure photographie

[Digital Business Africa] – La marque chinoise de téléphones portables, TECNO Mobile a annoncé le lancement de la campagne mondiale de la meilleure photographie #CAMON12#CtheWorld Best Photography, qui vise à créer une occasion pour tous les amateurs de la photographie. Le meilleur travail photographique vaudra à son auteur de figurer dans le magazine National Geographic, la référence en termes d’influence et d’autorité dans le monde de la photographie. Cette campagne s’inscrit dans le cadre du lancement de la nouvelle série de smartphones CAMON 12.

« La campagne de la meilleure photographie #CAMON12#CtheWorld est un concours international de haut niveau qui dépasse les frontières et les ethnies nationales, et vise à encourager les photographes et les particuliers à explorer les possibilités offertes par la photographie à partir d’un téléphone mobile et à profiter pleinement des joies que procure ce type de photographie », explique Tecno dans un communiqué.

Les participants peuvent soumettre leurs meilleures photos sur le site Web de TECNO Mobile – bbs.TECNO-Mobile.com/index_new – du 10 septembre au 29 octobre (Minuit heure de Chine) 2019. Tous les passionnés de photographie, qu’ils utilisent ou non des smartphones TECNO Mobiles, sont invités à soumettre leurs photos réalisées à l’aide d’un téléphone portable, sans restriction de date de prise ou de modèle de téléphone utilisé. Chaque participant se limitera à un maximum de 30 œuvres – une photo, un storyboard 3×3 ou un fichier vidéo étant considéré comme une œuvre unique.

A partir de toutes les photos téléchargées sur le mur Facebook de TECNO Mobile, la liste des lauréats sera publiée le 1er novembre sur le site Web de TECNO Mobile et les 3 photos qui auront obtenu le plus grand nombre de likes seront présélectionnées. Les 3 photographes correspondants bénéficieront d’une formation auprès d’un photographe professionnel et auront l’occasion de prendre une nouvelle série de photos avec le CAMON 12 Series. Le photographe professionnel sélectionnera le meilleur instantané qu’il recommandera en vue de sa publication dans National Geographic.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Récupérer l’argent d’un mort de son compte MTN Mobile Money : Alain Nono explique comment [Vidéo]

[Digital Business Africa] – Votre plateforme web d’informations stratégiques sur les TIC, les Télécoms et le Numérique, Digital Business Africa, a organisé en collaboration avec la Fondation Inter-Progress la première édition d’Innovation 4 Human. L’événement s’est tenu du 18 au 22 février 2019 au Palais des Congrès de Yaoundé dans le pavillon numérique de Promote 2019, le salon international de l’investissement. 

Alain Nono, le Directeur de MTN Mobile Money (Cameroun), a été panéliste à la conférence Innovation 4 Human modérée par Beaugas Orain Djoyum, DG de ICT Media STRATEGIES et DP de Digital Business Africa, à Yaoundé le 20 février 2019. C’était sur le thème : «Monnaie électronique et régulation en Afrique centrale : quels défis ?».

Etaient également présents à ce panel, Patrick Kengne, le PDG de Wouri TV ; Jean-Jacques Massima-Landji, le Représentant de l’UIT pour l’Afrique Centrale et Madagascar et Valentin Mbozo’o,  le directeur général du GIMAC (le Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale).

Alain Nono a expliqué au cours de cette conférence que la réglementation en matière de paiement mobile en Afrique centrale est plus restrictive que celle de l’Afrique de l’Ouest. Notamment en matière d’identification des abonnés. Aussi, il a expliqué comment retirer l’argent d’un mort retenu dans son compte MTn Mobile Money. Digital Business Africa vous présente dans cette vidéo les grandes séquences de son intervention.

Récupérer l’argent d’un mort de son compte MTN Mobile Money : Alain Nono explique comment [Vidéo]

La réglementation en matière de paiement mobile en Afrique centrale est plus restrictive que celle de l’Afrique de l’Ouest. En Afrique de l’Ouest, si vous avez un compte dont le montant n’atteint pas 200 000 francs Cfa, vous n’êtes pas obligés de vous faire identifier de la même façon qu’en Afrique centrale.Alain Nono

Alain Nono : « Lorsqu’une personne décède, même si cette personne n’a pas écrit son testament qui justifie ce qu’il faut faire de cet argent, les ayants-droits viennent à Mtn avec un document de justice confirmant et prouvant leur qualité d’ayants-droits et sont identifiés. Ils ont le choix de récupérer cet argent ou de transférer cela sur leur compte à eux.

Après un certain temps, si l’argent n’est pas réclamé, il est reversé à la banque. Nous avons un compte de compensation dans une banque où ces fonds sont reversés jusqu’à réclamation ».

Alain Nono : « (…) La réglementation en matière de paiement mobile en Afrique centrale est plus restrictive que celle de l’Afrique de l’Ouest. En Afrique de l’Ouest, si vous avez un compte dont le montant n’atteint pas 200 000 francs Cfa, vous n’êtes pas obligés de vous faire identifier de la même façon qu’en Afrique centrale. Chez nous, nous avons une réglementation très rigoureuse quel que soit le montant que vous avez dans votre compte de paiement mobile. Ce qui permet de sécuriser le client (…) ».

Innovation 4 Human

D’après Beaugas Orain Djoyum, Innovation 4 Human à Promote 2019 consistait à animer le pavillon numérique de Promote avec un accent sur les Conférences thématiques, ateliers et débats sur des thèmes collés à l’accélération du développement numérique au Cameroun. 

Le thème général d’Innovation 4 Human était « Accélérer le développement d’un Cameroun numérique ». L’objectif général étant de créer un cadre de rencontres professionnelles entre entreprises, de regrouper des experts sur des thématiques importantes du numérique avec un accent sur les retours d’expériences et bonnes pratiques, de proposer des solutions adaptées aux entreprises entamant leur transformation numérique, de découvrir des services et solutions innovantes adaptées aux entreprises, de partager les enjeux, opportunités et innovations du numérique.

Par Digital Business Africa 

Promote 2019 : Revivre en vidéos les conférences Innovation for Human

Cet article fait partie du Dossier spécial : Promote 2019 : Revivre en vidéos les conférences Innovation 4 Human. Lire également et voir les interventions des autres panélistes.

RD Congo : La taxe de stationnement vire au numérique à Kinshasa

[DIGITAL Business Africa] – La perception manuelle de la taxe de stationnement à Kinshasa passe au numérique. Le gouverneur de la ville province de Kinshasa, Daniel Bumba, en a décidé ainsi au cours d’une séance de travail dans son cabinet selon son service de communication, ce 9 juillet 2026.

L’objectif de cette mesure est de mettre fin aux tracasseries liées à la perception manuelle, à réduire les risques de fraude et de détournement des recettes, tout en simplifiant les paiements pour les usagers. Grâce à la digitalisation, le gouvernement provincial entend également améliorer la traçabilité des recettes publiques, renforcer la transparence dans leur gestion et accroître les ressources destinées au financement des services et des infrastructures de la ville de Kinshasa.

Le ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke était aux côtés du secrétaire exécutif du gouvernement provincial, Israël Mutala, des responsables de l’APDNK, qui est chargé de mettre en œuvre ledit dispositif. Parmi d’autres invités de marque présents à  cette réunion, il y avait le directeur général de la Brigade anti-fraude, Jean Victor Bossolo, ainsi que plusieurs chefs de services et experts des secteurs des transports et des technologies.

Une prochaine réunion prévue au milieu de la semaine prochaine devra donner lieu aux propositions “concrètes” concernant l’aménagement des parkings, le protocole à appliquer en cas d’interpellation des récalcitrants, le mécanisme de contrôle, les mesures incitatives, l’application des amendes, ainsi que la vulgarisation et la communication autour de cette réforme.

.Par Jean Materne Zambo

RD Congo: Le tableau numérique interactif pressenti dans les établissements 

[DIGITAL Business Africa] – Le système éducatif congolais pourra adopter un nouvel outil : le tableau interactif. L’équipement a été présenté ce vendredi 9 juillet 2026 par Mathieu N’Venzo, consultant en transformation digitale.

Un tableau blanc interactif, également appelé tableau numérique interactif ou tableau pédagogique interactif, est l’équivalent d’une tablette graphique blanche reliée à un ordinateur dont l’image est projetée sur cette surface par un vidéoprojecteur. Le tableau permettra un accès facile à certaines ressources.

« L’acquisition de tableaux blancs interactifs (TBI) ou l’utilisation d’un tableau numérique en RDC est indispensable pour moderniser le système éducatif. Parce qu’elle transforme l’enseignant en dynamisant la motivation des élèves et en facilitant l’accès aux ressources multimédias », a-t-il déclaré.

L’autre avantage de ce tableau est cognitif.

« L’interactivité visuelle capte l’attention des apprenants, ce qui réduit la dispersion en classe et rend les leçons plus vivantes. Les enseignants peuvent projeter des vidéos, des cartes géographiques et des documents numériques, palliant ainsi le manque de manuels scolaires physiques », a-t-il ajouté Mathieu N’Venzo.

Cet ingénieur en informatique ajoute à cela la manipulation directe de contenu (textes, exercices, graphiques), ce qui renforce la concentration et la mémorisation. Ce qui fait les affaires des seigneurs de la craie.

« L’enseignant n’a plus besoin de perdre de précieuses minutes à recopier de longs énoncés à la craie, ce qui maximise le temps d’apprentissage. Il est possible d’adapter les cours aux différents niveaux et de sauvegarder le travail effectué pour le partager avec les élèves absents », a renchéri M. N’Venzo.

Selon l’expert, le succès du tableau interactif en RDC repose sur la sécurisation des infrastructures électriques, une maintenance régulière et un accompagnement soutenu du corps enseignant.

Toutefois, le déploiement des tableaux dans le reste du pays fait face à des réalités concrètes. Notamment les délestages.

Par Jean Materne Zambo

 

 

Anthony Same, le patron de ST Digital qui veut bâtir un cloud africain : « Rêvez ! Il n’y a pas de limite »

[DIGITAL Business Africa] Derrière ST Digital, l’entreprise qui vient d’inaugurer au Gabon le Data Center souverain de Nkok, se trouve le Camerounais Anthony Same, CEO & Founder du groupe. Pour rappel, c’est le président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a personnellement inauguré, le 3 juillet 2026, le premier Data Center national souverain du Gabon. Une infrastructure stratégique réalisée par ST Digital et présentée comme une étape décisive de la transformation numérique du pays.

Le parcours d’Anthony Same illustre celui d’un dirigeant africain formé au contact des grands acteurs mondiaux de la tech, avant de choisir de construire une offre cloud et data center portée depuis l’Afrique, pour l’Afrique.

Avant de fonder ST Digital en avril 2017, Anthony Same a occupé plusieurs fonctions stratégiques au sein de leaders internationaux du numérique. Chez Microsoft, où il évolue depuis plus de cinq ans, il travaille notamment sur le développement et la gestion des partenaires en Afrique centrale, puis en Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale. Il est alors en charge de la planification commerciale, de l’animation auprès de partenaires clés et du développement commercial dans plusieurs pays de la région.

Il rejoint ensuite SAP, où il occupe successivement les fonctions de Channel Manager pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, puis de Cluster Head for Central Africa. À ce poste, il couvre notamment la zone CEMAC, ainsi que le Congo et la RDC, et assure un rôle axé sur le développement commercial et la relation client. Il poursuit son parcours chez Oracle en tant que responsable des ventes applicatives au Cameroun, avant de lancer ST Digital.

Ce passage par Microsoft, SAP et Oracle donne à Anthony Same une connaissance fine des besoins des entreprises africaines en matière de transformation digitale, de logiciels d’entreprise, de cloud, de gestion des données et d’infrastructures critiques. Mais il nourrit aussi une conviction : l’Afrique ne peut pas bâtir sa souveraineté numérique uniquement en consommant des solutions conçues, hébergées et contrôlées ailleurs.

Avec ST Digital, Anthony Same défend ainsi l’idée d’un « cloud 100 % africain ». L’entreprise se positionne comme un partenaire cloud pionnier en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, accompagnant les organisations dans leur transformation numérique, la modernisation de leurs systèmes d’information et l’adoption progressive de technologies capables d’améliorer la performance, la productivité et la prise de décision.

Mais ce parcours entrepreneurial n’a pas été linéaire. Dans une récente interview accordée à 7Info, Anthony Same est revenu avec franchise sur les difficultés rencontrées par les entrepreneurs africains : les tensions de trésorerie, les retards de paiement des clients, les fins de mois où il faut payer les salaires, la pression fiscale, les exigences de conformité et, surtout, l’accès au financement.

Historique au Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema inaugure le Data Center souverain de ST Digital, fruit d’un investissement de 8 milliards de F.CFA« L’accès au financement reste difficile dans notre environnement. Nous avons eu la chance de réussir une levée de fonds, mais se tourner vers les banques demeure compliqué », explique-t-il.

Pour le fondateur de ST Digital, cette levée de fonds a constitué un tournant. Elle a permis à l’entreprise de changer d’échelle et de soutenir une ambition plus lourde en capitaux : bâtir des infrastructures numériques africaines, et non plus seulement accompagner les organisations dans leur transformation digitale. Car construire un cloud souverain, exploiter des Data Centers, garantir la disponibilité, la sécurité, la conformité et la continuité de service exige des investissements longs, patients et structurants.

Anthony Same résume d’ailleurs l’une des contradictions majeures du financement bancaire en Afrique :

Historique au Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema inaugure le Data Center souverain de ST Digital, fruit d’un investissement de 8 milliards de F.CFA« Parfois, on vous dit : pour obtenir 100 millions de F.CFA, il faut apporter 100 millions de F.CFA en garantie. Mais si j’avais déjà ces 100 millions en garantie, je ne demanderais pas les 100 millions. »

Mais dans son analyse, le sujet n’est pas seulement l’argent. Pour lui, le véritable enjeu réside aussi dans la vision, la structuration et la capacité de l’entrepreneur à tenir le cap.

« Dans un projet d’entreprise, le plus important n’est pas l’argent. L’argent est un moyen. À partir du moment où l’on a une vision et que l’on sait où l’on veut aller, on apprend à relativiser les obstacles et à prendre de la hauteur », souligne-t-il.

Autrement dit, l’argent ne remplace ni la stratégie, ni la structuration, ni la clarté du projet d’entreprise. Il peut accélérer une trajectoire, mais il ne peut pas se substituer à une vision industrielle solide.

Parlant des défis de l’accès au financement et conforté par l’expérience de ST Digital, Anthony Same affirme :

« Une fois qu’on les a surmontés une première fois, puis une deuxième, puis une troisième, on finit par se dire : finalement, je peux encore le refaire. La vraie question devient alors : ai-je fait les bons choix stratégiques ? Où ai-je conduit mon entreprise ? Où en sommes-nous aujourd’hui ? C’est cela qui compte le plus. »

Cette conviction permet de mieux comprendre la trajectoire de ST Digital. Derrière l’inauguration du Data Center souverain de Nkok, au Gabon, il y a donc aussi l’histoire d’une entreprise africaine qui a réussi à convaincre des investisseurs, à mobiliser du capital, mais surtout à structurer une vision industrielle autour d’actifs numériques critiques.

La levée de fonds n’est pas seulement une réussite financière : elle devient ici le socle d’une ambition panafricaine, celle de construire un cloud africain capable d’héberger, de protéger et de valoriser les données du continent.

Ni le montant de cette levée de fonds, ni celui de l’investissement global du Data Center du Gabon n’ont été rendus publics. Certains évoquent plusieurs milliards de F.CFA. Interrogé par Digital Business Africa à ce sujet, Jean-Francis Ahanda, CTO du Groupe ST Digital et DG des filiales Datacenter Services, explique que ST Digital est encore en phase de structuration financière et de montée en charge du site.

« Communiquer un chiffre isolé, sans le contextualiser — phases de déploiement, montants déjà décaissés, engagements futurs — risquerait de donner une image incomplète ou trompeuse. Ce que je peux dire, c’est qu’il s’agit d’un investissement pluriannuel et structurant, à la hauteur d’une infrastructure de niveau Tier III avec redondance électrique, climatisation de précision et sécurité physique de niveau bancaire. Nous communiquerons des chiffres consolidés le moment venu, avec nos partenaires financiers », indique Jean-Francis Ahanda.

Nkok, une étape décisive dans la transformation numérique du Gabon

Ce centre de données érigé par ST Digital marque une avancée majeure pour le Gabon, dans un contexte africain où l’hébergement local des données devient un enjeu de sécurité nationale, de compétitivité économique et de souveraineté technologique. En inaugurant cette infrastructure, Brice Clotaire Oligui Nguema entend positionner le Gabon parmi les pays moteurs de l’économie numérique en Afrique centrale.

Le chef de l’État a procédé à cette inauguration en présence de Mark-Alexandre Doumba, ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, d’Anthony Same, PDG du Groupe ST Digital, de Jean-Francis Ahanda, CTO du Groupe ST Digital et DG des filiales Datacenter Services, et de Laïka Mba, directrice générale de ST Digital Gabon, ainsi que de plusieurs personnalités institutionnelles et économiques.

L’inauguration du Data Center souverain de Nkok intervient à un moment où plusieurs États africains cherchent à réduire leur dépendance à l’égard des infrastructures numériques étrangères. Pour le Gabon, l’enjeu est clair : héberger, sécuriser et gérer, sur le territoire national, les données produites par les administrations, les entreprises et les citoyens.

Réalisé par ST Digital, le Data Center gabonais est implanté dans la Zone économique spéciale de Nkok, à environ 27 kilomètres de Libreville, sur une superficie de plus de 3 000 mètres carrés. L’investissement est évalué, selon Jean-Francis Ahanda, à plusieurs milliards de F.CFA, mobilisés auprès d’un fonds souverain africain, sans entrer davantage dans les détails.

L’infrastructure a été conçue selon les standards Tier III, avec redondance des équipements critiques, disponibilité élevée, redondance électrique, climatisation de précision et sécurité physique renforcée. ST Digital indique être engagé dans une démarche de certification formelle, une fois les phases d’exploitation stabilisées.

Le centre propose des services d’hébergement sécurisé, de cloud souverain, de cybersécurité et de gestion de données. Relié directement aux câbles sous-marins, il doit permettre d’améliorer les performances des services numériques, de réduire les coûts liés au transit international et d’offrir aux acteurs publics et privés une solution locale pour l’hébergement de leurs données.

Selon ST Digital, l’infrastructure intègre également des équipements écoresponsables, notamment une alimentation partielle par énergie solaire et un système de refroidissement sans consommation d’eau. Une orientation visant à faire du Data Center de Nkok une référence technologique et environnementale en Afrique centrale.

Déjà présent au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Bénin et au Congo, le groupe ST Digital étend ainsi son réseau d’infrastructures numériques en Afrique centrale francophone. Avec le site de Nkok, l’entreprise confirme son ambition de participer à la construction d’un marché africain du cloud, de la cybersécurité et de l’hébergement souverain.

Pour Laïka Mba, directrice générale de ST Digital Gabon, l’enjeu dépasse la simple mise en service d’un bâtiment technologique. Il s’agit d’un outil de souveraineté.

Historique au Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema inaugure le Data Center souverain de ST Digital, fruit d’un investissement de 8 milliards de F.CFA« Ce Data Center va permettre à notre pays de récupérer sa souveraineté. Aujourd’hui, 95 % des données que nous produisons, que ce soit au Gabon ou en Afrique de manière plus globale, sont hébergées et stockées à l’étranger. Donc, aujourd’hui, le Gabon peut s’enorgueillir d’avoir une infrastructure qui permettra de stocker les données et de les héberger de manière sécurisée », a-t-elle expliqué.

Cette ambition concerne autant l’État que les entreprises et les citoyens.

« L’édifice que vous avez aujourd’hui va permettre aux entreprises, aux citoyens gabonais, aux administrations, à tout acteur ayant une connexion Internet et partageant des informations, d’avoir la certitude que ces données peuvent être hébergées au Gabon », a ajouté Laïka Mba.

Au cours de la cérémonie, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a également présidé la signature d’une convention de partenariat entre ST Digital et le ministère gabonais chargé de l’Économie numérique. Cet accord vise à accélérer la transformation digitale du Gabon, à développer davantage les infrastructures numériques et à accompagner l’émergence d’une économie fondée sur l’innovation et les nouvelles technologies.

Pour les autorités gabonaises, cette infrastructure doit contribuer à moderniser les services publics, à faciliter la dématérialisation des procédures administratives, à renforcer la sécurité des données sensibles et à soutenir le développement de nouveaux services numériques à destination des citoyens.

La souveraineté numérique, au-delà de la technique

L’argument central avancé par ST Digital est celui de la souveraineté. Lorsque les données des administrations, des banques, des hôpitaux, des opérateurs de santé ou des entreprises stratégiques transitent par des serveurs situés à l’étranger, les États concernés subissent une dépendance technologique susceptible de devenir une vulnérabilité juridique. Les législations applicables peuvent en effet être celles des pays d’hébergement, avec des conséquences importantes sur la confidentialité, l’accès, le contrôle et la protection des données.

Pour le Gabon, l’enjeu dépasse donc la technique. Il s’agit de reconquérir le contrôle de ressources numériques stratégiques, à un moment où les données deviennent un actif central pour l’administration publique, l’économie numérique, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et les services aux citoyens.

Mais pour que le Data Center de Nkok devienne pleinement un levier de souveraineté, il faudra aussi un cadre public clair sur la localisation des données sensibles, la protection des données personnelles, la cybersécurité, l’interconnexion des administrations et l’adoption des services d’hébergement locaux par les acteurs publics et privés.

Le cas gabonais résonne aussi avec les enjeux qui seront au cœur d’E-Gov’A 2026, le Salon de l’e-gouvernance et de l’innovation digitale en Afrique, prévu du 14 au 16 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé et placé sous le thème « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless ».

À travers ce Data Center souverain de ST Digital, le Gabon pose une question stratégique qui concernera l’ensemble des États africains réunis à Yaoundé : comment réussir la transformation numérique des administrations sans dépendre d’infrastructures étrangères pour l’hébergement, la protection et la valorisation des données publiques ?

La réponse passera par des politiques d’e-gouvernance plus ambitieuses, mais aussi par des investissements dans le cloud souverain, la cybersécurité, l’identité numérique et les services publics cashless et paperless.

« Rêvez ! Il n’y a pas de limite »

Au-delà de la construction d’infrastructures numériques, Anthony Same veut aussi porter un message d’audace auprès de la jeunesse africaine. Pour lui, l’intelligence artificielle ouvre une nouvelle séquence où les jeunes du continent ne doivent plus se considérer comme de simples consommateurs de technologies venues d’ailleurs.

Historique au Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema inaugure le Data Center souverain de ST Digital, fruit d’un investissement de 8 milliards de F.CFA« Si je devais adresser un message à la jeunesse africaine, je lui dirais d’abord : rêvez. Le ciel est la limite. En réalité, il n’y a pas de limite. Osez, rêvez, exprimez-vous », lance-t-il.

Le fondateur de ST Digital voit dans l’IA une opportunité majeure pour les jeunes Africains.

« L’IA augmente l’humain. Et c’est précisément là que la valeur du jeune Africain devient unique : c’est lui qui va alimenter cette intelligence artificielle, c’est lui qui va être augmenté par elle », explique-t-il.

Pour Anthony Same, les anciennes barrières liées au manque d’accès au savoir, aux compétences ou aux outils s’effacent.

Anthony Same, le patron de ST Digital qui veut bâtir un cloud africain : « Rêvez ! Il n’y a pas de limite » « Là où l’on pouvait encore se fixer des limites de compétences ou de savoir, ces limites sont en train de tomber. C’est donc une formidable opportunité pour la jeunesse africaine », estime-t-il.

Ce message résonne avec l’ambition de ST Digital : bâtir des infrastructures africaines, mais aussi encourager une génération capable de créer, d’innover et de prendre sa place dans l’économie numérique mondiale.

Avec le Data Center souverain de Nkok, ST Digital veut ainsi montrer qu’un autre récit numérique africain est possible : celui d’entreprises capables de mobiliser du capital, de structurer des projets industriels lourds, de bâtir des infrastructures critiques et de participer concrètement à la souveraineté numérique du continent.

Par Digital Business Africa

Dialogue sur l’ IA : Le Tchad multiplie les contacts à Genève

[DIGITAL Business Africa] – Représentation distinguée pour deux pays de la sous-région Afrique centrale à Genève. Eh oui, le Tchad et le Gabon ont participé au premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle organisé par l’ ONU du 6 au 7 juillet 2026. Le ministre tchadien des Télécommunications, Haliki Choua Mahamat, a multiplié les rencontres avec quelques-uns de ses homologues en marge des travaux.

À commencer par l’ entretien avec le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation du Gabon, Mark-Alexandre Doumba, avec qui il a discuté de l’intégration numérique en zone CEMAC, l’annulation du free roaming. Les deux acteurs du numérique ont convenu d’ une réunion de concertation à Libreville.

Haliki Choua Mahamat va aussi s’entretenir avec le ministre des Postes et Télécommunications du Cambodge, Chea Vandeht, qui va informer Haliki Choua Mahamat de l’organisation du Sommet des chefs d’État des pays membres de la Francophonie à Phnom-Penh. Haliki Choua Mahamat recevra une invitation pour la FRANCOTECH, une réunion pour aborder la question de la technologie dans les pays francophones.

Autre acteur clé du numérique rencontré : le ministre en charge de l’économie numérique du Sénégal, Samba Diouf, avec qui il a eu des discussions sur les approches communes pour faire entendre la voix de l’Afrique lors des prochaines rencontres sur les technologies.

Par Jean Materne Zambo, source : MPEN

Dialogue sur l’IA : Synergie prometteuse entre le Maroc et le Nigeria dans le domaine du Numérique

[DIGITAL Business Africa] – Amal El Fallah Seghrouchni revient de Genève avec un écrin précieux. La ministre déléguée auprès du Chef du Gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration et le Dr. Bosun Tijani, ministre des Communications, de l’Innovation et de l’Économie numérique de la République fédérale du Nigeria, ont effectué un premier pas important dans le cadre d’une coopération future.

À l’occasion du Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA tenu du 6 au 7 juillet 2026, les deux personnalités ont pu engager des discussions sur les perspectives de partenariat entre le Maroc et le Nigeria. Les domaines visés par cette coopération sont la transformation numérique, des télécommunications,  l’intelligence artificielle et le développement des infrastructures numériques.

Lors des échanges, les deux personnalités ont également abordé les enjeux liés à la gouvernance et à la souveraineté numérique. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer les échanges d’expertise et de promouvoir des initiatives conjointes en faveur de l’innovation, au service des citoyens et du développement durable.

Le Dialogue mondial sur la gouvernance de l’Intelligence artificielle a été aussi l’occasion pour la ministre déléguée auprès du Chef du Gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration de présenter le D4SD Hub, initiative portée par le Royaume du Maroc visant à renforcer les synergies numériques entre les pays africains et arabes.

Basé à Rabat, le Hub Morocco Digital for Sustainable Development (D4SD) est un centre d’excellence arabo-africain en intelligence artificielle et science des données. L’infrastructure a été lancée en partenariat avec le PNUD, et vise à accélérer la transformation numérique et à déployer des solutions technologiques inclusives en Afrique et dans le monde arabe.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie Digital Morocco 2030. Ses missions principales comprennent. L’investissement global du projet s’élève à s’élève à 38 millions de dollars (environ 380 millions de dirhams).

Par Jean Materne Zambo

 

Droit d’auteur : Meta devra payer la Presse française pour ses contenus qu’il exploite, quid de l’ Afrique ?

[DIGITAL Business Africa] – Meta doit passer à la caisse en France. Si dans certains pays, la filouterie médiatique du groupe passe, en France, elle trépasse. L’Autorité de la concurrence française a ordonné, ce mercredi 7 juillet 2026, à Meta de « négocier de bonne foi » avec les journaux et les agences de presse pour les rémunérer.

L’autorité juge que les pratiques de Meta peuvent constituer « un abus de position dominante ». Selon l’autorité, cette négociation devra couvrir la période de reprise des contenus de presse depuis début 2025.

« Les pratiques de Meta sont de nature à renforcer la situation de précarité d’une grande partie des éditeurs et agences de presse, car ils se voient privés de ressources essentielles », justifie l’Autorite, en exigeant que Meta communique “sous 15 jours les informations utiles aux parties pour mener à bien les négociations”

L’autorité s’appuie sur la directive européenne de 2019, qui consacre aux journaux, magazines ou agences de presse le droit de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont réutilisés par les géants du numérique.

Pour rappel, l’Autorité avait été saisie en 2025 par l’Apig (Alliance de la presse d’information générale) et DVP (Droits voisins de la presse), deux organismes collectifs qui regroupent des centaines de médias français.

L’Apig représente près de 300 quotidiens nationaux et locaux. DVP a pour sa part la mission de collecter et répartir les droits voisins entre ses adhérents, qui représentent 900 publications et agences de presse (dont l’AFP).

En Afrique, pourtant, la gestion du droit d’auteur par Meta demeure inexistant. Aucun accord général pour rémunérer les médias africains dont les articles sont partagés sur ses plateformes. l’IA de Meta (Meta AI) utilise et intègre des contenus dz supports médiatiques.

Cela se fait à deux niveaux principaux : l’entraînement des modèles et la recherche d’informations en temps réel. Un mécanisme qui permet à Meta AI de vous fournir des actualités fraîches ou des faits sourcés directement depuis ces médias

Concernant les mécanismes de protection, les créateurs de contenu en Afrique possèdent leurs droits automatiquement. Meta utilise des outils automatisés comme Rights Manager pour protéger la musique, les vidéos et les images, permettant aux ayants droit de bloquer ou monétiser les republications non autorisées.

Par Jean Materne Zambo

 

Cameroun : CAMTEL et Amazon Web Services (AWS) explorent un partenariat stratégique dans le Cloud, l’IA et le Satellite

[DIGITAL Business Africa] – L’opérateur historique des télécommunications au Cameroun, CAMTEL, a reçu une délégation de haut niveau du géant américain Amazon Web Services (AWS). Au menu des échanges : la transformation numérique du pays grâce au cloud de pointe, à l’intelligence artificielle et aux technologies satellitaires.

L’écosystème numérique camerounais franchit une nouvelle étape vers l’innovation de rupture. Cameroon Telecommunications (CAMTEL) a officiellement annoncé l’ouverture de discussions stratégiques avec Amazon Web Services (AWS), leader mondial du cloud computing. Une séance de travail de haut niveau s’est tenue à cet effet à Yaoundé entre les dirigeants de l’opérateur public et une délégation de la filiale d’Amazon dédiée à l’Afrique.

La délégation d’AWS Africa était représentée par Mme Raya NASSAR et M. NAIDOO Terrence. Signe de l’importance géopolitique et économique de cette rencontre, les échanges se sont déroulés en présence de Mme Antoinette Manyaga, représentante des services TIC de l’ambassade des États-Unis au Cameroun.

Le triptyque technologique : Satellite, Cloud et IA

Les discussions entre les deux entités ont jeté les bases d’une future collaboration qui s’articule autour de trois piliers technologiques majeurs, essentiels pour l’avenir numérique de la sous-région :

  • Les technologies satellitaires : Pour améliorer la connectivité dans les zones reculées et renforcer les infrastructures existantes de CAMTEL.
  • Les solutions Cloud de pointe : Afin d’offrir aux entreprises et administrations camerounaises des capacités de stockage et de traitement de données ultra-sécurisées et flexibles.
  • L’Intelligence Artificielle (IA) : Pour moderniser les services, optimiser les réseaux de l’opérateur et proposer des solutions innovantes aux clients finaux.

« Ensemble, CAMTEL et AWS étudient les synergies possibles pour accélérer la transformation numérique au Cameroun et offrir le meilleur de l’innovation à nos clients », a indiqué le top management de l’opérateur historique.

Vers une accélération de la transformation numérique

Pour CAMTEL, ce rapprochement avec AWS s’inscrit en droite ligne de sa stratégie de modernisation de ses infrastructures et de diversification de son portefeuille de services. En s’appuyant sur l’expertise technologique d’un géant comme Amazon, l’opérateur camerounais ambitionne de devenir un hub numérique incontournable en Afrique centrale.

Ce partenariat, s’il se concrétise par des accords fermes, permettra également de booster l’adoption du cloud au sein de l’administration publique et du secteur privé camerounais, tout en stimulant l’écosystème local des startups technologiques.

Par Digital Business Africa

 

Digital Business Africa s’impose comme le carrefour incontournable des décideurs tech avec plus d’un million d’impressions sur Google en juin

[DIGITAL Business Africa] – Le média de référence de l’économie numérique et de la tech en Afrique, Digital Business Africa, confirme la solidité de son audience sur le moteur de recherche Google. Selon les données récentes de la Google Search Console, la plateforme a enregistré plus de 1,05 million d’impressions en juin 2026. Ces chiffres confirment la place croissante de Digital Business Africa comme carrefour d’audience qualifiée pour les décideurs, les experts et les marques du numérique en Afrique.

Par la Rédaction

La constance dans la performance. C’est le principal enseignement qui se dégage de l’analyse des statistiques de visibilité de Digital Business Africa pour le mois de juin 2026. Avec précisément 1,05 million d’impressions web, le média consolide sa position d’acteur incontournable pour quiconque s’intéresse à la transformation digitale, aux innovations technologiques et aux opportunités d’affaires sur le continent africain. À ces chiffres s’ajoutent près de 15 000 décideurs, pros, experts et passionnés du numérique qui reçoivent quotidiennement nos newsletters et flux RSS.

Une audience qualifiée, au cœur de l’écosystème digital africain

Derrière ces indicateurs, il y a une réalité éditoriale et communautaire : Digital Business Africa atteint chaque mois des milliers de lecteurs à forte valeur ajoutée. Dirigeants de telcos, responsables IT, décideurs publics, fondateurs de startups, fintechs, experts data, régulateurs et consultants y trouvent de l’actualité, des analyses et des décryptages sur les TIC, l’IA, les datacenters, la fintech, l’e-gouvernance et les politiques numériques en Afrique.

Au-delà de cette forte visibilité (le fait d’apparaître plus d’un million de fois dans les résultats des internautes), le site a généré un engagement direct important, avec 7,24K clics web par mois. Cette performance s’inscrit dans la lignée de la dynamique amorcée en début d’année, où le média flirtait déjà avec les sommets (1,06 million d’impressions et 7,82K clics en janvier). Cette régularité, malgré les fluctuations habituelles des algorithmes de Google et la saisonnalité du web, démontre l’intérêt persistant pour l’information technologique de qualité en Afrique.

Des performances qui traduisent l’utilité de nos contenus

Atteindre plus d’un million d’impressions sur Google en un seul mois, c’est la preuve que nos articles répondent à des requêtes clés des professionnels du numérique. Les plus de 7 000 clics enregistrés témoignent d’un réel intérêt pour nos dossiers, interviews, enquêtes et analyses de fond. Autrement dit, nos contenus ne sont pas seulement visibles : ils sont consultés, lus et partagés par une audience engagée.

De plus, l’indicateur relatif au renouvellement du contenu reste au vert. Google Search Console estime à 1,5K le nombre de pages ayant généré leurs premières impressions ce mois-ci. Ce chiffre témoigne du travail de production éditoriale continu des équipes de Digital Business Africa, qui enrichissent quotidiennement la plateforme de nouveaux articles, cartographies et dossiers exclusifs.

Pourquoi collaborer avec Digital Business Africa aujourd’hui ?

Pour les acteurs du numérique, ces performances sont une opportunité concrète de visibilité ciblée :

  • Marque employeur : toucher des talents et profils tech à l’échelle du continent.
  • Leadership d’opinion : positionner vos experts à travers des tribunes, interviews et dossiers sponsorisés.
  • Lancement de produits et services : bénéficier d’un média de référence pour amplifier vos annonces.
  • Communication institutionnelle : valoriser des programmes publics, projets de transformation digitale et initiatives d’e-gouvernance.

Une plateforme d’influence au service des transformations digitales

Digital Business Africa s’impose progressivement comme un média de référence pour comprendre et accompagner les mutations numériques en Afrique. Nos performances sur Google et Google Actualités renforcent notre mission : connecter les acteurs, donner de la visibilité aux innovations et éclairer les décisions stratégiques.

Appel aux pros du numérique

Vous êtes une entreprise tech, une fintech, un opérateur télécom, une institution publique, un cabinet de conseil ou une startup en quête de visibilité qualifiée en Afrique ? Rejoignez l’écosystème Digital Business Africa. Tribunes d’experts, partenariats éditoriaux, dossiers sponsorisés, interviews, visibilité événementielle : faisons rayonner ensemble vos projets là où l’audience professionnelle se trouve déjà.

[ Ciblez votre communication en publiant sur Digital Business Africa – Touchez près de 15 000 pros et décideurs des TIC, des Télécoms et du Numérique en Afrique. Tous abonnés à notre newsletter quotidienne. Écrivez-nous à : [email protected]. Tél : +237 674 61 01 68 ]

Rejoignez notre chaîne WhatsApp : https://digt.al/DBA

Rejoignez également notre canal Telegram : https://t.me/digitalbusinessafrica

Par Digital Business Africa

 

Jean-Francis Ahanda : « La souveraineté numérique ne se décrète pas, elle se construit avec l’État »

[DIGITAL Business Africa] – Quelques jours après l’inauguration par le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema du Data Center souverain de ST Digital dans la Zone économique spéciale de Nkok, Jean-Francis Ahanda, CTO du Groupe ST Digital et DG des filiales Datacenter Services, revient pour Digital Business Africa sur les enjeux stratégiques de cette infrastructure.

Financement africain, choix de Nkok, certification, hébergement des données régaliennes, cloud souverain, cybersécurité, intelligence artificielle et ambition panafricaine : il explique comment ST Digital veut faire de ce site un maillon clé de la souveraineté numérique du Gabon et, au-delà, de l’Afrique centrale.

Digital Business Africa : C’est le président gabonais en personne, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a inauguré le Data Center souverain, présenté comme stratégique et installé dans la Zone économique spéciale de Nkok. Comment ST Digital est-il parvenu à faire déplacer le président gabonais  pour cette inauguration officielle ?

Jean-Francis Ahanda : Ce n’est pas ST Digital qui a “fait déplacer” le Chef de l’État c’est la nature stratégique du projet qui a justifié sa présence.

Un data center souverain de niveau Tier III dans une zone économique spéciale n’est pas un projet d’entreprise ordinaire : c’est une infrastructure critique nationale, au même titre qu’un port ou une centrale électrique.

Ce projet est en droite ligne avec le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030 présenté par Le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema lors de la treizième édition de l’Africa CEO Forum qui a eue lieu les 14 et 15 mai a Kigali au Rwanda et qui était placée sous le thème : « L’Impératif d’Échelle : pourquoi l’Afrique doit embrasser la copropriété partagée »

Nous avons construit ce projet en dialogue constant avec les autorités gabonaises dès sa conception, GSEZ, les régulateurs, les ministères concernés parce que la souveraineté numérique ne se décrète pas dans un communiqué, elle se construit avec l’État.

La présence du Président à l’inauguration est la reconnaissance de cet alignement entre une ambition publique de souveraineté numérique et une réalisation privée qui la concrétise. »

Digital Business Africa : Quel est le montant réel de l’investissement consenti pour ce Data Center souverain et pourquoi avoir choisi de ne pas communiquer un chiffre précis à ce stade ?

Jean-Francis Ahanda : Je comprends la question, mais je vais rester prudent à ce stade, pas par opacité, mais par discipline.

Nous sommes encore dans une phase de structuration financière et de montée en charge du site, et communiquer un chiffre isolé, sans le contextualiser (phases de déploiement, montants déjà décaissés, engagements futurs), risquerait de donner une image incomplète ou trompeuse.

Ce que je peux dire, c’est qu’il s’agit d’un investissement pluriannuel et structurant, à la hauteur d’une infrastructure de niveau Tier III avec redondance électrique, climatisation de précision et sécurité physique de niveau bancaire.

Nous communiquerons des chiffres consolidés le moment venu, avec nos partenaires financiers.

Digital Business Africa : ST Digital laisse entendre que cet investissement a été mobilisé auprès d’un fonds souverain africain. Que révèle ce mode de financement sur la capacité de l’Afrique à financer elle-même ses infrastructures numériques critiques ?

Jean-Francis Ahanda :  C’est exactement le signal que nous voulons envoyer. Pendant longtemps, le récit dominant a été que l’infrastructure numérique lourde en Afrique ne pouvait être construite qu’avec des capitaux étrangers.

Faire appel à un financement d’origine africaine pour un actif aussi stratégique qu’un data center souverain, c’est démontrer que l’écosystème financier du continent a atteint une maturité suffisante pour porter ce type de projet.

Cela ne veut pas dire que nous nous fermons aux partenariats internationaux, mais cela prouve qu’il existe désormais une alternative crédible au tout-extérieur, notamment pour les actifs jugés critiques pour la sécurité nationale des données.

Digital Business Africa : Pourquoi le choix de la Zone économique spéciale de Nkok pour implanter ce Data Center ? Quels avantages ce site offre-t-il en matière de connectivité, d’énergie, de sécurité et d’accès au marché gabonais ou sous-régional ?

Jean-Francis Ahanda : Le choix de Nkok répond à une logique d’infrastructure, c’est une zone économique spéciale, donc un environnement déjà sécurisé et régulé, avec un cadre juridique stable pour les investisseurs.

Sur le plan énergétique, la zone bénéficie d’une alimentation électrique dimensionnée pour des usages industriels, ce qui est indispensable à un data center qui doit garantir une disponibilité proche de 100 %.

Sur le plan de la connectivité, Nkok est à proximité des axes de fibre qui desservent Libreville et se raccorde à nos points de présence régionaux, ce qui nous permet d’offrir une latence compétitive aussi bien pour le marché gabonais que pour la sous-région CEMAC.

Enfin, la sécurité physique du site, contrôle d’accès, vidéosurveillance, zone clôturée, s’appuie sur le périmètre déjà sécurisé de la zone économique elle-même, ce qui renforce notre dispositif de sécurité propre.

Digital Business Africa : Le Data Center est présenté comme certifié ISO 2700. Concrètement, qu’est-ce que cela garantit aux administrations, banques, opérateurs télécoms, entreprises et institutions qui souhaitent y héberger leurs données et à quand la certification aux standards Tier III?

Jean-Francis Ahanda : L’ISO/IEC 27002, ce sont 93 mesures de sécurité couvrant la gouvernance de l’information, le contrôle d’accès, la gestion des incidents, la continuité d’activité et la protection physique des installations. Concrètement, pour une banque, un opérateur télécom ou une administration, cela signifie que leurs données ne sont pas seulement stockées dans un bâtiment sécurisé, mais aussi gérées selon des processus audités et documentés, qui précisent ce que fait qui, à quoi accède qui, et comment réagir en cas d’incident.

C’est la garantie qu’on ne parle pas d’un simple local technique, mais d’un système de management de la sécurité de l’information à part entière.

Concernant les certifications, que ce soit TIA942 Rated 3 ou Tier III, la certification  par l’Uptime Institute est un processus qui se déroule en plusieurs étapes — conception, construction, puis exploitation — et nous sommes engagés dans cette démarche.

Le site a été conçu dès l’origine selon les standards Tier III [redondance N+1, double chemin électrique, climatisation de précision], et nous visons la certification formelle dans les prochains mois, une fois les phases d’exploitation stabilisées

Digital Business Africa : ST Digital affirme vouloir contribuer à la souveraineté numérique du Gabon. Quels types de données ou de services devraient, selon vous, être prioritairement hébergés localement pour que cette souveraineté devienne effective ?

Jean-Francis Ahanda :  Je serais direct : la priorité absolue, ce sont les données régaliennes, l’état civil, la fiscalité, la santé publique, les données biométriques et les systèmes de paiement interbancaires.

Ce sont des données dont la localisation à l’étranger expose le pays à des risques juridiques et opérationnels disproportionnés : un litige commercial, une sanction internationale, ou même une simple coupure de service chez un hébergeur étranger, et c’est la continuité de l’État qui est en jeu.

Ensuite viennent les données des secteurs stratégiques : banques, télécoms, énergie  pour lesquels la réglementation locale, notamment via l’APDPVP, impose déjà des exigences de protection.

La souveraineté numérique ne devient réelle que lorsque ces catégories de données quittent les infrastructures étrangères pour être hébergées, traitées et sauvegardées ici, sous le droit gabonais.

Digital Business Africa : Au-delà de l’hébergement, quels services ST Digital compte-t-il proposer depuis ce Data Center ?

Jean-Francis Ahanda :  L’hébergement et la colocation sont la base, pas l’objectif final.

Vous pouvez accéder a nos offres d’hébergement via https://cloudstore.africa

Depuis ce site, nous déployons une offre cloud souveraine complète, avec infrastructure virtualisée, sauvegarde et plan de reprise d’activité, et cybersécurité managée avec supervision 24/7.

Nous y adossons également nos capacités de connectivité transit IP et d’interconnexion régionale, afin que les entreprises et opérateurs gabonais bénéficient d’un point d’ancrage local plutôt que de dépendre de liens internationaux.

Ce site accueillera aussi des capacités de calcul pour l’intelligence artificielle souveraine, dans la continuité de nos travaux menés par ailleurs sur des plateformes IA pour le secteur public.

Digital Business Africa : Quels sont les objectifs de ST Digital à moyen terme avec cette infrastructure ?

Jean-Francis Ahanda :  Trois objectifs structurent notre feuille de route.

Premièrement, faire de Nkok une référence régionale en matière de sécurité et de disponibilité, au point que les entreprises et institutions de la sous-région CEMAC considèrent l’hébergement local comme une évidence plutôt qu’une exception.

Deuxièmement, consolider l’écosystème numérique gabonais, avec les administrations, les banques et les opérateurs, autour d’une infrastructure commune, plutôt que chacun bâtisse isolément sa propre solution de repli à l’étranger.

Troisièmement, faire de ce data center un maillon de notre réseau panafricain aux côtés de nos sites au Cameroun, en Côte d’Ivoire, et de nos infrastructures au Congo et au Togo pour que la donnée africaine puisse circuler entre pays africains sans jamais quitter le continent.

C’est cette vision d’un cloud véritablement panafricain, porté par des Africains, qui donne du sens à l’investissement que nous avons fait à Nkok.

Propos recueillis par Beaugas Orain DJOYUM

POESAM 2026 : INTELLIBRA, NDEMRI, IDEM et GAIACORE remportent 19,5 millions de F.CFA et représenteront le Cameroun à la finale internationale

[DIGITAL Business Africa] – Le Cameroun tient ses champions pour la finale internationale du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM 2026). À l’issue de la grande finale nationale de la 16ᵉ édition, organisée ce 06 juillet 2026 au Best Western de Douala, le Grand Jury a dévoilé les quatre lauréats camerounais parmi les projets sélectionnés après trois semaines de compétition et 578 candidatures enregistrées.

Le premier prix revient à Juvis Anzia, porteuse du projet INTELLIBRA, une solution de dépistage précoce du cancer du sein.

Le deuxième prix est attribué à Isaac Touza et à NDEMRI, une innovation agritech conçue pour aider les agriculteurs à prendre de meilleures décisions, même sans connexion Internet.

Le troisième prix est attribué à Arolle Aguekeng, avec IDEM, une plateforme destinée à simplifier le parcours entrepreneurial.

Le Prix Spécial Féminin récompense Murielle Kombou Komga pour GAIACORE, une solution d’irrigation intelligente fondée sur l’intelligence artificielle, l’énergie solaire et le fonctionnement hors connexion.

Au total, les quatre lauréats se partagent 19,5 millions de F.CFA : 8 millions de F.CFA pour le premier prix, 4,5 millions de F.CFA pour le deuxième prix, 3,5 millions de F.CFA pour le troisième prix et 3,5 millions de F.CFA pour le Prix Spécial Féminin.

Ils bénéficieront également d’un accompagnement personnalisé de six mois à Orange Digital Center, avec un appui technique, entrepreneurial et financier pour accélérer la maturation de leurs solutions.

Une finale placée sous le signe de l’impact social

La cérémonie était présidée par Patrick Benon, directeur général d’Orange Cameroun, en présence de plusieurs acteurs majeurs de l’écosystème entrepreneurial, technologique et financier. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment Abakal Mahamat, administrateur-directeur général de BGFIBank Cameroun, partenaire de référence de cette édition ; Rebecca Enonchong, vice-présidente de la Chambre de commerce internationale et membre du jury ainsi que Bony Dashaco, PDG de DASHACO Holdings, lui aussi membre du jury.

Dans un contexte où de nombreuses start-up camerounaises peinent encore à passer du prototype au marché, l’enjeu du POESAM dépasse la simple remise de prix : il s’agit d’identifier, de structurer, de financer et d’accompagner des solutions capables de répondre à des problèmes concrets.

Le POESAM, lancé par Orange en 2011, récompense les projets entrepreneuriaux qui utilisent les technologies numériques pour répondre à des défis sociaux et environnementaux en Afrique et au Moyen-Orient. Pour l’édition 2026, Orange a particulièrement encouragé les projets intégrant l’intelligence artificielle, la data ou la cybersécurité, avec un processus en deux phases : une sélection nationale dans chaque pays participant, puis une compétition internationale entre les lauréats nationaux.

Les autres finalistes : une génération de solutions ancrées dans les réalités camerounaises

Au-delà des quatre lauréats dont vous retrouvez le projet et leur porteur sur Digital Business Africa, la 16ᵉ édition du POESAM Cameroun a révélé une diversité de projets qui confirment la montée en puissance d’un entrepreneuriat technologique orienté vers les problèmes réels.

Dans l’agriculture et l’élevage, FARMEASE, porté par Olive Pélagie Tagne Youbi, s’inscrit dans la rationalisation des exploitations agropastorales. Le projet répond aux défis liés au suivi, à l’organisation et à l’optimisation des activités agricoles et pastorales.

Avec NDEMRI et GAIACORE, il montre que l’agritech camerounaise ne se limite plus à la simple mise en relation, mais cherche désormais à intégrer les données, l’automatisation et l’aide à la décision.

Dans le domaine de la santé, DAMU AI, porté par Francis Ngouana, s’attaque à la gestion des stocks de sang et à la mise en relation avec les donneurs. Le problème est connu : les banques de sang font face à des ruptures de stock, des difficultés de prévision, des délais de mobilisation et, parfois, une mauvaise adéquation entre les besoins des patients et la disponibilité des donneurs. En utilisant des algorithmes prédictifs, DAMU AI vise à améliorer la planification, à réduire les pertes et à accélérer la réponse en cas d’urgence.

Dans le domaine de l’accessibilité, BLIND AID, porté par Rudolf Ndelli Motombi, vise à sécuriser les déplacements des personnes malvoyantes grâce à la vision par ordinateur et aux capteurs.

Le projet répond à un défi quotidien : l’autonomie de mobilité dans des environnements urbains souvent peu adaptés aux personnes vivant avec un handicap visuel. Une telle solution peut faciliter les déplacements, réduire les risques d’accidents et renforcer l’inclusion dans les espaces publics, scolaires et professionnels.

Toujours dans l’optique de l’inclusion, INCLUSIGN, porté par Frédérique Yaka, propose une solution de traduction en temps réel en langue des signes grâce à des modèles de deep learning embarqués.

Le problème abordé est celui de la barrière de communication entre les personnes sourdes ou malentendantes et leur environnement. Dans les administrations, les écoles, les hôpitaux ou les entreprises, une telle solution peut contribuer à rendre les services plus accessibles.

Dans les transports et la logistique, MBOLECITY, porté par Abraham Atangana, s’intéresse à la mobilité urbaine et à la livraison locale. Le projet répond aux défis liés au déplacement, à l’organisation des courses, au suivi des livraisons et à l’optimisation du dernier kilomètre dans les métropoles.

Dans des villes marquées par les embouteillages, l’informalité des circuits logistiques et la croissance du commerce en ligne, ce type de solution peut améliorer l’efficacité des services de proximité.

Dans l’emploi, JOBBER 237, porté par Jaël Calvin Ngouzong N., vise à structurer l’accès aux services de proximité et à lutter contre le sous-emploi des jeunes. Le projet répond au besoin de faciliter la mise en relation entre les personnes qui recherchent des prestations ponctuelles et celles qui disposent de compétences disponibles. Dans un marché de l’emploi marqué par l’informalité, cette approche peut aider à rendre les compétences visibles, à créer de nouvelles opportunités et à professionnaliser les petits services.

Dans le domaine de l’éducation, LECALEPIN, porté par Karla Boland, propose de numériser le suivi administratif et pédagogique des établissements scolaires. La solution répond à des problèmes fréquents : gestion papier des informations, suivi dispersé des élèves, communication limitée entre les établissements et les parents, manque d’outils de pilotage pour les responsables scolaires. En numérisant ces processus, LECALEPIN peut contribuer à améliorer la gouvernance scolaire et la qualité du suivi pédagogique.

Dans l’environnement, IGLOBE AI, porté par Nestor Kindzeka, mobilise les données géospatiales pour la gestion des ressources naturelles. Le projet s’inscrit dans un contexte où les décideurs ont besoin de mieux suivre l’évolution des terres, des ressources, des zones à risque et des impacts environnementaux. L’usage de l’intelligence artificielle et des données géospatiales peut aider à mieux comprendre les territoires, à anticiper certains risques et à appuyer les politiques de gestion durable.

Une édition dominée par l’IA utile et le fonctionnement hors connexion

Un enseignement majeur se dégage de cette édition : les start-up camerounaises ne se contentent plus de reproduire des modèles numériques importés. Elles adaptent la technologie aux contraintes locales.

Plusieurs projets finalistes intègrent l’intelligence artificielle, mais une IA appliquée à des besoins concrets : dépistage du cancer, irrigation, conseil agricole, gestion du sang, accessibilité, langue des signes, environnement ou entrepreneuriat.

Autre tendance forte : le fonctionnement hors connexion. NDEMRI et GAIACORE montrent que l’innovation utile au Cameroun doit pouvoir servir les populations dans les zones où Internet est peu disponible, instable ou coûteux. Le numérique d’impact ne peut donc pas se limiter aux grandes villes. Il doit être conçu pour les agriculteurs, les patients, les écoles, les petites entreprises, les personnes handicapées et les communautés rurales.

Vers la finale internationale

Les quatre lauréats camerounais vont désormais représenter le pays en finale internationale du POESAM. Ils défendront leurs innovations face aux vainqueurs des autres pays d’Orange en Afrique et au Moyen-Orient. L’objectif est clair : porter haut les couleurs de l’entrepreneuriat camerounais et démontrer que les solutions développées localement peuvent relever des défis africains majeurs.

Pour Orange Cameroun, cette édition confirme le rôle stratégique d’Orange Digital Center en tant que plateforme d’accompagnement des talents, de maturation des projets et de connexion entre start-ups, grandes entreprises, institutions, investisseurs et experts.

Pour l’écosystème camerounais, elle rappelle surtout une évidence : l’innovation devient réellement transformatrice lorsqu’elle part des problèmes du terrain.

Avec INTELLIBRA, NDEMRI, IDEM et GAIACORE, le Cameroun envoie à la finale internationale quatre projets portant sur la santé, l’agriculture, l’entrepreneuriat, l’eau, l’intelligence artificielle, l’inclusion et la souveraineté numérique.

Quatre projets différents, mais portés par une même ambition : utiliser la technologie pour résoudre des problèmes concrets et améliorer durablement la vie des populations.

Par Digital Business Africa

GAIACORE : Murielle Kombou Komga veut économiser l’eau grâce à une IA autonome

[DIGITAL Business Africa] – Le Prix Spécial Féminin du POESAM 2026 revient à Murielle Kombou Komga pour GAIACORE.

C’est le verdict du jury à l’issue de la grande finale nationale de la 16ᵉ édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM 2026) organisée ce 06 juillet 2026 au Best Western de Douala.

GAIACORE est une innovation au service de l’agriculture durable. La solution s’appuie sur une intelligence artificielle d’agent fonctionnant hors connexion et sur des nœuds solaires intelligents pour transformer les données agricoles en actions concrètes. Son objectif : piloter l’irrigation de manière autonome et permettre jusqu’à 40 % d’économie d’eau.

GAIACORE répond à un enjeu critique : la gestion de l’eau en agriculture. Dans de nombreuses exploitations, l’irrigation reste manuelle, approximative ou dépendante de l’expérience du producteur. Résultat : des pertes d’eau importantes, une répartition inégale de l’humidité, des rendements fragilisés et une forte exposition aux aléas climatiques.

En combinant des capteurs, l’énergie solaire, l’IA embarquée et le fonctionnement hors connexion, GAIACORE propose une approche adaptée aux réalités rurales. Les nœuds intelligents peuvent collecter des données sur la parcelle, les analyser localement et déclencher des actions sans attendre une connexion au cloud. Cette architecture est particulièrement pertinente dans les zones où l’accès à l’électricité et à Internet demeure instable.

Le projet de Murielle Kombou Komga est donc à la croisée de plusieurs priorités : agriculture intelligente, économie d’eau, résilience climatique, autonomie énergétique et souveraineté technologique. Il montre aussi que les femmes entrepreneures camerounaises occupent une place croissante dans les secteurs les plus techniques de l’innovation.

Grâce à cette distinction, Murielle Kombou Komga bénéficie d’un financement de 3,5 millions de F.CFA et d’un accompagnement de six mois au sein de l’Orange Digital Center. L’enjeu sera d’industrialiser les tests, de mesurer les économies d’eau pour différentes cultures, d’améliorer la fiabilité des nœuds solaires et de construire une offre accessible aux petits et moyens producteurs.

Par Digital Business Africa

Arolle Aguekeng, 3e prix POESAM 2026, veut simplifier la création d’entreprise avec IDEM

[DIGITAL Business Africa] – Le troisième prix POESAM 2026 est attribué à Arolle Aguekeng pour IDEM, une solution visant à rendre la création d’entreprise plus simple, plus structurée et plus accessible. Le projet part d’un constat : beaucoup de porteurs d’idées ne passent jamais à l’étape de l’entreprise, faute d’accompagnement, de méthode, d’outils, de ressources techniques ou de moyens financiers.

Le projet a donc retenu l’attention du jury qui l’a sélectionné à l’issue de la grande finale nationale de la 16ᵉ édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM 2026) organisée ce 06 juillet 2026 au Best Western de Douala.

IDEM accompagne les porteurs de projets à chaque étape de leur parcours entrepreneurial : élaboration du business plan, construction de l’identité visuelle, création d’un site web, développement d’une application et déploiement sur des serveurs africains.

La solution répond ainsi à plusieurs problèmes rencontrés par les jeunes entrepreneurs : difficulté à formaliser une idée, manque de compétences en stratégie, faible accès aux services numériques professionnels, coûts élevés de développement, dépendance à des prestataires dispersés et absence d’un accompagnement intégré.

Le projet est important parce qu’il ne se limite pas à la production de documents. Il cherche à créer un environnement propice à l’action. Pour un entrepreneur, avoir une idée ne suffit pas. Il faut la structurer, la présenter, la rendre visible, la tester, la vendre et la transformer en activité. IDEM veut précisément réduire la distance entre l’idée et le marché.

Le choix d’un déploiement sur des serveurs africains confère une dimension de souveraineté numérique. À l’heure où les entreprises africaines dépendent fortement d’infrastructures hébergées hors du continent, ce positionnement peut contribuer à renforcer la maîtrise locale des données, des outils et des services numériques.

Avec son troisième prix, Arolle Aguekeng reçoit un financement de 3,5 millions de F.CFA et un accompagnement de six mois à l’Orange Digital Center. Cette incubation pourra l’aider à affiner son offre, à tester la plateforme auprès de vrais porteurs de projets, à structurer son modèle économique et à nouer des partenariats avec des incubateurs, des écoles, des programmes d’entrepreneuriat et des institutions d’accompagnement des PME.

Par Digital Business Africa

NDEMRI : Isaac Touza met l’IA, les capteurs et les SMS au service des agriculteurs

[DIGITAL Business Africa] – Le deuxième prix POESAM 2026 revient à Isaac Touza pour NDEMRI, une solution qui met l’innovation numérique au service de l’agriculture.

Verdict du jury à l’issue de la grande finale nationale de la 16ᵉ édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM 2026) organisée ce 06 juillet 2026 au Best Western de Douala.

Son pari est simple : permettre aux agriculteurs de prendre de meilleures décisions, même lorsqu’ils n’ont pas accès à Internet.

NDEMRI combine l’intelligence artificielle, les capteurs et les SMS pour fournir des analyses précises et des conseils adaptés aux producteurs. La solution répond à un problème très concret : dans plusieurs zones rurales, les agriculteurs disposent de peu de données fiables sur les sols, l’eau, la météo, les maladies des cultures, les besoins des plantes ou les bonnes pratiques agricoles. Ils doivent souvent décider à l’instinct, avec des moyens limités, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, la variabilité des saisons et l’accès inégal aux services de conseil agricole.

Le choix du SMS est stratégique. Il permet de toucher les agriculteurs qui ne disposent ni de smartphone, ni de connexion Internet stable, ni de forfait data. En intégrant des capteurs, NDEMRI peut collecter des données de terrain.

En mobilisant l’intelligence artificielle, la solution peut transformer ces données en recommandations pratiques : quand arroser, comment interpréter l’état d’une parcelle, quelles mesures prendre face à certains risques, ou encore comment optimiser les intrants.

Le projet illustre une forte tendance de l’innovation camerounaise : concevoir des solutions “offline first”, capables de fonctionner dans des environnements à faible connectivité. Pour le monde agricole, cette approche est essentielle. Une innovation qui exige une connexion permanente risque précisément d’exclure les producteurs qui en ont le plus besoin.

Isaac Touza reçoit un financement de 4,5 millions de F.CFA et un accompagnement personnalisé de six mois à Orange Digital Center.

L’enjeu sera d’améliorer la robustesse technique de NDEMRI, d’élargir les cas d’usage agricoles, de tester la solution auprès de producteurs et de préparer un modèle de diffusion adapté aux coopératives, aux organisations paysannes, aux collectivités territoriales et aux acteurs de l’agriculture intelligente.

Par Digital Business Africa

INTELLIBRA : Juvis Anzia veut rendre le dépistage du cancer du sein plus précoce et plus accessible

[DIGITAL Business Africa] – Le grand prix POESAM 2026 au Cameroun revient à Juvis Anzia pour INTELLIBRA. Résultat du jury à l’issue de la grande finale nationale de la 16ᵉ édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM 2026) organisée ce 06 juillet 2026 au Best Western de Douala.

Son projet s’attaque à un problème de santé publique majeur : l’accès limité au dépistage précoce du cancer du sein. Au Cameroun comme dans de nombreux pays africains, le dépistage reste souvent concentré dans les grandes villes, coûteux pour de nombreuses familles et parfois tardif, ce qui réduit les chances d’une prise en charge rapide.

INTELLIBRA propose une solution technologique combinant l’échographie, l’imagerie thermique et l’intelligence artificielle. L’objectif est de détecter plus tôt les anomalies suspectes, tout en rendant le dépistage plus accessible, plus abordable et moins dépendant d’infrastructures médicales lourdes. La solution vise ainsi à rapprocher le dépistage des femmes, y compris celles qui vivent loin des centres spécialisés.

L’intérêt du projet est double. Sur le plan médical, INTELLIBRA peut contribuer à renforcer la prévention en facilitant l’identification précoce de signaux d’alerte. Sur le plan social, la solution peut réduire les barrières liées au coût, à la distance, au manque d’équipements spécialisés et à la difficulté d’accès aux examens réguliers. En récompensant ce projet, le Grand Jury envoie un signal fort : la technologie peut devenir un levier de santé publique lorsqu’elle est pensée en fonction des réalités locales.

Avec son premier prix, Juvis Anzia reçoit un financement de 8 millions de F.CFA et un accompagnement de six mois à Orange Digital Center. Cette phase sera déterminante pour améliorer le prototype, consolider les validations techniques, renforcer les partenariats médicaux, préparer les tests d’usage et construire un modèle de déploiement réaliste.

Par Digital Business Africa

Burundi : Faire du Kiswahili une langue africaine de premier plan dans les technologies numériques

[DIGITAL Business Africa] – Bujumbura, ville du Burundi, devient le laboratoire de l’ IA le temps de trois jours. Le pays abrite, du 5 au 7 juillet 2026, la 3ᵉ Conférence internationale sur le Kiswahili. Les travaux s’articulent autour du thème « Le Kiswahili, le multilinguisme et l’intelligence artificielle: façonner l’avenir de la souveraineté linguistique, de la sécurité culturelle et de l’intégration régionale ».

Il était question d’explorer les moyens pour que le kiswahili ne s’adapte pas seulement à la révolution de l’IA, mais participe activement à la création des technologies qui façonneront son avenir.

À l’ouverture des travaux, Lydia Nsekera, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a rappelé dans son allocution que le kiswahili est une langue vivante, enseignée, parlée et intégrée dans la communication courante, et que les dirigeants burundais eux-mêmes en sont des fervents utilisateurs.

L’intelligence artificielle figure parmi les priorités du Burundi. Tout comme la digitalisation de l’administration publique, l’ amélioration de la qualité des services offerts aux citoyens (E-gouvernement) et le renforcement de la décentralisation et la déconcentration des services publics.

Le pays a lancé une nouvelle stratégie nationale sur l’intelligence artificielle en 2026. Elle prévoit la création de la Commission Nationale de l’Intelligence Artificielle (CNIA) et d’un Centre d’Intelligence Stratégique (CIS). Ensuite, l’Infrastructure digitale et données.

Le résultat escompté parmi tant d’autres est l’amélioration de la connectivité et gestion des données. Troisième axe: la formation, la recherche et le développement des compétences locales en IA.

Par Jean Materne Zambo

Le Sénégal aux avant-postes du dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle

[DIGITAL Business Africa] – Pour une première à l’international comme invité spécial d’un événement technologie, Samba Diouf a marqué les esprits. Le ministre des Télécommunications et du Numérique du Sénégal a co-présidé, ce 6 juillet 2026, le cluster 2 des travaux dont le thème était : « AI opportunities and implications. Bridging AI divides: Capacity-building, access and digital foundations ».

Un panel qui a mis en lumière la nécessité de réduire les fractures en matière d’accès à l’IA en investissant dans les infrastructures numériques, le développement des compétences, la recherche, les données, l’innovation locale et les mécanismes de coopération internationale.

Parmi des décideurs, partenaires et experts de l’ IA, le ministre Samba Diouf a rappelé que les pays en développement doivent être pleinement associés à la conception, à la gouvernance et au déploiement des technologies d’intelligence artificielle, afin qu’elles répondent aux réalités, aux langues et aux priorités de leurs populations.

Samba Diouf n’a pas manqué de faire étalage de la stratégie du New Deal Technologique , qui fait du développement des compétences numériques, de l’intelligence artificielle, des infrastructures numériques et de l’innovation des piliers de sa stratégie de transformation.

Le ministre des Télécommunications et du Numérique du Sénégal réaffirme son engagement en faveur d’une intelligence artificielle éthique, inclusive et accessible à tous, au service du développement durable et de la souveraineté numérique.

Lors de la session inaugurale du Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA, António Guterres, secrétaire général des Nations unies interpellé les dirigeants du monde sur le sort à venir de l’ IA.

« L’IA progresse à une vitesse fulgurante. La question est de savoir si nous la gouvernerons ensemble ou si nous la laisserons nous gouverner. Pour la première fois, le Dialogue sur l’IA donne à chaque pays une place à la table. Nous devons désormais transformer cette participation mondiale en action globale pour rendre l’IA plus sûre, plus équitable, plus accessible et plus éthique”, a-t-il dit.

Annalena Baerbock, présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, précise l’objectif principal de l’événement.

« Ce Dialogue mondial ne consiste pas seulement à réglementer une technologie. Il s’agit de définir une vision commune dans laquelle le progrès technologique va de pair avec la dignité humaine, l’équité et le développement durable.

Si elle est gouvernée de manière responsable et collective, l’IA a le potentiel d’accélérer les progrès vers la quasi-totalité des objectifs de développement durable, en offrant de nouveaux outils puissants dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la recherche scientifique, de la préparation aux catastrophes et de l’agriculture.

Il s’agit de démontrer aux peuples du monde que les Nations Unies ne sont pas prisonnières du passé ni trop lentes à agir ; qu’elles sont, au contraire, capables et désireuses d’agir sur les questions les plus pressantes et les plus émergentes de notre temps ».

Le dialogue aborde divers thèmes, parmi lesquels les opportunités et les implications de cette technologie ; les moyens de combler la fracture en matière d’IA ; la coopération internationale sur la gouvernance de l’IA ; et un contrôle humain rigoureux des systèmes d’IA, conforme au droit international, afin d’en assurer la sûreté et la sécurité.

Par Jean Materne Zambo

 

 

Développement effréné de l’ IA : le patron de l’ ONU tire la sonnette d’alarme

[DIGITAL Business Africa] – Antonio Guterres recentre le débat sur l’IA. À l’ouverture du dialogue mondial sur la gouvernance de l’ intelligence artificielle ce 6 juillet 2026 à Genève, le S.G de l’ ONU a précisé la position de l’organisation.

Une position déjà connue : celle d’un usage contrôlé et encadré. L’ UNESCO, dans un document publié fin juin 2026 s’inquiétait déjà d’une adoption de l’ IA par les enfants à grande échelle. Craignant que la majorité l’utilisent indûment.

La patron de l’ONU a averti que ces systèmes (outils IA) désormais capables d’écrire du code, d’agir en ligne et de prendre des décisions avec de moins en moins de supervision humaine, évoluent “à une vitesse effrénée”, plus vite que les institutions chargées de les contrôler.

« Le choix qui s’offre à nous n’est (…) pas entre la confiance aveugle dans l’IA et la peur de celle-ci. Il est entre une gouvernance pensée et organisée, ou une dérive laissée au hasard”, a affirmé Antonio Guterres.

Antonio Guterres a cité trois risques majeurs liés à l’ IA : la rapidité du développement de l’IA, la concentration des capacités entre les mains d’un petit nombre d’entreprises et de pays, et la menace que représentent les contenus générés par l’IA pour l’intégrité de l’information et la confiance dans les faits.

Le Tchad prend activement part à ce premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’Intelligence artificielle (IA). Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat, conduit la délégation avec l’appui de SEM Ahamad Makaila, Ambassadeur et Représentant permanent du Tchad auprès des Nations Unies à Genève.

Selon les sources du ministère, cette plateforme constitue une opportunité de renforcer les partenariats, de promouvoir la vision du Tchad 2030 et de positionner le pays comme un acteur engagé dans les discussions mondiales sur le numérique et l’intelligence artificielle.

Le dialogue mondial sur l’intelligence artificielle vise à permettre à tous les États membres et à la société civile de coordonner l’encadrement du développement et de l’utilisation de l’IA.

Par Jean Materne Zambo

 

 

 

Cameroun : La plateforme digitale www.taxiyaounde.com lancée pour sécuriser le transport urbain

[DIGITAL Business Africa] – Un taxi, un identifiant. Le transport urbain dans la ville de Yaoundé prend l’autoroute de la numérisation. Le maire de la ville de Yaoundé, Luc Messi Atangana, a procédé, ce vendredi 3 juillet 2026, à la plateforme digitale « Taxi-Yaoundé » et à l’opération d’identification numérique des propriétaires et conducteurs de taxis.

La plateforme est développée par la Communauté urbaine de Yaoundé avec l’appui de la GIZ, et elle vise à mieux organiser le secteur, renforcer la sécurité des usagers et faciliter l’identification des acteurs.

Selon Catherine Kalisa, conseillère technique au projet mobilité verte Yaoundé, initiateur de la plateforme digitale : « La plateforme va permettre à la ville de Yaoundé d’avoir une base de données et de pouvoir sécuriser ce domaine de transport urbain. »

Les usagers de la ville de Yaoundé pourront avoir toutes les informations sur un conducteur de taxi exerçant dans la capitale, Yaoundé. Il lui suffira de scanner le code QR collé à la portière d’un véhicule. Les conducteurs devront quant à eux entrer leurs informations personnelles sur le site www.taxiyaounde.com conformément à la réglementation en vigueur, a rappelé Luc Messi Atangana, maire de la ville de Yaoundé.

« Cet enregistrement des propriétaires et des chauffeurs de taxis exerçant à Yaoundé – institué par arrêté municipal du 25 juin 2026 – n’est pas facultatif. Il est obligatoire et le numéro de portière affecté au taxi, à l’issue de chaque enregistrement, sera le seul valable », a-t-il souligné.

L’opération d’enregistrement digital des taxis prend fin le 5 octobre prochain. Passé ce délai, le maire de la ville de Yaoundé annonce des sanctions contre les chauffeurs et propriétaires de taxis véreux.

Par Jean Materne Zambo

 

Historique au Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema inaugure le Data Center souverain de ST Digital, fruit de plusieurs milliards de F.CFA d’investissement

[DIGITAL Business Africa] – Le président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, veut faire du numérique un levier de souveraineté, de modernisation de l’État et de diversification économique. Le 3 juillet 2026, le chef de l’État a procédé, dans la Zone économique spéciale de Nkok, près de Libreville, à l’inauguration du premier Data Center national souverain du Gabon, une infrastructure stratégique réalisée par ST Digital et présentée comme une étape décisive dans la transformation numérique du pays.

Ce centre de données marque une avancée majeure pour le Gabon dans un contexte africain où l’hébergement local des données devient un enjeu de sécurité nationale, de compétitivité économique et de souveraineté technologique. En inaugurant cette infrastructure, Brice Clotaire Oligui Nguema entend positionner le Gabon parmi les pays moteurs de l’économie numérique en Afrique centrale.

Le chef de l’État a procédé à cette inauguration en présence de Mark-Alexandre Doumba, ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, d’Anthony Same, PDG du Groupe ST Digital, de Jean-Francis Ahanda, CTO du Groupe ST Digital et DG des filiales Datacenter Services, et de Laïka Mba, directrice générale de ST Digital Gabon, ainsi que de plusieurs personnalités institutionnelles et économiques.

Un signal politique fort du président gabonais

L’inauguration du Data Center souverain de Nkok intervient à un moment où plusieurs États africains cherchent à réduire leur dépendance à l’égard des infrastructures numériques étrangères. Pour le Gabon, l’enjeu est clair : héberger, sécuriser et gérer, sur le territoire national, les données produites par les administrations, les entreprises et les citoyens.

Par cette réalisation, le président Brice Clotaire Oligui Nguema réaffirme sa volonté de bâtir un État moderne, performant et souverain, où les infrastructures numériques ne sont plus seulement des outils techniques, mais aussi des piliers du développement national.

Le Data Center de Nkok doit notamment renforcer la protection des informations stratégiques de l’État, améliorer la qualité des services numériques publics et privés, et consolider la résilience des infrastructures nationales. Il s’agit également d’un outil d’attractivité pour les entreprises du numérique, les opérateurs cloud, les banques, les administrations publiques, les startups et les acteurs de la cybersécurité.

Plusieurs milliards de F.CFA mobilisés pour une infrastructure Tier III

Réalisé par ST Digital, le Data Center gabonais est implanté dans la Zone économique spéciale de Nkok, à environ 27 kilomètres de Libreville, sur une superficie de plus de 3 000 mètres carrés. L’investissement est évalué, selon Jean-Francis Ahanda, à plusieurs milliards de F.CFA, mobilisés auprès d’un fonds souverain africain, sans entrer davantage dans les détails.

L’infrastructure répond aux standards internationaux Tier III, un niveau de référence qui garantit la redondance des équipements critiques et une disponibilité des services supérieure à 99,9 %. Certaines communications concernant le projet évoquent une disponibilité de 99,982 %, conformément aux exigences généralement associées à ce niveau de certification.

Le centre propose des services d’hébergement sécurisé, de cloud souverain, de cybersécurité et de gestion de données. Relié directement aux câbles sous-marins, il doit permettre d’améliorer la performance des services numériques, de réduire les coûts liés au transit international et d’offrir aux acteurs publics et privés une solution locale pour l’hébergement de leurs données.

Selon ST Digital, l’infrastructure intègre également des équipements écoresponsables, notamment une alimentation partielle par énergie solaire et un système de refroidissement sans consommation d’eau. Une orientation visant à faire du Data Center de Nkok une référence technologique et environnementale en Afrique centrale.

ST Digital renforce son maillage régional

Déjà présent au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Bénin et au Congo, le groupe ST Digital étend ainsi son réseau d’infrastructures numériques en Afrique centrale francophone. Avec le site de Nkok, l’entreprise confirme son ambition de participer à la construction d’un marché africain du cloud, de la cybersécurité et de l’hébergement souverain.

La phase de construction du Data Center aurait mobilisé environ 200 emplois indirects, en impliquant notamment des entreprises locales du bâtiment, des télécommunications et de l’énergie. ST Digital prévoit également la création de 25 emplois directs au cours des deux prochaines années dans les domaines de l’informatique, de la cybersécurité, de l’exploitation technique et de la maintenance.

Ces projections dépendront toutefois de la montée en charge effective de l’infrastructure et du niveau d’adoption des services par les administrations, les banques, les entreprises, les opérateurs de télécommunications et les autres acteurs économiques gabonais.

« Ce Data Center va permettre à notre pays de récupérer sa souveraineté »

Pour Laïka Mba, directrice générale de ST Digital Gabon, l’enjeu dépasse la simple mise en service d’un bâtiment technologique. Il s’agit d’un outil de souveraineté.

Historique au Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema inaugure le Data Center souverain de ST Digital, fruit d’un investissement de 8 milliards de F.CFA« Ce Data Center va permettre à notre pays de récupérer sa souveraineté. Aujourd’hui, 95 % des données que nous produisons, que ce soit au Gabon ou en Afrique de manière plus globale, sont hébergées et stockées à l’étranger. Donc, aujourd’hui, le Gabon peut s’enorgueillir d’avoir une infrastructure qui permettra de stocker les données et de les héberger de manière sécurisée », a-t-elle expliqué.Historique au Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema inaugure le Data Center souverain de ST Digital, fruit d’un investissement de 8 milliards de F.CFA

Cette ambition concerne autant l’État que les entreprises et les citoyens.

« L’édifice que vous avez aujourd’hui va permettre aux entreprises, aux citoyens gabonais, aux administrations, à tout acteur ayant une connexion Internet et partageant des informations, d’avoir la certitude que ces données peuvent être hébergées au Gabon », a ajouté Laïka Mba.

Pour Jean-François Ahanda, dirigeant du groupe ST Digital, ce Data Center pourrait également constituer un catalyseur d’investissements étrangers et favoriser l’émergence d’un écosystème numérique local. Cette ambition devra cependant être confirmée par la demande réelle du marché, aucun indicateur public de demande précontractuelle n’ayant été communiqué lors de la présentation du projet.

Un accord pour accélérer la transformation digitale

Au cours de la cérémonie, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a également présidé la signature d’une convention de partenariat entre ST Digital et le ministère gabonais chargé de l’Économie numérique. Cet accord vise à accélérer la transformation digitale du Gabon, à développer davantage les infrastructures numériques et à accompagner l’émergence d’une économie fondée sur l’innovation et les nouvelles technologies.Historique au Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema inaugure le Data Center souverain de ST Digital, fruit d’un investissement de 8 milliards de F.CFA

Pour les autorités gabonaises, cette infrastructure doit contribuer à moderniser les services publics, à faciliter la dématérialisation des procédures administratives, à renforcer la sécurité des données sensibles et à soutenir le développement de nouveaux services numériques à destination des citoyens.

Elle devrait également permettre aux entreprises gabonaises de réduire leur dépendance aux plateformes étrangères, de diminuer certains coûts liés à l’hébergement international et de bénéficier d’une meilleure qualité de service en matière de stockage, de traitement et de sécurisation des données.

La souveraineté numérique, au-delà de la technique

L’argument central avancé par ST Digital est celui de la souveraineté. Lorsque les données des administrations, des banques, des hôpitaux, des opérateurs de santé ou des entreprises stratégiques transitent par des serveurs situés à l’étranger, les États concernés subissent une dépendance technologique susceptible de devenir une vulnérabilité juridique. Les législations applicables peuvent en effet être celles des pays d’hébergement, avec des conséquences importantes sur la confidentialité, l’accès, le contrôle et la protection des données.Historique au Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema inaugure le Data Center souverain de ST Digital, fruit d’un investissement de 8 milliards de F.CFA

Pour le Gabon, l’enjeu dépasse donc la technique. Il s’agit de reconquérir le contrôle de ressources numériques stratégiques, à un moment où les données deviennent un actif central pour l’administration publique, l’économie numérique, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et les services aux citoyens.

Mais pour que le Data Center de Nkok devienne pleinement un levier de souveraineté, il faudra aussi un cadre public clair sur la localisation des données sensibles, la protection des données personnelles, la cybersécurité, l’interconnexion des administrations et l’adoption des services d’hébergement locaux par les acteurs publics et privés.

Le cas gabonais résonne aussi avec les enjeux qui seront au cœur d’E-Gov’A 2026, le Salon de l’e-gouvernance et de l’innovation digitale en Afrique, prévu du 14 au 16 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé et placé sous le thème « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless ».

À travers ce Data Center souverain de ST Digital, le Gabon pose une question stratégique qui concernera l’ensemble des États africains réunis à Yaoundé : comment réussir la transformation numérique des administrations sans dépendre d’infrastructures étrangères pour l’hébergement, la protection et la valorisation des données publiques ?

La réponse passera par des politiques d’e-gouvernance plus ambitieuses, mais aussi par des investissements dans le cloud souverain, la cybersécurité, l’identité numérique et les services publics cashless et paperless.

Nkok, futur hub technologique régional ?

Au-delà du Gabon, le Data Center souverain de Nkok nourrit une ambition régionale. Les promoteurs veulent en faire un hub technologique pour l’Afrique centrale, capable d’attirer des entreprises spécialisées dans le cloud, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la fintech et les services numériques.Historique au Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema inaugure le Data Center souverain de ST Digital, fruit d’un investissement de 8 milliards de F.CFA

Le projet prévoit également la formation de 1 000 jeunes aux métiers du numérique afin de renforcer les compétences locales et de soutenir l’émergence d’une nouvelle génération de professionnels dans les domaines du cloud, de la cybersécurité, de la data et de l’exploitation d’infrastructures critiques.

Cette dimension de la formation est essentielle. Car la souveraineté numérique ne se limite pas à la construction de bâtiments ni à l’installation de serveurs. Elle suppose également des compétences locales capables d’exploiter, de maintenir et de sécuriser les infrastructures stratégiques du pays.

Le Gabon veut reprendre le contrôle de ses données

Avec ce Data Center national souverain, le Gabon envoie un message clair : les données produites par les administrations, les entreprises et les citoyens doivent pouvoir être hébergées, protégées et valorisées sur le territoire national.Historique au Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema inaugure le Data Center souverain de ST Digital, fruit d’un investissement de 8 milliards de F.CFA

Dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle, la multiplication des cybermenaces, la croissance des services publics numériques et l’augmentation rapide des besoins de stockage de données, l’infrastructure de Nkok constitue un actif stratégique pour le pays.

Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, cette inauguration s’inscrit dans une vision plus large : faire du numérique un moteur de souveraineté, de compétitivité, d’innovation et d’amélioration durable des conditions de vie des populations. Avec ce premier Data Center souverain certifié ISO27001, le Gabon franchit une étape importante dans la construction de son indépendance numérique et affirme son ambition de compter parmi les pôles technologiques de référence en Afrique centrale.

Par Digital Business Africa

Au moins 20 millions d’enfants utilisent indûment l’ IA, l’ UNICEF s’en inquiète

[DIGITAL Business Africa] – La fièvre de l’intelligence artificielle touche aussi chez les enfants. La faute n’est pas à la technologie émergente, peut-être aux développeurs d’outils. Le pape Léon XIV l’IA, a dit dans un document paru en avril 2026 que l’ IA “ne peut être considérée comme moralement neutre”.

Le souverain pontife s’inquiétait déjà de la course effrénée au développement de l’intelligence artificielle dans le monde. Anthropic, entreprise mère de Claude AI, avait même appelé à une pause concertée dans le développement de cette technologie, évoquant le risque « d’une perte de contrôle ».

Chez certains parents, le contrôle semble avoir foutu le camp. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance ( UNICEF) tire la sonnette d’alarme à travers un document publié ce 30 juin 2026.

Le constat est pour le moins alarmant. Les enfants substituent leurs parents aux outils d’intelligence artificielle. Pire, leurs capacités cognitives tombent en veille. Il fallait bien s’y attendre, au regard de la promotion faite de l’IA auprès du public profane.

Selon le document publié par l’UNICEF, 50 % des enfants interrogés utilisent déjà l’IA pour leurs devoirs et un enfant sur dix y a recours pour obtenir des conseils sur des sujets qui le préoccupent. Si l’adoption de l’IA est importante chez de nombreux enfants participant à cette étude, elle reste inégale.

De plus, les enfants sont trois fois plus susceptibles d’utiliser des systèmes d’IA que leurs parents ou tuteurs. Combler le fossé d’utilisation au sein des familles nécessite des programmes complets d’initiation et d’accompagnement à l’IA.

L’ UNICEF recommande des programmes d’éducation à l’IA et des systèmes d’IA plus sûrs pour protéger ceux qui sont moins conscients de ces risques. D’après le fond, il est urgent de mener des recherches afin de mieux accompagner les enfants grâce à des politiques et une conception de l’IA fondées sur des données probantes, ainsi qu’à des programmes visant à aider les enfants et leurs familles à s’épanouir dans l’environnement numérique.

Par Jean Materne Zambo