[Digital Business Africa] – Le groupe de e-commerce Jumia basé au Nigéria est dans la tourmente. En effet, un rapport de Citron Research accuse l’opérateur de e-commerce d’avoir surévalué ses chiffres dans son dossier d’introduction à la bourse de Wall Street en avril 2019. De manière pratique, le rapport accuse Jumia d’avoir surestimé de 20 à 30% le nombre de ses consommateurs et marchants actifs. Egalement, Jumia est accusé d’avoir dissimulé le nombre exact de produits retournés, non livrés ou annulés, qui serait en réalité de 41%. En plus, Citron Research évoque aussi des « transactions douteuses » entre Jumia et Jeremy Hodara, l’un de ses co-fondateurs. Parmi celles-ci, la vente pour 1 euro symbolique de quatre filiales à Jeremy Hodara « Nous sommes sûrs que lorsque la SEC enquêtera sur Jumia, nous obtiendrons d’innombrables détails sur la fraude », commente le rapport.
Dans la foulée de cette accusation, des
investisseurs ont commandé plusieurs enquêtes auprès d’une dizaine de cabinets
spécialisés aux Etats-Unis pour faire confirmer ou infirmer la véracité des
chiffres publiés par Jumia sur sa situation. Parmi les cabinets sollicités, Rosen Law
Firm ; Bragar Eagel & Squire ou encore le
réputé très rigoureux Holzer &
Holzer.
En réponse, Jumia a catégoriquement démenti ces allégations. Pour Sacha Poignonnec, co-fondateur de Jumia, ce rapport rentre dans une grosse opération de manipulation destinée à stopper le bon élan pris par Jumia avec son entrée réussie à la bourse de Wall Street : « Cela prend des préjugés sélectifs et des affirmations non vérifiées pour tenter de nuire à Jumia […] Ce ne sont que des rumeurs du marché plutôt que des faits. Le prospectus et le document d’investisseur cité en référence ne sont pas cohérents. […] Les documents sont calculés différemment, car le prospectus présente les consommateurs actifs de la même manière que nous présentons le volume brut des marchandises ».
[Digital Business Africa] – Après le Rwanda, le gouvernement ghanéen a autorisé l’utilisation des drones, de petits avions sans pilotes pour la livraison dans les zones reculées du pays des poches de sang et des médicaments. La solution a même reçu l’aval du président de la République du Ghana, Nana Akufo-Addo qui y voit une solution pour améliorer l’accès des Ghanéens aux médicaments : « Personne au Ghana ne devrait mourir parce qu’il n’a pas eu accès à un médicament dont il a un besoin urgent », explique le président Nana Akufo-Addo, en référence aux avantages de cette solution. Il ajoute dans la foulée : « Le Ghana va développer le plus grand service de livraison par drones au monde ».
Ce projet est porté par l’entreprise américaine Zipline, pour un contrat de douze millions de dollars sur quatre ans pour l’exploitation de ce service. Pour mieux assoir le projet, le premier centre de drones a été ouvert à Omenako, à 70 km d’Accra. Ces centres seront dotés chacun de 30 drones et de 150 produits (médicaments, vaccins, anti-venins, matériel chirurgical…) qui seront distribués dans 500 cliniques rurales.
[Digital Business Africa] – Le Transform Africa Summit (TAS 2019) s’est officiellement ouvert ce 15 mai 2019 à Kigali au Rwanda en présence de trois présidents africains : Paul Kagamé du Rwanda (par ailleurs PCA de la Smart Africa Alliance, organisatrice de l’événement), Uhuru Kenyatta du Kenya et Ibrahim Boubacar Keita du Mali.
Lors de la conversation de la
cérémonie d’ouverture qui a rassemblé des milliers d’investisseurs et d’experts
africains et mondiaux de l’économie numérique, le Président Paul Kakamé a
appelé l’Afrique à travailler pour faciliter son intégration, y compris dans le
domaine du numérique. Explications du président Kagamé : « On parlait récemment avec le président
malien Ibrahim Boubacar Keita des compagnies qui desservent nos capitales africaines.
Pour aller à Bamako à partir de de Kigali, parfois, il faut aller faire une
escale en Pologne (ou à Paris) avant d’arriver à Bamako. On peut comprendre que
vous passiez peut-être par Nairobi. Pourquoi aller d’abord à Paris, à Bruxelles
avant d’arriver dans une capitale africaine ? », s’interroge Paul
Kagamé qui pense que cela est absurde et qu’il faut absolument accélérer
l’intégration africaine dans le secteur du numérique.
« Nous devons créer ces connexions directes entre nos capitales ! Et pourquoi ne pas penser pareillement dans le secteur de l’économie numérique ? Nos données circulent comme ce transport aérien. Parfois, nos appels doivent aller en Pologne avant d’arriver en Afrique. Cela n’a pas de sens ! Quand j’appelle au téléphone le président kenyan ou le président malien, parfois je crois que je les appelle directement. Mais, la réalité c’est que ma voix va d’abord en Europe pour être inspecté…. Et cela va avec les coûts, car cela entraîne une augmentation des tarifs d’appels. Pourquoi ne pouvons-nous pas créer ces points de connexion dans notre continent ? Quel est le problème ? », a argumenté le président rwandais sous les applaudissements de l’assistance.
Kigali, Rwanda. 15 mai 2019. Le président rwandais Paul Kagamé
Pour Paul Kagamé, nous sommes dans l’ère de l’économie digitale : « Baisser les bras dans ce secteur n’est plus une option pour l’Afrique. L’Afrique est-elle prête pour participer à la quatrième révolution ? C’est le cœur de la question principale ». C’est également pour cela qu’il a œuvré pour la mise en place de l’Alliance Smart Africa.
Parmi les rôles clés de Smart Africa, Paul Kagamé cite « l’importance de maintenir les Africains ensemble, donc l’intégration africaine comme l’indique l’agenda digital. La collaboration est l’unique moyen pour nous de réussir la navigation dans cette dynamique globale complexe dont nous devons faire face ».
En plus, soutient Paul Kagamé, l’Afrique ne va protéger ses citoyens et augmenter son marché que par l’intégration et la coopération. Cela passera par l’harmonisation des textes réglementaires et la régulation qui assurent que les infrastructures relatives aux TIC soient gérées de manière rationnelle et équitable en Afrique, soutient Paul Kagamé.
[Digital Business Africa] – Le Transform Africa Summit (TAS 2019) s’est officiellement ouvert ce 15 mai 2019 à Kigali au Rwanda en présence de trois présidents africains : Paul Kagamé du Rwanda (par ailleurs PCA de la Smart Africa Alliance, organisatrice de l’événement), Uhuru Kenyatta du Kenya et Ibrahim Boubacar Keita du Mali.
Au cours de la cérémonie d’ouverture qui a rassemblé des milliers d’investisseurs et d’experts africains et mondiaux de l’économie numérique, le Président Uhuru Kenyatta a dévoilé le plan directeur de l’économie numérique du Kenya.
La stratégie du Kenya en matière d’économie numérique a pour thème : “Propulser la transformation du Kenya”. Par ce plan directeur, le gouvernement vise à accroître la contribution des TIC à l’économie grâce à des solutions de gouvernance numérique, à numériser les processus d’affaires, à faciliter la mise en place des infrastructures numériques, à favoriser l’entrepreneuriat axé sur l’innovation et à promouvoir les compétences et valeurs numériques.
“Notre vision est qu’au cours des cinq prochaines années, toutes les
régions du pays seront connectées, permettant ainsi à tous les citoyens de
participer au mouvement numérique“, a déclaré le président Kenyatta.
Le président a également évoqué le rôle central de la jeunesse dans l’économie
numérique en Afrique, affirmant que le Kenya avait élaboré un dispositif
spécial visant à donner à ses jeunes des compétences pratiques en TIC. “Nous encourageons les jeunes à être
proactifs et à exploiter le marché numérique grâce à notre programme Ajira qui
a permis à de nombreux jeunes d’obtenir des emplois en ligne “, a-t-il
ajouté.
Le chef de l’État kenyan a
déclaré que la stratégie proactive du Kenya en matière d’économie numérique met
l’accent sur cinq piliers, dont une infrastructure accessible, abordable,
résiliente et fiable. “La
réalisation d’une connectivité Internet omniprésente, rapide et peu coûteuse
pour les entreprises et les ménages africains est essentielle pour libérer le
potentiel de l’économie numérique. La
connectivité doit atteindre un certain seuil pour que les utilisateurs puissent
accéder au service numérique “, a indiqué le président Kenyatta.
Numériser l’administration publique
Outre l’infrastructure, le chef
de l’État kenyan a déclaré que la disponibilité et l’utilisation de services et
de plateformes numériques pour permettre la prestation de services publics sont
d’une importance capitale. “Actuellement,
le gouvernement du Kenya offre plus de 200 services numérisés par
l’intermédiaire des centres Huduma dans tout le pays ainsi qu’une plate-forme
en ligne en libre-service, E-Citizen », a-t-il relevé.
Kigali, Rwanda. 15 mai 2019. Les présidents rwandais, malien et kényan présentent le plan numérique du Kenya aux décideurs.
Pour le président Uhuru Kenyatta, le Kenya a pris une initiative audacieuse pour numériser les services essentiels du gouvernement, comme les déclarations d’impôts à l’Autorité fiscale du Kenya (KRA) qui fournit des services via le système iTax qui est relié au Système intégré de gestion financière (IFMIS) et à la Banque centrale. “Ce système numérique a contribué à accélérer l’évaluation et la prestation de services de l’administration fiscale du pays », a reconnu le président.
Dans son discours de
présentation, le président Kenyatta a promis que le Kenya sera toujours à
l’avant-garde de l’économie numérique en Afrique, ajoutant que les innovations
révolutionnaires et mondialement reconnues du pays, telles que l’écosystème de
paiement mobile M-PESA, sont une démonstration du potentiel illimité du
continent en matière de TIC. D’ailleurs, en ce qui concerne le commerce
électronique, le Président Kenyatta a noté qu’il serait très difficile de faire
des affaires dans toute l’Afrique sans la possibilité de payer à distance par
voie numérique. “En effet, 39% des
entreprises privées au Kenya sont engagées dans le commerce électronique et 70%
de tous les paiements en ligne au Kenya sont réglés par le biais de diverses
plateformes de paiement mobile“, a-t-il déclaré.
« Briser les barrières en Afrique »
Pour le président Kenyan,
l’Afrique est sur le point de connaître une transformation majeure, non
seulement en tant que nouvelle frontière de l’investissement, mais aussi en
tant que continent dirigé par une population jeune, dynamique et agressivement
innovante, débordant d’un immense potentiel. “Nous sommes la nouvelle frontière du commerce et de l’investissement
avec des estimations indiquant que d’ici 2025, les opportunités commerciales en
Afrique seront d’environ 5,6 milliards de dollars. Plus important encore, nous avons mis au
point des plates-formes qui nous permettront de mener ce destin collectif de
notre prospérité “, a déclaré le président Kenyatta.
Les présidents rwandais, malien et kényan présentent le plan numérique du Kenya au Transform Africa Summit
Le président Kenyatta a souligné
l’importance de la technologie en tant qu’élément fondamental du cheminement
économique de l’Afrique vers la prospérité, affirmant qu’il attendait avec
impatience le déploiement d’une stratégie panafricaine de l’économie numérique.
D’ailleurs à ce sujet, invité à résumer succinctement son propos au cours de la
conversation de la cérémonie d’ouverture du TAS2019, il a
déclaré : « Briser les
barrières, pour laisser l’Afrique bénéficier pleinement des avantages de notre
futur digital »
Lors de ce sommet, le président
Kenyatta, en compagnie de Paul Kagamé et d’Ibrahim Boubacar Keita, a visité
plusieurs stands d’exposition, y compris celui du Kenya, où divers produits qui
améliorent l’efficacité et l’utilisation de la technologie dans divers secteurs
de l’économie, dont l’agriculture, sont présentés.
[Digital Business Africa] – En compagnie de ses homologues Paul Kagamé du Rwanda (par ailleurs PCA de la Smart Africa Alliance, organisatrice de l’événement) et Uhuru Kenyatta du Kenya, le président malien Ibrahim Boubacar Keita du Mali, a participé à l’ouverture officielle du Transform Africa Summit (TAS 2019) ce 15 mai 2019 à Kigali au Rwanda.
Intervenant lors de la conversation des chefs d’Etat à ce somment, Ibrahim Boubacar Keita a vanté aux milliers de décideurs, d’investisseurs et professionnels du numérique présents, les avantages de la destination Mali.
« Nous avons aujourd’hui une couverture fabuleuse. 26 millions de gens sont connectés. Sur une population de 18 millions d’habitants, 120%. Donc, il y a une densité vraiment merveilleuse. Nous avons six millions de personnes connectées à l’Internet. Tout cela dans un pays qui vit ce qu’il vit aujourd’hui. Nous sommes des partisans convaincus depuis l’apport des PPP. Et nous ouvrons largement le marché malien et nous ouvrons nos portes à tous ceux-là qui veulent prendre le risque porteur, le risque payant de venir au Mali. Quelques fois, on nous met en zone rouge, avec un rouge vif là-dessus, mais, je dis que notre pays est vivable. Et investir au Mali est rentable. Je suis heureux de voir ici mon jeune compatriote Sama Batchili. Et c’est le pays de Hamadoun I. Touré. Le Mali est un pays porteur. Le Mali demande que les investissements dans le secteur du numérique deviennent encore plus costaudes », a exposé le président malien.
Les présidents rwandais, malien et kényan présentent le plan numérique du Kenya au Transform Africa Summit
Aussi, le président a promis que
l’an prochain une centaine de jeunes innovateurs iront soit à la Sillicon
Valley, soit à Kigali pour chercher les possibilités d’investissement et de
développement. « Trois jeunes
startuppeurs maliens sont actuellement à la Sillicon Valley en ce moment où je
suis à Kigali. Ils y sont allés pour explorer les possibilités de financement
de leurs inventions. C’est cela l’avenir, c’est cela l’espoir ! Il y a
trois cette année, mais la prochaine fois, il y aura une centaine. Mais, au
lieu d’aller à la Sillicon Valley, ils pourraient venir à Kigali », a
promis Ibrahim Boubacar Keita.
Durant ce sommet, le président
malien a également, en compagnie de Paul Kagamé et d’Ibrahim Boubacar Keita, a
visité plusieurs stands d’exposition, et rencontré en tête-à-tête plusieurs
investisseurs du secteur du numérique. Le Transform Africa Summit 2019,
événement phare des TIC en Afrique organisé par la Smart Africa Alliance,
s’achève demain, 17 mai 2019.
[Digital Business Africa] – Des grandes entreprises du numérique et plusieurs États s’engagent à
lutter contre la propagande terroriste et l’extrémisme violent sur Internet, ce
mercredi 15 mai 2019, à Paris, à l’occasion du deuxième sommet “Tech
for Good”.
Emmanuel Macron et la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, réunissent plusieurs chefs d’État et de gouvernement, dont Theresa May et Justin Trudeau, et des dirigeants de groupes comme Facebook, Twitter, Google, Microsoft ou Amazon pour lancer “l’appel de Christchurch” contre le terrorisme et l’extrémisme violent sur Internet, deux mois après la diffusion en direct sur Facebook de l’attaque contre des mosquées en Nouvelle-Zélande.
Leur préoccupation commune ? “Demander aux pays et aux grandes entreprises
du numérique d’agir contre le terrorisme et l’extrémisme violent en ligne“,
explique l’Élysée.
La tuerie de Christchurch a provoqué un choc
car l’attaque était “conçue pour être virale”, a expliqué Jacinda
Ardern au journal Le Monde. “Facebook, qui a été utilisé comme plateforme
pour la diffuser en direct, a tenté de supprimer la vidéo : ils l’ont
enlevée 1,5 million de fois. Durant les premières 24 heures, elle a été remise
en ligne sur YouTube chaque seconde”, rappelle la Première ministre
néo-zélandaise.
Face à un tel phénomène, “nous ne pouvons agir seuls” à l’échelle d’un pays, insiste
Jacinda Ardern. “Il faut apporter
une réponse mondiale à un réseau mondial.”
Facebook a déjà annoncé ce mercredi 15 mai restreindre l’usage de sa plateforme Live de vidéo en direct, dont s’est servi le tueur de Christchurch. Désormais, les utilisateurs ayant déjà enfreint les règles d’utilisation du réseau social, notamment celles proscrivant les “organisations et individus dangereux”, n’y auront plus accès pendant un certain temps.
“Jusqu’à
aujourd’hui, si des personnes publiaient du contenu contraire à nos standards
de la communauté, sur Facebook Live ou ailleurs sur notre plateforme, nous
supprimions leurs contenus“, a écrit Guy Rosen, un haut responsable du
groupe sur un blog. “S’ils
continuaient de publier du contenu enfreignant nos standards, nous les empêcherons
d’utiliser Facebook pendant un certain temps, leur retirant ainsi la
possibilité d’utiliser Facebook Live“, a-t-il ajouté.
“Et, dans
certains cas, nous les excluions de notre plateforme, en raison de violations
mineures répétées ou, dans des cas plus rares, en raison d’une unique violation
flagrante (comme par exemple l’utilisation d’une image de propagande terroriste
comme photo de profil ou le partage d’images d’exploitation infantile)“,
a rappelé Guy Rosen.
Dès mercredi, toute personne ne respectant pas les
politiques de Facebook les plus sensibles se verra interdire l’utilisation de
Facebook Live pour une période déterminée, par exemple 30 jours, à compter de
sa première infraction. Facebook prévoit aussi dans les semaines à venir
d’empêcher ces contrevenants de passer des publicités sur le réseau.
[Digital Business Africa] – Amazon souhaite que ses employés quittent leur emploi et créent leur propre entreprise de distribution. Il s’avère que c’est une proposition coûteuse. Donc, Amazon fait monter les enchères.
En
juin 2018, Amazon a annoncé que les employés américains pourraient postuler
pour créer leur propre petite entreprise, en livrant des packages Prime dans
des fourgonnettes et des uniformes de marque Amazon.
La
société espérait pouvoir répondre aux besoins énormes des personnes qui lui
avaient commandé des colis en provenance de centres locaux de tri Amazon.
Bien
qu’Amazon (AMZN) ait déclaré que des dizaines de milliers d’employés avaient
manifesté leur intérêt pour le programme, la société a reconnu que nombre de
ses employés ne pouvaient pas se permettre l’argent de démarrage nécessaire à
la création de cette entreprise.
Amazon
a donc annoncé qu’il allait désormais donner aux employés jusqu’à 10 000
dollars de l’argent de démarrage dont ils auront besoin, ainsi que trois mois
de leur salaire Amazon actuel, afin d’obtenir le capital dont ils ont besoin
pour accéder au service.
“Nous avons suscité un vif intérêt de la part
de dizaines de milliers de personnes qui ont demandé à faire partie du
programme de partenaires de services de livraison, y compris de nombreux
employés“, a déclaré Dave Clark, vice-président directeur des
opérations mondiales d’Amazon. “Nos
associés nous ont dit qu’ils souhaitaient participer au programme, mais qu’ils
avaient du mal à faire la transition.”
Amazon tente de mettre en place un service de livraison indépendant pour traiter les colis destinés à des sociétés telles que UPS (UPS) et FedEx (FDX) ainsi que le service postal
Amazon
a déclaré que depuis le début du service de livraison, plus de 200
entrepreneurs indépendants se sont inscrits pour gérer les livraisons. Entre
eux, ils ont embauché des milliers de pilotes locaux pour livrer des paquets,
selon Amazon. Cette année, la société prévoit d’ajouter des centaines
d’entrepreneurs de livraison supplémentaires, y compris les anciens employés
qui l’ont proposée.
[Digital Business Africa] – En ce qui concerne les haut-parleurs intelligents, la plupart des consommateurs sont confrontés à un choix: suis-je du type Alexa ou Google Assistant? Sonos, fabricant de haut-parleurs haut de gamme, facilite cette décision en donnant aux utilisateurs un accès aux deux options.
Certains haut-parleurs Sonos sont déjà livrés avec Amazon Alexa intégré et fonctionnent avec l’assistant vocal Siri d’Apple via la fonction AirPlay. La société a annoncé ce 14 mai qu’elle proposerait certains produits aux États-Unis avec Google Assistant, permettant ainsi aux utilisateurs d’allumer des lumières intelligentes, de contrôler le trafic ou d’envoyer un courrier électronique avec leur voix.
Chaque
haut-parleur Sonos ne peut avoir qu’un seul assistant actif à la fois, mais les
propriétaires auront la possibilité de configurer leurs périphériques avec
l’assistant de leur choix.
Google Assistant sera disponible sur les haut-parleurs Sonos One (199 $) et la barre de son Beam (399 $), qui fonctionnent déjà avec Alexa. Les utilisateurs qui possèdent déjà ces appareils auront accès à Google Assistant via une mise à niveau logicielle.
“Nous avons construit à la maison un
haut-parleur et une plate-forme pouvant supporter plusieurs [assistants vocaux]“,
a déclaré Dane Estes, directeur du marketing produit mondial. “Certaines personnes pourraient en choisir
un. Mais tout est une question de” donner le choix “.
En
octobre 2017, Sonos avait annoncé des projets visant à intégrer Google
Assistant à sa gamme de haut-parleurs, mais son calendrier a été retardé en
raison du processus de développement prenant plus de temps que prévu. La
société n’a pas précisé davantage au-delà de sa volonté d’offrir une expérience
«transparente» aux clients, ce qui demandait plus de temps. “Cela a demandé beaucoup de travail“,
a déclaré Estes lors d’une démonstration de produit au début du mois.
Cette
stratégie permettant aux utilisateurs de choisir leur propre assistant vocal
peut aider Sonos à attirer un marché plus vaste. Sonos, Amazon et Google
veulent chacun se trouver dans le plus grand nombre de foyers possible, et des
partenariats avec des fabricants de matériel tiers leur donnent accès à des
marchés plus vastes pour atteindre leurs objectifs.
[Digital Business Africa] – Le Gabon va célébrer, le 25 mai à Libreville, la journée internationale de la jeune fille dans les Technologies de l’information et la communication (TIC). Un évènement qui vise à impliquer activement la jeune fille dans la croissance nationale des métiers des TIC.
Conformément aux recommandations de l’Union internationale des télécommunications (UIT), le Gabon va célébrer, le 25 mai à Libreville, la deuxième édition de la journée internationale de la jeune fille dans les Technologies de l’information et la communication (Tic) sous le thème : «Accompagner la jeune fille dans la croissance des métiers des TIC».
Cette journée vise à créer un environnement international qui encourage les jeunes filles et les jeunes femmes à envisager une carrière dans le secteur des TIC. Il est donc question de permettre aux jeunes filles et entreprises technologiques de bénéficier des avantages d’une plus grande participation féminine au secteur des TIC.
En célébrant cette journée, le ministère de la Communication et de l’Economie numérique nourrit de nobles ambitions : encourager la jeune fille à s’inspirer du modèle des femmes dans le secteur du numérique ; faire découvrir l’univers des TIC à la jeune fille comme alternative au décrochage scolaire et à la crise du chômage des jeunes ; permettre à la jeune fille et la jeune femme d’acquérir des compétences numériques, face à une demande mondiale croissante et non satisfaite pour des professionnels des TIC ; renforcer les capacités des conseillers pédagogiques d’orientation.
«La célébration de cette journée va permettre à la jeune fille de
bénéficier d’un encadrement pratique des femmes évoluant dans le secteur du
numérique, afin de susciter un engouement pour le choix d’une carrière dans le
secteur technologique des TIC», a expliqué la tutelle, appelant au
soutien massif de cette initiative, à travers «des actions de
sensibilisation auprès des jeunes filles dans leurs établissements scolaires et
en mettant en place des programmes de mentorat».
La
journée internationale des jeunes filles dans le secteur des TIC a été annoncée
en 2011. Cet évènement découle de l’adoption de la Résolution 70 par la
Conférence plénipotentiaire de l’UIT, intitulée «Intégration du
principe de l’égalité hommes/femmes à l’UIT». À ce jour, plus de 357 000
jeunes filles et femmes dans 171 pays ont pris part à plus de 11 100 évènements
célébrant cette journée.
[Digital Business Africa] – Dans le cadre de sa mission liée à la promotion des secteurs régulés, l’ARPCE a réussi par son leadership à mettre en place dans le secteur des Communications électroniques, un écosystème numérique viable, levier d’une économie numérique prospère. Yves CASTANOU, directeur général de cette institution, estime qu’il s’agit là d’un des indicateurs de l’atteinte de la vision de l’ARPCE. Digital Business Africa vous propose l’intégralité de cette interview réalisée par « L’Actu du Régulateur », le journal interne de l’ARPCE, en marge du salon Osiane 2019 qui s’est tenu à Brazzaville en avril 2019 avec l’appui de l’ARPCE.
L’Actu du Régulateur
: Relativement jeune, votre institution a réussi à se positionner comme acteur
clé du Numérique. Une position qui engendre
des sollicitations multiples, venant aussi bien de l’Etat, des opérateurs
que les consommateurs. Comment expliquez-vous
cela et gérez-vous toutes ces sollicitations ?
Yves Castanou : L’ARPCE est un service public orienté vers un résultats avec une vision claire : faire entrer le Congo dans le top 5 des pays africains leaders des Postes et des Communications électroniques. Les sollicitations que nous recevons découlent bien souvent des nécessités sociales et nous y répondons, dans la mesure du possible, grâce à l’expertise, la polyvalence et au dynamisme de nos équipes. Tout récemment par exemple, nous avons assisté la Police nationale dans la relance de son numéro d’urgence, le 117.
Les missions qui nous sont assignées exigent de l’ARPCE un dynamisme fort et une politique avant-gardiste à bien d’égards, pour être cette véritable locomotive des secteurs régulés. Yves Castanou
L’Actu du
Régulateur : On imagine vos challenges énormes, quand on sait combien le
secteur du Numérique que vous régulez est en perpétuelle évolution. Comment
arrivez-vous à maintenir l’ARPCE comme acteur incontournable du secteur ?
Yves
Castanou : Les missions qui nous sont assignées exigent de l’ARPCE un
dynamisme fort et une politique avant-gardiste à bien d’égards, pour être
cette véritable locomotive des secteurs régulés. Nous avons donc fait le choix
judicieux d’investir dans le capital humain qui, comme vous le savez, est la
ressource première de toute entreprise, et dans l’acquisition des équipements
performants. Nos employés bénéficient régulièrement des
formations de renforcement de capacités qui leur permettent d’avoir
une bonne maitrise des secteurs sous régulation.
Aujourd’hui, je peux certifier que les
agents et cadres de l’ARPCE comptent parmi les meilleurs dans leurs domaines de
compétences respectifs. Le positionnement de l’ARPCE en tant acteur
incontournable du secteur du Numérique est le résultat d’une gestion
rationnelle de toutes nos ressources.
L’Actu du
Régulateur : Que vise votre structure en prenant une part très active dans
la tenue du salon OSIANE ?
Yves
Castanou : Notre appui au salon OSIANE participe de notre action de
promotion de la culture du numérique. Les questions soulevées à OSIANE mettent
un accent particulier sur la valeur ajoutée des TIC quand elles sont mises au
service des peuples et des nations. Le Numérique représente de nos jours, un
levier stratégique pour la diversification de l’économie nationale et le
développement de notre pays.
L’Actu du
Régulateur : L’écosystème du Numérique au
Congo doit son épanouissement, on peut le
dire, en grande partie au dynamisme de votre
institution. Pouvez-vous nous parler brièvement des réalisations dont vous êtes
le plus fier et qui contribuent au rayonnement de
ce secteur stratégique ?
Yves
Castanou : Il faut dire qu’il a fallu dans un premier temps que nous
posions les bases d’un écosystème numérique de plus en plus performant. Nous
avons mis en œuvre, dans ce sens, plusieurs projets. Entre autres, le Point
d’échange Internet CGIX, qui est le point
d’échange référent de l’Afrique centrale, le déploiement d’un data
Center et avant cela, le Régulateur s’était attelé à récupérer l’identité
numérique du Congo, le «.CG», qui était depuis plusieurs années géré à
l’étranger.
A côté de cela, je dois citer les belles
histoires que nous sommes en train d’écrire avec les jeunes
à travers des projets tels le PUITS
avec l’Université et le Centre d’Excellence
YEKOLAB qui offre gratuitement des formations TIC de haut niveau.
Le but étant de créer une émulation en apportant des réponses concrètes
à l’épineux problème de déficit en
compétences techniques dans le domaine des TICs. Toutes ces réalisations nous
ont valu plusieurs reconnaissances aux niveaux continental et national. Nous
sommes donc fiers de voir que depuis plus d’une demi-décennie, le Congo notre
pays a réussi à se faire une place de choix dans le domaine du numérique et des
Communications electroniques en Afrique.
L’Actu du
Régulateur : Pour terminer, avez-vous un message pour les jeunes congolais
et africains, passionnés du Numérique et qui y ont trouvé une niche pour leur
épanouissement social ?
ARCEP
Yves
Castanou : J’aimerais ici saluer ces jeunes
passionnés qui ne ménagent aucun effort
pour le développement de l’écosystème numérique
partout en Afrique. J’ai foi en leur potentiel,
en leur esprit créatif et en leur sens de l’innovation. Je
reste persuadé qu’ils apporteront encore beaucoup
de choses à nos pays, à nos
économies.
A titre d’exemple, des jeunes kenyans ont créé le
M-Pesa, un porte-monnaie électronique. Ce système
offre aux personnes vivant dans la pauvreté, à partir d’un simple
téléphone, l’accès aux services financiers de base et leur permet d’envoyer de
l’argent à leurs parents en zone rurale.
Entre 2006 et 2016, le M-Pesa a fait progresser
de plus de 50 % le taux d’adultes
bancarisés. Mon message à l’endroit des jeunes est un message
d’espoir : Jeunes, capitalisez toutes les opportunités qui se présentent à vous
car, l’avenir c’est vous.
[Digital Business Africa] – La filiale nigériane du groupe sud-africain de télécommunications MTN souhaite accélérer son processus d’introduction à la bourse locale, la Nigeria Stock Exchange (NSE). Dans ce sillage, l’opérateur a annoncé avoir sollicité du régulateur, l’Agence nationale de régulation des télécommunications du Nigéria la validation de ses actions à la NSE.
«Ce qu’ils ont demandé, c’est l’inscription à la cote, c’est-à-dire la conversion en une société cotée en bourse où les actionnaires privés peuvent céder leurs parts à la bourse», explique à l’agence Reuters un responsable de l’agence de régulation. Il explique également que MTN Nigeria avait en parallèle demandé à la bourse l’autorisation de procéder à la cotation de sa part. Si cette rentrée en bourse se confirmait, cela pourrait constituer un bon cap de développement pour la plus grande filiale du groupe sud-africain de télécommunications qui possède au Nigéria 52,3 millions d’utilisateurs.
Suivant les prévisions, Mtn annonce que son inscription à la bourse du Nigéria ne sera pas suivie immédiatement d’une opération de levée de fonds auprès des investisseurs. L’opération servira à simplifier la structure de son capital.
[Digital Business Africa] – La boutique d’applications mobiles de Huawei, la Huawei AppGallery, proposera bientôt une multitude d’applications et de designs conçus par des développeurs locaux. Huawei AppGallery et Huawei Themes sont préinstallés sur tous les derniers appareils Huawei et Honor.
« Les consommateurs
sud-africains veulent de plus en plus d’applications compatibles avec leurs contextes
uniques, abordant des problèmes qu’ils rencontrent régulièrement – tels que le
délestage de charge ou des problèmes de sécurité – mais également des
applications qui célèbrent la multitude de cultures de l’Afrique du Sud et ce
pays dynamique », explique Lu Geng, Directeur de Huawei Consumer Cloud
Service, région Afrique australe.
« Huawei est déterminé à répondre aux besoins des consommateurs sud-africains, mais nous savons également que nous n’avons pas toutes les réponses. Pour cette raison, nous souhaitons travailler en étroite collaboration avec les développeurs sud-africains afin de pouvoir fournir à nos utilisateurs tout ce dont ils ont besoin et ce qu’ils veulent de leurs appareils. Dans le même temps, nous espérons également créer un écosystème ouvert pour les développeurs locaux en leur offrant un environnement simple et sécurisé leur permettant de télécharger du contenu », a déclaré Akhram Mohamed, directeur de la technologie du Huawei Consumer Business Group South Africa.
Huawei Mobile Services a été lancé en Afrique du Sud en juin
dernier. Depuis lors, les thèmes Huawei AppGallery et Huawei, qui proposent des
dizaines de milliers de thèmes créatifs, polices et fonds d’écran
personnalisant le combiné de l’utilisateur, sont de plus en plus populaires sur
le marché local. Même s’il s’agit d’une division relativement nouvelle de
Huawei, la croissance a fortement augmenté; à la fin de 2018, Huawei Mobile
Services comptait 500 millions d’utilisateurs dans le monde, soit une
augmentation de 117% par rapport à l’année précédente.
Huawei a récemment organisé une journée des développeurs, une
première en son genre, au cours de laquelle des responsables de Huawei ont
rencontré des développeurs sud-africains pour discuter de l’offre de Huawei.
Quarante-huit développeurs ont enregistré leurs applications ce jour-là et
Huawei est actuellement en discussion avec eux dans le but éventuel de
présenter les meilleures applications et conceptions sur Huawei AppGallery ou
Huawei Themes. L’équipe Southern Cloud Service Consumer Cloud de Huawei
envisage de faire de la Journée des développeurs un événement trimestriel et de
créer un centre de fournisseurs local, où les développeurs pourront
régulièrement rencontrer Huawei pour une formation sur les mises à jour des
programmes et des offres.
« Nous avons une
approche très pratique avec nos développeurs et espérons élargir cette
communauté afin de devenir un canal de distribution supplémentaire pour
davantage de développeurs et de les exposer à un public local et mondial. Par exemple,
nous présentons régulièrement des applications et des conceptions de
développeurs locaux sur nos pages de médias sociaux Huawei, ainsi que des
concours et des promotions. Nous voulons faire tout ce qui est en notre pouvoir
pour informer nos utilisateurs de Huawei de ces applications locales et les
télécharger. Cela encouragera la croissance de la communauté des développeurs
en Afrique du Sud en offrant aux développeurs davantage de possibilités de
générer des revenus grâce aux achats intégrés », conclut M. Lu Geng.
[Digital Business Africa] – Selon un communiqué de la société, Microsoft a lancé son premier Centre de développement pour l’Afrique (ADC) à Nairobi, au Kenya, et à Lagos, au Nigéria, où des talents africains de calibre mondial peuvent créer des solutions d’impact local et mondial.
Ce seront les tout premiers bureaux d’ingénierie du géant du
logiciel sur le continent, après l’ouverture de ses premiers bureaux en Afrique
il y a près de trois décennies.
La société cherche à attirer des ingénieurs de tout le
continent pour alimenter l’intelligence artificielle, l’apprentissage
automatique et l’innovation en réalité mixte, et prévoit de recruter 100
ingénieurs à temps plein d’ici à fin 2019 et 500 ingénieurs d’ici 2023, sur les
deux sites.
« Notre volonté est de recruter des talents d’ingénierie exceptionnels sur tout le continent afin de créer des solutions innovantes ayant un impact mondial. Cela offre également aux ingénieurs la possibilité de faire un travail utile dans leur pays d’origine et de s’intégrer à une organisation mondiale d’ingénierie et de développement », a déclaré Michael Fortin, vice-président de Microsoft chez Microsoft et responsable de la création de la première équipe d’ingénierie ADC à Nairobi.
Selon la société, ADC constituera un centre d’ingénierie de premier plan pour Microsoft, tirant parti de la diversité de la région pour créer des talents de classe mondiale créant des solutions innovantes ayant un impact mondial.
La société affirme investir 100 millions de dollars au cours
des cinq premières années d’existence dans le centre, ce qui constitue une
étape importante vers une meilleure compréhension d’«un écosystème prêt pour une croissance et une innovation remarquables».
La société estime que l’investissement dans le talent en
ingénierie lui permettra de mieux remplir sa mission qui consiste à donner à
chaque personne et à chaque organisation de la planète les moyens de réaliser
davantage.
Le lancement du Centre africain de développement est prévu
le 14 mai à Nairobi (Kenya) et le 17 mai à Lagos (Nigéria).
[Digital Business Africa] – Une faille de sécurité dans WhatsApp, l’une des applications de messagerie les plus populaires au monde, a permis à des « cyberattaquants » d’installer des logiciels espions sur les téléphones, a annoncé cette semaine la société dans le dernier ennui pour son parent Facebook.
La vulnérabilité – signalée pour la première fois par le Financial Times et corrigée dans la dernière mise à jour de WhatsApp – permettait aux pirates informatiques d’insérer des logiciels malveillants sur les téléphones en appelant la cible à l’aide de l’application, utilisée par 1,5 milliard de personnes dans le monde.
Un trafiquant de logiciels espions cité par le FT a déclaré que l’outil avait été mis au point par une firme basée en Israël, le groupe NSO, accusée d’avoir aidé des gouvernements du Moyen-Orient au Mexique à fouiner les activistes et les journalistes. Des chercheurs en sécurité ont déclaré que le code malveillant présentait des similitudes avec d’autres technologies développées par la société, selon le New York Times. Le dernier exploit – qui concerne entre autres les appareils Android et les iPhones d’Apple – a été découvert plus tôt ce mois-ci et WhatsApp s’est démêlé pour le réparer, lançant une mise à jour en moins de 10 jours.
“WhatsApp encourage les utilisateurs à utiliser la dernière version de notre application et à maintenir leur système d’exploitation mobile à jour afin de se protéger contre les éventuels exploits ciblés visant à compromettre les informations stockées sur les appareils mobiles“, a déclaré un porte-parole à l’AFP. L’entreprise n’a fait aucun commentaire sur le nombre d’utilisateurs affectés ou ciblés, et a déclaré avoir signalé le problème aux autorités américaines. Cette faille est la dernière d’une série de problèmes troublants sur Facebook, le parent de WhatsApp, qui a fait face à d’intenses critiques pour permettre aux sociétés de recherche de collecter les données de ses utilisateurs et pour sa lenteur à réagir face à l’utilisation par la Russie de la plate-forme comme moyen de répandre la désinformation Campagne électorale américaine de 2016.
Le groupe NSO s’est fait connaître en 2016 lorsque des chercheurs
l’ont accusé d’avoir aidé à espionner un activiste des Émirats arabes unis. Son
produit le plus connu est Pegasus, un outil hautement invasif qui, dit-on,
permet d’allumer la caméra et le microphone d’un téléphone cible et d’accéder à
ses données. La firme a déclaré mardi qu’elle ne concédait ses logiciels que
sous licence aux gouvernements pour “lutter contre le crime et le
terrorisme”.
[Digital Business Africa] – L’universitaire sénégalais Bakary Sambe a invité le 12 mai 2019 à Mbour les confréries musulmanes sénégalaises à saisir les opportunités offertes par les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour renforcer l’éducation et la formation des jeunes en vue de mieux répondre à la quête de sens de cette catégorie de la population.
« Le Sénégal a beaucoup de ressources spirituelles et culturelles qui peuvent nourrir la quête de sens de ses jeunes, mais les confréries devront également saisir cette chance énorme des nouvelles technologies, en s’y intégrant parfaitement, pour que nos enfants ne soient pas manipulés par d’autres offres », a déclaré l’enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.
Le conférencier, traitant du thème « Le Coran et les
questions de l’heure », fait observer qu’ « un grand marché » existe, dans lequel circule à travers le
monde les biens symboliques, culturels et philosophiques.
« Si notre offre d’un islam pacifique, de sécurité et dialogue n’est pas positionné sur ce marché-là, nos enfants vont consommer d’autres offres. Et c’est ce qu’on a vu au Mali et ailleurs’’, a dit Bakary Sambe, considéré comme l’un des plus grands spécialistes du militantisme islamique et des réseaux transnationaux dans le Sahel.
L’islam « n’a pas
à craindre la modernité, parce qu’étant intemporel et universel »,
a-t-il soutenu, estimant que « quelle
que soit la modernité qu’on puisse amener à un musulman, il doit la considérer
comme faisant partie de son patrimoine qui était perdu ».
[Digital Business Africa] – En Côte d’Ivoire, c’est le coup de pouce du gouvernement dans l’implémentation de la Télévision numérique terrestre (TNT). Alors que la date butoir du 17 juin 2020 fixée par l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour la migration définitive de l’analogique vers le numérique approche, le gouvernement ivoirien a décidé de l’exonération des droits de douanes et de taxes sur la valeur ajoutée (TVA), des appareils nécessaires à la réception de la Télévision numérique terrestre (TNT).
« En vue de faciliter aux ménages l’acquisition d’équipements adaptés à la réception du signal de la Télévision Numérique Terrestre à des prix abordables, le Conseil a décidé de l’exonération des droits de douanes et de la TVA sur les décodeurs et les antennes nécessaires à la réception du signal de la TNT diffusée à partir de la Côte d’Ivoire. Le processus de migration en cours vers la TNT et l’extension définitif du système en vigueur de diffusion analogique fixé au 17 juin 2020 par l’Union internationale des télécommunications (UIT) invitent les ménages, l’obligation d’acquérir les équipements adaptés à la réception du signal en remplacement des analogiques actuels», explique le ministre ivoirien de la Communication Sidi Touré, cité par l’agence APA.
De manière pratique, les équipements
concernés par cette exonération sont principalement les décodeurs et les
antennes, ainsi que des accessoires d’installation. Dans cette migration, la
Côte d’Ivoire s’est déjà dotée d’un Centre national de la télévision numérique,
qui a d’ailleurs été inauguré en février 2019.
[Digital Business Africa] – La filiale camerounaise du groupe de télécommunications sud-africain MTN a annoncé le 9 mai 2019 une croissance de son parc d’abonné au premier trimestre 2019. De manière pratique, l’opérateur revendique un parc client de 8,7 millions d’abonnés au premier trimestre 2019, ce qui représente une progression de plus d’un million d’abonnés en trois mois. De manière globale, MTN Cameroun affirme détenir 48% de parts de marché au Cameroun dans le secteur des télécommunications.
« Pour la première fois depuis quatre ans, le revenu de l’entreprise connaît un deuxième trimestre consécutif de croissance. Une croissance portée par la forte accélération des ventes de Data et par les rentrées du Mobile Money. En outre, MoMo, le moyen de paiement de MTN Cameroon poursuit son développement exponentiel avec près de 500.000 nouveaux comptes ouverts au premier trimestre 2019 et un réseau de distribution dynamique reposant désormais sur plus de 30.000 points de vente à travers le pays », explique MTN Cameroon dans un communiqué.
Même si MTN Cameroon évoque un retour de
croissance, l’opérateur reste tout de même impacté par la situation sécuritaire
volatile qui prévaut dans les régions à majorité anglophones du Nord-Ouest et
du Sud-Ouest.
Cependant, l’opérateur évoque trois facteurs qui contribuent à faire remonter sa courbe sa croissance : « Une stratégie plus centrée sur la satisfaction de la clientèle ; Une nette amélioration de la qualité du réseau, certifié par l’agence mondiale Ookla comme étant le réseau le plus rapide au Cameroun et, un environnement règlementaire plus stable».
[Digital Business Africa] – Au Burkina Faso, le Fonds d’appui aux activités rémunératrices des Femmes (FAARF) et Orange Burkina ont signé le 09 mai 2019 à Ouagadougou une convention de partenariat. Celle-ci porte sur l’adoption et l’utilisation de la solution mobile money d’Orange Burkina par le FAARF parmi ses moyens de transfert et de remboursement de créances. L’idée selon le FAARF est de moderniser et surtout sécuriser les crédits octroyés aux bénéficiaires.
« Le digital n’est plus un luxe mais une nécessité et une réalité pour répondre efficacement aux besoins de nos populations, permettre une meilleure traçabilité de nos actions et assurer une bonne gouvernance », explique la directrice générale du FAARF, Dorcas Tiendrebeogo.
Elle ajoute ensuite que l’adoption de la solution mobile money aura un impact favorable sur les délais de mise à disposition des financements qui seront considérablement réduits, tout comme les distances à parcourir dans le pays pour atteindre les bénéficiaires.
L’intelligence artificielle (IA) connaît un tel engouement ces dernières années que l’on pourrait croire que la mode nouvellement adoptée revient à l’abandon de l’intelligence naturelle.
Nous sommes
alertés, dans toutes les langues, et au travers de tous les supports, sur le
fait que l’intelligence artificielle va confisquer nos chances de travail… Mais
nous oublions que, sous couvert de ces propos alarmistes, ce sont plus nos
capacités d’analyse et de discernement qui seront impactées.
Désormais, il y
a tellement de spécialistes auto-proclamés de l’intelligence artificielle qui
occupent les plateaux de télévisions, les antennes de radios, les estrades de
salles de conférence, que l’on pourrait croire que les spécialistes
d’intelligence « naturelle » seraient devenus une denrée rare.
L’axiome de
base est que l’intelligence artificielle a été créée par l’Homme. Nous sommes
en train d’observer une redistribution des pouvoirs. Il y a ceux qui vont
mettre en place les algorithmes et ceux qui vont en être les sujets et les
consommateurs. Elle sera contrôlée par certains, pour en dominer d’autres.
Aussi, pour éviter cette reconfiguration des liens de domination, il faudra
déployer, pour des raisons éthiques évidentes, une intelligence artificielle
responsable.
En réalité, malgré l’éventail remarquable des potentialités de l’intelligence artificielle, celle-ci est souvent mal nommée. Et comme disait Albert Camus : « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Dans de nombreuses situations, l’IA est utilisée, au mieux, de façon superficielle du fait d’une méconnaissance du domaine et au pire, il s’agit d’une usurpation d’identité de l’IA à des fins parfois opportunistes, souvent commerciales.
Le rapport « State of AI : divergence – 2019 » du fonds d’investissement anglais MMC Ventures (par ailleurs assez controversé) en dit long sur les arguments marketing de l’IA. Ce rapport, publié en février 2019, prétend qu’en Europe, 40% des startups d’IA n’utiliseraient pas d’IA dans leur solution. Ce phénomène d’usurpation peut également concerner certains milieux orbitant autour de la science qui déclinent, auprès des non-initiés, le fameux proverbe « Au royaume des aveugles, le borgne est roi ».
Pour y voir plus clair et séparer le bon grain de l’ivraie, il est
important, aujourd’hui, de distinguer les différentes catégories d’IA, à
savoir :
L’IA symbolique,
L’IA statistique (incluant les méthodes probabilistes et
l’apprentissage automatique),
Puis, l’IA évolutionnaire (dite aussi sub-symbolique).
L’IA symbolique se base sur une représentation des connaissances pour élaborer des raisonnements logiques basés sur des symboles abstraits. Elle utilise un langage formel explicite pour l’expression des connaissances et des procédures d’inférence formelle pour opérer des déductions. Il est surtout important de noter que rien n’est « caché » dans le code : c’est une approche entièrement déclarative et plus facile à tracer et à expliquer. Elle est de ce fait plus intuitive et plus compréhensible par l’Humain car elle implique plusieurs capacités cognitives : le raisonnement pour résoudre des problèmes ; la connaissance pour aider à représenter et à comprendre le monde ; la planification pour établir et atteindre des objectifs ; l’apprentissage symbolique ; la communication pour comprendre le langage et communiquer ; et la perception pour transformer des entrées sensorielles brutes (images, sons…) en informations utilisables.
L’IA statistique incarnée aujourd’hui par l’apprentissage automatique ou le Machine Learning (ce sont des mécanismes d’apprentissage basés sur des modèles intrinsèques de systèmes de neurones biologiques), des applications de classification et des modèles prédictifs qui manipulent des données et utilisent très souvent des algorithmes d’apprentissage statistiques (entre autres neuronaux).
Enfin, l’IA évolutionnaire se base sur des recherches et des optimisations s’inspirant de l’évolution darwinienne (par exemple, les algorithmes génétiques).
Il est tout aussi important de rappeler que chacun des paradigmes
d’IA traite de problématiques différentes. D’où l’importance des approches
intégratives (full
stack of A.I.) pour développer des systèmes réellement
intelligents ou à potentiel intelligent, pouvant générer de véritables impacts
économiques et sociétaux.
Dans un futur proche, comme évoqué lors d’un débat animé par
Nicolas Arpagian avec Cédric Villani, organisé par l’Epita (Ecole
d’ingénieurs en intelligence informatique) le 13 décembre dernier, dont nous
percevons déjà les prémisses, des robots compagnons aideront les personnes
isolées à rompre leur solitude, des véhicules autonomes faciliteront la
mobilité, des assistants personnels ou des digital twins – dont des versions
simplifiées sont déjà déployées – investiront notre quotidien.
Par exemple, un assistant virtuel sophistiqué doit être capable de
dialoguer avec son propriétaire. Ainsi, pour une meilleure interaction pouvant
répondre aux attentes de l’utilisateur, il faut éviter les dialogues stylisés
et être en mesure d’anticiper voire de surprendre son interlocuteur. Il faut
faire preuve d’empathie, de sérendipité et de pertinence qui sont des défis de
l’Interaction Humain – Machine (cf. Rapport France IA) pour apporter des réponses personnalisées et contextualisées et
non des réponses satisfaisantes en moyenne. Il est important de distinguer le
prospectif du prédictif.
En résumé, de l’arnaque au président, aux escroqueries appelant
aux dons frauduleux pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris, l’arnaque à
l’intelligence artificielle risque d’être la plus coûteuse, car elle ne cible
pas que des individus, mais des sociétés et des nations toutes entières.
Par Amal El Fallah Seghrouchni. *Amal El Fallah Seghrouchni est professeure d’université (Université de Sorbonne, Faculté des Sciences et d’Ingénierie) et conseillère scientifique de StragIS, analyse l’avenir de l’homme dans un monde tenté par la domination de l’I.A.
[Digital Business Africa] – MainOne commence à travailler sur son engagement à renforcer l’accès haut débit en Afrique de l’Ouest via une infrastructure de fibre et des centres de données.
La société nigériane a obtenu une licence d’installation de câbles sous-marins en Côte d’Ivoire et est sur le point de réaliser des exploits dans ce pays avec le lancement d’un centre de données. MainOne a déclaré que le centre de données serait situé dans la zone de libre-échange technologique Grand-Bassam, VITIB. Le choix, selon l’entreprise, est stratégique et renforcera l’intégration régionale et l’accès mondial.
Il aurait également la capacité de renforcer l’écosystème numérique de la zone et d’attirer davantage d’entreprises et d’investissements directs étrangers (IDE) dans la région. Les exploits actuels de MainOne signifient qu’il fournira des services dans plus de 10 pays, dont le Nigeria, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Togo, le Cameroun, le Bénin, le Niger, le Sénégal et le Tchad.
MainOne, qui se targue d’utiliser un système de câble sous-marin international jusqu’à 10 Tbit / s avec une connectivité extrêmement fiable, entend répondre à la demande croissante d’accès à Internet et à des applications gourmandes en bande passante, telles que le commerce électronique, les fournisseurs de contenu, les lecteurs OTT et les applications électroniques, services bancaires et de paiement en Afrique.
MainOne vient d’annoncer qu’il est sur le point d’installer le câble haut débit sous-marin et de lancer des services à Abidjan d’ici à octobre 2019. Son responsable régional, Kazeem Oladepo, a déclaré que MainOne avait fait des progrès significatifs dans le processus de mise en œuvre du projet, ajoutant que toutes les enquêtes critiques avaient été complétées, et les travaux sont en cours à la station d’installation de câbles et au centre de données d’Abidjan.
« En investissant dans cette infrastructure,
nous espérons apporter aux entreprises des solutions technologiques
significatives et indispensables et leur permettre de rechercher une
productivité et une efficacité accrues grâce à des services de connectivité
dédiés et fiables. Nous sommes prêts à collaborer avec les opérateurs pour
développer les capacités en Côte d’Ivoire et dans les pays voisins afin de
renforcer l’intégration régionale et l’accès mondial », a-t-il déclaré.