[DIGITAL Business Africa] – Un acte fort vient d’être annoncé. Il fera sans doute le bonheur des jeunes talents du numérique au Gabon. L’Institut national de la poste, des technologies de l’information et de la communication (INPTIC) et l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) ont signé une convention ce lundi 1ᵉʳ juin 2026, en présence du ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark-Alexandre Doumba, et du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Charles Edgar Mombo.
Le partenariat permettra à l’INPTIC de moderniser ses infrastructures pédagogiques, de réhabiliter ses espaces de formation, d’acquérir des équipements technologiques de dernière génération ainsi que de transformer ses outils d’apprentissage.
Pour rendre cela possible, un financement de 5 milliards de FCFA sera mobilisé dans le cadre de la convention. L’ambition de l’État est de repositionner l’INPTIC comme une institution de référence au Gabon et en Afrique centrale dans les domaines du numérique, des télécommunications, de l’innovation et des technologies émergentes.
Le directeur général de l’INPTIC, Landry Badiali, s’en montre impatient.
« Nous attendons, à travers un nouveau mécanisme de gouvernance, la mise en place de cadres alignés aux besoins des entreprises du secteur des télécommunications et du numérique. Nous voulons également permettre à l’établissement de bénéficier de l’expertise de l’ARCEP dans l’utilisation des données sectorielles et des statistiques nécessaires au domaine de la formation », a-t-il expliqué.
La convention, selon le ministre Doumba, constitue l’une des matérialisations majeures de l’Axe 4 de la Stratégie nationale de digitalisation et de l’innovation.
« Cette démarche s’inscrit dans une vision axée sur la souveraineté numérique et la constitution d’un capital humain compétitif, capable de répondre aux besoins du marché du travail», a rappelé le ministre.
Le partenariat repose sur deux axes clés : la mise en place d’un nouveau mécanisme de gouvernance aligné sur les attentes du secteur et l’accès à l’expertise de l’ARCEP en matière de données et de statistiques sectorielles.
Par Jean Materne Zambo









