[Digital Business Africa] – Un communiqué de L’autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) annonce une baisse de 40% des tarifs des offres de services USSD des opérateurs de télécommunications, une décision qui intervient une année après l’ouverture de codes USSD aux Fournisseurs de Services à Valeur Ajoutée (FSVA).
Le but est de renforcer la concurrence dans le secteur des télécommunications et de promouvoir l’innovation. Une façon de permettre aux FSVA « d’avoir accès de manière gratuite, à ces codes en proposant des services aux abonnés de la téléphonie mobile par ce canal », précise le communiqué. Une première expérience cependant pas reluisante note l’ARTP, puisque « au bilan de la première année de mise en œuvre de ladite décision, il apparait clairement que les prix des offres commerciales des opérateurs ne favorisent pas une implémentation diligente des codes attribués et une rentabilité des services déployés».
Aussi l’ARTP, en rapport avec les opérateurs, a introduit dans les catalogues d’interconnexion de l’année 2019, les offres relatives à l’usage de l’USSD et a procédé à une baisse des différents tarifs associés à cette technologie. « Par la décision susmentionnée, l’ARTP apporte une innovation majeure qui consiste en l’ajout d’une prestation dédiée aux FSVA dans le catalogue d’interconnexion des opérateurs en vue d’améliorer des conditions d’exercice de ces acteurs mais également, apporter plus de souplesse dans les futures révisions des tarifs des offres de l’USSD », s’est réjoui l’agence de régulation. Une baisse de 40% a été ainsi opérée sur les tarifs de 2019 qui passent de 500 000 F à 300 000 F.
[Digital Business Africa] – Dans le cadre du projet Central African Backbone (CAB)], le Cameroun et le Gabon ont signé ce jeudi 28 novembre 2019 un Mémorandum d’entente (MoU), en prélude de l’interconnexion physique de leurs réseaux télécoms en fibre optique. Ce MOU a été signé par la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, et par le ministre gabonais de la Communication et de l’Economie numérique, Rigobert Ikambouayat Ndeka.
Ce MoU a pour objet,
d’une part, de fixer le cadre général et légal de la coopération en matière
d’interconnexion des réseaux de communications électroniques entre les deux
pays, et d’autre part, de mettre en place un Comité, chargé de la mise en œuvre
et du suivi dudit Mémorandum et des conventions y subséquentes.
Pour les signataires, les échanges télécoms entre les deux pays se feront désormais via cette interconnexion et non plus via des câbles sous-marins internationaux. Ce qui va entraîner une baisse des coûts de connectivité. Y compris sur les tarifs de roaming comme annoncé par les deux parties.
Cette
interconnexion coté Gabon est rendue possible grâce au déploiement d’un
Backbone National en fibre optique axe BOOUE-BITAM- EBORO/MEYO-KYE d’une
longueur de 411 KM avec l’appui de la Banque mondiale. La maîtrise d’ouvrage
étant assurée par l’ANINF.
En plus de l’interconnexion avec le CAB1 (Cameroun, République centrafricaine et Tchad) par EBORO, cette dorsale permettra également une interconnexion avec la Guinée équatoriale par MEYO-KIE.
L’Intelligence artificielle (IA) bénéficie d’un regain de notoriété depuis ces dix dernières années. Le concept est né en 1956 avec John McCarthy (Université de Dartmouth) avec ce qu’il appelait la modélisation (mathématique et statistique) du neurone humain. En effet, l’ambition de McCarthy qui était de modéliser le langage humain se solda par un échec cuisant, conduisant à l’arrêt des financements ainsi qu’à la fin des travaux de recherche et projets dans le domaine.
Ce schéma s’est reproduit plus
tard avec l’avènement des Systèmes Experts (logiciels capables de répondre à
des questions expertes comme Dentral[1]),
qui avaient pour ambition d’être capables de reproduire les mécanismes
cognitifs d’un expert dans un domaine donné.
L’engouement autour de l’Intelligence
Artificielle a de nouveau disparu jusqu’à 2007 environ, où le monde s’est remis
à surfer sur la vague de l’IA. Deux logiques s’opposent alors : d’un côté
celle qui pense que l’IA induira des avancées considérables, de l’autre côté
celle convaincue que l’Homme est voué à l’obésité car les robots se
substitueront totalement à nous.
Il est important que chacun (citoyens,
Etats) se familiarise avec ce concept qui se veut vaste et complexe, afin
d’identifier les leviers actionnables pour en tirer le meilleur pour la société,
dans le respect d’un cadre éthique et légal consensuellement défini.
Quelles définitions peut-on adosser à l’intelligence artificielle (IA)
?
La manière la plus simple de représenter
l’IA est de la mettre en perspective dans le contexte humain. L’objectif de
l’IA est de créer des systèmes (ou algorithmes) pouvant fonctionner de manière
intelligente et autonome. Rappelons que la notion d’algorithme renvoie à un
ensemble d’instructions informatiques destinées à s’exécuter soit de manière
autonome (verrouillage d’accès après détection d’une présence), soit
consécutivement à une intervention humaine (calculatrice).
Pour communiquer, l’être humain peut parler et écouter. Cela correspond dans
le domaine de l’IA au traitement du langage naturelle plus connu sous
l’anglicisme « NLP : Natural
Language Processing ». Ce domaine s’articule autour de :
La reconnaissance
vocale. Technique informatique basée sur les statistiques, permettant
d’enregistrer une sonorité vocale (humaine), de l’interpréter et d’en exécuter
les directives. C’est le cas du « Google Home » qui est un assistant
vocal produit par Google et capable par exemple de restituer oralement la
biographie d’une personnalité publique sur simple demande vocale.
La reconnaissance
de texte. Technique informatique permettant de collecter et comprendre un texte
saisi. De nos jours, ces algorithmes sont capables de discerner les émotions
dans un texte, de remettre les mots dans le contexte approprié. Les « Tchat
bot » implémentés dans les sites web en sont une application.
L’être humain peut par ailleurs voir et traiter ce qu’il voit. Cela correspond dans le domaine de l’IA à la Reconnaissance d’images. Technique informatique permettant à un algorithme de détecter des images, puis de les identifier suite à un traitement comparatif sur la base d’un stock d’images historiques. Une des applications de la reconnaissance d’images est la reconnaissance faciale. Qui s’appuie sur des méthodes de probabilités afin de comparer une capture d’image faciale à un gabarit.
L’être humain est doté de la
capacité à reconnaitre des tendances. Cela correspond dans le domaine de l’IA à
la reconnaissance tendancielle plus connu sous l’anglicisme « pattern recognition ».
D’ailleurs, l’IA est bien plus performante que l’humain dans ce domaine. En
effet, elle peut s’appuyer sur des volumes considérables de données (sur
plusieurs dimensions ou axes) en vue de déterminer des modèles mathématiques,
des tendances. C’est sur cette branche de l’IA que l’on rencontre :
Le Machine
Learning (apprentissage automatique)
Technologie informatique
apparue dans les années 1980, permettant à des algorithmes d’identifier des tendances,
de définir des règles statistiques en fonction des données historiques qui lui
sont indiquées. L’objectif étant que ces algorithmes soient capables de prédire
des valeurs en fonction de données futures suivant une logique statistique.
Le Deep
Learning
Méthode
particulière de réalisation du Machine Learning, se situant au carrefour de
trois disciplines : l’informatique, la statistique et la neuroscience. En
effet, cette technique permet de reproduire le fonctionnement cognitif du cerveau
humain afin de permettre à l’algorithme d’apprendre sur la base des données qui
lui sont fournies, en vue de faire deux choses : soit des classifications,
soit de la prédiction, ce dans tous les domaines.
L’être humain peut aussi cerner son environnement et s’y mouvoir avec aisance. Cela correspond dans le domaine de l’IA à la robotique.
Quels enjeux sociaux l’IA soulève t’elle en Afrique ?
Les Etats africains sont
résolument convaincus que la technologie contribuera à adresser des challenges
majeurs. C’est ainsi qu’est née la « Smart Africa Initiave » en 2013
à Kigali.
Les travaux de recherche, de
conception et d’implémentation des applications liées de l’IA devront se
faire :
Dans le respect des droits de l’homme et
des libertés fondamentales : La « donnée » étant à l’IA ce
que l’essence est à l’automobile, plus la quantité de données exploitée par les
algorithmes d’IA est dense et structurée (Big Data), meilleures seront les
résultats des algorithmes. Parmi les données les plus plébiscitées, les données
à caractère personnel (c’est-à-dire les données des individus) sont demandées
pour bon nombre d’applications de l’IA : reconnaissance faciale, analyses
commerciales prospectives, recherches médicales, etc.
Il apparait donc évident que toutes les applications de l’IA devront être implémentées dans le respect des dispositions de la « Convention de l’Union Africaine sur la cyber sécurité et la protection des données à caractère personnel[2] ».
Dans la recherche systématique du bien-être
commun et de la réduction de la pauvreté : Au regard de la pluralité
des domaines d’applications de l’IA (agriculture, santé, mobilités urbaines, performances
d’entreprises, etc.), il est urgent de proposer des solutions innovantes
(basées sur l’IA) dans chacun de ces domaines pouvant fortement contribuer au
développement social.
Focus sur la santé
Certaines épidémies frappent fortement certains
pays africains (Choléra, Typhoïde, Grippes, Ebola). Avec les capacités notamment
de prédiction qu’apporte certaines techniques de l’IA, il sera possible
d’anticiper l’arrivée de ces maladies sur la base de la masse des données
exploitées.
Aussi, dans le domaine de la recherche
pharmaceutique, l’Afrique pourrait accélérer ses processus de recherche et de fabrication
des médicaments (donc réduire les coûts) via une approche prospective des
meilleurs conditions chimiques conditionnant la stabilité des produits
médicamenteux. Ainsi seront mis à la disposition des populations des produits
médicamenteux efficaces et accessibles.
Focus sur la formation et l’emploi
La nécessité de se doter de la « capacité à
faire adéquate », par le renforcement des compétences des ressources
humaines africaines apparait cruciale. Autrement dit, des investissements
doivent être consentis dans la formation afin de répondre aux futurs besoins du
marché de l’emploi en la matière. Cette
approche contribuerait mécaniquement à infléchir la courbe du chômage en
Afrique, indicateur de développement incontestable.
Les Etats Africains se doivent de concevoir des
stratégies inhérentes à l’IA et de mettre en place des partenariats avec le monde
académique et industriel. Des investissements importants dans des programmes de
recherche et dans l’éducation doivent être réalisés. L’arrivée et la résilience
de l’Afrique dans la compétition mondiale de l’intelligence artificielle dépend
fondamentalement des réponses politiques qui seront formulées par les Etats
relativement aux stratégies éducationnelles.
Focus sur
la mobilité urbaine
Le moteur de croissance africaine sera aussi la ville. Et l’un des paramètres pour faire des affaires dans les villes est la question de « mobilité urbaine ».
Quand on sait
que le continent africain représente 2% du parc automobile mondial et 20% du
taux de mortalité routière, on peut s’imaginer que le numérique peut venir en
appui à cet enjeu en vue d’optimiser une meilleure mobilité des personnes et
des biens. Cela peut passer par la mise en place d’applications de mobilité à
l’instar des applications de commande de véhicules de transports comme Uber ou Heetch.
Par-dessus ces applications mobiles, d’autres applications faisant usage
d’intelligence artificielle pourront être déployées afin d’exploiter les
données collectées et améliorer les politiques publiques en matière de
transport et d’infrastructures routières. Il s’agit ici d’une vision
prospective car à ce jour, les acteurs de l’écosystème de la mobilité
s’attèlent à collecter et structurer les données de mobilité.
Adresser tous ces enjeux sociaux (liste non exhaustive) de manière effective oblige les Etats africains à se doter d’une masse de données structurées, considérables et sécurisées : le fameux Big Data.
Les principaux
piliers d’une politique publique en matière d’intelligence artificielle
responsable
Quel que soit le domaine d’application, nous avons vu le potentiel
transformationnel considérable offert par l’IA. La conception et
l’implémentation des applications basées sur l’IA devraient reposer sur une
politique dédiée à l’IA et qui s’articule à minima autour des piliers
ci-après :
Respect des libertés et des droits de
l’Homme : « Les droits de l’Homme et les libertés fondamentales ont la
même valeur dans le monde virtuel que dans le monde réel ».
Les outils et
services basés sur l’IA devraient être en toutes circonstances, respectueux de
la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples[3].
Non-discrimination : prévenir la
création ou le renforcement de discriminations entre individus ou groupes
d’individus.
Des chercheurs
du centre médical Geisinger (Pennsylvanie, USA) ont mis au point un algorithme[4]
basé sur le Deep Learning, qui permet de prédire le décès d’un patient à
horizon un an (arrêt cardiaque). Cet algorithme a pu exploiter les données de
400.000 patients (1,7 millions de rapports d’électrocardiogrammes) et est en
capacité de réaliser les prédictions attendues. Mieux, basé sur sa capacité
d’analyses très poussée, il a pu déceler des cas de patients encore exposés à
des pathologies (quand bien même ces derniers avaient été déclarés sains par le
corps médical). Ce type de prédiction peut conduire à des décisions de
traitements sélective (par exemple pour des raisons d’optimisation des dépenses
publiques, exclure des traitements les patients en sursis identifiés grâce à
l’algorithme).
Sécurité : la course à l’IA est bien réelle. Cet outil doit être pris très au sérieux par l’Afrique, car pouvant contribuer favorablement à l’accélération du développement économique et même social. On ne saurait donc faire l’économie des questions de sécurité des sources de données utilisées (considérées comme des actifs stratégiques) pour les différentes applications de l’IA.
Transparence : rendre accessibles
et compréhensibles les méthodologies de traitement des données, en autorisant des
audits externes.
Les pays africains sont appelés à
prendre conscience individuellement des enjeux de l’Intelligence Artificielle. Toutefois,
ces prises de conscience individuelles devraient converger vers une stratégie commune
impulsée et portée au niveau supranational, c’est-à-dire par l’Union Africaine.
En effet, les investissements dans le domaine demanderont des économies
d’échelle pour des bénéfices communs.
A l’entame de cette tribune, deux logiques ont été présentées : l’une favorable au développement de l’IA car perçue comme facteur de productivité et l’autre convaincue que l’IA conduirait inéluctablement l’humanité à l’obésité. Cette dernière est très présente dans les pays dits industrialisés. De ce fait, une minorité de la classe active dans ces pays est craintive de la destruction des emplois à cause de l’avènement de l’IA. S’il est vrai que cette discipline transformera certains métiers dans les pays précédemment cités, l’Afrique, encore faible d’un secteur secondaire embryonnaire ne saurait être dans un scénario de « destruction-transformation » d’emplois, mais plutôt dans un scénario exclusivement de création d’emplois.
Par Frank William NZOUETOM
Frank William NZOUETOM,
Head of IT Advisory & IT Audit, Mazars Afr. Centrale
Chez Google nous prenons très au sérieux la sécurité sur Internet. Sensibiliser les enfants à la sécurité sur Internet et les aider à adopter un comportement adapté constitue une priorité pour nous. C’est une responsabilité que nous sommes prêts à assumer et que nous partageons avec le gouvernement, les organisations à but non lucratif, la communauté éducative et d’autres acteurs. En cela, lévénement annuel du Web Rangers Africa Summit est important pour nous : il rassemble des apprenants, des enseignants, des décideurs politiques, des organisations à but non lucratif et des entreprises privées dans le but d’échanger et de trouver des solutions innovantes sur la façon d’étendre les programmes d’apprentissage numérique. L’objectif est qu’un plus grand nombre de jeunes et de familles disposent des informations nécessaires pour aller sur Internet en toute sécurité. Lors de l’édition 2019 du Web Rangers Summit qui s’est tenue à Nairobi, au Kenya, nous avons réuni des étudiants participant au programme Web Rangers, qui étaient originaires d’Afrique du Sud, du Nigeria et du Kenya, ainsi que plus de 30 partenaires dans le domaine de la sécurité en ligne. Au cours de ce sommet de deux jours, nous avons expliqué l’importance de rendre l’information et les programmes de sécurité en ligne facilement accessibles dans les écoles et de les diffuser auprès des familles, et présenté des projets dans ce sens. Nous avons aussi fait le point sur les actions en cours pour étendre le programme Web Rangers, ainsi que sur le projet de s’associer au Kenya Film Classification Board et à la Nigerian National Orientation Agency en 2020. Ce partenariat a pour but de lancer un programme d’éducation parentale au numérique avec pour objectif de sensibiliser les tuteurs, les enseignants et les familles aux outils en ligne, lesquels rassemblent les familles pour apprendre, s’amuser et surfer en ligne en toute sécurité.
Cette année, outre le Sommet, nous avons réalisé une partie de nos objectifs d’éducation et de sensibilisation en matière de sécurité sur Internet grâce à des tournées de présentation et à des partenariats avec les gouvernements. Au mois d’octobre, en association avec le Centre des sciences du Cap nous avons octroyé des financements à des organisations locales au Kenya, au Nigeria et en Afrique du Sud pour organiser des tournées d’information sur la sécurité à l’intention des élèves, des parents et des enseignants. Plus de 36 000 élèves, 2 500 parents et 1 400 enseignants ont été formés grâce à ce programme. Au Nigeria, nous avons établi un partenariat avec le Conseil nigérian pour la recherche et le développement en éducation visant à intégrer un nouveau programme de sécurité sur Internet dans les programmes nationaux des écoles primaires et secondaires, avec l’objectif d’atteindre 56 millions d’apprenants (d’une année sur l’autre) une fois le programme pleinement intégré au système scolaire. De même, en Afrique du Sud, nous travaillons en partenariat avec le Département de l’éducation du Cap-Occidental pour mettre en place une action pilote d’intégration du programme sur la sécurité en ligne dans les établissements secondaires publics de la province. Le projet pilote concerne des écoles des districts de Cape Winelands et de Metro South. Au Kenya, nous avons travaillé en collaboration avec l’organisation CODE-IP, le Ministère de la Jeunesse et l’Association des Scouts du Kenya pour faire passer le nombre de Web Rangers à plus de 55 000 dans tout le pays.
En raison du nombre croissant d’internautes, jeunes et adultes que compte l’Afrique, il est désormais impératif de les aider à se protéger des risques d’Internet. Même si nous sommes encore loin de nos objectifs, nous sommes fiers de voir l’impact des actions menées à ce jour. Pour reprendre les mots du professeur de Rosabeth Moss Kanter, professeur à Harvard, : « les petites victoires, les petits projets, les petites différences font souvent d’énormes différences ».
Poste par Fortune Mgwili-Sibanda, Responsable, Affaires gouvernementales et politiques publiques, Afrique subsaharienne
[Digital Business Africa] – Sensibiliser les enfants africains à la sécurité sur Internet et les aider à adopter un comportement adapté en ligne constitue pour Google une priorité. C’est ce qu’indique Fortune Mgwili-Sibanda, la responsable des Affaires gouvernementales et des Politiques publiques de Google en Afrique subsaharienne.
Une tâche qu’elle se dit prête à assumer et à partager avec les gouvernements, les organisations à but non lucratif, la communauté éducative et d’autres acteurs du secteur.
En 2019, Google indique avoir réalisé une partie de ses objectifs d’éducation et de sensibilisation en matière de sécurité sur Internet grâce à des tournées de présentation et à des partenariats avec les gouvernements. « Au mois d’octobre, en association avec le Centre des sciences du Cap nous avons octroyé des financements à des organisations locales au Kenya, au Nigeria et en Afrique du Sud pour organiser des tournées d’information sur la sécurité à l’intention des élèves, des parents et des enseignants. Plus de 36 000 élèves, 2 500 parents et 1 400 enseignants ont été formés grâce à ce programme », indique-t-elle sur le blog de l’entreprise.
Au Nigeria, le moteur de recherche a établi un partenariat avec le Conseil nigérian pour la recherche et le développement en éducation visant à intégrer un nouveau programme de sécurité sur Internet dans les programmes nationaux des écoles primaires et secondaires, avec l’objectif d’atteindre 56 millions d’apprenants (d’une année à l’autre) une fois le programme pleinement intégré au système scolaire.
De même, Google travaille en partenariat avec le Département de l’éducation du Cap-Occidental pour mettre en place une action pilote d’intégration du programme sur la sécurité en ligne dans les établissements secondaires publics de la province. Le projet pilote concerne des écoles des districts de Cape Winelands et de Metro South. Au Kenya, ajoute-t-elle, Google travaille en collaboration avec l’organisation CODE-IP, le Ministère de la Jeunesse et l’Association des Scouts du Kenya pour faire passer le nombre de Web Rangers à plus de 55 000 dans tout le pays.
C’est toujours dans cette perspective que de l’édition 2019 du Web Rangers Summit s’est tenue à Nairobi, au Kenya. Ici, Google a réuni des étudiants étaient originaires d’Afrique du Sud, du Nigeria et du Kenya, ainsi que plus de 30 partenaires dans le domaine de la sécurité en ligne. Au cours de ce sommet de deux jours, le moteur de recherche a expliqué l’importance de rendre l’information et les programmes de sécurité en ligne facilement accessibles dans les écoles et de les diffuser auprès des familles, et présenté des projets dans ce sens.
[Bénin Révélé Mag] – À l’occasion de la rencontre d’échanges tenue le 26 novembre 2019, au siège de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin) à Cotonou, entre le Conseil de régulation et les hauts responsables des opérateurs Gsm Spacetel Bénin et Etisalat Bénin, l’institution régulatrice a mis en garde les opérateurs concernés, suite à plusieurs non-conformités persistantes au niveau de cinq indicateurs de performance.
Flavien Bachabi, président du Conseil de régulation, organe de délibérations et de décisions de l’Arcep Bénin, signale que « Cette séance est une mise en garde pour dire qu’il y a des anomalies dans leurs réseaux. C’est persistant, il faut qu’ils trouvent des solutions à cela… ». Il s’exprimait ainsi à la rencontre d’échanges que son institution a eue, avec les opérateurs Gsm ; suite aux anomalies persistantes relevées sur quelques cellules des réseaux.
Selon Flavien Bachabi, cette séance vise à donner le bénéfice de la contradiction aux opérateurs de téléphonie mobile pour expliciter ce qui justifie ces dysfonctionnements et les dispositions pratiques prises pour l’amélioration continue de la qualité de service de leurs réseaux surtout en cette période de fin d’année.
En réalité, grâce son nouveau système de suivi de
la qualité de service et malgré le délai de trois mois (échu en mai dernier)
accordé aux opérateurs Gsm pour se conformer aux nouveaux indicateurs, l’Arcep-Bénin
a malheureusement constaté que ces entreprises ne satisfont toujours pas à cinq
indicateurs de performance pourtant mentionnés dans leurs cahiers des charges.
Il s’agit, selon le président du Conseil de
régulation, « du taux de succès des
appels voix, du taux de coupure des appels voix, du taux de blocage des appels
voix, du taux de coupure de la connexion internet 3Gsurtout chez l’opérateur
Moov, et enfin du débit down link 3G, encore chez Moov ».
« Qu’est-ce
qui justifie ces dysfonctionnements ? Quelles dispositions pratiques sont
prises pour y remédier ? », demande le président Flavien Bachabi aux
directeurs généraux des deux entreprises. Après une série de réponses peu
convaincantes, suivie de la relance des membres de l’Arcep, des responsables
d’associations de consommateurs et des journalistes, les langues des opérateurs
se sont finalement déliées.
Il ressort des interventions des opérateurs Gsm que les non-conformités décelées sont causées par des éléments dépendants et indépendants d’eux. S’agissant des premiers, les responsables des deux structures ont reconnu que leurs réseaux ne couvrent pas tout le territoire béninois. Ce qui justifie les non-conformités relevées surtout vers les zones frontalières. Mais ailleurs, comme à Abomey-Calavi, ils expliquent que ce sont les populations elles-mêmes qui s’opposent à l’implantation des antennes devant renforcer le taux de couverture.
Les chantiers de construction actuellement en
cours dans le pays font que plusieurs de leurs câbles d’extension sont
sectionnés par mégarde et leur réparation dure parfois des jours. Et cela
influe sur l’expérience du consommateur.
Les opérateurs Gsm ont aussi évoqué la
performance des téléphones des clients qui nécessitent plus ou moins des
réglages. Ceci, simplement parce que l’expérience a montré que plusieurs
portables sont bloqués sur une technologie. Autrement, si le téléphone est
bloqué sur 2G, quels que soient les efforts de l’opérateur, le client ne vivra
que l’expérience de 2G. Quand le câble sous-marin est aussi sectionné par un
bateau, cela crée également des perturbations sur les réseaux. Ces derniers
cas, disent-ils, montrent qu’ils ne sont pas directement liés aux problèmes
soulevés. Toutefois, des mesures sont prises et des investissements lourds sont
consentis pour remédier à certains problèmes techniques et d’organisation dont
celui du service après-vente.
[Bénin Révélé Mag] – Présentant un bref état des lieux du secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, déclare : « Le système éducatif béninois est marqué par plusieurs dysfonctionnements. Il a une capacité d’accueil insuffisant et des équipements obsolètes ». Face à la situation dit-il, le gouvernement s’est engagé pour inverser la tendance et atteindre les Objectifs du développement durable.
C’est dans cette esprit que depuis le 26 novembre 2019, une équipe d’experts chinois venus de l’Institut polytechnique de Ningbo, forment 45 enseignants venus de tous les départements du Bénin en maintenance informatique. La cérémonie de lancement de cette formation présidée par le ministre Kakpo Mahougnon, a connu la présence de l’ambassadeur de Chine près le Bénin, Peng Jing Tao. Les relations de coopération entre la République populaire de Chine et le Bénin se raffermissent ainsi au fil du temps.
Au cours d’une cérémonie organisée au Lycée technique d’amitié entre la Chine et le Bénin d’Akasato, le 26 avril 2018, le ministre Kakpo Mahougnon, sollicitait une coopération accrue dans le domaine de la formation technique et professionnelle entre notre pays et la République populaire de Chine. Ce vœu connaît un début de concrétisation avec la formation de ces 45 enseignants des lycées techniques, sur l’éducation des techniques professionnels en maintenance informatique.
Cette formation souhaitée par le gouvernement et qui
se déroule du 26 novembre au 16 décembre 2019, a pour objectif de constituer un
vivier dans le domaine du numérique et plus particulièrement dans la spécialité
maintenance informatique. Wu Yu, directeur général de l’Institut professionnel
et technique de Ningbo, affirme que cette formation donne la preuve que malgré
la distance qui sépare Cotonou et Ningbo, les deux villes sont étroitement
liées dans plusieurs domaines.
Ephrem Sessinou, représentant des enseignants
bénéficiaires de la formation, affirme au nom de ses collègues que l’atelier de
formation revêt une importance particulière ; car elle ouvre, selon lui,
les portes d’une collaboration qui portera de bons fruits pour le secteur de
l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Il rappelle qu’ils
sont sélectionnés pour être les pionniers d’un processus qui permettra de
relever le faible niveau des apprenants, car selon lui, il n’y a pas
d’éducation de qualité sans enseignants bien formés. Il rassure les autorités
que les enseignants en formation venus des lycées de tous les départements ont
pris les dispositions pour suivre avec assiduité les cours qu’ils recevront
pendant 21 jours.
Pour Peng Jin Tao, le marché béninois des Tic est le plus dynamique au monde. « Nous sommes un pays en développement, et pour rattraper les autres, nous devons prendre par un raccourci, donc par le numérique », affirme-t-il. Peng Jin Tao félicite le Bénin d’être l’un des rares pays au monde à avoir un ministère du numérique. Ce qui démontre l’importance que notre pays accorde au secteur.
[Digital Business Africa] – Le réseau social commencera à faire le ménage dès le 11 décembre 2019 prochain. « Afin de maintenir votre compte actif, assurez-vous de vous connecter et de tweeter au moins une fois tous les six mois. Les comptes peuvent être définitivement supprimés en cas d’inactivité prolongée » annonce Twitter sur son site web officiel.
« Nous invitons les internautes à se connecter régulièrement à Twitter » résume la plateforme. Selon le site phonandroid.com, la firme américaine justifie cette nouvelle mesure par son « engagement à servir la conversation publique ». En supprimant les comptes inactifs, Twitter cherche en effet à lutter contre la propagation de fake news ou d’arnaques. Un compte inutilisé depuis longtemps est en effet susceptible d’être piraté afin de propager de fausses infirmations.
L’opération
prendra plusieurs mois et « pas seulement un jour »,
précise Twitter. Ne vous attendez donc pas à ce que des millions de noms se
libèrent dès le 11 décembre. Twitter s’emploie à prévenir les utilisateurs des
comptes inactifs de ce changement de politique. Si vous avez un compte inactif
depuis 6 mois, vous allez recevrez un mail de ce genre : « vous
devez vous connecter et suivre les instructions à l’écran avant le 11 décembre
2019, sinon votre compte sera définitivement supprimé de Twitter ».
Pour
garder l’accès à votre compte et de pas perdre tous vos abonnés, il suffit donc
de se connecter avant la date butoir. Vous n’avez visiblement pas besoin de publier un tweet. Pour
déterminer si un compte inactif, le réseau social prend uniquement en compte la
connexion de l’utilisateur.
Le site businesinsider.fr nous rappelle que ce n’est pas la première fois que la plateforme fait le ménage parmi les comptes inactifs. En 2018, Twitter a supprimé jusqu’à 6% des comptes en l’espace d’une semaine. « Le nombre de followers d’un compte est l’une des informations les plus importantes sur Twitter. Nous voulons vous assurer que ce nombre est juste et pertinent » expliquait alors le réseau social.
[Digital Business Africa] – Depuis juillet 2017, le gouvernement camerounais est sur le chantier de création d’un code unique USSD pour ce qui concerne les services Mobile Money. En effet, à l’instar des communications téléphoniques et autres SMS, les opérateurs de la téléphonie en activité au Cameroun utilisaient des codes différents les uns des autres.
Il en est ainsi du code #150# de l’opérateur Orange, qui donne accès au service Orange Money, ou du *126# pour accéder au service de transfert d’argent via le mobile chez MTN Cameroun. Désormais, ces opérateurs devront présenter au régulateur, pour validation, les tarifs d’accès au code USSD unique.
Minette Libom Li Likeng le ministre des Postes et Télécommunications a signé ce mardi 26 novembre 2019, une décision déterminant les conditions et les règles d’exploitation de (Unstructured Supplementary Service Data ou Données de services supplémentaires non structurées) pour l’accès à la plateforme nationale d’agrégation des communications électroniques au Cameroun.
Cette
plateforme vise notamment à garantir des conditions équitables
d’interconnexion, à réduire les coûts des transactions financières mobiles et à
favoriser l’inclusion financière. En outre, elle permettra d’accéder aux
services financiers mobiles par un code unique, le # 237#.
Le directeur de l’Agence de régulation des télécommunications (ART), Philémon Zo’o Zame, explique que « ladite plateforme est logée à la Campost [opérateur postal public du Cameroun] qui en assure la gestion et l’ART est chargé de la mise en service de la décision susmentionnée » rapporte le site.
Par
conséquent, M. Zo’o Zame invite les opérateurs des réseaux et les fournisseurs
de services de communications électroniques à s’y interconnecter, dans un délai
de 30 jours à compter du 26 novembre 2019, soit au plus tard le 26 décembre
prochain, pour la fourniture des services financiers mobiles.
[Digital Business Africa] – Les opérateurs Gsm Spacetel Bénin et Etisalat Bénin continuent de rencontrer de nombreuses perturbations de leurs réseaux GSM, au grand dam des utilisateurs. Suite à plusieurs non-conformités persistantes au niveau de cinq indicateurs de performance, l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep Bénin) s’est vu obligé de prendre des mesures.
La question a été à l’ordre du jour de la rencontre d’échanges, tenue ce mardi 26 novembre, au siège de l’institution à Cotonou, entre le Conseil de régulation et les hauts responsables des opérateurs concernés. « Cette séance est une mise en garde pour dire qu’il y a des anomalies dans leurs réseaux. C’est persistant, il faut qu’ils trouvent des solutions à cela… », martèle Flavien Bachabi, président du Conseil de régulation, organe de délibérations et de décisions de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep Bénin).
En
effet, l’Arcep dispose désormais d’un nouveau système de suivi de la qualité de
service. Mais malgré le délai de trois mois (échu en mai dernier) accordé aux
opérateurs Gsm pour se conformer aux nouveaux indicateurs, ceux-ci n’arrivent
pas à satisfaire aux exigences de leurs cahiers de charges. Les opérateurs
étaient donc appelés à s’expliquer sur ce fait. Les opérateurs ont fait état du
défaut d’implantation de leurs antennes sur l’ensemble du territoire, mais ont
rassuré sur le fait que les chantiers sont en cours. Ils ont aussi mentionné la
faible qualité des téléphones utilisés par les béninois, ainsi que les
désagréments liées aux sections du câble sous-marin par des bateaux.
Toutefois, des mesures sont prises et des investissements lourds sont consentis pour remédier à certains problèmes techniques et d’organisation dont celui du service après-vente. Pour le président du Conseil de régulation, c’est bientôt la période des fêtes de fin d’année, celle où le trafic atteint son pic. Elle permettra donc de voir si les opérateurs vont honorer leurs promesses, rapporte le site lanationbenin.info.
[Digital Business Africa] – L’industrie manufacturière est l’une des priorités du gouvernement ougandais. Elle lance ainsi elle aussi sa première usine de fabrication de téléphones portables, à Namanve, à l’est de la capitale, Kampala. L’usine sera gérée par la société chinoise ENGO Holdings, avec une capacité d’assemblage de 2 000 téléphones simples, de 1 500 smartphones et de 800 ordinateurs portables par jour. Plus tard, elle va commencer à en fabriquer.
La capacité de production de l’usine va évoluer “en fonction de la demande” et les appareils seront commercialisés sous la marque Simi, selon Ares Chow Yu Qing, le directeur d’ENGO Holdings. Les smartphones seront vendus au détail à 54 dollars (environ 28 900 francs CFA), et les téléphones simples à huit dollars (environ 4 265 francs CFA).
“C’est un grand progrès de faire entrer l’Ouganda dans le monde de la fabrication d’équipements technologiques, mais nous devons agir de concert avec le reste du monde en termes de normes et de qualité, afin d’être compétitifs“, a souligné James Saaka, le directeur de la NITA-U, le régulateur des technologies de l’information et de la communication en Ouganda.
L’année dernière, les importations ougandaises en provenance de la Chine ont atteint un milliard de dollars. La même année, les exportations de l’Ouganda vers la Chine étaient seulement de 32 millions de dollars, selon des données fournies par les Nations unies.
[Digital Business Africa] – Les opérateurs mobiles concessionnaires MTN Cameroon et ORANGE Cameroun ont suspendu les interconnexions SMS de GTS Infotel, respectivement les 13 et 15 Novembre 2019 pour cause d’un différend commercial, a appris Digital Business Africa. Une suspension sans préavis et sans l’accord préalable du régulateur (ART), soutient le Dr.-Ing. Pierre-François KAMANOU, fondateur GTS-Infotel Cameroon.
« Ceci est d’autant plus surprenant que nous étions en cours de discussion avec chacun d’eux en vue de la signature de conventions d’interconnexion tel que recommandé par l’ART dans le cadre d’une procédure de tentative de conciliation engagée depuis le mois de décembre 2018 et curieusement suspendue », s’étonne le patron de GTS-Infotel.
Pour lui, cette situation fait subir à
son entreprise un manque à gagner
considérable à cause du refus non motivé des opérateurs mobiles
concessionnaires d’établir des conventions d’interconnexion Voix/SMS/USSD avec
GTS-Infotel, tels que prévus par la loi.
A présent, il s’en remet aux pouvoirs
publics pour que son statut d’opérateur alternatif de réseau SVA de type audiotex
soit clarifié en vue d’un règlement dans les meilleurs délais du différend qui
l’oppose aux opérateurs mobiles concessionnaires.
GTS-Infotel Cameroun
GTS-Infotel Cameroun fut créée en 2002
afin de répondre à un des principaux objectifs visés par la réforme du secteur
des télécommunications engagée depuis 1998 au Cameroun, et relatif à la
participation des opérateurs économiques privés nationaux, surtout dans le
domaine de la libéralisation des services à valeur ajoutée (SVA). C’est ainsi
qu’elle obtient la toute première licence de services de télécommunications à
valeur ajoutée depuis 2002, mais fut contrainte d’exercer les activités de
Fournisseur SVA. Nonobstant l’obtention d’un titre transitoire de licence en
2015 puis d’un titre formel de licence en 2017 sous le même régime de
l’Autorisation que les opérateurs mobiles concessionnaires, ceux-ci n’ont
toujours pas reconnu GTS-Infotel dans son statut d’opérateur alternatif de
réseau SVA basé sur des numéros virtuels à préfixe 8 d’identification des
entreprises et de leurs services audiotex (Voix, SMS, USSD) accessibles à
l’ensemble des abonnés mobiles.
Pour le Dr Pierre-François KKamanou, la mise en place de cette offre aurait permis de répondre aux multiples besoins d’accès mobile de plus de 1000 fournisseurs de services TIC incluant les startups et plus de 200 fournisseurs SVA déclarés à l’ART, qui ne peuvent pas s’interconnecter directement à chaque opérateur mobile.
GTS Infotel affirme tout de même que fort de sa convention d’interconnexion signée il y’a plus de deux ans avec CAMTEL, l’opérateur historique, tout est mis en œuvre pour introduire prochainement dans le marché camerounais son réseau Mobinawa. Un réseau support de la digitalisation des services de communications mobiles professionnelles, facteur de réussite de la transformation digitale des entreprises et des administrations.
[Digital Business Africa] – L’Éthiopie souhaite mettre en place une économie numérique dynamique et en croissance qui contribue de manière significative à la croissance économique globale du pays. SE le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, le fondateur du groupe Alibaba, Jack Ma, et le directeur du groupe Alibaba, et le président-directeur général du groupe Ant Financial Services, Eric Jing, ont ainsi assisté à la signature de trois mémorandums d’accord entre le gouvernement éthiopien et Alibaba créant un hub eWTP à Ethiopie.
Le hub eWTP (plateforme de commerce électronique mondiale) est destiné à permettre le commerce transfrontalier, à fournir des services intelligents de logistique et de distribution, d’aider les petites et moyennes entreprises (PME) éthiopiennes à atteindre la Chine et d’autres marchés et à former des talents.
Il
s’agit d’une initiative mondiale multipartite dirigée par Alibaba visant à promouvoir
le dialogue public-privé afin de soutenir un commerce mondial plus inclusif qui
utilise la technologie et l’innovation politique pour offrir de meilleures
opportunités aux PME, femmes et jeunes. L’Éthiopie est le deuxième pays
d’Afrique à se doter d’un pôle eWTP. Ce nouveau partenariat s’appuie sur le
succès d’autres partenariats eWTP en Asie (Chine et Malaisie), en Europe
(Belgique) et en Afrique (Rwanda) au cours des deux dernières années.
À mesure que le nombre de hubs eWTP augmentera, on espère que le commerce augmentera entre les hubs, offrant de nouvelles opportunités à leurs marchands dans l’économie mondiale. Le Ministre de l’Innovation et de la Technologie, Getahun Mekuria, a déclaré: « La signature aujourd’hui du Hub eWTP en Éthiopie constitue une étape importante dans le développement de l’économie numérique en Éthiopie. Cet engagement contribuera grandement à la facilitation des échanges et à l’ouverture des marchés aux PME, non seulement en Éthiopie, mais dans la région au sens large. Nous sommes impatients de continuer à travailler avec le groupe Alibaba et CCCI pour atteindre les objectifs de la plateforme, qui pourrait transformer la vie de nombreuses personnes. »
«C’est un honneur de travailler en
partenariat avec le gouvernement éthiopien pour créer le hub eWTP Ethiopia», a
déclaré Eric Jing, directeur du groupe Alibaba et président-directeur général
du groupe Ant Financial Services. «Nous continuerons d’appuyer la création
d’une économie mondiale plus inclusive, dotée de capacités numériques, dans
laquelle les petites entreprises peuvent participer au commerce mondial. Nous
sommes impatients de collaborer avec des entrepreneurs et des PME d’Éthiopie et
d’autres pays africains pour saisir les opportunités offertes par l’ère
numérique. »
Selon le site businesswire.com, la première initiative majeure du partenariat eWTP en Éthiopie sera le développement d’un pôle commercial numérique multifonctions destiné à servir de passerelle pour les produits éthiopiens à destination de la Chine, de centre pour le commerce électronique transfrontalier et le commerce en Afrique et d’un centre de formation.
China
Commodities City International (CCCI) travaillera en partenariat avec Alibaba
pour le développement du hub eWTP. L’Alibaba Business School mettra en œuvre la
partie du partenariat consacrée au renforcement des capacités et à la
formation, qui comprend un certain nombre de programmes, notamment des
programmes spécialisés pour les entrepreneurs, les chefs d’entreprise et les
conférenciers éthiopiens.
[Digital Business Africa] – L’ARCEP Bénin a adopté son nouveau programme d’activités 2020. Cela a eu lieu ce mardi 19 novembre 2019, au cours de la session ordinaire du mois du Conseil de régulation de l’ARCEP BENIN, tenu sous la présidence effective de Monsieur Flavien BACHABI, Président de l’ARCEP BENIN.
Au cours de cette session, les membres du Conseil de régulation ont évalué les grandes réalisations de l’année finissant qui a vu les premiers fruits des réformes entamées en 2018 notamment sur la portabilité des numéros mobiles, le suivi en temps réel de la qualité de service, l’encadrement tarifaire, les problématiques relatives aux Rayonnements Non Ionisants, les activités d’information et de sensibilisation des consommateurs.
En
2019, d’autres réformes sont intervenues, tel que rendre disponibles sur le
site de l’ARCEP BENIN les données statistiques sur les plaintes et à montrer
aux consommateurs l’opérateur qui fait des efforts dans l’amélioration de ses
services.
Selon
le site matinlibre.com, l’adoption du Programme d’activités 2020 s’inscrit dans
la poursuite de cette approche de régulation et notamment le renforcement des
mesures de protection des consommateurs, à travers la mise en œuvre des
activités dont notamment :
•
Le développement d’un simulateur tarifaire destiné à renforcer le droit à
l’information et le pouvoir de choisir des utilisateurs ;
• L’Atlas de couverture des réseaux qui permettra de mettre à la disposition des consommateurs, les informations sur la couverture et la qualité de services des réseaux de communications électroniques. In fine, les consommateurs pourront faire librement le choix du réseau et des services auxquels ils veulent souscrire en fonction des performances de chaque opérateur en matière de couverture et de qualité de service ;
•
Le déploiement des Unités Régionales de Contrôle pour rapprocher les actions de
l’ARCEP BENIN des communautés
•
Le déploiement des outils pour le contrôle des équipements radioélectriques
pour amorcer les contrôles de conformité des terminaux et équipements
radioélectriques.
Le
Conseil de régulation de l’ARCEP BENIN témoigne sa volonté de protéger les consommateurs,
et ne ménage aucun effort pour répondre aux diverses préoccupations depuis leur
prise de fonction en janvier 2017.
Par Gaëlle Massang
Photo d’illustration : Le secrétaire exécutif de l’Arcep-Bénin, Hervé Coovi Guèdègbé. Crédit Photo ABP
[Digital Business Africa] – Le 27è congrès de l’Union postale universelle (UPU 2020) se prépare activement en Côte d’Ivoire. Dans cette optique, le Vice-président, Daniel K. Duncan, avec la participation de plusieurs membres du Gouvernement, a tenu ce jeudi 21 novembre 2019, la troisième réunion du Comité national d’orientation et d’information (CNOI) pour l’organisation de ce congrès prévu pour aout 2020.
Cette
réunion a permis de faire l’état d’avancement de l’organisation et de plancher
sur la validation du budget du congrès. L’ordre du jour portant sur, entre
autres, la validation du budget ; la présentation des activités du Comité
scientifique et du secrétariat permanent et la présentation du budget,
l’occasion était belle, pour le Vice-président de la République, de présenter
également les enjeux de cet événement qui mettra la Côte d’Ivoire sous les
projecteurs du monde entier.
« Avec les travaux de qualité que nous venons d’effectuer au cours de cette réunion qui a permis de débattre du calendrier, d’ébaucher le budget, nous pouvons affirmer que nous sommes sur la bonne voie pour que la Côte d’Ivoire relève le défi de l’organisation du prochain congrès de l’Upu », a rapporté Daniel Kablan Duncan à la fin d’une réunion marathon de 2h.
Le
président du Comité de pilotage, M. Mamadou Sanogo, ministre de l’Economie
numérique et de la Poste, a fait le point de cette rencontre de l’instance
supérieure de préparation du congrès de l’Upu 2020. Selon lui, cet évènement
qui va regrouper 192 pays et plus de 3000 congressistes qui viendront de
partout, « sera le plus grand événement
du genre en Afrique et en Côte d’Ivoire ».
Bien
avant lui, M. Ahmed Lamine Sako, secrétaire permanent à l’organisation (Spo) du
27ème congrès a fait cas de l’état d’avancement des travaux.
Aussi, le vice-président de la République et l’ensemble des participants ont validé le budget et tous les canaux et moyens à déployer afin que ce congrès soit une réussite comme le sommet Union Africaine-Union Européenne en 2018 et les Jeux de la Francophonie organisés à Abidjan.
Les prochaines étapes telles que la visite du ministre de l’Economie numérique et de la Poste à Berne en Suisse au siège de l’UPU; la visite du Bureau international de l’UPU à Abidjan en janvier 2020 ; la visite d’une délégation des services de sécurité des États-Unis en Côte d’Ivoire pour évaluer les questions de sécurité du Congrès ont été débattues.
Tous
les partenaires techniques dont Voodoo Group et Dat ont présenté leurs cahiers
de charges et rasséréné sur leur engagement à relever le challenge de
l’organisation de ce congrès.
[Digital Business Africa] – Ce mardi 26 novembre, Facebook lance une nouvelle application appelée Viewpoints, qui est dédiée à la recherche et invite ses utilisateurs à participer à des enquêtes et des sondages portant sur leur usage des réseaux sociaux. En échange des réponses, Facebook payera les utilisateurs qui participent à ces études de marché et enquêtes
Dans un communiqué, Facebook déclare : «Nous présentons aujourd’hui Facebook Viewpoints, une nouvelle application d’études de marché qui récompense les personnes qui participent à des sondages, à des tâches et à des recherches. Nous pensons que le meilleur moyen d’améliorer les produits consiste à consulter directement les personnes qui les utilisent. Nous allons utiliser ces informations pour améliorer des produits tels que Facebook, Instagram, WhatsApp, Portal et Oculus, et pour profiter à la communauté plus large. »
Selon
la société, après avoir créé un profil Viewpoints, les utilisateurs seront invités
à rejoindre les programmes. Avant chaque programme, Facebook expliquera quelles
informations seront collectées, comment elles seront utilisées et combien de
points elles recevront pour avoir terminé le programme.
«Lorsque vous rejoindrez Facebook Viewpoints,
nous vous demanderons des informations telles que votre nom, votre adresse
e-mail, votre pays de résidence, votre date de naissance et votre sexe. Nous
pouvons vous demander de partager des informations supplémentaires, telles que
votre emplacement géographique, pour vous qualifier pour des programmes
individuels. »
« Avant de commencer tout programme, nous vous
ferons savoir comment les informations que vous fournissez par le biais de ce
programme seront utilisées. »
«Nous ne vendrons pas les informations de
cette application à des tiers. Nous ne partagerons pas non plus publiquement
l’activité de vos points de vue Facebook sur Facebook ou sur d’autres comptes
que vous avez associés sans votre permission. Et vous pouvez mettre fin à votre
participation à tout moment. »
La
société a ensuite ajouté qu’elle informerait les utilisateurs du nombre de
points nécessaires à la sécurisation d’un paiement. Une fois ce montant
atteint, Facebook enverrait l’argent directement au compte PayPal de
l’utilisateur.
Le public reste malgré tout assez méfiant, du fait des scandales à répétition au sujet d la gestion des données privées. Rappelons que Facebook avait déjà lancé une application de ce type avec Study From Facebook mais a du le retirer du marché du fait de la présence de nombreux mineurs inscrits sur la liste des utilisateurs.
[Digital Business Africa] – Pour marquer le 30e anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (CRC), la GSMA, s’appuyant sur l’expertise de l’UNICEF en matière de droits de l’enfant, a lancé l’initiative mPower Youth pour montrer que la technologie mobile peut servir de catalyseur pour la promotion des droits de l’enfant. Cette initiative est soutenue par un certain nombre d’opérateurs de téléphonie mobile dans le monde, notamment Orange.
Alors que nous célébrons la convention sur les droits de l’enfant, un service d’information sur la santé maternelle à travers un téléphone mobile a considérablement dynamisé les soins de maternité au Cameroun.
GiftedMom, un service mobile, en ligne et par SMS, a fourni des conseils en matière de soins de santé à des milliers de femmes au Cameroun depuis son lancement en 2015.
L’opérateur de téléphonie mobile Orange Cameroun s’est associé
à GiftedMom pour l’amélioration de la santé maternelle au Cameroun, où moins de
60 % des femmes bénéficient des soins de santé recommandés pendant leur
grossesse.
Orange Cameroun a choisi GiftedMom, une start-up de santé
mobile, pour son programme d’accélération en 2016. Ce service fournit aux
femmes enceintes et aux nouvelles mères des informations sur la santé et des
services de surveillance, notamment des SMS. Les professionnels de santé
rapportent que GiftedMom a contribué à augmenter la rétention des patients et
les taux de vaccination.
En 2018, GiftedMom a remporté un prix de subvention de l’organisme mondial représentant l’industrie du mobile, la GSMA. Cette subvention provient du Fonds d’Innovation Accélerateur d’Ecosystèmes de la GSMA, destiné à aider GiftedMom à développer son application pour l’accouchement et l’allaitement. Cette application distribuera des jetons pour payer les soins de santé et devrait permettre à GiftedMom de soutenir 100 000 autres femmes.
GiftedMom est un exemple de la façon dont la technologie
mobile répond aux promesses de la Convention des Nations Unies relative aux
droits de l’enfant.
« Les opérateurs de téléphonie mobile du monde
entier, notamment Orange, démontrent que la technologie mobile possède un
pouvoir considérable pour faire respecter les droits fondamentaux d’un enfant »,
a déclaré Mats Granryd, directeur général de la GSMA.
« Il y a trente
ans, ajoute-t-il, lorsque la
convention a été adoptée, il y avait 7 millions d’utilisateurs mobiles dans le
monde, ils sont aujourd’hui 5,2 milliards. L’industrie de la téléphonie mobile
continue de miser sur son engagement en matière de protection et de sécurité
Internet, et nous avons un rôle important à jouer pour que chaque enfant puisse
s’exprimer, puisse participer et prospérer dans ses communautés. »
« Dans le monde d’aujourd’hui, les enfants naissent dans des situations que nous n’aurions pas pu imaginer il y a trente ans », a déclaré Wivina Belmonte, Conseillère principale, Engagement du secteur privé à l’UNICEF. Pour elle, « la Convention relative aux droits de l’enfant est aussi pertinente dans ce monde qu’elle l’était il y a trois décennies. Nous devons nous assurer que les enfants sont en sécurité lorsqu’ils explorent les nouvelles technologies. Et nous devons voir que les libertés et les opportunités que la technologie peut offrir sont disponibles pour chaque enfant. L’UNICEF appelle le secteur de la téléphonie mobile à démontrer comment la technologie peut être utilisée pour réduire les inégalités et libérer le potentiel de toutes les filles et de tous les garçons. »
Orange est membre de la GSMA, l’organisme mondial de la
téléphonie mobile. GiftedMom est un exemple d’un large éventail d’initiatives
soutenues par l’industrie qui encouragent la protection des droits des enfants
dans le monde.
Digital
Business Africa, avec communiqué de presse
[Digital Business Africa] – La Cameroon Telecommunications (CAMTEL), l’opérateur public des télécommunications du Cameroun, va maintenir son opération de charme auprès des acteurs camerounais et étrangers du secteur des communications électroniques. C’est l’une des recommandations de la rencontre entre CAMTEL et les parties prenantes du secteur des communications électroniques du Cameroun qui s’est achevée ce 26 novembre 2019 au Palais des Congrès de Yaoundé.
L’objectif de ces deux journées d’échanges
et de réflexion était de présenter le dispositif technique amélioré de Camtel à
l’ensemble des acteurs du secteur des communications électroniques, leur
présenter les possibilités de collaboration et les nouvelles offres de partenariat
pour la commercialisation des services offerts par Camtel. Evidemment, pour discuter
également des défis et challenges que doit relever l’opérateur public du secteur
des télécommunications du Cameroun.
Dès l’ouverture de cette
rencontre le 25 novembre, la DG de Camtel, Judith Yah Sunday épouse Achidi, a
présenté les atouts de son entreprise et la nouvelle dynamique enclenchée depuis
sa nomination il y a un an.
Les atouts de Camtel
D’après elle, en tant que propriétaire ou membre, l’entreprise CAMTEL est présente dans quatre systèmes de câbles sous-marins dont les points d’atterrissement sont localisés dans les villes de Douala, Limbe et Kribi. Il s’agit notamment du SAT3 (South Atlantic Telecommunications Cable 3 / South Africa Far East) localisé à Douala et mis en service en 2002 avec une capacité de 88 Gbps (giga-bits-par-seconde) ; du WACS (West Africa Cable System) doté d’une capacité de 14 Tbps (tera-bits-par-seconde) mis en service en juillet 2015 à Limbé/Batoké; du NCSCS (Nigeria Cameroon Submarine Cable Systems) basé à Kribi, opérationnel depuis janvier 2016 qui nourrit le réseau camerounais avec une capacité installée de 140 Gbps ; et enfin le SAIL (South Atlantic Inter Link), plus récente acquisition de Camtel opérationnelle depuis novembre 2018 à partir de Kribi, avec une capacité installée de 1,4 Tbps (tera-bits-par-seconde).
Plus encore, CAMTEL dispose d’un
backbone national composé de liaisons interurbaines et des boucles
métropolitaines. Soit un point d’échange Internet à Yaoundé et un autre à
Douala. Ce backbone national est le cœur des réseaux de communications
électroniques. Il est composé d’un ensemble de sites interconnectés de câble à
fibres optiques pour véhiculer à très haut débit les services multimédias d’un
point du réseau à un autre, en conformité avec les règles de l’ART, le
régulateur télécoms.
L’on apprend ainsi que CAMTEL gère à ce jour environ 12 000
km de câble optique sur l’étendue du territoire national couvrant toutes les
dix régions du pays. Les travaux de desserte de l’ensemble des unités
administratives de ces régions sont permanents et continus, rassure Judith Yah
Sunday.
« Customer
Centricity » et « Change Management »
Yaoundé, 25 novembre 2019. Judith Yah Sunday, la DG Camtel, face aux acteurs du secteur des communications électroniques.
Fort de ces acquis, l’opérateur
public national a élaboré les axes stratégiques de développement de l’entreprise
en réponse à la feuille de route qui a été confiée à la DG par le gouvernement le
17 décembre 2018. Cette feuille de route, rappelle Judith Yah Sunday, concerne
l’extension et la densification du réseau, notamment de la fibre optique et son
exploitation, ainsi que la commercialisation des capacités des infrastructures
incluant les quatre points d’atterrissements des câbles sous-marins.
« A cet effet, explique la DG, nous
avons engagé notre action autour d’une stratégie à deux leviers : « Customer
Centricity » qui met le client au centre de toutes nos préoccupations et « Change
Management » qui pour sa part se concentre sur les aspects de gouvernance
et du modèle managérial. Ces deux piliers portent le plan d’actions prioritaires
qui concourent à l’atteinte des jalons que nous sommes fixés pour suivre la
performance durant la période de référence. C’est-à-dire 2019 – 2025 ».
La DG n’a pas manqué de mentionner
les défis à relever par Camtel : l’amélioration de l’expérience client et
la conduite du changement de culture au sein de l’entreprise afin qu’elle
puisse jouer pleinement son rôle dans la transformation numérique attendue. « Nous voulons ainsi asseoir une meilleure
fondation pour un service de qualité à nos clients internes et externes »,
résume Judith Yah Sunday.
Les nouvelles formes de partenariat
La concertation avait donc pour
but de communiquer sur les nouvelles formes de partenariat que Camtel offre aux
fournisseurs des services électroniques. Ceci afin d’optimiser la gestion du
patrimoine infrastructurel, afin de créer de meilleures conditions de
production de la valeur ajoutée et de jeter les jalons du schéma d’aménagement
numérique du territoire ancré sur les collectivités territoriales
décentralisées. D’où la présence à ce rendez-vous du ministre de la
Décentralisation et du Développement local, Georges Elanga Obam, en compagnie des responsables des
services informatiques des mairies.
Immeuble siège de Camtel à Yaoundé.
Durant ces deux journées, Camtel
a donc présenté à ses partenaires son dispositif technique amélioré, notamment
la mise en place d’un marché de gros, de vente de capacités et d’accès aux
infrastructures de qualité. Aussi présenté, le modèle d’ouverture de l’activité
de CAMTEL aux tiers notamment les Fournisseurs d’accès internet dont les effets
peuvent être ressentis au niveau des collectivités territoriales
décentralisées.
Au terme des deux jours de rencontres,
les participants ont recommandé à Camtel d’avoir en son sein un point focal
permanent qui servira de porte d’entrée à tous les potentiels partenaires. L’entreprise
publique devra également prendre l’initiative de repartir vers les potentiels
partenaires pour convenir avec eux des modalités de collaboration.
Plus encore, Camtel devra, en
plus de la segmentation par zones géographiques, organiser la distribution des
services par communautés d’intérêts pour mieux adresser les problématiques
spécifiques.
Les potentiels partenaires ont par
ailleurs noté que les familles de partenariat présentées par Camtel ne sont pas
de modèles arrêtés, mais des esquisses y relatives. Quelques-unes ont été envisagées,
notamment la sous-traitance, la revente, la création des franchises et
l’intégration de SVA aux offres de CAMTEL. « Les acteurs du secteur sont appelés à contribuer à l’enrichissement de
ces modèles pour leur mise en œuvre. Il est à noter CAMTEL reste dans le marché
du last mile, sans faire concurrence à ses partenaires », relève le
rapport général des travaux.
De la nécessité de la délivrance d’une licence mobile à CAMTEL
Aux pouvoirs publics, l’ensemble
des participants a formulé le vœu de la nécessité de la délivrance d’une
licence mobile à CAMTEL. Il a également été recommandé la création d’une plateforme
de concertation MINPOSTEL-MINDDEVEL-CAMTEL pour identifier la nature des
compétences à transférer aux collectivités territoriales décentralisées,
conformément au cadre réglementaire existant qui encourage les partenariats et
l’autonomisation des communes.
Enfin, les participants ont
plaidé pour la redynamisation de la plateforme de concertation entre les administrations
sectorielles (MINTP, MINDUH, MINEE, CAMTEL et les Collectivités Territoriales)
pour un développement rationnel, harmonieux et intégré des projets
d’infrastructures.
En ce qui concerne le soutien aux
jeunes innovateurs, les participants ont recommandé la création des écosystèmes
et leur regroupement au sein des incubateurs qui bénéficient de
l‘accompagnement des pouvoirs publics.
« CAMTEL doit être au service de ses clients »
La ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, à la rencontre de Camtel avec les acteurs du secteur des communications électroniques.
Selon la ministre des Postes et Télécommunications,
Minette Libom Li Likeng, qui a participé à ces travaux, cette première
concertation est un indicateur majeur, qui traduit la recherche de l’atteinte
des résultats, à travers des concertations et échanges entre partenaires. « Toutes choses dont a besoin le secteur des TIC,
qui est appelé à jouer un rôle de levier transversal, pour la croissance
économique du Cameroun, la création de nouvelles chaînes de valeurs, et qui constitue
de fait, un véritable gisement d’emplois décents », observe la
ministre.
D’après Minette Libom Li Likeng,
il incombe à présent à l’opérateur historique de veiller à ce que toutes les
stratégies adoptées en matière de développement et de commercialisation des
services de Camtel soient alignées sur les demandes et les évolutions du marché.
« Il lui incombe en même temps de
faire de la qualité des services fournis au public et aux autres opérateurs une
priorité. Dans un modèle de concurrence basée sur les services, la recette du
succès est entièrement ancrée dans la qualité des services et la sécurité des
communications fournies aux clients. CAMTEL doit être au service de ses clients
que sont les opérateurs, pour la transformation numérique du Cameroun »,
prescrit-elle.
[Digital Business Africa] – La ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a signé le 26 novembre 2019, la décision N° 0000248/MTP/CAB/IGT/CT2 déterminant les conditions et les règles d’exploitation de la ressource USSD pour l’accès à la plateforme nationale d’agrégation des communications électroniques.
Selon la ministre, cette plateforme, qui vise notamment à
garantir des conditions équitables d’interconnexion, à réduire les coûts des
transactions financières mobiles et à favoriser l’inclusion financière,
permettra d’accéder aux services financiers mobiles par un seul code
unique : le #237#.
Ladite plateforme est logée à la CAMPOST qui en assure la gestion et l’Agence de régulation des télécommunications (ART) est chargée de la mise en œuvre de cette décision.
Dans un communiqué publié ce 26 novembre 2019, le directeur général de l’ART, le Pr Philémon ZOO ZAME, invite les opérateurs des réseaux et les fournisseurs de services de communications électroniques à s’y interconnecter, dans un délai de 3o jours, pour la fourniture leurs services financiers mobiles.
[Digital Business Africa] – Au lendemain de la validation par le gouvernement nigérien de la prise de contrôle de Orange Niger par Zamani Com S.A.S, le groupe français a annoncé le 22 novembre 2019 avoir finalisé l’opération de cession. Selon un communiqué du groupe Orange, cette opération concerne la totalité de sa participation qui est de 95,5 % dans Orange Niger au profit de Zamani Com S.A.S. Cette dernière est détenue à 100 % par Rimbo Invest de Mohamed Rissa et Greenline Communications de Moctar Thiam, tous deux actionnaires minoritaires de la société Orange Niger.
« Les services de l’entreprise continueront
d’être commercialisés sous la marque Orange pendant une période de transition. La
région Afrique et Moyen Orient reste une priorité stratégique pour le Groupe
Orange. Toutefois, l’environnement de marché au Niger conduit Orange à prendre
cette décision en toute responsabilité en privilégiant la continuité des
activités au profit des clients, ainsi que la protection des intérêts des femmes
et des hommes d’Orange Niger », explique le communiqué du Groupe
Orange, qui de donne aucun détail sur la valeur de la transaction.
On se souvient qu’Orange Niger était en très mauvais termes avec les autorités nigériennes. L’opérateur accusait le fisc d’en demander trop, sans se soucier de la santé de l’entreprise, ou même sans tenir compte de la réalité du marché. Pour sa part, les autorités nigériennes accusaient Orange de jouer un double-jeu et de ne pas déclarer tous ses états. La goutte qui a finalement fait déborder le vase aura été le redressement fiscal de plus de 22 milliards de F Cfa adressé à Orange qui a conduit à la fermeture temporaire de ses locaux à Niamey. Même si un règlement partiel avait finalement été trouvé, l’opérateur n’est jamais revenu sur sa décision de quitter ce marché.