Cameroun : Pourquoi Camtel a coupé l’Internet et les appels dans les départements ministériels

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(TIC Mag) – Dans un entretien accordé à TIC Mag il y a quelques jours, Benjamin Gérard Assouzo’o, le directeur Marketing et Communication de Camtel, l’opérateur historique des télécommunications du Cameroun, explique les raisons de la suspension des services voix et data dans les administrations publiques insolvables. Après cette suspension, c’est le Premier ministre, Philemon Yang, qui aurait  demandé à Camtel de rétablir les administrations suspendues, affirment certaines sources.

Les communications ont été rétablies, mais Benjamin Gérard Assouzo’o présente les motivations de cette décision de suspension et donne des précisions sur l’opération en cours de recouvrement des créances. D’après lui, il ne s’agit pas d’une décision extrême, mais d’un mécanisme normal entre un client et son fournisseur de services. « Surtout lorsque toutes les voies de concertation sont épuisées et qu’on n’a plus d’interlocuteur avec qui s’entendre sur les modalités de paiement ou de différé de paiement.  En suspendant les services voix et data, nous n’avions aucun autre objectif que de savoir pourquoi on n’est pas payé et comment cela devra se faire. Eh bien, nous continuons de servir sans relâche avec l’assurance que nous avons été compris par tous », indique le directeur Marketing et Communication.

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Car, derrière la suspension que vous évoquez, il n’y a aucune intention soit de nuire à qui que ce soit ou alors de jouer les dangereux contre une entité à laquelle on appartient. Camtel est une entreprise qui appartient à l’Etat, à 100% de ses capitaux.Benjamin Gérard Assouzo'o

En présentant les administrations publiques suspendues, il explique que même le ministère des Postes et Télécommunications qui assure la tutelle de la Camtel en faisait partie. Seuls les départements de souveraineté qu’il présente étaient exempts de cette suspension.

Benjamin Gérard Assouzo’o dresse le bilan de l’opération et explique les conditions de paiements des factures de télécommunications par les départements ministériels. Il indique également dans cet entretien que certains Internet Service Providers (ISP) comme Creolink, croyant pouvoir se débiner des 3,4 milliards de F.Cfa de dette vis-à-vis de Camtel, ne jouent pas franc jeu.

Lire l’intégralité de l’interview de Benjamin Gérard Assouzo’o ici

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