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Top 10 des arguments qui font du Gabon la locomotive des TIC en Afrique centrale

(TIC Mag) – Le Gabon est en avance dans plusieurs secteurs des TIC en Afrique centrale. TIC Mag propose dix arguments qui montrent comment le pays d’Ali Bongo, locomotive de l’Afrique centrale dans ce secteur, tire les autres pays à accélérer davantage leur développement de l’économie numérique.

1 – Une bande passante de forte capacité : 6400 Gigabit/s

Le Gabon dispose d’une des meilleures capacités en bande passante internationale en Afrique centrale avec une capacité allant jusqu’à 6400 Gigabit/s. Une capacité qu’envie bon nombre de pays de la sous-région. Au ministère de l’Economie numérique et de la Poste l’on affirme que la connectivité Internet internationale du Gabon a été multipliée par huit ces trois dernières années.  « Cela voudrait dire qu’au Gabon, nos communications entrantes et sortantes sont, non seulement rapides, mais aussi fluides », explique le ministre Pastor Ngoua N’Neme.

2 – Un taux de pénétration du mobile unique en Afrique centrale : 186%

En avril 2016, le ministre Pastor Ngoua N’Neme a expliqué aux journalistes que les deniers chiffres présentaient un taux de pénétration de la téléphonie mobile au Gabon de 186% et le taux de pénétration de l’Internet mobile de 76%. Avec une estimation de près de trois millions d’abonnement à la téléphonie mobile. Donc, un taux de pénétration de la téléphonie mobile unique en Afrique centrale.

Sur une population de près de deux millions d’habitants, le Gabon compte au 30 juin 2015 plus de 2,7 millions d’abonnés à la téléphonie mobile. Dans ce pays, qui s’étend sur une superficie de 268 000 km2, nombreux sont les abonnés possèdent deux cartes SIM. Parfois plus. Au terme du deuxième trimestre 2015, l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) indiquait plus exactement que le parc mobile total déclaré par les quatre opérateurs du pays était de 2 717 257 abonnés, soit un taux de pénétration de la téléphonie mobile de 179%.

En léger recul par rapport à décembre 2014 où 2 932 731 abonnés étaient enregistrés pour un taux de pénétration du mobile de 193,24%. Des pourcentages à l’époque calculés par l’Arcep sur la base d’une population de 1 517 685, conformément à la une décision de la Cour constitutionnelle prise le 17 février 2005 et relative à la requête du ministre de la Planification et de la Programmation du Développement au sujet des résultats provisoires du dernier recensement général de la population et de l’habitat. D’après l’Arcep, au 30 juin 2015, le Gabon comptait au total de 1 009 719 personnes ayant accès à Internet, soit un taux de pénétration d’Internet dans le pays de 67%.

Aninf 2

3- Premier dans le Classement de l’Indice de     développement des TIC (2015) de l’UIT

En Afrique centrale, le Gabon occupe le 1er rang dans le classement de l’Indice de développement des TIC (2015) de l’UIT. Il est suivi du Congo Brazza, de la Guinée équatoriale, du Cameroun et du Tchad. Pour le ministre en charge de l’Economie numérique et de la Poste, Pastor Ngoua N’neme, « ce classement, on le doit certes aux efforts déjà accomplis ces six dernières années à travers le plan Gabon Numérique du PSGE qui est la déclinaison opérationnelle du projet de société « l’avenir en confiance » du Président Ali BONGO ONDIMBA, mais beaucoup reste encore à faire pour hisser le Gabon dans les standards mondiaux ».

Classement de l’Indice de développement des TIC (2015) de l’UIT

Pays Rang Afrique centrale Rang africain Rang mondial IDI 2015
Gabon 1er 12e 133e 2,68
Congo 2e 17e 141e 2,27
Guinée

équatoriale

3e 19e 146e 2,21
Cameroun 4e 20e 147e 2,19
Tchad 5e 37e 167e 1,17

4- Premier pays à attribuer la licence 4G en Afrique centrale.

Bien que la licence 4G est ait été officiellement attribuée à Gabon Telecom en avril 2014, il faudra attendre le 10 octobre 2014 à Libreville pour expérimenter l’Internet mobile en mode 4G. Notamment, pour des raisons de déploiement de ce réseau 4G. Gabon Telecom devenait ainsi le premier opérateur de l’Afrique centrale à proposer les services 4G, même si en juillet 2014 au Tchad, l’opérateur de téléphonie mobile Tigo du groupe Millicom International Cellular, avait déjà commencé le test de son réseau 4G. La filiale de l’indien Airtel a pris un petit retard pour rejoindre son concurrent. Mais, Airtel Gabon a lancé le 10 décembre 2015 son réseau 4G à Libreville.

Technologie 4G

Pour ce qui est de la 3G, le Gabon a été parmi les premiers pays à l’octroyer aux opérateurs mobiles. C’est lors de la préparation de la Can 2012 conjointement organisée avec la Guinée équatoriale que le Gabon évoquait déjà l’octroi de la 3G en 2011. L’Indien Airtel s’était rapidement positionné. Un accord pour la fourniture de la technologie 3G avait alors été signé le 4 octobre 2011 par Lin Mombo, alors directeur de l’Agence de régulation des télécommunications (ARTEL), et Mamadou Kouladou, alors directeur Afrique d’Airtel. Mais, c’est trois ans plus tard, le 20 mars 2014, que l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la Poste attribuera officiellement à Airtel les licences 3G et 4G. Coût de l’acquisition de ces technologies pour une période d’exploitation de dix ans : 5,5 milliards de francs CFA. Gabon Telecom suivra un mois plus tard, le 24 avril 2014. Le régulateur lui attribuera officiellement les licences 3G et 4G pour une période de 10 ans suite à l’accord du 07 mars 2014 signé par Maroc Telecom et le gouvernement gabonais.

5 – Un pays désigné point d’échange Internet de l’Afrique centrale par l’UA

L’Union africaine a désigné le Gabon Internet eXchange (Gab-IX) comme le point d’échange Internet régional (RIXP) de l’Afrique centrale en août 2015. Concrètement, c’est par cette infrastructure que transitera le trafic Internet entre le Cameroun, le Congo, la Guinée équatoriale, le Tchad et la Centrafrique. La désignation du Gab-IX comme aéroport numérique d’Afrique centrale est le fruit d’une consultation d’experts de la Commission de l’Union Africaine (UA), réunis à Addis-Abeba en Ethiopie en juillet 2015. Ce GAB-IX sera ouvert à tous les acteurs qui souhaitent se connecter (opérateurs, Fournisseurs d’Accès Internet, sociétés de services, grands comptes, collectivités locales, etc.). Bon à savoir, l’Internet eXchange Point (IXP), est une infrastructure physique qui permet aux acteurs interconnectés de s’échanger du trafic Internet local grâce à des accords mutuels dits de « peering ».

Les utilisateurs d’un IXP peuvent améliorer la qualité de leur débit Internet et éviter les coûts supplémentaires importants liés au transport des données. Les échanges entre les usagers d’un territoire ne passeront donc plus par des infrastructures lointaines (Paris, Londres, Amsterdam, même New York). Créé après la signature d’une convention le 23 janvier 2014 entre 15 opérateurs publics et privés, fournisseurs de services Internet du Gabon, le Gab-IX est géré par le groupement d’intérêt économique du même nom (GIE Gab-IX), dont les activités ont été lancées le 2 décembre 2014.

6 – Un président super connecté !

Le président de la République, Ali Bongo, a lancé son compte Instagram en mai 2016. Il était déjà présent sur Facebook (facebook.com/alibongoondimba, 351 235 fans au 03 juin 2016) et Twitter (@PresidentABO 26 340 abonnés au 03 juin 2016) où il est hyperactif, partage avec ses fans ses idées, ses actualités et ses photos. Le président gabonais compte plus de fans sur Facebook que son homologue camerounais Paul Biya qui compte 259 194 fans au 03 juin 2016, mais devance Ali Bongo sur Twitter avec 56 600 abonnés à la même date.

Plus encore, Ali Bongo est le premier chef d’Etat africain présent sur Sina Weibo, ce réseau social qui compte plus de 400 millions d’utilisateurs à travers la Chine. La création de ce compte en décembre 2015 venait ainsi agrandir le dispositif de communication digitale d’Ali Bongo qui entend communiquer directement sur ce réseau social dans la langue chinoise. Il y communique sur les événements clés de la vie économique gabonaise ainsi que les rencontres et les réalisations menées dans le cadre de la coopération sino-gabonaise.

Ali Bongo Selfies

Confidences du ministre de l’Economie numérique et de la Poste, Pastor Ngoua N’Neme : « J’essaye de faire comme lui tout simplement. Je ne sais pas si vous visitez ses pages Facebook et autres. Il est toujours à jour et c’est ce que nous essayons de faire. Le président Ali Bongo est vraiment notre boussole. J’ai toujours la hantise qu’il m’interroge pour savoir : « Mais, vous, quelle est votre page Facebook ? Quelle est votre adresse web ? » Donc, nous faisons tout ce qu’il faut pour que ce ministère soit le reflet des ambitions du chef de l’État dans le domaine du numérique. »

7 – Une implication personnelle du président pour le développement des TIC

Dès son accession à la magistrature suprême, le président de la République s’est personnellement engagée à développer le secteur du numérique. On l’a ainsi vu aller dans plusieurs étrangers pour vanter le secteur gabonais des TIC ou encore pour inviter les investisseurs du secteur à investir au Gabon. La cybercity de l’Ile Mandji aura pour vocation d’attirer les principaux acteurs de l’économie numérique à venir s’installer au Gabon. En octobre 2011, à Genève, en Suisse, du haut de la tribune de l’ITU World Telecom, le président Ali Bongo avait lancé un appel aux entreprises internationales de venir investir au Gabon et notamment dans le projet de la Cybercity de l’île de Mandji. Le président leur promettait : « l’exonération d’impôts pendant les 10 premières années, un taux d’impôt réduit sur les bénéfices plafonnés à 10% à partir de la 11ème année, l’enregistrement rapide et facile des sociétés à partir d’un guichet unique, la liberté d’expatriation des fonds, etc. »

L’on a également vu le président en octobre 2015 en Inde lors du Sommet Inde-Afrique où il a invité de nombreuses entreprises indiennes du secteur des TIC et Télécoms de venir investir au Gabon. Sur place, le pays, à travers l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) a signé un accord préalable à un mémorandum d’entente avec l’Indian Centre for Social Transformation afin d’accompagner le pays dans sa transformation digitale.

Houlin Zhao, SG de l’UIT : « Ce prix distingue les dirigeants qui ont su engager des actions décisives pour améliorer l’accès aux TIC »

Cette implication personnelle du chef de l’Etat dans ce secteur permet de garder en éveil les dirigeants de ce secteur d’activité et les incite à travailler davantage. Pas surprenant donc que le 27 septembre 2015, le président Ali Bongo reçoit, comme neuf autres chefs d’Etat dans le monde, le prix « TIC pour le développement durable ». D’après Houlin Zhao, SG de l’UIT, ce prix distingue « les dirigeants qui ont su engager des actions décisives pour améliorer l’accès aux technologies de l’information et de la communication, diminuer leurs coûts et étendre leur diffusion au service du développement socio-économique ».

8 – Une architecture institutionnelle propice à la concurrence

Contrairement aux autres pays comme le Cameroun, le Gabon a créé une société qui se charge de la construction et du déploiement de la fibre optique et des infrastructures numériques. C’est l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf). Une autre est chargée de la gestion et de la commercialisation de ces infrastructures. C’est la Société de patrimoine des infrastructures numériques (SPIN).

Au Cameroun par exemple, c’est Camtel qui gère tous ces aspects en plus d’être opérateur télécoms lui-même. Au Gabon, il y a également une Autorité de régulation des communications électronique et de la Poste (Arcep) qui est le gendarme du secteur et travaille en « en toute indépendance ». Le ministre Pastor Ngoua N’Neme affirme que cette architecture institutionnelle est « d’une parfaite lisibilité et prémunit contre toute forme de conflits de compétence et de tentations hégémoniques ».

9- Une gratuité du nom de domaine local .ga

Au Gabon, tous les usagers peuvent acquérir le nom de domaine national .ga gratuitement. Du moins, pour la première année. Cette politique permet aux populations d’adopter facilement ce nom de domaine. D’après Alex Bernard Bongo Ondimba, le directeur général de l’Aninf qui gère le nom de domaine local, près de 550 000 noms de domaines ont déjà été enregistrés.

.gaDès la deuxième année, le paiement des frais de location du .ga est de 5 000 francs Cfa par an. Un montant que ne pratiquent pas toujours les autres pays de la région qui le vendent un peu plus cher. En plus, ici, il est facile d’acheter son nom de domaine. L’Aninf a mis sur pied un site web http://my.ga où chacun peut vérifier la disponibilité d’un nom de domaine « .ga » et acquérir le sien. L’Aninf a également lancé une campagne nationale d’accréditation de bureaux d’enregistrement ou de revendeurs afin de couvrir 100% du marché national.

Pour Pastor Ngoua N’Neme, avant qu’il n’y ait des retombées autour du .ga, le Gabon a d’abord choisi de s’assurer que tout le monde au Gabon ait son nom de domaine. « Nous avons commencé par les administrations et nous allons continuer avec la population et les sociétés pour que le .ga soit une réalité », explique le ministre.

10 – Une régulation sévère, mais souple

Le régulateur, l’ARCEP, ne manque pas de sanctionner les opérateurs télécoms qui ne respectent pas leurs engagements en termes de couverture réseau et de qualité de service. De nombreux opérateurs ont déjà été sanctionnés au moins deux fois ces deux derniers années pour mauvaise qualité de service. Des amendes leur ont été infligées. En ce moment, des menaces pèsent d’ailleurs sur ces opérateurs s’ils n’améliorent pas la qualité de leur réseau. Mais, ceux-ci n’ont pas toujours payé ces amendes en cash lors des sanctions !

Lin Mombo : « Lorsqu’un opérateur est sanctionné, il peut venir vers le régulateur pour des discussions »

Explications de Lin Mombo, le président du Conseil de régulation de l’Arcep :  lorsqu’un opérateur est sanctionné, il peut venir vers le régulateur pour des discussions. Si le conseil de régulation sent que l’opérateur veut vite prendre des mesures pour améliorer sa qualité de service, un transactionnel est mis en place et un comité mixte opérateur-régulateur est créé pour vérifier la résolution du problème. Ce qui permet à l’opérateur d’utiliser le montant de la sanction pour améliorer son réseau. Cette méthode de co-régulation est appréciée et des pays voisins viennent s’y inspirer si l’on en croit aux dires de Lin Mombo.

Aussi, le régulateur, sur instruction du président Ali Bongo, a demandé aux opérateurs mobiles en 2015 de ne pas suspendre les appels des OTT comme WhatsApp, Viber ou encore Skype qui grignotent sur les revenus des opérateurs mobiles traditionnels. Ceci dans l’intérêt des populations gabonaises. Certains pays africains avaient interdit ces OTT avant de revenir plus tard à la raison.

Par Beaugas-Orain DJOYUM

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