[DIGITAL Business Africa] – Des employés ne tarissent pas de respect envers leurs patrons sur les réseaux sociaux. Vous êtes certainement tombés sur une vidéo sans laquelle un ou une jeune internaute débute sa vidéo par la phrase « Mon patron m’a demandé de faire cette vidéo pour… »
D’un ton traînant, d’une mimique faciale affligeante, la jeune fille présente le produit, la marque ou les services de l’entreprise comme si elle y était contrainte. Le phénomène traverse les frontières sans visa, de la même manière qu’un Africain qui se rend au Burkina Faso. De l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique centrale, chacun y va de sa tristesse.
La gent féminine est dans son assiette. Sans surprise, les « Nounous », cette série télévisée fait un carton grâce aux commérages, aux ragots, aux amourettes, et surtout au côté naturel (mimique, ton, rythme, accents) des personnages. Importer cette manière de communiquer dans le domaine professionnel, cela peut fonctionner sans anicroche.
Sur Facebook, Instagram ou TikTok, ces vidéos teintées d’humour font le buzz. Bien dosé, ce type de marketing digital peut humaniser la marque, capter l’attention, augmenter la mémorisation des messages de près de 14 % et favoriser le partage sur les réseaux sociaux.
Mais attention aux risques de bad buzz. Le suivi pourrait me conduire dans un ravin. Comme celui de la falaise de Dschang ou dans le lac à milliards, en référence au lac municipal de Yaoundé pour reprendre le journal Mutations.
Sur ces plateformes numériques à forte audience, l’humour génère beaucoup d’engouement, c’est vrai. Les publications qui font rire sont généralement très partagées et commentées, c’est encore vrai. Mais le Rubicon peut être vite franchi sans le savoir. En communication, chaque cible a un style de langage qui lui sied. Le buzz peut se transformer en bad buzz. Certaines cibles exigent une communication élitiste ou de bonne tenue.
Par Jean Materne Zambo









