[DIGITAL Business Africa] – Meta doit passer à la caisse en France. Si dans certains pays, la filouterie médiatique du groupe passe, en France, elle trépasse. L’Autorité de la concurrence française a ordonné, ce mercredi 7 juillet 2026, à Meta de « négocier de bonne foi » avec les journaux et les agences de presse pour les rémunérer.
L’autorité juge que les pratiques de Meta peuvent constituer « un abus de position dominante ». Selon l’autorité, cette négociation devra couvrir la période de reprise des contenus de presse depuis début 2025.
« Les pratiques de Meta sont de nature à renforcer la situation de précarité d’une grande partie des éditeurs et agences de presse, car ils se voient privés de ressources essentielles », justifie l’Autorite, en exigeant que Meta communique “sous 15 jours les informations utiles aux parties pour mener à bien les négociations”
L’autorité s’appuie sur la directive européenne de 2019, qui consacre aux journaux, magazines ou agences de presse le droit de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont réutilisés par les géants du numérique.
Pour rappel, l’Autorité avait été saisie en 2025 par l’Apig (Alliance de la presse d’information générale) et DVP (Droits voisins de la presse), deux organismes collectifs qui regroupent des centaines de médias français.
L’Apig représente près de 300 quotidiens nationaux et locaux. DVP a pour sa part la mission de collecter et répartir les droits voisins entre ses adhérents, qui représentent 900 publications et agences de presse (dont l’AFP).
En Afrique, pourtant, la gestion du droit d’auteur par Meta demeure inexistant. Aucun accord général pour rémunérer les médias africains dont les articles sont partagés sur ses plateformes. l’IA de Meta (Meta AI) utilise et intègre des contenus dz supports médiatiques.
Cela se fait à deux niveaux principaux : l’entraînement des modèles et la recherche d’informations en temps réel. Un mécanisme qui permet à Meta AI de vous fournir des actualités fraîches ou des faits sourcés directement depuis ces médias
Concernant les mécanismes de protection, les créateurs de contenu en Afrique possèdent leurs droits automatiquement. Meta utilise des outils automatisés comme Rights Manager pour protéger la musique, les vidéos et les images, permettant aux ayants droit de bloquer ou monétiser les republications non autorisées.
Par Jean Materne Zambo








