[DIGITAL Business Africa] – Le spatial s’invite au Forum économique Promote 2026, au moment où on parle de la SND30. La stratégie nationale de Développement 2020-2030 (SND30) a meublé les échanges de la deuxième journée du FOREP26, ce 18 juin 2026. Le thème arrêté pour le panel 2 est « transformation structurelle et innovation au Cameroun : leviers sectoriels pour un développement économique durable et inclusif ».
Pour justement booster l’économie nationale, plusieurs leviers doivent être actionnés. Notamment celui de l’innovation spatiale. C’est une suggestion d’un participant à la conférence. Selon lui, le spatial est un secteur transversal qui touche tous les domaines de l’économie.
Engagé depuis 1952, le Cameroun coche toutes les cases pour profiter et investir dans ce domaine, indique l’intervenant. Il propose donc de mettre en place un cadre juridique qui va superviser tout ce qui a trait au spatial. L’objectif étant d’atteindre l’objectif de la SND30. Parce qu’il faut réduire la fracture numérique. La stratégie de la SND30, qui est la boussole de la politique économique nationale.
La SND30 intègre le numérique et joue un rôle transversal, dit-il : celui de structurer et moderniser l’économie nationale. L’intervenant rappelle le projet spatial, CAMSPACE, initié en 2019, mais dont l’implémentation effective reste encore attendue. Le marché avait été attribué au groupement EUROCONSULT – INTEGC – DIGIGLOBE pour un montant de 2,012 milliards FCFA TTC.
Grégoire Mebada, Secrétaire permanent du ministère de l’Économie et des Finances (CTS) a rétorqué directement. Pour lui, le spatial est bien. Mais il y a d’autres secteurs qui sont plus proches que les Camerounais.
L’un de ces secteurs est l’agriculture, Thierry Nyamen, patron de PME, lors de sa présentation sur la transformation agricole, moteur de développement de l’économie du Cameroun, a soutenu : « La transformation agricole est la passerelle entre le Cameroun et sa prospérité. »
Grégoire Mebada a aussi affirmé que le secteur agricole est une chaîne de valeur. Tout en insistant que le Cameroun devrait protéger les filières stratégiques (tomates, riz, maïs, soja, manioc nutritionnels), faciliter l’accès aux grandes surfaces, favoriser les achats publics locaux, développer les marchés CEMAC et soutenir l’exportation régionale.
Jean-Marie Louis Bagda, directeur général de l’Agence des PME, a rappelé les actions du gouvernement pour soutenir toutes ces entreprises, même celles en phase d’amorçage, afin d’être compétitives. Le DG de l’ APME cite la plateforme de e-learning pour former les entrepreneurs, le Guichet unique réservé aux PME. Lequel permet aux PME de bénéficier des incitations fiscalo-douanières afin de se développer.
Pour la jeunesse, l’ APME a mis en place le fonds de prototypage aux fins de permettre aux jeunes de pouvoir faire leur prototype précédant des financements. Pour l’heure, 100 jeunes entrepreneurs en herbe seraient déjà sur le terrain pendant que 40 autres seront encadrés.
Par Jean Materne Zambo








