[DIGITAL Business Africa] – L’innovation technologique s’est invitée aux débats du Forum économique de Promote juin 2026 (FOREP26). Le ministre des Petites et moyennes Entreprises, de l’ Économie sociale et de l’ Artisanat a présidé la cérémonie d’ouverture du FOREP26 en présence de la SG Louisette Renée Thobi Etame-Ndedi, par ailleurs SG de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie.
Les travaux pour thème « Entreprises privées et environnement ds affaires « : quels repères face aux incertitudes économiques nationales et internationales ? » Après la session plénière, s’est tenue une table ronde intitulée « La PME de l’économie de la connaissance. Jacques Jonathan Nyemb, en assurait la modération.
Philippe Tagne, patron de PME, a soulevé l’inadéquation entre la formation des étudiants et l’emploi. Il regrettent que les jeunes soient réfractaires à l’innovation technologique.
« L’innovation doit être portée par les jeunes. Rien ne sera possible si les jeunes ne sont pas véritablement formés. Tout le monde ne parle que de l’ IA. Et aujourd’hui, personne ne parle des États généraux de l’ éducation. Allez à l’école qui va vois produire quelque chose qui va vous permettre de devenir quelqu’un demain. Pour atteindre le niveau des autres, il faut que nos enfants soient hyper performants. On a besoin d’avancer. L’éducation c’est l’axe central sur lequel on va avancer », a-t-il dit.
Le Pr Désiré AVOM, universitaire et économiste n’est pas du même avis. Sans vouloir se montrer fataliste, il maintient que l’ université camerounaise s’adapte mais difficilement.
« La meilleure formation est d’être capable de s’adapter. Il faut qu’on ait une culture du risque. Su vous me demander de me former à l’IA, j’aurai des craintes. Je ne sais pas quels types d’étudiants que vous voulez qu’on vous donne ? Donnez-nous aussi le temps de former nos étudiants. Il faut accepter ces enfants et les former. On forme des gens qui sont ouverts à l’apprentissage. Il ne faut pas accuser l’université de former les gens inutiles ».
André Siaka, ingénieur et patron d’entreprise a plaidé pour chaque étudiant quelque soit le niveau d’étude, sache faire quelque chose. Selon lui, à côté de la formation technique, il faut qu’on leur ajoute des compétences pratiques.
Le ministre des Petites et moyennes Entreprises, de l’ Économie sociale et de l’ Artisanat, Achille Bassilekin III, a calmé le jeu. Le ministre accepte les deux points de vue, tout en rassurant que le gouvernement est bien conscient des enjeux.
« Il n’y a pas une université publique au Cameroun où on ne trouve pas d’incubateur technologiques. Les pays développés créent des passerelles entre le système éducatif et me monde de l’Entrepreneuriat. C’est dès le primaire qu’on forge le mindset des enfants…Ce sont des réalités que nous avons passées en revue… Il reste les états généraux pour intégrer progressivement ces avancées », a-t-il ddit.
Avant que les états généraux n’aient lieux, il faudrait que les banques accompagnent les entreprises en démarrage, a suggéré l’un des participants. Selon lui, on ne peut pas fermer les universités, il faut les transformer. Les entreprises doivent être aujourd’hui, les parrains des universités pour que les jeunes pendant leur formation puissent commencer leur incubation.
Par Jean Materne Zambo








