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Technologie : Le mineur de Bitcoin MARA investit 168 millions de dollars pour pénétrer le marché des infrastructures IA et de cloud

[DIGITAL Business Africa] – Accord historique entre le mineur de Bitcoin MARA et EDF Pulse Ventures. Les deux leaders mondiaux dans le développement de centres de données et d’énergie numérique ont annoncé le 11 aout 2025 un partenariat. qui pourrait redéfinir le paysage des centres de données et de l’énergie numérique. La collaboration permettra à MARA d’acquérir une participation majoritaire dans Exaion, une filiale d’EDF spécialisée dans le calcul haute performance (HPC) et les infrastructures cloud sécurisées.

Cet accord porte sur un investissement de 168 millions de dollars. Ce qui permettra à MARA d’acquérir 64 % de participation dans l’Exaion d’ici le dernier trimestre 2025. Exaion, en partenariat avec des géants comme NVIDIA et Deloitte, développe des centres de données HPC et fournit des solutions cloud sécurisées pour l’IA.

Avec cet investissement, MARA pourra étendre ses activités à l’international sur le plan des infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle et aux centres de données de calcul haute performance (HPC). Fred Thiel, le PDG de MARA, donne d’amples explications sur cette collaboration stratégique :

« Notre partenariat avec Exaion réunirait deux leaders mondiaux dans le domaine du développement de centres de données et de l’énergie numérique. Alors que la protection des données et l’efficacité énergétique deviennent des priorités absolues pour les gouvernements et les entreprises, l’expertise combinée de MARA et d’Exaion nous permettra de fournir des solutions cloud sécurisées et évolutives, conçues pour l’avenir de l’IA », a-t-il confié.

C’est donc le début d’un nouveau chapitre, que ce soit pour MARA ou Exaion, selon l’avis de Julien Villeret, le directeur de l’innovation d’EDF.

« Depuis sa création en 2020, EDF Pulse Ventures a soutenu la croissance d’Exaion et le développement de ses technologies numériques de pointe. Cette transaction marquerait un nouveau chapitre, car Exaion s’associerait à un partenaire technologique mondial expérimenté, tout en maintenant une relation de collaboration avec le groupe EDF. Ce serait une opportunité majeure pour Exaion d’accélérer son développement technologique et international », a-t-il dit.

À propos du minage Le minage est un processus essentiel au sein du réseau Bitcoin, permettant de mettre en circulation de nouveaux bitcoins. Il joue également un rôle central dans la validation des transactions, la création de nouveaux blocs de manière décentralisée et le maintien de la sécurité du réseau.

• Le minage contribue à la pérennité du réseau Bitcoin en générant de nouveaux blocs sur la blockchain et en vérifiant la validité des transactions.

• Les mineurs vérifient les transactions en résolvant des défis mathématiques complexes grâce à du matériel dédié. En récompense de leur travail, ils reçoivent des bitcoins nouvellement émis. Ils n’investissent pas d’argent mais mettent à disposition la puissance de calcul de leurs machines.

• Le minage consomme beaucoup d’énergie électrique, ce qui soulève des critiques quant à son impact environnemental.

Par Jean Materne Zambo, source : bitpanda.com, MARA Holding, Inc

RD Congo : Le Cadastre minier annonce une avancée majeure dans la gestion des données

[DIGITAL Business Africa] – Au Cadastre minier (CAMI), l’heure est au bilan à mi-parcours. L’institution revendique certaines réformes observées au premier semestre 2025. Notamment, la digitalisation des données cadastrales, entre autres. Une avancée vantée par le DG du CAMI qui prenait part lors au café de presse organisé par son institution ce jeudi 7 août 2025. L’événement était placé sous le thème : « Transparence et assainissement du Fichier cadastral minier : cap sur une gouvernance responsable du domaine minier national ».

Parler de gouvernance responsable renvoie aussi à une gestion efficace des données pour faciliter l’accès public à ces données géoscientifiques. C’est dans cette optique que le directeur général du Cadastre minier (CAMI), Popol Mabolia Yenga, le directeur général adjoint du Service géologique national du Congo (SGN-C), Adélard Joël Ngoy Kasongo, ainsi que l’administrateur général de Kobold Metals, Benjamin Katabuka, ont signé, le vendredi 25 juillet 2025, un protocole d’accord. Il porte sur la numérisation progressive des archives géoscientifiques historiques conservées au Musée royal de l’Afrique centrale (MRAC) à Bruxelles, ainsi que des informations détenues par le Cadastre minier.

L’accord permettra de renforcer la connaissance du sous-sol congolais. Grâce à la numérisation de ces données, les signataires espèrent permettre une évaluation plus précise du potentiel minier du pays. Le directeur général du Cadastre minier (CAMI), Popol Mabolia Yenga a révélé qu’ « Il y a eu 1700 carrés qui ont été attribués à la société Kobold. Pour la digitalisation des données, nous avons signé et maintenant nous sommes en phase exécutoire », a-t-il dit.

Autre avancée majeure citée par le DG du CAMI Popol Mabolia Yengaest l’assainissement du fichier cadastral, notamment la récupération de 31.000 km² de territoire minier, soit une superficie équivalente à celle de la Belgique.

A l’issue du café de presse du 7 aout 2025, des annonces majeures ont émergé. Parmi lesquelles l’ intégration sur le portail du CAMI des Zones de Recherche géologique (ZRG), l’identification en bleu, pour encadrer scientifiquement les futures attributions de droits miniers, le lancement du bloc de recherche Katanga 1A (Lualaba/Haut-Katanga), le projet stratégique validé en Conseil des ministres et piloté par le SGN-C.

Par Jean Materne Zambo

Mali : Certains articles de presse seraient rédigés à plus de 80 % par des robots, l’UJRM propose une charte pour encadrer l’ utilisation de l’IA

[DIGITAL Business Africa] – L’Union des Journalistes Reporters du Mali (UJRM) renforce les capacités de ses membres en intelligence artificielle. L’UJRM a organisé la Journée de réflexion sur le journalisme et l’intelligence artificielle le 8 août 2025. L’objectif est d’aider les journalistes à distinguer les usages bénéfiques tels que l’automatisation de certaines tâches ou l’assistance à l’investigation des dérives potentielles susceptibles de nuire à la qualité de l’information.

Il s’est agi d’échanger sur les mutations profondes qu’apporte l’IA dans le monde de l’information, ainsi que sur la nécessité de préserver l’indépendance éditoriale, l’intégrité de l’information et la souveraineté numérique. Au cours de cet événement qu’a présidé le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, il a été proposé de mettre en place une charte professionnelle. Celle-ci devrait permettre, selon l’ UJRM, d’encadrer l’utilisation de l’IA dans les rédactions, en limitant son usage à 15 % maximum.

Au Mali, certains contenus seraient rédigés à plus de 80 % par l’IA, un chiffre jugé préoccupant par plusieurs intervenants. Par cette initiative, L’ UJRM lance un appel à la responsabilisation des rédactions et à la préservation de l’éthique journalistique.

Le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, à travers son chef de Cabinet Mohamed Ag Albachar, a salué et félicité l’UJRM « pour cette initiative, et réaffirmé l’engagement du département à accompagner toutes les actions visant à renforcer les capacités des journalistes, lutter contre la désinformation et promouvoir une information fiable, libre et responsable, au service de la cohésion sociale et du développement du Mali », indique le MCENMA.

La journée de réflexion sur le journalisme et l’intelligence artificielle était organisée en marge de la quatrième édition de la nuit de l’UJRM. L’idée est de valoriser les journalistes et les patrons de presse. Comme Badra Abdou Fomba du journal en ligne Malitribune.com qui a reçu le prix de meilleur journaliste de la catégorie presse en ligne.

Par Jean Materne Zambo, sources : CCOM/MCENMA, UJRM

Camtel + Blue = « System Error » : l’exposition d’une incompétence

[DIGITAL Business Africa] – Les services de télécommunications au Cameroun connaissent, ces dernières semaines, de fortes turbulences. Entre une qualité de service dégradée dans plusieurs localités et des pannes électriques à répétition qui perturbent les communications électroniques, les abonnés doivent composer avec un Internet instable et peu fiable.

Lors du conseil de cabinet du 31 juillet 2025, présidé par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a dressé un état des lieux alarmant : continuité de service insuffisante, couverture incomplète et inégale du territoire, congestions récurrentes et débits fluctuants, « causés par la saturation progressive des infrastructures, qui sont vieillissantes ».

Si tous les opérateurs mobiles sont concernés, la situation de Camtel apparaît particulièrement critique et appelle une réponse urgente. Car, chez Camtel, à cette liste de problèmes s’ajoutent de nombreuses plaintes d’usagers, aggravées par une relation client jugée désastreuse. 

Pour mesurer l’ampleur du malaise, il suffit d’observer cinq ou six situations concrètes qui rythment aujourd’hui le quotidien des abonnés de Camtel et de sa marque Blue… dont je fais moi-même partie.

1 – Le manque de cartes SIM de remplacement

Si votre téléphone est volé ou perdu, impossible de reconduire votre numéro Blue. Depuis des mois, les cartes SIM de rechange sont introuvables sur tout le territoire. À la place, on vous propose d’acheter une nouvelle carte SIM… donc un nouveau numéro.

Grave conséquence : le voleur ou le pirate peut continuer à utiliser votre ancien numéro si vous n’avez pas exigé son blocage. Avec tous les risques que cela comporte.

2 – Des forfaits data achetés… mais inutilisables

C’est l’une des principales plaintes des abonnés Blue. Un simple coup d’œil dans les commentaires des publications Facebook de Camtel suffit à prendre la mesure du mécontentement.

De nombreux clients achètent un forfait, mais ne peuvent pas l’utiliser. L’opérateur devrait envisager un remboursement systématique, à l’instar d’Orange qui l’a récemment fait dans un cas similaire.

3 – FTTH : installation plus rapide, mais SAV défaillant

Camtel communique désormais massivement sur ses offres FTTH (Fibre to the Home). Au détriment des autres forfaits Blue suspendus. Les délais d’installation de la FTTH se sont améliorés par rapport au passé où il fallait parfois attendre jusqu’à trois mois avant d’espérer une installation. Mais, le service après-vente reste un cauchemar.

Coupures inexpliquées alors que les factures sont réglées, délais de rétablissement interminables… à moins d’avoir un ami technicien chez Camtel, mieux vaut s’armer de patience.

4 – Les coupures d’énergie = coupures d’internet

À Emana, à Yaoundé, les abonnés Blue le savent bien : lorsqu’Eneo coupe l’électricité, la connexion internet Blue s’interrompt également.
Résultat : les clients basculent vers Orange ou MTN en attendant le retour du courant.

5 – L’impossible souscription aux forfaits parfois observée : « System Error »

Les grands consommateurs de data de Blue connaissent bien le message « System Error ». Après quelques activations de forfaits populaires comme le M (1,5 Go/J à 300 F CFA) ou le L (2 Go/48h à 500 F CFA), impossible d’en acheter un autre dans la journée pour plusieurs abonnés. En effet, vous souhaitez donner de l’argent à Camtel, il vous répond : « System Error ». “Je n’en veux pas” en quelque sorte.

Un technicien de Camtel en agence vous expliquera que votre numéro a été « bloqué » pour les souscriptions et qu’il faut l’intervention d’un autre service hors de Camtel Poste centrale pour le débloquer. Parfois, il faut attendre des heures. Pendant ce temps, les clients se tournent vers la concurrence. Et depuis des années, une solution n’a toujours pas été trouvée pour faire disparaître le fameux « System Error ».

6. Suppression silencieuse de forfaits et clients abandonnés

Depuis près de deux mois, Camtel a supprimé, sans explication officielle, plusieurs forfaits data Blue, dont les forfaits journaliers (100 F à 2 000 F CFA) et le forfait nuit tant reclamé. Désormais, un seul forfait est disponible : 1 000 F CFA pour 2 Go valables 7 jours.

Face aux multiples questionnements sans réponse des internautes et abonnés de Camtel sur Facebook, Digital Business Africa a sollicité, il y a deux semaines, des explications auprès du chef de la cellule de communication de Camtel, du chef de division de la communication et de la directrice générale, Judith Yah Sunday épse ACHIDI. À ce jour, silence total. Malgré les relances, le protocole d’interview qui leur est transmis cherche toujours des réponses appropriées. 

Une attitude qui accélère la fuite des abonnés vers MTN et Orange. Il faudra attendre un commentaire furtif du community manager sur Facebook pour apprendre qu’il s’agirait d’« un ajustement technique dans le cadre de l’amélioration des offres ». Car les interprétations des usagers sont diverses. Certains estimant que le contexte pré-électoral actuel au Cameroun contraint Camtel à participer à la réduction des échanges et commentaires sur réseaux sociaux. 

En tout cas, les appels à la restauration de ces forfaits journaliers et du forfait nuit fusent à chaque post de Camtel et de Blue sur Facebook.

L’absence de communication : un désastre relationnel

En marketing relationnel, le silence face à un problème majeur relève d’un Customer abandonment : l’entreprise ne répond plus aux besoins habituels de ses clients. Résultat : rupture du lien de confiance et churn accéléré (migration vers la concurrence).

Pourtant, à son arrivée en décembre 2018, Judith Yah Sunday avait promis de placer son action sous deux piliers :

  • Customer Centricity : offrir une expérience client de qualité.
  • Change Management : réinventer la gouvernance et les méthodes de travail.

« Accrochés à ces deux piliers, CAMTEL va continuer à réciter ses fondamentaux : extension de la couverture du réseau, élargissement du catalogue des produits et services, et qualité du service. C’est l’honneur de l’engagement qui est le nôtre », rappelait encore la DG de Camtel en septembre 2023 lors de la célébration des 25 ans de l’opérateur historique.

Près de sept ans après, force est de constater que le premier pilier n’est pas encore atteint.

Des conséquences prévisibles

Au-delà du sentiment d’abandon exprimé par les abonnés, les conséquences pour Camtel sont multiples. La suppression des forfaits adaptés à certaines habitudes de consommation entraîne mécaniquement une perte de clients. Et donc un churn élevé au profit de concurrents comme MTN et Orange qui disposent des forfaits allant de 100 à 500 francs par jour. 

Cette fuite accélérée va se traduire très prochainement par une érosion rapide des parts de marché, une augmentation du volume de réclamations et un bad buzz persistant sur les réseaux sociaux. 

Sur le plan de l’image, la marque Blue comme celle de Camtel en sortent affaiblies, avec un déficit de confiance qui risque de s’installer dans la durée.

Les responsables de la communication de Camtel et la DG de Camtel n’ignorent sans doute pas cette réalité. Mais, leur inaction suscite des interrogations. 

Ce qu’il faut faire d’urgence

Un tour sur les pages Facebook de Camtel et de Blue by Camtel permet de comprendre la détresse des usagers et l’ampleur du mal. Sur toutes les publications de l’opérateur historique sur ce réseau social ces deux derniers mois, vous retrouvez des plaintes en commentaires. Pour limiter les dégâts, Camtel devrait communiquer officiellement sur la suppression de ces forfaits journaliers et sur l’ensemble des problèmes soulevés par ses clients. 

Une prise de parole claire sur les réseaux sociaux et dans les médias s’impose. L’opérateur devrait également rembourser les abonnés lésés, comme l’ont recommandé par le passé l’ART et le Minpostel dans les situations similaires d’achat des forfaits data sans consommation de ces forfaits. Et pourquoi pas offrir des bonus data pour apaiser la colère. 

Enfin, un contact direct et personnalisé avec les clients affectés serait un signe fort pour tenter de regagner leur confiance.

En refusant de s’exprimer et en laissant ses abonnés dans le flou, Camtel s’expose à une crise de confiance profonde et durable. Si rien n’est fait rapidement, cette situation restera comme l’un des exemples les plus marquants d’incompétence perçue dans le secteur des télécoms au Cameroun.

Par Beaugas-Orain DJOYUM

Lire aussi:

Lisez quelques commentaires sur la page Facebook de Camtel

Camtel frappe fort… et en silence : plusieurs forfaits internet supprimés sans avertir ses abonnés

[DIGITAL Business Africa] – Depuis près de deux mois, Camtel, l’opérateur historique des télécommunications au Cameroun, a unilatéralement et sans explication mis fin à plusieurs offres et forfaits data. Créant ainsi auprès de sa clientèle un sentiment de frustration et d’abandon.

Les abonnés de Blue, la marque commerciale mobile de Camtel, ne peuvent plus en effet souscrire aux forfaits data journaliers qui variaient entre 100 francs CFA et 2000 francs CFA. À la place des forfaits data journaliers, un seul forfait est disponible : celui de 1000 F.CFA pour 2 Go valables pendant 7 jours.

Les forfaits de 3h, de 24h et de 48h supprimés

Les forfaits de 3h, 24h et 48h supprimés

Malgré cette suppression intervenue il y a près de deux mois, aucune communication officielle n’a été faite. Les clients ne découvrent la disparition des forfaits qu’au moment de vouloir recharger. Aucun mot dans les médias traditionnels, aucune annonce sur les plateformes digitales de Camtel ou de Blue by Camtel, qui continuent à publier des visuels d’invitations à des concerts, à des jeux ou à la souscription de leur offre FTTH – elle aussi largement critiquée sur Facebook.

Sollicités par Digital Business Africa il y a deux semaines pour expliquer cette suppression brutale, le chef de la cellule de communication de Camtel, Benedit Ndinwa, le chef de division de la communication, Eric Benjamin Lamère, ainsi que la directrice générale, Judith Yah Sunday, ont tous choisi de garder le silence. Jusqu’à ce 8 août 2025, notre protocole d’interview reste sans réponse.

Des milliers d’internautes exigent des explications… en vain

Sur les réseaux sociaux, particulièrement la page Facebook de Camtel, aucune publication – quel qu’en soit le sujet – n’échappe aux commentaires d’abonnés en colère. Les plaintes vont des forfaits suspendus aux achats de data non consommables, en passant par la mauvaise qualité du réseau.

Exemple : sous une publication du 1ᵉʳ juillet 2025 intitulée « Camtel donne le ton au SAGO 2025 ! », l’entreprise raconte sa présence à la 14ᵉ édition du Salon de l’action gouvernementale, en présence des plus hautes autorités. Mais sur les 76 commentaires, presque aucun ne salue cette présence. Tous dénoncent les problèmes d’accès à internet ou la suppression des forfaits.

« Salut ! Je n’arrive pas à activer un forfait CAMTEL depuis ce matin », écrit un abonné. Un autre ironise : « Vous faites le show à Yaoundé pendant que la connexion à Douala est de piètre qualité. Honte à vous ! »

Kristelle Can, elle, transforme son commentaire en plainte officielle :

« Cela fait désormais 4 jours que je suis privée de connexion internet, alors que toutes mes factures sont réglées. Ce qui est encore plus révoltant, c’est l’absence totale de communication de votre part. Aucun message, aucune assistance. C’est à moi, cliente, de venir solliciter des explications. C’est inadmissible et témoigne d’un profond manque de respect et de professionnalisme. »

Sans surprise, ce commentaire, comme tant d’autres, est resté sans réponse.

Le post de Camtel ayant enregistré de nombreuses plaintes

Voir le post

Un abandon de marché et de clients

La suppression silencieuse de ces forfaits Blue, sans information préalable ni explication officielle, s’apparente à un abandon partiel de marché – celui des clients consommant entre 100 et 500 F CFA par jour – et à une négligence manifeste de la relation client.

Ajoutée aux multiples autres problèmes de l’opérateur, cette attitude ne fait qu’accélérer la fuite des abonnés vers la concurrence, ravie de récupérer ces clients mécontents. Une conjugaison d’incompétence et de désintérêt flagrant pour les usagers. Chez Camtel, le client n’est manifestement plus roi.

Par Beaugas-Orain DJOYUM

Lire l’édito de Beaugas Orain DJOYUM à ce sujet

Camtel + Blue = « System Error » : l’exposition d’une incompétence

Présidentielle/Cameroun : Sans salaire depuis des années, l’ex-candidat Bessiping rétabli par le MINFOPRA [ Vos réclamations salariales via ses canaux digitaux]

[DIGITAL Business Africa] – « Au MINFOPRA, l’usager est roi ! » Le slogan du ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative est loin d’être creux. Joseph Lé a reçu en audience ce 6 aout 2025, Léopold Bessiping, agent de l’État en retraite « sans salaire depuis plusieurs années ». Candidat débouté à l’élection présidentielle d’octobre 2025, le président du Rassemblement des Forces écologiques pour la Relance de l’Economie (RFERE) est devenu une véritable star des réseaux sociaux après sa déclaration « je ne peux pas venir ajouter de l’argent sur l’argent ». Bonne nouvelle pour Léopold Bessiping ; il va enfin passer à la caisse.

Le ministre Lé lui a promis que sa situation sera régularisée dans les plus brefs délais. Le ministre des Finances Louis Paul Motaze, de son côté, le convie à se présenter le lundi 11 août 2025 à la direction de la dépense, des personnels et des pensions pour affaire le concernant. Si vous aussi êtes dans la même situation et ne savez à quel saint vous vouez, eh bien, voici l’adresse de « saint Lé ».

« J’exhorte les agents de l’État en situation de salaires impayés à l’ensemble des agents publics en service ou retraités, qui seraient dans une situation similaire à celle de M. BESSIPING à nous saisir via nos différentes plateformes digitales… », a posté le ministre Joseph Lé sur ses plateformes numériques. Notamment Facebook : https://www.facebook.com/share/16fYf26a4w/

LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/joseph-le-5a690a1a3

Site web: https://www.minfopra.gov.cm/

X : @JosephLE_

Contexte

Le candidat déclaré avait interpellé les pouvoirs publics sur sa situation administrative lors du dépôt des candidatures à ELECAM. Plusieurs pièces manquaient dans le dossier en plus du défaut de la caution de 30 millions de FCFA. Le Conseil électoral va rejeter son dossier de candidature le 26 juillet 2025.

Le même jour, il dépose un recours au Conseil constitutionnel en vue de la reconsidération de sa candidature. Le 04 août 2025, le Conseil déclare son recours irrecevable. Léopold Bessiping dit avoir « passé des années sans salaire » et lorsqu’on « a constaté qu’il travaillait pour rien, on a rétabli. Mais on ne l’a pas fait le rappel. Donc, le Trésor a déjà suffisamment son argent… Avec les intérêts qu’ils lui doivent, il ne peut pas venir ajouter de l’argent sur l’argent », avait-il déclaré.

L’agent de l’État admis à la retraite explique qu’il a servi l’État pendant 35 ans en qualité d’enseignant. Il est admis à faire valoir ses droits à la retraite au moment où il est surveillant général au lycée de Penka-Michel. Bien avant d’être affecté dans sa région natale à l’Ouest, il a servi dans la région de l’Extrême-Nord après sa sortie de l’École normale en 1990. Né en 1964, le papa de deux enfants a connu une suspension de salaire au cours de sa carrière.

Par Jean Materne Zambo

Sénégal : En prélude au Magal de Touba, l’ARTP rencontre les opérateurs de télécom pour la couverture internet de qualité et la disponibilité des services

[DIGITAL Business Africa] – À quelques jours du Magal de Touba, l’ARPT prend toutes les dispositions pour que la fête se déroule sans anicroche. Le DG de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes, Dahirou Thiam a conduit, ce mardi 5 août 2025, une mission de supervision technique dans la cité religieuse de Touba. Objectif : rencontrer les opérateurs de télécommunications afin d’évaluer les dispositifs mis en place pour garantir la couverture, la qualité et la disponibilité des services durant ce grand rassemblement religieux.

Le Magal de Touba est la plus importante fête religieuse de la confrérie mouride (musulmane) du Sénégal. L’évènement commémore le départ en exil au Gabon du fondateur de la confrérie, Cheikh Ahmadou Bamba, en 1895. Les équipes de l’ARTP se sont successivement rendues au siège de SONATEL, au centre technique de YAS à Mbacké, ainsi qu’au site technique d’EXPRESSO à Janatou Mahwa.

Les différents opérateurs des télécommunications ont pu présenter au régulateur les mesures prises en vue du renforcement des capacités réseaux, avec une attention particulière portée sur les services de données, dont la consommation augmente de manière exponentielle, durant le Magal.

Un point d’attention spécifique a également été porté sur la couverture des axes routiers, notamment l’autoroute Ila Touba et les routes nationales qui mènent vers la ville religieuse, pour assurer une connectivité fluide et continue pendant les déplacements des pèlerins.

Le directeur général de l’ARTP, Dahirou Thiam, a effectué un détour chez le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacke, à qui il a présenté les actions entreprises par l’ARTP pour le bon déroulement du Magal. Dahirou Thiam a également sollicité ses prières et bénédictions pour une célébration dans la paix et la sécurité.

Par Jean Materne Zambo, source : artp.sn

Burkina Faso : Lancement du programme “ASI TALK” pour former 500 jeunes au numérique

[DIGITAL Business Africa] – Doter 500 jeunes Burkinabè des compétences numériques dans les prochains mois. Voilà le principal objectif d’ASI TALK. La société burkinabè African Society Informatics (ASI) a lancé le programme le 2 août 2025. Le programme ASI TALK combine formations techniques, travail collaboratif et accompagnement de projets. Placé sous le patronage de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, l’événement prévoit également des tables rondes et une compétition.

Quatre projets portés par des groupes de dix jeunes seront sélectionnés pour une phase d’incubation. La mission du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques ici est de les transformer en start-up rentables, grâce à l’encadrement d’experts sectoriels.

« Nous voulons que nos jeunes passent du statut de consommateurs de technologies à celui de créateurs, d’innovateurs et d’entrepreneurs capables de concevoir des solutions adaptées à nos défis locaux », a déclaré Élise Kaba, chargée de mission, représentant la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques.

Pour Martial Bani, ingénieur en génie logiciel et gérant d’ASI, le programme ASI Talk est une réponse aux défis de notre époque.

ASI Talk est un programme d’élite pour outiller notre jeunesse et favoriser l’émergence de projets à fort impact et créer des passerelles durables entre les sociétés numériques africaines”, a-t-il déclaré.

Abdoul Rasaky Kabore, promoteur directeur général de Scoop-ca/Burkina Mine, parraine le programme. Il a exhorté les jeunes à plus d’audace.

« Le programme ASI Talk doit être un tremplin pour celles et ceux qui croient que l’Afrique mérite des solutions africaines pour répondre à ses besoins », a-t-il dit.

Le projet ASI TALK viendra certainement combler le besoin en compétences numériques. La Banque mondiale indique que 230 millions d’emplois nécessiteront des compétences digitales en Afrique subsaharienne d’ici 2030. En 2023, 34 % des jeunes Burkinabè ne suivaient ni études, ni formation, ni emploi, selon la Banque mondiale, citée dans un rapport d’Afrobarometer publié en juin dernier.

La même source rapporte que 52 % des jeunes âgés de 18 à 35 ans se déclaraient en situation de chômage actif. À l’inverse, moins d’un sur dix affirmait occuper un emploi à temps plein (5 %) ou à temps partiel (3 %). Pour changer la donne, le Burkina Faso avait lancé en janvier 2025 une caravane de formation numérique en partenariat avec Orange Digital Center, ciblant les élèves dès la classe de seconde.

Par Jean Materne Zambo, source : ouaga24.info

La Béac lance BEAC NG2020, une application contre les faux billets en Afrique centrale

[DIGITAL Business Africa] – La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) dit  « Halte à la contrefaçon des billets BEAC Gamme 2020 avec l’application BEAC NG2020 ».Dans un contexte où la lutte contre la contrefaçon monétaire devient un enjeu crucial pour la stabilité économique sous-régionale, la innove en lançant une application mobile dédiée à l’authentification des billets de la gamme 2020.

Baptisée BEAC NG2020, cette application gratuite est désormais disponible sur les plateformes App Store et Google Play. Elle s’adresse autant au grand public qu’aux professionnels du secteur fiduciaire (banques commerciales, commerçants, établissements de microfinance, etc.).

Une réponse numérique à un risque économique majeur

L’application BEAC NG2020 permet de comparer facilement les signes de sécurité officiels des billets avec ceux que l’on détient physiquement. Elle illustre quatre types d’authentification :

  • À l’œil nu : motifs incomplets, filigrane, fil de sécurité, numérotation…
  • Au toucher : impression en relief sur le logo CEMAC, la valeur faciale, le bâtiment siège de la BEAC…
  • Par inclinaison : effets dynamiques en 3D qui changent de couleur.
  • Sous lampe UV : fibres fluorescentes, carte de la CEMAC invisible à la lumière naturelle, contours de scène…

Grâce à une interface intuitive, chaque utilisateur peut ainsi vérifier l’authenticité de ses billets, en quelques clics, à l’aide de son smartphone Android ou iPhone.

Une mobilisation souhaitée par la BEAC

Dans son communiqué daté du 30 juillet 2025, le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, appelle les populations à s’approprier massivement l’outil :

« La BEAC invite le public et les professionnels, qui constituent les premières barrières pour la détection de la fausse monnaie, à utiliser massivement cette nouvelle application qui vient compléter toute la panoplie de mesures mises en œuvre par la BEAC pour garantir la confiance en elle émise. »

Cette déclaration confirme la volonté de la banque centrale de soutenir la stabilité monétaire par des outils numériques accessibles à tous.

Une arme contre le faux monnayage

Selon la BEAC, le faux monnayage nuit gravement à la confiance dans la monnaie et cause des préjudices directs aux citoyens et aux acteurs économiques. En mettant cet outil technologique à disposition de tous, la banque centrale veut mobiliser les citoyens pour devenir la première ligne de défense contre les billets contrefaits.

Une innovation inspirante pour les autres zones monétaires africaines

En combinant technologie mobile, éducation du public et rigueur institutionnelle, l’initiative BEAC NG2020 montre la voie à suivre pour d’autres banques centrales africaines soucieuses de sécuriser leur masse monétaire tout en sensibilisant les citoyens à la valeur et à l’intégrité de leur monnaie.

À l’ère des applications bancaires, de la monnaie numérique de banque centrale (MNBC) et de la dématérialisation, cette démarche de la BEAC constitue un jalon important dans la modernisation du système monétaire sous-régional.

À télécharger gratuitement :
BEAC NG2020 sur Google Play Store et App Store

Par Digital Business Africa

Zuckerberg offre 1,5 milliard à un ex-OpenAI. Refus catégorique. La guerre des talents IA entre dans une nouvelle ère.

[DIGITAL Business Africa] – La bataille mondiale pour les cerveaux de l’intelligence artificielle (IA) est désormais stratégique, brutale et ultra-financée. Pour les géants du numérique, recruter les meilleurs talents n’est plus un luxe, c’est une nécessité vitale pour garder une longueur d’avance dans la course à la superintelligence – cette forme d’IA aux capacités cognitives supérieures à celles des humains, considérée comme le Graal de la Silicon Valley.

Mais, comme le souligne le Wall Street Journal, même les plus grandes fortunes commencent à admettre que l’argent seul ne suffit plus à convaincre les esprits les plus brillants.

Quand Zuckerberg se heurte à un refus

Exemple frappant : Andrew Tulloch, ancien chercheur chez OpenAI. Mark Zuckerberg, dans sa quête effrénée pour combler son retard sur OpenAI, aurait proposé à Tulloch un salaire annuel de 20 millions de dollars pour le recruter au sein de Meta, selon des sources relayées par Les Échos.

Mais, le chercheur a décliné l’offre. Il décline ainsi jusqu’à 1,5 milliard de dollars qu’il aurait pu gagner en six ans – en comptant les bonus et les actions – s’il avait accepté l’offre.

D’après des médias américains, le patron de Meta (Facebook, Instagram, Whatsapp…) aurait aussi tenté de recruter plus d’une douzaine de salariés de Thinking Machines Lab, mais aucun n’a accepté.

Tulloch est en effet cofondateur de Thinking Machines Lab, une startup mystérieuse co-créée avec Mira Murati, l’ancienne directrice technologique d’OpenAI et ex-bras droit de Sam Altman. Le projet est encore discret, mais il a déjà levé deux milliards de dollars dès ses débuts. Une preuve éclatante de la valeur stratégique que les investisseurs accordent aujourd’hui aux talents rares de l’IA.

Meta veut injecter… des centaines de milliards

De son côté, Mark Zuckerberg continue de muscler ses ambitions. Il parle désormais d’investir « des centaines de milliards de dollars » dans des centres de données nouvelle génération, conçus exclusivement pour entraîner des modèles d’IA générative, avec des puces de très haute performance et des infrastructures énergétiques massives.

Et l’Afrique dans tout ça ? Une opportunité à ne surtout pas manquer

Cette compétition mondiale représente aussi une fenêtre stratégique pour l’Afrique. Si les grandes entreprises peinent à trouver suffisamment de talents aux États-Unis, en Europe ou en Asie, le continent africain peut se positionner comme un réservoir de compétences à fort potentiel.

C’est du moins ce que pense le cabinet ICT Media STRATEGIES qui propose quelques axes concrets pour y parvenir :

1. Former des spécialistes en IA à grande échelle : à travers universités, écoles d’ingénieurs, bootcamps, et plateformes d’autoformation.

2. Multiplier les partenariats avec les big techs et centres de R\&D IA pour favoriser le transfert de compétences.

3. Rendre les talents africains visibles à l’échelle mondiale via GitHub, LinkedIn, Digital Business Africa, etc.

4. Créer des politiques incitatives pour attirer les investissements IA (fiscalité, incubation, infrastructures).

5. Positionner des hubs africains comme des plateformes de test et d’éthique IA, en lien avec les enjeux de diversité des données et de souveraineté numérique.

Un tournant décisif pour les nations africaines

L’Afrique n’a peut-être pas les mêmes trésors de guerre que la Silicon Valley, mais elle dispose d’un atout rare : une jeunesse numérique dynamique et prête à apprendre. Si elle active dès maintenant les bons leviers que sont la formation, la visibilité, les alliances et la création des écosystèmes, le continent peut se hisser parmi les zones stratégiques du développement de l’IA mondiale“, commente Beaugas Orain DJOYUM, DG de ICT Media STRATEGIES au Cameroun. 

La guerre des talents est lancée. L’Afrique ne doit pas la regarder passer.

Par Digital Business Africa 

Tchad : Intégrer l’ IA dans tous les ordres de l’enseignement [plaidoyer]

[DIGITAL Business Africa] – C’est parti pour la formation de 2000 jeunes Tchadiens à l’intelligence artificielle. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, Dr Tom Erdimi, en partenariat avec la Chaire UNESCO Afrique centrale, a donné le top départ de l’initiative, ce 4 août 2025. C’était en présence des membres du gouvernement, d’Armand Claude Abanda, titulaire de la Chaire UNESCO d’Afrique centrale ACCÈS-TIC et par ailleurs Représentant Résident de l’IAI Cameroun, du ministre de la Jeunesse et des Sports, Maïdé Hamit Lony.

Sur 6000 candidatures reçues, 2000 jeunes issus des différentes universités du Tchad, notamment l’université de Farcha, celle d’Ardebjoumal, l’université Roi Fayçal, entre autres, ont été retenus pour ce programme. Prenant la parole, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Maïdé Hamit Lony, a exhorté les ministres en charge de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et du Numérique à intégrer l’IA à tous les niveaux d’enseignement afin de préparer une génération capable d’anticiper les enjeux de demain.

« Je formule ici un plaidoyer fort en direction des ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Education nationale et de l’Économie numérique : il est temps d’intégrer au Tchad l’enseignement de l’intelligence artificielle dans tous les ordres de l’enseignement, afin de former des jeunes éveillés, des chercheurs, des développeurs et des entrepreneurs capables de répondre aux défis et de saisir les opportunités de cette révolution. Il a par ailleurs réaffirmé l’engagement de son ministère à soutenir toutes les initiatives axées sur l’innovation, l’autonomisation et l’employabilité durable des jeunes ».

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, Dr Tom Erdimi, a, pour sa part, indiqué que cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation digitale du pays. « Former 2000 jeunes à l’IA, c’est poser les bases d’une souveraineté numérique », a-t-il ajouté.

La formation durera dix jours et permettra aux participants de se familiariser avec les techniques et l’usage de la technologie de l’heure. Les séances de formation se dérouleront dans la capitale NDjaména et dans les provinces. Les modules de formation porteront sur les fondamentaux de l’intelligence artificielle, ses applications dans différents domaines, et ses enjeux éthiques. Un dispositif mixte a été mis en place afin de garantir une large participation.

Par Jean Materne Zambo

Sénégal : l’État espère récolter 400 milliards de FCFA/an des paris sportifs et jeux de hasard en ligne

[DIGITAL Business Africa] – Le plan de redressement de l’économie sénégalaise Jubbanti Koom a une valeur de 4 604 milliards de FCFA. Suffisant pour relancer et redynamiser l’économie sénégalaise. Le Premier ministre Ousmane Sonko en a donné les assurances le 1ᵉʳ août 2025. L’État sénégalais compte bien se donner les moyens de son ambition. Aucun secteur d’activité n’est à négliger. Selon le plan, une taxe sur le Produit brut des Jeux et sur les gains des joueurs sera imposée aux « distributeurs d’argent en ligne ».

« Face à l’essor des plateformes de paris sportifs et de jeux de hasard en ligne, dominés par les opérateurs étrangers, le Sénégal instaurera une taxe sur le Produit brut des Jeux (PBJ) et sur les gains des joueurs. Cette mesure, déjà en vigueur dans de nombreux pays, poursuit un double objectif : générer des recettes pour l’État d’environ 400 milliards de FCFA par an et protéger les consommateurs sénégalais en encadrant strictement les pratiques à risque », Ousmane Sonko, Premier ministre.

Le plan de redressement présenté par le Premier ministre vise à optimiser les recettes publiques et redressement le déficit budgétaire estimé à 14 % du PIB en 2024, avec une dette publique atteignant les 119 % du PIB. Le plan s’appuie sur la digitalisation et la commande publique, la taxation des jeux et paris en ligne, la fiscalité du mobile money, la fiscalité de publicité et des services audiovisuels, la réciprocité des frais de visa électronique.

S’agissant de la digitalisation et de l’optimisation de la commande publique, le Premier ministre a assuré que « l’accélération des processus d’achat public passe par la digitalisation complète et l’optimisation administrative pour plus d’efficacité, de transparence et de rapidité dans l’exécution des marchés publics ».

Jubbanti Koom repose sur quatre piliers principaux : 2 111 milliards de FCFA provenant des recettes nationales, 1 091 milliards de FCFA issus du recyclage d’actifs de l’État sans privatisation, 50 milliards de FCFA d’économies sur les dépenses administratives, et 1 352 milliards de FCFA générés par des mécanismes endogènes innovants.

Par Jean Materne Zambo

Coopération : La RDC et le Rwanda s’engagent à développer les infrastructures TIC

[DIGITAL Business Africa] – Réchauffement des relations entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. En froid depuis plusieurs mois, les deux pays ont paraphé, vendredi premier août 2025, le texte des principes du cadre d’intégration économique régional (CIER) sous l’égide du département d’État américain. Les deux pays ont convenu des dispositions principales d’un plan d’intégration économique régionale dans le cadre d’un accord de paix.

Le plan touche plusieurs secteurs d’activité, dont le développement d’infrastructures. Il est possible que, dans ce domaine, la coopération vise les infrastructures d’intérêt commun, en particulier celles de transport, de logistique et de technologies de l’information et de la communication (TIC).

« Les Parties ont l’intention de développer les infrastructures de transport de passagers et de marchandises ainsi que des infrastructures d’entreposage, portuaires et commerciales, et de coopérer pour attirer et mobiliser les investissements du secteur privé dans les infrastructures qui favorisent la croissance économique dans la région des Grands Lacs », communique le département d’État américain.

Le Cadre d’intégration économique régionale (CIER) a pour objectif de favoriser la mise en œuvre de ces actions de manière qu’elles s’inscrivent dans le cadre du corridor de Lobito bénéficiant du soutien des États-Unis d’Amérique et de faire progresser les deux pays vers une connectivité régionale et internationale améliorée dans les domaines des transports, de la logistique et des TIC.

Le Rwanda et la RDC ont signé le 27 juin 2025 à Washington un accord de paix qui comprend des dispositions relatives au respect de l’intégrité territoriale et à l’interdiction de toute action militaire, à la séparation, au désarmement et à la réintégration des groupes armés non étatiques. Par cet accord, les parties établissent un mécanisme bilatéral de coordination de la sécurité, favorisent le retour des réfugiés et des personnes déplacées dans leur pays d’origine, garantissent l’accès à l’aide humanitaire et réaffirment la validité du mandat de la MONUSCO.

Le 4 juillet 2025, la Chambre des députés du Rwanda a approuvé à l’unanimité la ratification du document. Celui-ci a désormais été transmis au Sénat du Rwanda. Pour rappel, Kinshasa a régulièrement accusé Kigali de vouloir soutenir le groupe armé M23 et de vouloir piller les ressources agricoles et minières de l’Est congolais. Le Rwanda de son côté a toujours dénoncé la présence active dans l’Est de la RDC des FDLR (groupe armé fondé par d’anciens responsables hutu rwandais du génocide des Tutsi de 1994).

Par Jean Materne Zambo, sources :afrique.le360.ma, zoom-eco.net

Smart Click Africa appelle à la responsabilité numérique face à la diffusion de sextapes

[Smart Click Africa] – Suite à la diffusion massive sur les réseaux sociaux d’images et de vidéos à caractère sexuel mettant en cause des membres des forces de sécurité au Cameroun, l’association Smart Click Africa rappelle que la dignité humaine, la vie privée et le respect du droit à l’image doivent prévaloir sur le sensationnalisme et la viralité.

En tant qu’organisation engagée dans la promotion d’un usage éthique et responsable du numérique en Afrique, nous invitons les internautes à adopter les bons réflexes face à ce type de contenus hautement sensibles. 

Quelques bons réflexes

POUR ÉVITER LA FUITE DE SEXTAPES :

  • Ne filmez jamais de contenu intime avec des outils professionnels (ordinateurs ou téléphones de service, caméras dans un cadre institutionnel). Votre terminal peut se perdre, être volé ou encore vous pouvez vous même offrir un ancien téléphone à un proche après avoir pris le soin de supprimer ces sextapes et photos intimes. Malheureusement pour vous, il existe des logiciels et outils pour restaurer l’ensemble des images et vidéos d’un téléphone, d’une clé USB, d’un disque dur ou d’un ordinateur
  • Protégez vos appareils avec des mots de passe forts et une double authentification. Si la double authentification était activée, l’accès au téléphone et aux contenus problématiques allait être compliqué.
  • Évitez d’envoyer des contenus intimes via des applications de messagerie (WhatsApp, Messenger, etc.), même à des personnes de confiance. Oui, je sais que cela peut entretenir la flamme. Surtout lorsqu’on est en couple et à distance. Mais imaginez que le téléphone de votre correspondant.e soit volé, ou encore, comme c’est très souvent le cas, qu’il y ait une rupture et que votre ex partenaire soit vicieux ou vicieuse... Ou encore, imaginez que vous voulez l’envoyer à votre conjoint.e, votre doigt glisse et vous l’envoyer à la mauvaise personne ou au mauvais groupe. Trois secondes suffisent pour que même si vous vous rendez compte et supprimez la vidéo, le message ou la vidéo puisse être restauré après suppression. Alors, ne partagez pas!
  • Ne sauvegardez jamais des vidéos ou photos sensibles sur des plateformes cloud sans chiffrement. Si vous ne savez pas protéger les mots de passe et activer la double authentification de votre cloud, ne tentez même pas…
  • Connaissez vos droits : la diffusion non consentie de contenus intimes est punissable par la loi au Cameroun (voir code pénal, articles relatifs à la vie privée, la diffamation et l’atteinte à l’honneur).
  • Sensibilisez à l’éthique numérique : Former les jeunes et les professionnels à la responsabilité numérique et aux conséquences juridiques et sociales de la création et diffusion de contenus sensibles. Un petit conseil ici et là provenant du leader d’opinion que vous êtes peut changer ou protéger une vie. 

Que faire face à une sextape diffusée ?

POUR ÉVITER DE DEVENIR COMPLICE EN RELAYANT UNE SEXTAPE :

  • Ne partagez pas: rediffuser une sextape (y compris sur WhatsApp) vous expose à des poursuites judiciaires (complicité d’atteinte à la vie privée, cyberharcèlement).
  • Ne demandez pas de voir la sextape inbox. Oui, je sais que c’est difficile de résister à la tentation. Surtout avec la curiosité et l’envie de découvrir les positions, attitudes et nudité de l’autre. Mais, au fond, après l’avoir regardé que gagnez-vous en plus ? Et si c’était votre frère, votre sœur, votre père, votre mère?  Un peu de retenue et de dignité! Moins vous demandez à voir, moins la diffusion se propage, moins les dégâts s’aggravent!
  • Signalez ces contenus aux plateformes numériques. WhatsApp, Facebook, Twitter/X, TikTok disposent des conditions d’utilisation qui interdisent la diffusion des contenus à caractère sexuel ou pédophile. Généralement, en cliquant longuement sur le message ou en cliquant sur les trois points verticaux, les différentes options de signalement s’offrent à vous. Nous partagerons avec vous comment signaler les contenus à caractère sexuel sur WhatsApp. Ou encore comment signaler ceux qui partagent ces contenus à caractère sexuel sur WhatsApp (par exemple un conjoint ou conjointe déçu.e). Sur Facebook, signalez massivement ces contenus et invitez les proches à les signaler pour un retrait plus rapide de ce sextape. Plus les signalements sont nombreux, plus les algorithmes et agents de ces réseaux sociaux agissent avec célérité pour limiter la propagation. 
  • Ne ridiculisez pas les victimes : cela alimente le cyberharcèlement et les traumatismes psychologiques. Tout le monde n’est pas fort psychologiquement pour se placer au-dessus des critiques. Le pire peut arriver… Suicide. Et lorsqu’il y a suicide le concerné et la société sont tous coupables. Dites-vous qu’en refusant de ridiculiser les concernés, en évitant de partager, vous participez à sauver une vie ou des vies. Ce n’est pas plus mal.
  • Protégez les plus jeunes : ne laissez pas ces contenus circuler dans les groupes familiaux, scolaires ou d’adolescents.
  • Adoptez une posture responsable : ce n’est pas parce que c’est viral que c’est acceptable.

Le petit mot de Smart Click Africa :

« La dignité humaine ne doit pas être sacrifiée sur l’autel du buzz.  Chaque internaute peut devenir un acteur de la paix numérique. Partager une sextape, c’est prolonger la violence.»

Par Beaugas ORAIN DJOYUM

Président de Smart Click Africa, association engagée dans la promotion de l’utilisation responsable, éthique et utile du web, des réseaux sociaux et des solutions numériques

DÉTOURNEMENT DES DONNÉES PERSONNELLES : UNE INFRACTION GRAVE !

La loi camerounaise protège vos données personnelles contre tout usage abusif !

Article 68 de la loi de 2024 sur la protection des données à caractère personnel au Cameroun : Sanctions pour détournement des données

Sont passibles de sanctions :
Tout responsable de traitement ou sous-traitant qui détourne les données personnelles de leur finalité initiale lors de leur enregistrement, classement, transmission, ou autre traitement.

Le responsable de traitement ou sous-traitant qui utilise ces données à des fins incompatibles avec leur objectif initial.

Lorsque la divulgation de ces données personnelles porte atteinte à la dignité ou à la vie privée, des sanctions sont prévues

  • Peines encourues :
  • 6 mois à 2 ans de prison
  • Amende de 500 000 à 5 000 000 FCFA

Protégez vos informations personnelles ! Elles ne doivent pas être utilisées pour d’autres fins sans votre consentement.

Partagez pour sensibiliser votre entourage !

La semaine de la confidentialité des données 2025

Nécrologie/Guinée : Dernière volonté du DGA de l’ANSSI et acteur clé de la transformation numérique

[DIGITAL Business Africa] – Ibrahima Kalil Keïra, c’était son nom. Le directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information reçoit les ultimes hommages ce vendredi 1ᵉʳ août 2025. Son dernier post sur ses plateformes numériques ( Facebook, LinkedIn) remonte à lundi 28 juillet 2025. Il portait sur la loi fondamentale de la Guinée.

« Le projet de nouvelle Constitution n’est pas qu’un document officiel, c’est le futur de notre République qui s’y écrit, page après page. Chaque article touche à nos droits, nos devoirs, nos institutions. Prenons le temps de lire, de comprendre et d’en parler autour de nous. L’avenir de la Guinée ne se construit pas sans les Guinéens. Une version électronique est disponible pour celles et ceux qui souhaitent la lire, envoyez-moi un message en inbox ».

Malheureusement, ces messages ne recevront ni d’accusé de réception ni de réponse. Puisque le directeur général adjoint de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information a été emporté par les fortes pluies qui se sont abattues sur Conakry dans la nuit du 29 au 30 juillet 2025. Son frère raconte.

« Un jeune homme nous a raconté que le drame s’est produit devant lui. Lorsque l’eau a emporté la voiture, mon frère a réussi à sortir. Il s’est mis debout sur le capot du véhicule et a crié à l’aide. Malheureusement, il n’y avait personne, et le courant était si fort que l’eau l’a finalement emporté. »

Professeur de Master spécialisé en Gestion de Projet informatique à sa mort, Ibrahima Kalil Keïra, a occupé des postes de responsabilité dans le domaine de la technologie. Le plus récent avant d’atterrir à l’ ANSSI était celui de Software Engineer chez Cat Amania de septembre 2021 à mai 2022. Il a occupé le même poste chez CGI entre avril 2019 et septembre 2021.

Rose Pola Pricemou, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique garde de lui le souvenir d’un « Homme d’engagement, de loyauté et de rigueur, M. Keira laisse derrière lui le souvenir d’un serviteur de l’État dévoué et d’un acteur clé de la transformation numérique en Guinée ».

PROGRAMME DES OBSÈQUES

Les obsèques du DGA de l’ANSSI de ce vendredi, 1 août 2025 se déroulent ainsi qu’il suit : • 9ℎ30 – Levée du corps à l’hôpital Sino-Guinéen• 10ℎ00 – Symposium en hommage au défunt à l’immeuble ARTP • 14ℎ00 – Prière funèbre à la mosquée de Nongo • 14ℎ30 – Inhumation au cimetière de Contéyah.

Le MPTEN présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté numérique guinéenne.

Par Jean Materne Zambo, source: MPEN

CGS 2025: Bassirou Diomaye Faye appelle à la digitalisation intégrale du système éducatif

[DIGITAL Business Africa] – Au Sénégal, l’avenir c’est maintenant. Et il doit s’écrire au bout des doigts. Le président de la République, à l’occasion du Concours général sénégalais (CGS) de ce 31 juillet 2025, a exhorté à la digitalisation intégrale du système éducatif en phase avec les projets nationaux de transformation numérique. Le chef de l’État a présenté le numérique comme un levier stratégique pour moderniser l’école et réduire les inégalités. « Nous devons bâtir une école connectée, inclusive et souveraine. Le numérique est une chance à saisir, pas un luxe à différer », a-t-il déclaré.

Lors de cette cérémonie de remise des prix du Concours général, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé « la mise en place d’un programme national de dotation des écoles en matériel numérique, pilier d’une stratégie de souveraineté technologique ambitieuse ». La mise en œuvre de ce programme prévoit l’équipement de centaines d’établissements scolaires du pays, la construction de centres d’innovation et la distribution progressive de tablettes, d’ordinateurs portables et de dispositifs numériques solaires.

Cette initiative a pour but de combler les inégalités d’accès à la technologie et de moderniser l’enseignement dans toutes les régions du Sénégal. « Ce monde nouveau ne sera pas façonné par ceux qui subissent la technologie, mais par ceux qui la comprennent, la critiquent et la transforment au service du bien commun », a affirmé le chef de l’État.

S’adressant aux lauréats du Concours général, il les a exhortés à rester curieux, exigeants, enracinés, à faire du numérique un outil de liberté et de justice, à ne jamais perdre de vue que l’intelligence véritable est celle qui éclaire, relie et humanise. Il note que « ce programme numérique s’inscrit dans une vision éducative souveraine et humaniste, qui articule inclusion technologique, enracinement culturel et préparation aux défis globaux ».

Le président Faye a aussi insisté sur l’importance d’adapter les politiques éducatives aux données démographiques qui ont cours au pays. Et ce, en vue d’assurer une meilleure efficacité, équité et gouvernance. Il a par ailleurs réaffirmé l’engagement de l’État à faire du système éducatif un vecteur de développement et de souveraineté, capable de préparer la jeunesse aux métiers de demain et aux défis d’un monde en mutation rapide.

Le président a profité de cette occasion pour alerter sur la faiblesse persistante des séries scientifiques. Selon lui, celles-ci ne représentent que 17 % des candidats au baccalauréat, un chiffre jugé « préoccupant ». Bassirou Diomaye Faye estime que cette tendance met en péril les ambitions du pays en matière de souveraineté alimentaire, technologique, numérique et sécuritaire.

Le Concours général sénégalais (CGS) a été instauré par le décret n°61-213 du 30 mai 1961. Il s’agit d’une célébration de l’excellence académique et d’un encouragement à l’émulation parmi les élèves, tout en renforçant la performance du système éducatif national.

Par Jean Materne Zambo

Digitalisation : La Namibie s’inspire du Djibouti Port Community System

[DIGITAL Business Africa] – Djibouti, pays de la corne de l’ Afrique, attire les regards en matière digitalisation de la logistique et du commerce tranfrontalier en Afrique. Une délégation de la Namibie y a séjourné du 28 au 29 juillet 2025 pour s’inspirer du Djibouti Port Community System (DPCS). Djibouti Port Community System est un portail qui fournit un ensemble complet de services en ligne à la communauté commerciale.

Parmi les membres de la délégation namibienne, on retrouvait des représentants des autorités portuaires, des douanes, des affaires maritimes du ministère du Transport. Les axes majeurs de la mission incluaient :

• Une présentation détaillée du DPCS, accompagnée d’une démonstration en direct des services entièrement digitalisés, permettant un suivi centralisé en temps réel des opérations portuaires, des marchandises et de la documentation.

• Des démonstrations du module Business Intelligence, illustrant la capacité du système à favoriser la prise de décision basée sur les données pour optimiser la logistique et anticiper les tendances du marché.

• Des échanges techniques approfondis sur le cadre juridique et opérationnel du DPCS, les défis rencontrés, les solutions adoptees, ainsi que l’identification des priorités pour les différentes phases de mise en œuvre d’un système équivalent en Namibie.

• Des visites de terrain sur les infrastructures logistiques intégrées, notamment les terminaux portuaires et les zones franches, complétées par des discussions avec le secteur privé sur les avantages concrets et les gains de performance observés depuis l’adoption du DPCS.

Le Djibouti Port Community System (DPCS) a été lancé en 2018. Le portail permet de digitaliser et intégrer les processus d’importation, d’exportation et le transit. Le DPCS intègre tous les acteurs clés de la chaîne logistique : ports, douanes, zone franches, corridors, agences maritimes, transitaires, transporteurs et autres parties prenantes. Ce système permet une gestion en temps réel de la documentation, tout en garantissant une visibilité accrus sur l’ensemble des opérations logistiques.

Le DPCS est encadré juridiquement par le décret présidentiel n°216/2023. Ce qui fait du DPCS une plateforme unique de soumission pour l’ensemble des procédures d’importation, d’exportation et de transit à Djibouti. Le portail, selon plusieurs sources, a constitué un levier majeur pour la digitalisation harmonisée des processus par l’ensemble des acteurs de la chaîne logistique.

Cette démarche a considérablement renforcé l’efficacité, la transparence et la fluidité des opérations logistiques à l’échelle nationale.Cette visite namibienne benchmarking de la plateforme DPCS est consécutive à celle menée par la communauté portuaire de la Côte d’Ivoire en septembre 2024.

Par Jean Materne Zambo, source : lanation.dj

Orange Cameroun rembourse ses clients après une panne majeure : transparence et réactivité saluées

[Digital Business Africa] – Suite aux perturbations du weekend du 26 au 27 juillet 2025, Orange Cameroun vient de publier un communiqué officialisant une série de mesures concrètes pour indemniser les abonnés affectés. L’opérateur démontre ainsi sa volonté de transparence et son engagement envers la satisfaction client.

Réactivité technique exemplaire

Dès la détection des dysfonctionnements ayant impacté les appels, l’internet et surtout les transactions Orange Money, les équipes techniques d’Orange se sont mobilisées sans relâche. Les services essentiels ont été rétablis dès le 26 juillet à 8h43, mais des difficultés ont persisté dans la recharge via les points de vente et l’application mobile. Ces incidents sont désormais résolus et tous les canaux d’approvisionnement sont de nouveau opérationnels.

Un remboursement progressif et automatique

Orange a mis en place depuis le 28 juillet un processus de remboursement pour les clients ayant subi des débits sans réception de crédit. Selon le communiqué, ce remboursement est déjà effectif à 99% et s’effectue selon l’ordre chronologique des transactions. Cette initiative témoigne d’une approche proactive visant à restaurer la confiance et à limiter l’impact financier des perturbations.

Restauration des forfaits expirés pendant la panne

Les abonnés dont les volumes Internet ont expiré pendant l’indisponibilité des services seront également indemnisés dans les prochains jours. Une mesure bienvenue qui renforce l’attention portée à l’expérience client.

Reconnaissance et engagement

Orange Cameroun remercie ses abonnés pour leur patience et leur fidélité, tout en réitérant son engagement à offrir des services de qualité. Le service client reste joignable via le numéro 8900 ou sur l’appli Max it.

Le communiqué d’Orange Cameroun

Analyse Digital Business Africa

Cette démarche illustre une transformation progressive des pratiques relationnelles dans le secteur télécoms au Cameroun. À travers ce geste de remboursement, Orange répond aux exigences croissantes de transparence et de responsabilité digitale. Une posture qui pourrait inspirer d’autres acteurs et favoriser une dynamique positive dans l’écosystème numérique régional.

Par Digital Business Africa 

Réseaux sociaux: La mission du pape Léon XIV aux influenceurs web et missionnaires numériques

[DIGITAL Business Africa] – Les influenceurs (web) et missionnaires numériques du monde étaient à l’honneur au Vatican. Le pape Léon XIV a réuni, du 28 au 29 juillet 2025, des prêtres, religieux, religieuses et laïcs venus de tous les continents du monde pour célébrer le jubilé des influenceurs catholiques, le tout premier du genre. Cette reconnaissance du Très saint père envers les entrepreneurs du web est loin d’être du pain béni. Derrière elle, se cache une mission relativement délicate, à savoir: assainir les réseaux sociaux. Chose que les gouvernants ne parviennent pas à gérer efficacement jusqu’ici.

S’adressant à ses brébis, Léon XIV s’est servi d’une image pleine pour comparer les influenceurs web aux apôtres appelés par Jésus alors qu’ils réparaient leurs filets. « Il nous demande de construire d’autres réseaux : réseaux de relations, d’amour, de partage gratuit », a-t-il lancé.

Le pape a exhorté les participants à favoriser des liens profonds, où la solitude peut être brisée, où la vérité peut circuler, où l’amitié n’est pas mesurée au nombre de « followers »: « Soyez des agents de communion, capables de rompre la logique de la division et de la polarisation », a-t-il ajouté. Non sans remercier chacun pour le bien accompli, pour les rêves portés, et pour leur fidélité au Christ et à l’Église dans leur présence numérique.

Le Souverain Pontife a ensuite évoqué les mutations profondes liées aux technologies et à la culture numérique. Il fustige toute utilisation qui pourrait porter atteinte à la dignité humaine. « Notre mission, – votre mission – est de nourrir une culture d’humanisme chrétien », a-t-il déclaré, appelant à une présence discernante et bienveillante dans les nouveaux espaces de communication. Face à la généralisation de l’intelligence artificielle, il a invité à réfléchir à « l’authenticité de notre témoignage, à notre capacité d’écoute, de parole, de compréhension ». Il ne s’agit pas seulement, a-t-il précisé, de « produire du contenu », mais de « provoquer une rencontre des cœurs ».

Cette première édition du jubilé des influenceurs catholiques a été marquée par la présence du diocèse d’Ebolowa dont le garant est Mgr philippe Alain Mbarga évêque d’Ebolowa et vice-président de la conférence épiscopale nationale du cameroun en est le garant.

Texte intégral du salut du pape Léon XIV aux influenceurs et missionnaires numériques

« Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,la paix soit avec vous !Chers frères et sœurs, nous avons commencé par ce salut : la paix soit avec vous !Et combien nous avons besoin de paix en ce temps qui est le nôtre, déchiré par l’inimitié et par les guerres. Et combien nous sommes appelés aujourd’hui à en témoigner, par ce salut du Ressuscité : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20,19).

Que la paix soit avec nous tous. Dans nos cœurs et dans nos actions.Telle est la mission de l’Église : annoncer au monde la paix ! La paix qui vient du Seigneur, qui a vaincu la mort, qui nous apporte le pardon de Dieu, qui nous donne la vie du Père, qui nous montre le chemin de l’Amour !

1. C’est cette mission que l’Église vous confie aujourd’hui ; vous qui êtes ici à Rome pour votre Jubilé, venus renouveler l’engagement à nourrir d’espérance chrétienne les réseaux sociaux et les espaces numériques.

La paix doit être cherchée, annoncée, partagée partout ; dans les lieux dramatiques de guerre comme dans les cœurs vides de ceux qui ont perdu le sens de l’existence et le goût de l’intériorité, le goût de la vie spirituelle. Et aujourd’hui, peut-être plus que jamais, nous avons besoin de disciples missionnaires qui portent au monde le don du Ressuscité ; qui donnent voix à l’espérance que nous donne Jésus Vivant, jusqu’aux extrémités de la terre (cf. Ac 1,3-8) ; qui atteignent tous les lieux où se trouve un cœur qui attend, un cœur qui cherche, un cœur qui a besoin. Oui, jusqu’aux confins de la terre, aux confins existentiels où il n’y a plus d’espérance.

2. Il y a un deuxième défi dans cette mission : chercher toujours la « chair souffrante du Christ » en chaque frère et sœur que vous rencontrez en ligne. Nous sommes aujourd’hui dans une culture nouvelle, profondément marquée et modelée par la technologie. Il nous revient – il vous revient à chacun – de faire en sorte que cette culture reste humaine.

La science et la technologie influencent notre manière de vivre dans le monde, affectant même notre compréhension de nous-mêmes, notre relation à Dieu et à autrui. Mais rien de ce qui vient de l’homme et de sa créativité ne devrait être utilisé pour porter atteinte à la dignité d’autrui. Notre mission – votre mission – est de nourrir une culture d’humanisme chrétien, et de le faire ensemble. C’est cela, la beauté du « réseau » pour nous tous.

Face aux changements culturels de l’histoire, l’Église n’est jamais restée passive ; elle a toujours cherché à éclairer chaque époque par la lumière et l’espérance du Christ, en discernant le bien du mal et ce qui était bon de ce qui devait être changé, transformé, purifié.Aujourd’hui, nous sommes dans une culture où la dimension technologique est présente dans presque tout, et la diffusion de l’intelligence artificielle marquera une nouvelle ère dans la vie des individus et de la société.

C’est un défi que nous devons affronter : réfléchir à l’authenticité de notre témoignage, à notre capacité d’écoute et de parole, à notre capacité de comprendre et d’être compris. Nous avons le devoir de travailler ensemble à élaborer une manière de penser, un langage de notre temps, qui donne voix à l’Amour.

Il ne s’agit pas simplement de générer du contenu, mais de provoquer une rencontre des cœurs. Cela implique de chercher ceux qui souffrent, ceux qui ont besoin de connaître le Seigneur, pour qu’ils puissent guérir leurs blessures, se relever et retrouver un sens à leur vie. Ce processus commence avant tout par l’acceptation de notre propre pauvreté, par l’abandon de toute prétention, et la reconnaissance de notre besoin vital de l’Évangile. Et ce processus est une démarche communautaire.

3. Et cela nous conduit à un troisième appel, et je vous le lance à tous : « allez réparer les réseaux ». Jésus appela ses premiers apôtres alors qu’ils réparaient leurs filets de pêche (cf. Mt 4,21-22). Il nous le demande aussi à nous, il nous demande même aujourd’hui de construire d’autres réseaux : des réseaux de relations, des réseaux d’amour, des réseaux d’échange gratuit, où l’amitié soit authentique et profonde.

Des réseaux où l’on puisse réparer ce qui a été brisé, où l’on puisse remédier à la solitude, sans se soucier du nombre de « followers », mais en expérimentant dans chaque rencontre la grandeur infinie de l’Amour.

Des réseaux qui laissent de la place à l’autre plus qu’à soi-même, où aucune « bulle de filtres » ne puisse étouffer la voix des plus faibles. Des réseaux qui libèrent, des réseaux qui sauvent. Des réseaux qui nous font redécouvrir la beauté de se regarder dans les yeux. Des réseaux de vérité. De cette manière, chaque histoire de bien partagé sera le nœud d’un unique et immense réseau : le réseau des réseaux, le réseau de Dieu.

Soyez alors des agents de communion, capables de rompre la logique de la division et de la polarisation ; de l’individualisme et de l’égocentrisme. Centrez-vous sur le Christ, pour vaincre la logique du monde, des fake news et de la frivolité, avec la beauté et la lumière de la vérité (cf. Jn 8,31-32).

Par Jean Materne Zambo, vaticannews.com

Gabon : Le gouvernement dote les hôpitaux d’ outils numériques pour une meilleure prise en charge des patients

[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement gabonais fournit du secours aux hôpitaux. Le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba, a procédé ce 28 juillet 2025, à la remise officielle d’équipements informatiques et techniques. La cérémonie a connu la présence de plusieurs personnalités, dont le ministre de la Santé, le Professeur Adrien Mougougou, et du directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki.

L’objectif de ce don est de moderniser le système national d’information sanitaire pour une prise en charge des patients plus efficace, plus sûre et mieux coordonnée. Sont bénéficiaires de cette dotation, plusieurs structures sanitaires impliquées dans la deuxième phase du Système d’Information de Santé (SIS). Le Système d’Information de Santé est l’un des piliers du plan de digitalisation du Gabon, piloté par l’ANINF et soutenu par plusieurs ministères.

Le SIS s’aligne sur les standards internationaux de e-santé, tels que recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), et répond aux défis d’un système sanitaire parfois confronté à des problèmes de coordination, de traçabilité et de performance. Selon les autorités, le projet SIS permettra de centraliser les dossiers médicaux, de fluidifier les échanges d’informations entre professionnels de santé et d’éviter les pertes de données.

« Il s’agit d’entrer dans la phase pratique du déploiement de la digitalisation au sein du système de santé, afin que les données médicales soient transversales et permettent une meilleure prise en charge des patients. », a précisé le Pr Adrien Mougougou.

De son côté, Mark Alexandre Doumba, ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovationa rappelé que cet acte est le fruit de la volonté du Chef de l’État. « Cette avancée concrète s’inscrit pleinement dans les priorités fixées par le Chef de l’État, visant à garantir un accès équitable, moderne et performant aux services publics essentiels, notamment dans le domaine de la santé. »

Cette réforme administrative a été engagée par les autorités depuis septembre 2023.

Par Jean Materne Zambo, sources : letransitoire.com, gaboninfoslive.com