Ce lundi 1er juin, le secrétaire d’État aux Télécommunications, Ibangolo Maïna Manga Abel, entouré de plusieurs responsables de son département ministériel, a reçu la délégation de la Banque mondiale pour une séance de travail consacrée notamment au Projet d’Appui à la Transformation Numérique du Tchad (PATN) et au Programme régional d’intégration numérique de l’Afrique centrale (CARDIP).
Cette rencontre a permis aux représentants de la Banque mondiale de présenter les objectifs de leur mission ainsi que les perspectives offertes par le CARDIP, un programme régional visant à renforcer la connectivité et les infrastructures numériques en Afrique centrale.
Pour les autorités tchadiennes, le développement des infrastructures numériques constitue désormais un axe stratégique au même titre que les infrastructures routières. Dans la vision du président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, les « routes numériques » sont appelées à jouer un rôle majeur dans la transformation économique et sociale du pays.
Cette ambition se traduit notamment par le déploiement progressif de réseaux de fibre optique sur l’ensemble du territoire et par l’accélération des projets de digitalisation portés dans le cadre du PATN, financé par la Banque mondiale.
Au cours des échanges, les deux parties ont fait le point sur l’état d’avancement du projet, les défis rencontrés ainsi que les attentes du gouvernement tchadien pour garantir son succès.
Saluant l’appui constant de la Banque mondiale au développement du secteur numérique, le secrétaire d’État aux Télécommunications a plaidé pour un renforcement du partenariat entre les deux parties.
Il a notamment rappelé que le Tchad reste confronté à d’importants défis en matière d’inclusion numérique, avec près de 500 localités encore privées d’accès aux services de télécommunications ou disposant d’une connectivité limitée.
La question du désenclavement numérique a également occupé une place centrale dans les discussions. Les autorités tchadiennes souhaitent développer de nouveaux corridors numériques afin de diversifier les points d’accès du pays aux réseaux internationaux et renforcer la résilience de son infrastructure de connectivité.
La réunion a également été marquée par la présentation officielle de Marc Lixi, nouveau représentant pays du Projet d’Appui à la Transformation Numérique du Tchad. Il assurera désormais la coordination entre la Banque mondiale, l’unité de gestion du projet et les différents ministères impliqués dans sa mise en œuvre.
Le CARDIP, un levier d’intégration numérique régionale
Le Programme régional d’intégration numérique de l’Afrique centrale (CARDIP) vise à améliorer la connectivité transfrontalière, favoriser l’interconnexion des infrastructures numériques et soutenir le développement de l’économie numérique dans les pays de la sous-région.
Le Tchad figure parmi les pays concernés par la deuxième phase de ce programme, qui ambitionne de renforcer l’intégration numérique régionale et de réduire la fracture numérique en Afrique centrale.
À travers le PATN et le CARDIP, le gouvernement tchadien entend accélérer la transformation digitale du pays, étendre la couverture des services numériques et créer les conditions d’un développement économique davantage porté par l’innovation et les technologies de l’information et de la communication.
Par Loïc SOUOP
Source : MTENDA – TCHAD








