L’annonce a été faite ce 1er juin 2026 lors d’une conférence de presse animée par le promoteur de l’événement, Djibril Pierre Clavier Pamousso.
Placée sous le thème « De l’inspiration à l’action : vers une souveraineté numérique partagée », cette rencontre ambitionne d’ouvrir un cadre de dialogue et de collaboration entre décideurs publics, entreprises, experts, chercheurs, investisseurs et jeunes talents africains autour de la valorisation des données comme moteur de développement économique.
L’événement bénéficie du parrainage institutionnel de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, , qui soutient cette initiative inscrite dans la dynamique de renforcement de la souveraineté numérique du Burkina Faso et du continent.
Faire de la donnée un levier de création de valeur en Afrique
Selon les organisateurs, l’un des objectifs majeurs du GSDA est de contribuer à réduire la fuite des données africaines vers des infrastructures situées hors du continent et de favoriser une meilleure captation de la valeur économique générée par ces données au profit des États, des entreprises et des populations africaines.
Dans un contexte marqué par l’accélération de la transformation numérique, la maîtrise des données apparaît de plus en plus comme un enjeu stratégique pour la compétitivité économique, la sécurité numérique et l’innovation.
Plus de 1 000 participants attendus
Le Grand Salon de la Data en Afrique s’articulera autour de deux composantes principales.
La première prendra la forme d’un salon professionnel réunissant plus de 1 000 participants autour de conférences, panels de haut niveau, rencontres d’affaires B2B et B2G, hackathons et espaces d’exposition dédiés aux innovations numériques africaines.
La seconde composante, baptisée Data Trend Line, vise à développer les compétences locales dans les métiers de la donnée. Les organisateurs ambitionnent notamment de certifier chaque année 1 000 apprenants dans des domaines tels que la Data Analysis, la Data Science, le Data Engineering et la stratégie des données.
Une vision continentale de l’économie de la donnée
Au-delà de l’événement lui-même, les promoteurs défendent une vision panafricaine reposant sur plusieurs piliers : le développement des talents, le soutien à l’innovation locale, le renforcement des cadres de gouvernance des données, la prise en compte des enjeux éthiques liés à l’intelligence artificielle et la création d’opportunités économiques pour les acteurs du numérique.
Cette initiative intervient dans un contexte où plusieurs pays africains multiplient les stratégies nationales de transformation digitale, les projets de centres de données et les politiques de localisation des données afin de renforcer leur autonomie numérique.
À travers le GSDA, le Burkina Faso entend ainsi contribuer à structurer un débat continental sur l’avenir de l’économie de la donnée et sur les mécanismes permettant à l’Afrique de mieux valoriser ses ressources numériques dans un environnement mondial de plus en plus compétitif.
Les inscriptions sont ouvertes aux professionnels, étudiants, chercheurs, médias et investisseurs souhaitant participer à ce rendez-vous dédié à la donnée et à l’innovation numérique. Plus d’informations sont disponibles sur le site officiel du salon : “gsdasummit.org” (https://reference-url-citation.invalid/1).
Par Loïc SOUOP
Source : MTDPCE








