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Cameroun : Paul Biya prescrit « une informatisation accrue » de tous les bureaux de Douanes en 2019

(TIC Mag) – En 2019, les quatre directions générales en charge de l’administration financière placées sous la tutelle du ministère des Finances au Cameroun devront pouvoir s’interconnecter et échanger plus facilement des informations. Il s’agit de la Direction générale des Impôts, la Direction générale des Douanes, la Direction générale du Budget et la Direction générale du Trésor, de la Coopération financière et Monétaire. “La finalisation de l’interconnexion entre ces quatre directions doit être effective en 2019″. C’est ce qu’ordonne le président de la République Paul Biya. Le Chef de l’Etat camerounais l’a indiqué dans sa traditionnelle circulaire adressée en juin au gouvernement et relative à la préparation du budget de l’exercice 2019.

Dans cette circulaire, le président de la République demande aux ministres, à leurs collaborateurs et ordonnateurs de la dépense publique d’exploiter toutes les possibilités qu’offre le numérique. Par exemple, pour l’amélioration de l’environnement fiscal des affaires, Paul Biya prescrit « des mesures ambitieuses de simplification des procédures » qui passent par « l’amélioration de la qualité des services rendus aux contribuables, notamment par la densification de l’offre de service en ligne ».

En plus de l’interconnexion des quatre directions en charge de l’administration financière, pour une mobilisation optimale des recettes des impôts et taxes, pour l’élargissement de l’assiette fiscale, pour la sécurisation des recettes et du circuit de leur collecte, pour le renforcement de la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale, ainsi que pour la rationalisation de la dépense fiscale, d’autres mesures sont prescrites par le chef de l’Etat.

Parmi ces autres mesures, l’adaptation du système fiscal camerounais pour une taxation optimale de l’économie numérique ; la poursuite de la réorganisation des services fiscaux et l’accélération de leur informatisation ; la poursuite des efforts de maîtrise du fichier des contribuables en s’appuyant sur le nouveau système d’identification ; la modernisation des modes de paiement des impôts et taxes pour une meilleure sécurisation des recettes. Aussi, il faut relever que le président ordonne la réduction de la dépense fiscale à travers la suppression progressive des exonérations fiscales relatives aux impôts indirects à hauteur de 100 milliards de francs Cfa en 2019.

Modernisation tout azimut des Douanes prescrite

S’agissant de l’amélioration de l’environnement fiscal des affaires, le président de la République recommande une intensification de la lutte contre la fraude douanière et commerciale à travers des mesures telles que « le renforcement du système de sécurisation et de recouvrement des recettes à travers notamment une informatisation accrue de tous les bureaux des Douanes ; l’utilisation aux frontières des instruments modernes d’inspection tels que les scanners, les ponts bascules et les kits pour tests dont l’administration des Douanes devra être doté » ; l’optimisation des contrôles douaniers à posteriori et des contrôles mixtes avec les Directions générales des Impôts et du Trésor qui implique le croisement systématique des données produites par les sociétés d’inspection mandataires du gouvernement, les intermédiaires agréés, le système douanier automatisé, les autres administrations et les aconiers.

Pour ce qui est des dépenses publiques, on peut relever pour ce qui concerne le secteur des TIC que Paul Biya a demandé aux ministres de définir les quotas de consommation de téléphone par administration et par responsable pour l’année 2019.

Déjà quelques avancées notables aux Impôts

Au titre des réformes enregistrées dans l’administration fiscale, il faut dire que la Direction générale des Impôts a déjà engagé un travail important.  Notamment pour la déclaration des impôts en ligne et également le paiement électronique de certaines taxes, comme la taxe foncière. Des efforts de modernisation de la direction générale des Impôts menés par Modeste Mopa Fatoing, son directeur général, ont par exemple permis de dépasser, durant cinq années consécutives, les objectifs annuels qui lui étaient assignés. En 2017 par exemple, la DGI a collecté les recettes fiscales non pétrolières de 1 734 milliards de F.Cfa contre un objectif assigné de 1 719 milliards de F.Cfa.

Par ailleurs, au Cameroun, les contribuables sont enregistrés mensuellement dans un répertoire sur le site web de la DGI mis à jour mensuellement. Pour l’interconnexion des quatre directions, un travail préalable a déjà été effectué. Grâce à ce que Modeste Mopa Fatoing appelle “l’outil FUSION”, les déclarations des contribuables à la DGI font l’objet de croisement avec les données de la Direction générale des Douanes. Le président de la République demande de finaliser le processus et de consolider les acquis. Toutes des prescriptions qui sont en effet des opportunités d’affaires pour les entreprises spécialisées en la matière.

Beaugas-Orain DJOYUM

Cameroun : Joseph Kamgue Takougang, nouveau vice-président du MECAM

(TIC Mag) – Le Mouvement des entrepreneurs du Cameroun (MECAM) compte désormais 11 vice-présidents en plus de son président. C’est ce qui ressort de l’Assemblée générale extraordinaire et élective de ce mouvement qui s’est tenue le 19 juin 2018 à Yaoundé à la Chambre de commerce et d’industrie du Cameroun. Parmi ces vice-présidents, Joseph Kamgue Takougang, PDG de Kakotel SA qui sera en charge du pôle Economie numérique & Innovation. Il faisait en effet partie de la liste « Rénovation et Maturité » conduite par Daniel Claude Abate, président exécutif réélu du Mecam. Ils sont élus pour un mandat de quatre ans.

Joseph Kamgue Takougang a déjà une vision claire des actions qu’il entend mettre en place en qualité de vice-président du Mecam. Parmi ces actions, l’organisation d’un Salon de l’économie numérique. Un salon qui sera, d’après lui, une rencontre regroupant tous les acteurs du secteur, un rendez-vous du donner et du recevoir avec d’un côté les fournisseurs de services et de l’autre les demandeurs et acheteurs parmi lesquels l’Etat, les collectivités locales, les entreprises publiques et parapubliques ainsi que les acteurs du secteur privé.

Mais à côté de ses actions et projets, Joseph Kamgue Takougang envisage davantage défendre les intérêts des entreprises locales du secteur du numérique. « Le Cameroun est engagé dans un programme ambitieux dit “d’Emergence en 2035”. Il serait difficile pour notre pays d’y parvenir si on continue à faire appel aux multinationales dans ce domaine pour réaliser les projets de développement qui peuvent être réalisés par les nationaux. Encore que ces multinationales exigent des budgets très importants », expose-t-il avant de s’interroger : « Comment un pays peut- il se développer quand il acquiert pour des dizaines de milliards une solution de gestion des élections par exemple, alors que l’expertise locale proposait mieux et quatre fois moins cher? Comment un pays peut-il se développer quand il est incapable de chiffrer les volumes d’appels internationaux qui rentrent et qui sont une source certaine de devises? Le reçu de paiement d’un billet d’avion à la Camair-Co se fait manuellement. Comment un pays peut-il se développer quand la Compagnie aérienne nationale est au manuel ? »

Au regard de tout cela, dit Joseph Kamgue Takougang, le Mecam veut être un acteur important en étant le partenaire du gouvernement dans la mise en œuvre de l’économie numérique en le conseillant et en garantissant et proposant auprès des pouvoirs publics l’expertise locale.

Parmi les missions du MECAM, défendre et promouvoir le patriotisme économique, porter la voix et défendre les intérêts des PME nationales, être une force de propositions pour l’amélioration du climat des affaires, contribuer à la recherche des financements et des partenariats pour ses membres.

LE NOUVEAU BUREAU EXÉCUTIF DU MECAM – LISTE « RENOVATION & MATURITE »

 Président exécutif: Daniel Claude ABATE, DG BFM BUSINESS CORPORATION LIMITED

Conseiller Spécial du Président : Mouctar HAMADAMA, PDG ALLIANCE TRADING S.A

Vice-présidents (en charge de):

Economie Numérique & Innovation : Joseph KAMGUE TAKOUGANG, PDG KAKOTEL SA

Industrie & Compétitivité Economique : Oumarou FADIL, DG Complexe Chimique Camerounais S.A

Amélioration du Climat des Affaires : Honorable NGA KOUMDA, DG FGTE Sarl

Financement des PME et Economie Sociale : Mme Honorine NEUNGOUE, DG NET FINANCE Sarl

Agriculture & Modernisation Agricole : Léopold TOMO, PDG Société Africaine Agroalimentaire SA

Promotion des Investissements Privés : Félix ETOUNDI, DG FINEXS SARL

Entreprenariat Féminin : Mme Nelly ANGOUAN’D, DG CANCAMN SARL

Entreprenariat Jeunes : Roland KWEMAIN, DG ADCOME SARL

Economie Verte & Assainissement : Adrien NGALLE MBEN, DG CAMEROON ALERT SYSTEM SARL

Coopération Internationale: Landry ONOBIONO, DG International Financial Exchange

Corporate & Business Services : Michel BISSEG (avec rang de Vice-Président), DG MADISSON SARL

PRÉSIDENTS DES COMMISSIONS PERMANENTES :

Recherche & Développement: Stean MPOLO, Managing Director  Stean & Associates

Fiscalité et Parafiscalité: Joseph KOUSSOCK, Cabinet KOUSSOCK & Associés

Transformation Locale & Label Cameroun : Thierry NYAMEN, DG NT FOODS SARL

Emploi et Sécurité Sociale: Jean Marcel MONKAM, DG PREVENTIS ASSURANCES SA

Ethique & Gouvernance Economique : Moise NZEMEN, DG Tontinière Nationale

Capital Humain & Développement des Compétences : Yves A.EPANGUE, DG AMSCO SA

Protection des Marques Industrielles : Michel NKENFACK, Président ANAPROC

Sous-Traitance: Germain SALLA, DG Institut des Matières Primaires

Intelligence Economique: Victorin ATANGANA, Gérant Associé EA GROUP LONDON – UK

Communication & Evénements Spéciaux: Erika LINDOU, TLB COMMUNICATIONS SARL

Partenariats & Affaires Juridiques: Me Pierre Robert FOJOU, Cabinet Avocats FOJOU

Energie : Joseph MOUZONG, DG SEREMAC SARL

Gouvernance des Marchés Publics : Carole MBESSA ELONGO, DG ME MULTIMEDIA SOLUTIONS SA

Trésorière Générale

Trésorière Générale: Mme FOTSO née EMERZIANE Cécile, DG FOURNIL SARL

Trésorier Général Adjoint : Herve KEMBEU, BLU COMPLEX SARL

Conseillers

Dr Ing. Fréderic DJEUHON, DG Cabinet EBONY – Expertises Techniques

AMBA SALLA, DG Ferme Moderne de Ndoro

Foletia Catherine LEKEYA, Managing Director of Lekeya Bio Company Ltd

Par TIC Mag

Constat à VivaTech 2018, l’avenir est aux partenariats entre start-ups et grandes entreprises

(TIC Mag) – Viva Technology, le salon des nouvelles technologies et des start-ups s’est tenu à Paris du 24 au 26 mai 2018. Souvent comparé au CES de Las Vegas, on s’attendait à y trouver une pépinière de start-ups venues du monde entier. Ce ne fut pas tout à fait le cas, non pas que les start-ups n’étaient pas en nombre (1800 start-ups enregistrées), mais elles avaient du mal à ne pas se faire “voler la vedette” face aux moyens déployés par les Etats, les régions et les grands groupes pour montrer leur intérêt ou leurs avancées en matière de nouvelles technologies.

Sélectionnées, pour beaucoup d’entre elles, selon une procédure qu’elles ont encore du mal à expliquer, les start-ups présentes, originaires d’une centaine de pays, étaient fréquemment invitées sur les stands des partenaires qui les avaient choisies.

Une démarche qu’on explique
De nombreuses grandes entreprises ont donc accompagné les start-ups à Viva Technology 2018. Les accompagnateurs de ces “jeunes pousses” tenaient à s’en expliquer. Pour La Poste par exemple, soutenir pas moins de 40 start-ups est un moyen d’œuvrer à “simplifier la vie des français”. La métropole du grand Paris se voulant à la fois intelligente et attractive, solidaire, et résiliente, innovante et compétitive ne peut que rechercher l’appui des start-ups pour réaliser son ambitieux projet. Il en va de même pour la région Ile de France qui, en tant que “start-up région”, a soutenu et financé plus de 1000 start-ups en 2017.

Elégamment, l’Oréal est à la recherche d'”une nouvelle beauté”, Accor Hotels nous a fait découvrir son “hospitalité augmentée”, la RATP travaille à “améliorer la mobilité urbaine” et BpiFrance a vocation à soutenir les start-ups “à toutes les étapes du développement international” afin de jouer un rôle décisif face “aux grands enjeux du monde de demain”. Six pays africains y accompagnaient également leurs start-ups.

Sur le salon régnait une atmosphère digne d’une salle de marchés (100 000 visiteurs enregistrés, 300 speakers et plus de 9000 start-ups) où une absence de climatisation, heureusement compensée par de nombreux points d’eau et de boissons gazeuses installés à l’initiative des organisateurs et des exposants, ajoutait à l’effervescence du lieu. Bref, une ambiance chaleureuse et conviviale, dynamique et enthousiaste où les rencontres étaient faciles et où pour comprendre et être compris, un bon “franglais” était de mise.

Aux côtés des géants
Nous retiendrons de notre visite au salon Viva Technology 2018, au delà d’une réussite incontestable, qu’il semble à présent moins évident pour une start-up d’exister aux côtés des géants du numérique, mais aussi sans eux. L’industrie du numérique a besoin de nouveaux débouchés. Les nouveautés sont importantes et rapides, mais anarchiques, chaotiques et plus ou moins durables. Les moyens à engager pour rester “dans la course” seront de plus en plus importants et un tel contexte ne peut qu’accentuer la fragilité des start-ups.

25 mai 2018. Paris, Viva Technology 2018. Parc des expositions, porte de Versailles. Vue du stand d’Orange. Photo, Philippe Mingotaud, Correspondant de TIC Mag en Europe.

Si les créations d’entreprises dans l’industrie du numérique sont nombreuses, gardons bien à l’esprit que les cessations d’activité le sont tout autant. Les bonnes idées ne sont pas légions, les talents sont à dénicher et la rentabilité d’un projet aussi brillant soit-il peut rester longtemps incertaine. Si les réseaux sociaux étaient payants, y verrions-nous la même utilité ? en aurions-nous les mêmes usages ?

A la fois proie et prédatrice, la start-up est vulnérable et les mauvais coups sont fréquents. Se rapprocher d’une société établie, solide financièrement peut être une bonne stratégie pour se développer dans la sérénité.

Pour les grands groupes, les start-ups ne sont plus considérées comme les locomotives de l’innovation, mais plutôt comme un additif indispensable pour motiver leurs équipes et faire tourner à plein régime les moteurs de leurs propres laboratoires. Soutenir une start-up est un moyen habile pour une grande entreprise de renforcer sa veille technologique, d’externaliser à moindre coût une partie de sa R&D et de rajeunir son image.

L’avenir est aux partenariats, aux alliances et aux synergies. Il faut en être conscient et œuvrer dans ce sens. Les innovations pérennes de demain vont demander plus de professionnalisme et de gros investissements. Il est illusoire de croire qu’il ne suffit toujours que d’un peu de matière grise et de bonne volonté pour transformer le plomb en or et qu’en continuant à partir de rien ou en restant isolé, on va malgré tout jouer un rôle majeur dans l’industrie informatique du futur.

Par Philippe Mingotaud *


25 mai 2018. Paris, Viva Technology 2018. Parc des expositions, porte de Versailles. Philippe Mingotaud, Correspondant de TIC Mag en Europe et Beaugas Orain Djoyum, Directeur de publication de TIC Mag.

* Philippe Mingotaud est le correspondant de TIC Mag en Europe. Il est par ailleurs spécialiste sur les questions de l’informatique et des nouvelles technologies. Philippe est également l’éditeur de la suite logicielle ServoCall et SerVisual que vous pouvez acquérir ou consulter à travers les adresses Skype : servocall – Twitter : @ServoCall.

Viva Technology 2018 : Pour Emmanuel Macron qui annonce 65 millions d’euros pour les start-ups africaines, les investisseurs français sont très lents en Afrique

(TIC Mag) – Comme d’habitude à Viva Technology, le grand rendez-vous des start-ups et des leaders du secteur des TIC, des Télécoms et du numérique qui se tient désormais tous les ans à Paris, le président français Emmanuel Macron s’est exprimé à l’ouverture de la troisième édition ce 24 mai 2018. L’Afrique étant mise en exergue à ce salon à travers un espace dédié (Afric@Tech), le président français n’a pas manqué d’indiquer ce qu’il pense de l’innovation africaine qu’il estime florissante, mais qui a également besoin de soutiens.

Et en cette matière, reconnaît Emmanuel Macron, les entreprises et investisseurs français ne sont pas assez actifs, si non absents. « Les bailleurs de fonds, les entreprises et les financeurs ne sont pas adaptés à cela. Nous sommes trop lents et trop hésitants », déclare le président français qui invite les entreprises et investisseurs français à adapter leur mode d’intervention dans le financement des start-ups africaines.

Des appuis de 30 à 50 000 euros

Au niveau du gouvernement français, l’Agence française de développement va contribuer à apporter une solution, annonce Emmanuel Macron. Avec une enveloppe de 65 millions d’euros. « Depuis six mois, un travail important a été fait avec l’Agence française de développement qui va déployer dans les prochaines semaine un instrument spécifique doté de 65 millions d’euros pour lancer l’initiative Digital Africa, mais qui va être destiné à combler cette faille de l’accompagnement des start-ups africaines à de petits tickets, de 30 à 50 000 euros pour la première phase et qui sont ce dont ces start-ups ont besoin. Ces appuis vont accompagner les projets sélectionnés sur la plateforme Digital Africa. Nous allons demander à tous les autres bailleurs de fonds et aux acteurs privés de se joindre à nous pour décupler ce montant. Avec un objectif, être efficace, répondre rapidement et avoir un processus de sélection clair et adapté », explique le président français.

Selon Emmanuel Macron, l’innovation et le numérique font partie de la solution du développement de l’Afrique. « J’ai la conviction que l’innovation et le numérique sont une part de la solution. Parce que nous y avons un potentiel réel. Premièrement, parce que nous y avons beaucoup de talents. Deuxièmement, parce qu’une large majorité dans ce continent est faite de jeunes », affirme-t-il. Des jeunes africains qu’il invite à se rendre sur la plateforme Digital Africa et à rejoindre l’initiative pour la rendre plus puissante.

« Quand les start-ups décident de travailler ensemble, c’est bon pour le continent. Cela génère des opportunités et c’est par ricochet le meilleur moyen de lutter contre le terrorisme et tous ces fléaux qui affectent les jeunes… Il y a un énorme écosystème digital en Afrique. Connecter ces start-ups est important et c’est le sens de l’initiative Digital Africa », précise Emmanuel Macron.

Afric@Tech

Viva Technology 2018 : Pour Emmanuel Macron qui annonce 65 millions d’euros pour les start-ups africaines, les investisseurs français sont très lents en Afrique
24 mai 2018. Paris, Parc des expositions. Viva Technology 2018. Le président français Emmanuel Macron et son homologue rwandais Paul Kagame visitent des innovateurs africains.

Viva Technology 2018 est un événement co-organisé par Publicis et le groupe Les Echos. Particularité cette année, une centaine start-ups de l’Afrique ou d’Africains exposent pour la première fois leurs projets innovants dans l’espace dédié Afric@Tech. Certains Etats africains comme le Rwanda, hautement représenté par le président rwandais Paul Kagamé, y sont représentés. Parmi les autres pays, il faut citer le Sénégal, le Nigeria, la Tunisie, le Maroc, l’Afrique du Sud. Plusieurs ministres africains en charge de l’Economie numérique y sont également à l’instar de Bruno Koné de la Côte d’Ivoire ou encore de Cina Lawson du Togo. L’événement s’achève demain, 26 mai 2018.

Par Beaugas-Orain DJOYUM, à Paris

TIC Mag sera à Viva Technology 2018 pour un coup de projecteur à l’espace Afric@Tech

(TIC Mag) – En France, c’est le plus grand rendez-vous des start-ups et des leaders du secteur des TIC, des Télécoms et du numérique : Viva Technology 2018. L’événement co-organisé par Publicis et le groupe Les Echos qui est à sa troisième édition se tient au parc d’exposition de la porte de Versailles à Paris du 23 au 26 mai 2018.

Plusieurs grands leaders des géants du numérique ont déjà confirmé leur participation à l’événement. Parmi eux, Mark Zuckerberg de Facebook, Eric Schmidt de Google (Alphabet) ou encore Satya Nadella de Microsoft. Comme lors de la précédente édition, le Président de la République française, Emmanuel Macron, prononcera un discours à VivaTech le 24 mai au matin. Il expliquera son point de vue sur comment les technologies sont une force pour les différentes économies. La veille, au sommet « Tech for Good Summit » qui réunira au Palais de l’Elysée les leaders mondiaux de la technologie, il discutera de l’impact positif de la technologie et de l’innovation avec ces géants du numérique.

Afric@Tech

Particularité cette année, une centaine start-ups de l’Afrique ou d’Africains exposeront pour la première fois leurs projets innovants dans l’espace dédié Afric@Tech. Certains Etats africains y seront également pour présenter leurs besoins, mais également leurs solutions et les opportunités qu’offrent leurs pays. Par exemple, le président rwandais, Paul Kagamé, le ministre marocain en charge de l’Economie numérique, Moulay Hafid El Alami, le Secrétaire d’Etat britannique au Numérique, Matthew Hancock, ont déjà confirmé leur participation.  TIC Mag, votre portail web d’informations quotidiennes sur les TIC, les Télécommunications et le numérique en Afrique, qui couvre déjà plusieurs événements techs en Europe, y sera également.

TIC Mag sera présent pour rendre compte de l’actualité, mais également pour promouvoir des innovations, solutions et projets des start-ups, des pays africains et ceux des entreprises internationales qui ont des intérêts en Afrique. Un dossier intitulé « L’Afrique à VivaTech 2018 » sera produit à l’occasion. Si vous souhaitez communiquer dans ce dossier, ou encore si vous souhaitez présenter vos solutions pour l’Afrique, vous pouvez dès à présent prendre attache avec l’ équipe de TIC Mag à l’adresse [email protected].


VivaTech en chiffres

Plus de 95 pays sont représentés lors de cette 3e édition qui accueille des nations motrices de la tech mondiale comme la Corée du Sud, Israël ou la Russie sur 20 stands dédiés (+50% par rapport à 2017). Le stand Afric@ Tech regroupe la centaine de start-up africaines sélectionnées en Tunisie, au Maroc mais aussi au Cameroun ou au Sénégal.

1800 start-up exposantes. Venues avec les grands groupes qui les parrainent, les jeunes pousses tenteront de se faire remarquer dans les stands et les 23 labs d’open-innovation. En amont du salon, 100 défis thématiques ont été lancés et plus de 4000 start-up ont fait acte de candidatures afin d’obtenir une place.

68 000 visiteurs en 2017. Les 150 innovations présentées, dont une bonne partie en avant-premières mondiales, et les 400 intervenants de premier plan ont vocation à attirer encore plus de public. VivaTech vise le seuil des 80 000 visiteurs pour cette édition.

1400 investisseurs. Réservé aux professionnels les deux premiers jours, ce salon est aussi un rendez-vous pour faire des affaires et repérer les pépites de demain.

Pratique
  • Du 24 au 26 maiau Hall 1 du parc des Expositions de la porte de Versailles (Paris, XVe).
  • Accèspar métro (ligne 12) ou tram (lignes T2 et T3a).
  • Jeudi 24 et vendredi 25: le salon est réservé aux professionnels. Samedi 26 : journée grand public de 9 heures à 18 heures Entrée à 20 euros, tarif réduit à 10 euros, gratuit pour les moins de 5 ans. Billetterie en ligne :https://vivatechnology.com/grand-public

Ecrit par TIC Mag, avec leparisien.fr

AutoLife, InsurAfrica, Traveler, Cameroun Assurance, retour sur les solutions digitales présentées à Assurtech 2018

(TIC Mag) – Nombreuses ont été les solutions digitales présentées lors de la deuxième édition du forum Assurtech qui s’est tenue à Douala le 09 mai 2018 dans la salle des conférences du Gicam. TIC Mag, partenaire média de l’événement tech dédié au secteur de l’assurance, revient sur les solutions digitales et innovations proposées aux acteurs et professionnels du secteur des assurances de la capitale économique du Cameroun.

L’événement organisé par le cabinet P2A de Protais Ayangma s’est tenu sous le thème : ‘‘Assurances et Innovation’’. Une occasion donc de présenter non seulement les nouvelles innovations du secteur assurance au Cameroun, mais également de mettre en contact les assureurs et les développeurs afin de trouver des solutions pertinentes qui permettront de faciliter l’accès et la démocratisation du secteur de l’assurance, via les TIC (Technologies de l’information et de la communication).

AutoLife

Première innovation présentée à Assurtech ayant retenu l’attention de TIC Mag, l’application AutoLife. Une solution impulsée par le cabinet P2A et mis en œuvre par son partenaire en transformation digitale, Abbia Digital.  L’application est présentée aux participants par Linda Kouvouama, co-fondatrice et directrice commerciale d’ABBIA Digital. D’après ses explications, l’application AutoLife est en effet une plateforme collaborative des acteurs de l’automobile. Une solution collaborative qui retrace tous les moments de la vie de l’automobile.

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Présentation de l’app AutoLife

Sur cette application AutoLife utilisable par le grand public, les renseignements comme la marque du véhicule, sa photo, son modèle, son type, le numéro de sa carte grise, sa couleur, sa puissance, le nombre de place, son année d’acquisition, ses visites techniques, son propriétaire et même le changement de propriétaire sont accessibles.

AutoLife se présente donc comme un centre d’information qui stocke toutes les données relatives à la vie d’un véhicule. Tout le monde peut avoir accès à ces informations, mais avec des autorisations. Aussi, toutes les personnes possédant une automobile peuvent renseigner tous les sinistres concernant les véhicules. Ce qui permet à la police, au bureau des transports, aux assureurs mais aussi aux usagers, d’avoir une centrale d’information sur la vie des véhicules.

AutoLife permet également, d’après ses concepteurs, de signaler ou savoir les différents types de sinistres qu’a connu un véhicule. Ce qui permettra aux assurances de déterminer en un clin d’œil si une demande d’indemnisation pour un véhicule est légitime ou encore si une souscription à une police d’assurance pour un véhicule est légitime. Par ailleurs, précise Linda Kouvouama, le propriétaire d’un véhicule volé pourrait signaler que son véhicule a été volé et l’information sera accessible à tous.

D’après Protais Ayangma, promoteur du cabinet P2A, avec cet outil on serait capable de connaître la vie entière d’un véhicule et de s’approprier le parc automobile au Cameroun en sachant si un véhicule n’est pas assuré. « Avec l’accord du ministère des Transports, on pourrait dire quels sont les véhicules qui ne sont pas assurés. On estime qu’environ 30% de véhicules ne sont pas assurés au Cameroun… On n’a pas encore mis l’accent l’aspect sanctions, car on pourrait arriver à un point où on pourrait savoir quels sont les véhicules qui ont été sanctionnés. Cela pourrait également éviter les tracasseries policières, car un policier sera capable de vérifier tout le profil du véhicule en se connectant sur la plateforme », explique Protais Ayangma.

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Linda Kouvouama, co-fondatrice et directrice commerciale d’ABBIA Digital à Assurtech 2018

En somme, résume Linda Kouvouama, la solution Autolife est « un outil efficace qui vous aide à mieux visualiser les informations les plus importantes d’un véhicule, optimise la collaboration entre les acteurs liés au domaine de l’automobile et à mieux vous organiser en interne. Avec son interface “friendly”, elle est agréable et facile à utiliser. Ses nombreuses fonctionnalités vous permettent d’en savoir plus, plus rapidement et plus facilement. Elles invitent à une expérience utilisateur plus collaborative et plus productive que les outils traditionnels existants ».

Traveler

Une solution digitale intéressante de prévention des accidents de la circulation et de réduction de leurs impacts a été présenté au forum Assurtech 2018. Il s’agit de l’application Traveler du jeune innovateur camerounais Achiri Arnold Nji, un jeune entrepreneur de 28 ans basé à Buéa dans ce qu’il convient d’appeler la Silicon Mountain.  Traveler se donne pour objectif de surveiller la conduite des conducteurs de bus à distance et en temps réel dans le but d’améliorer la sécurité routière dans le pays.

Avec son système GPS, l’application collecte et analyse les données permettant de contrôler en direct la vitesse d’un véhicule, sa trajectoire, ses accélérations, ses arrêts anormaux, ses pannes et autres désagréments. Disponible également aux usagers, l’App permet également aux passagers de signaler toute conduite dangereuse ou panne via leur smartphone. Et s’il arrivait qu’un accident se produise, le système alerte automatiquement les hôpitaux et urgences les plus proches, ainsi que les proches des victimes. Ce qui peut permettre une prise en charge plus rapide qui peut sauver des vies.

L’application Traveler a reçu les ovations de l’ensemble des participants du forum Assurtech 2018 à Douala.

InsurAfrica

Autre application présentée lors du forum Assurtech, InsurAfrica. Une solution qui avait déjà été présentée à la première édition d’Assurtech en 2017 par le cabinet P2A et Abbia Digital. Pour l’édition 2018, Georges Nack d’Abbia Digital a présenté quelques innovations de l’application. D’après lui, c’est la solution idoine pour la transformation digitale des services et produits d’assurance proposés par les compagnies d’assurances. Objectif affiché, faciliter la gestion des assurés par les compagnies d’assurance sans que ces assurés aient encore besoin de se rendre vers les agences de la compagnie.

Selon les explications de Georges Nack, InsurAfrica est une solution qui permet aux assurés d’avoir accès aux offres d’assurance tout en améliorant la relation entre l’assuré et l’assureur. Et c’est davantage aux promoteurs des compagnies d’assurance qu’il s’adresse. Parmi les fonctionnalités de l’application, la possibilité de souscription en ligne à une police d’assurance sans se déplacer, la possibilité de déclaration d’un sinistre sans se déplacer, le suivi des réclamations des assurés via son smartphone sans se déplacer et un espace digital d’administration pour la compagnie d’assurance. Aussi, l’application permet aux assurés de connaître la position géographique des agences de la compagnie d’assurance pour mieux identifier l’agence la proche de sa compagnie.

« Qui dit InsurAfrica, dit mobilité, car vos produits sont disponibles partout dans le monde entier ; et vous avez la sécurité, car toutes vos transactions sont sûres ; vous avez la fidélité, car avec cette solution, vous pouvez gérer la fidélité de vos assurés. Vous avez également la célérité, c’est-à-dire la rapidité dans les transactions et échanges en temps réel avec vos assurés et potentiels clients qui souhaitent avoir plus d’infos sur vos services. Vous avez la possibilité de mettre sur InsurAfrica toutes vos procédures. Ce qui permet aux assurés de consulter vos offres et services. Nous avons imaginé InsurAfrica pour que l’assuré puisse communiquer aussi aisément avec sa compagnie d’assurance sans se déplacer. C’est la raison d’être d’InsurAfrica », résume Georges Nack d’Abbia Digital.

Cameroun-Assurance.com

Le forum Assurtech 2018 a également été l’occasion pour le cabinet P2A de présenter officiellement le portail http://www.cameroun-assurance.com/ lancé en avril 2018. Et c’est Judith Ngo Kam du cabinet P2A qui a présenté ce site web spécialisé sur les informations liées au secteur des assurances.

C’est en effet un portail informatif où tous ceux qui s’intéressent au secteur des assurances peuvent retrouver des informations concernant ce secteur au Cameroun et dans une certaine mesure en Afrique. Ce site web ambitionne de présenter tous les chiffres du marché, compagnie par compagnie ; toutes les statistiques en matière de règlement de sinistre, en matière de chiffre d’affaires, dans un premier temps sur une période de 5 à 6 ans. L’ambition étant d’aller jusqu’à 10 ans.

En somme, une plateforme web qui permettra aux professionnels du secteurs et journalistes de ne plus courir à la direction des Assurances ou auprès des compagnies d’assurance pour avoir des chiffres actualisés.

AutoLife, InsurAfrica, Traveler, Cameroun Assurance, retour sur les solutions digitales présentées à Assurtech 2018
09 mai 2018. Gicam. Une vue des participants à Assurtech 2018

Selon Protais Ayangma, l’actualité des acteurs du secteur des assurances au Cameroun y sera également présentée. Il explique que c’est un site web qui va être mis à jour au moins trois fois par semaine. « Nous comptons sur Jean Vincent Tchienehom qui écrit beaucoup dans le secteur des assurances. Il ne se passe pas un jour qu’il n’écrit sur le sujet. Il sera l’un des principaux animateurs de ce site web », indique Protais Ayangma.

Un accent particulier sera mis sur la documentation. « Nous allons mettre en téléchargements des ouvrages, les études, la réglementation et tous les essais sur les assurances. Nous avons encore un problème de droit d’auteur que nous sommes en train de régler », affirme le promoteur de P2A.

Le site web est en consultation gratuite pour le moment. Mais, les participants n’ont pas manqué de poser la question de savoir comment cela sera-t-il rentabilisé. Réponse de son initiateur : « C’est un grand investissement. Nous avons à temps plein deux à trois personnes qui travaillent sur le site. A défaut de le rentabiliser, nous espérons pouvoir maintenir l’équilibre. C’est n’est pas vous qui allez payer. Nous allons faire comme tout le monde. C’est-à-dire, travailler avec les assurances qui ont intérêt à communiquer sur leurs produits d’assurance. C’est le seul moyen de pérenniser ce site web et de l’améliorer. Le bénévolat a ses limites. Si cela reste gratuit, au bout d’un certain temps, il y aura relâchement. »

AutoLife, InsurAfrica, Traveler, Cameroun Assurance, retour sur les solutions digitales présentées à Assurtech 2018
09 mai 2018. Gicam. Protais Ayangma et Jean Vincent Tchieneyom à Assurtech 2018

Prix du meilleur conducteur automobile

Le cabinet P2A, lors de ce forum Assutech 2018, a lancé le prix du meilleur conducteur automobile. Ceci, dans le but de promouvoir des comportements responsables sur la route. Car, selon les chiffres du Conseil national de la route, constate le cabinet, 4 193 accidents se sont produits au Cameroun au cours de huit premiers mois de l’année 2017. Parmi ces accidents, des centaines de victimes décédés. Aussi parmi les causes de ces accidents, les excès de vitesse et les dépassements anarchiques. Chaque année, les trois meilleurs conducteurs du Cameroun, lauréats de ce prix, recevront des présents, avec comme premier lot à gagner un véhicule flambant neuf. Protais Ayangma pense en effet qu’aujourd’hui il faut complètement changer de paradigme et faire en sorte qu’il n’y ait plus autant d’accidents. Ce prix sera un pas dans ce sens.

Pour un meilleur accès à l’assurance via le digital

Autant d’innovations donc présentées à Assurtech 2018. Pour le promoteur de l’événement, le taux de pénétration de l’assurance est seulement de 2% au Cameroun. Et avec un taux de pénétration de la téléphonie mobile de 80% et un taux de pénétration de l’internet de 28%, l’opportunité est offerte aux compagnies d’assurance de toucher davantage les populations avec les produits d’assurance en exploitant les solutions qu’offrent la digitalisation. Car, pense-t-il, le problème de l’assurance est d’abord un problème d’accessibilité. Il faut pouvoir toucher et informer un maximum de personnes. Et après l’information, il faudra amener les gens à adhérer. Et pour Protais Ayangma, la digitalisation peut permettre, par un meilleur accès, de toucher un plus grand nombre.

Avis partagé par M. Tchuisseu, sous-directeur à la direction nationale des Assurances (Minfi) qui a participé de bout en bout au forum Assurtech 2018. D’après lui, la révolution numérique est en marche et aucun secteur n’échappe à cette nouvelle donne. « Elle exige une transformation de nos économies pour ne pas rester en marge. Cette révolution numérique a pour corollaire la dématérialisation. Les autorités de régulation du secteur de l’assurance sont en état de veille », note-t-il.

Ecrit par TIC Mag

Cameroun : Le ministre Joseph LE met son e-mail à la disposition des agents publics et usagers insatisfaits

(TIC Mag) – Le nouveau ministre camerounais de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph LE, veut réformer à sa manière la fonction publique camerounaise. Dans sa toute première note d’information du 17 avril 2018, après sa nomination le 02 mars 2018  à la tête de ce département ministériel, Joseph LE met à la disposition des usagers et des agents publics son adresse mail professionnelle : [email protected]. Ceux-ci pourront le contacter personnellement s’ils ne sont pas satisfaits des services offerts par son département ministériel.

Aussi, le ministre de la Fonction Publique et de la Réforme administrative, dans sa note d’information, rappelle aux personnels de l’Etat et aux usagers de son département ministériel qu’afin d’éviter les déplacements à risques et parfois onéreux dépensés pour le suivi des dossiers à Yaoundé la capitale et pour faciliter leur renseignement, le site web du ministère www.minfopra.gov.cm est disponible avec une possibilité de suivre en ligne l’évolution de son dossier.

Cameroun : Le ministre Joseph LE met son e-mail à la disposition des agents publics et usagers insatisfaits
Page d’acceuil du site web du MINFOPRA au 18 avril 2018. www.minfopra.gov.cm

Par ailleurs, toujours dans le but d’éviter aux agents publics et usagers du Minfopra des déplacements à risques et parfois onéreux pour le suivi de leurs dossiers à Yaoundé, le ministre a institué au sein de son département ministériel un dispositif de renseignements, de collecte et de suivi des dossiers au sein des délégations régionales. Les usagers et agents publics du pays sont donc désormais invités à se rapprocher des délégations régionales du Minfopra de leur lieu de résidence ou de fonction pour toute préoccupation relevant de la compétence du Minfopra.

Accès direct au ministre

Joseph LE précise que des mesures internes ont été prises au niveau des services centraux pour un traitement diligent des demandes d’informations ou des dossiers en provenance des Régions. Par exemple, une navette périodique sera organisée entre les délégations et les services centraux pour la transmission et le retour des informations ou dossiers. La notification des actes aboutis interviendra après la finalisation du processus d’identification et de localisation des personnels de l’Etat.

Plus besoin donc pour les fonctionnaires en service dans les régions et les usagers du Minfopra de se déplacer à Yaoundé pour le suivi de leur dossier. Dans les délégations régionales du Minfopra, ils peuvent désormais « solliciter des renseignements, déposer leurs dossiers complets ou obtenir des informations relatives à l’évolution du traitement de leurs dossiers, en précisant leur adresse complète (Boite postale, Téléphone, Email) ainsi que leur administration de rattachement, le cas échéant ». A défaut, utiliser le site web du ministère. Et en cas d’insatisfaction, ils pourront contacter directement le ministre par email.

Contacté par TIC Mag, le ministre Joseph LE confirme que lui-même recevra tous les mails envoyés à cette adresse et répondra personnellement au plus tard et en cas de besoin dans les 24 heures qui suivent l’envoi du mail.  « Le premier constat qui s’est dégagé à notre arrivée au MINFOPRA c’est que les usagers ont une grande soif d’information. Cela est tout à fait normal, car il s’agit d’une partie essentielle de la vie de nos concitoyens. Une carrière c’est le présent et l’avenir; il faut s’assurer que celle-ci soit bien suivie. En fait, pour nous au MINFOPRA, la satisfaction de l’usager doit toujours être au centre de toute action. Cela se résume dans ce slogan : Au MINFOPRA, l’usager est roi! », explique le ministre Joseph LE à TIC Mag.

Une mesure qui viendra sans doute donner un coup d’accélération aux services offerts par le Minfopra à ses usagers et qui contribuera également à sa manière à lutter contre l’inertie et la corruption. Car, les agents de l’Etat et notamment ceux du Minfopra savent désormais que le ministre peut recevoir personnellement toute dénonciation d’actes contraires à l’éthique professionnelle.

En plus de son email, il faut rappeler que le ministre Joseph LE, journaliste à la CRTV, la télévision nationale, par le passé, est présent sur le réseau social Twitter (@JosephLE_) et est l’un des rares ministres camerounais, si non le seul, à interagir personnellement avec les internautes. Aussi, c’est le seul ministre en fonction au Cameroun à disposer d’un blog personnel accessible à l’adresse www.josephle.cm.

Cameroun : Le ministre Joseph LE met son e-mail à la disposition des agents publics et usagers insatisfaits
Quelques échanges du ministre Joseph LE sur Twitter avec des internautes.

Une présence en ligne et une interactivité, certes à parfaire avec des mises à jour régulières, mais déjà saluées par de nombreux internautes. Ce qui donne l’image d’une administration publique camerounaise moderne. Vivement que d’autres ministres camerounais suivent cet exemple !

Par TIC Mag

Les apports de la Blockchain et des cryptomonnaies pour une économie numérique 2.0

Les Blockchains par définition sont des registres décentralisés. On se pose la question effectivement comment un registre peut révolutionner le monde et le système socio-économique tel qu’il est conçu actuellement. Car pour qu’une innovation devienne une révolution, elle passe généralement par trois étapes : elle est considérée ridicule, puis dangereuse, et finalement évidente. C’était le cas de l’Internet par exemple.

Aujourd’hui, la technologie Blockchain ne fait pas exception. Au début, on considérait que c’était utopique d’échanger des objets ou des valeurs, de pair à pair, puis c’était devenu dangereux avec l’usage de cette technologie dans le darkweb. Et actuellement, nous prenons conscience de son impact positif. A cet égard, les cryptomonnaies en sont un exemple d’usage concret.

Les Blockchains vont s’imposer dans notre quotidien, car elles apportent de nombreuses solutions dans différents secteurs. Elles permettent de redonner du pouvoir économique aux classes aisées et de favoriser une économie de partage.

Dans le cas des cryptomonnaies par exemple, elles permettent de réduire le coût des transactions de 8% en moyenne, un gain de temps importants dans les validations des transactions de quatre jours en moyenne, ainsi que l’ amélioration de la qualité du service.

J’irai encore plus loin pour dire qu’on ne va pas uniquement connaître une révolution blockchain, mais une seconde renaissance numérique. Avec internet, le Big data, l’intelligence artificielle, la technologie Tangle, la Blockchain… Comprendre l’évolution technologique d’aujourd’hui va nous permettre de mieux nous préparer pour demain, c’est pour cette raison que nous œuvrons à la démocratisation des concepts liés à la blockchain. Pour que, à l’avenir, nous ayons des futurs Google, Facebook, et qui seront pourquoi pas Algériens.

Apports de la Blockchain et des cryptomonnaies pour une économie numérique 2.0

Grâce à la Blockchain et les différentes innovations à l’image de la Tangle on peut créer un écosystème qui va faire passer l’Algérie d’une économie basée sur l’hydrocarbure à une économie diversifier et créatrice de richesse.

L’usage des blockchain ne se limitera pas uniquement dans le monde financier, mais il va apporter de nombreuses solutions dans différents secteurs. Dans le cas des banques par exemple, grâce à la Blockchain on peut faciliter l’inclusion financière grâce au KYC qui va permettre aux clients d’enregistrer leurs documents et de les centraliser dans une seule banque, avec pour possibilité de les réutiliser dans différents établissements financiers (banque et assurance), éliminant ainsi l’interminable paperasse et les lenteurs administratives.

La Blockchain est très intéressante dans le domaine des assurances, grâce aux smart contracts à savoir des contrats qui s’exécutent après la confirmation des conditions prédéfinies, les assurés pourront bénéficier des remboursements à instantanées, ce qui constitue un gain de temps pour les assurés et un gain de coût pour les assurances, car elles vont réduire l’intermédiation et le coût d’infrastructures.

La Blockchain va être également au service de la recherche médicale, on peut imaginer plusieurs applications qui peuvent être mises en place, par exemple l’enregistrement de l’historique de toutes les patients pour éviter les erreurs médicales et mettre à la disposition des médecins toutes les données nécessaires pour une meilleure performance.

Dans mon cas par exemple, ayant perdu mon carnet de vaccination, et ne disposant plus des informations médicales, j’ai dû refaire toute la vaccination du coup et c’est problématique.
Il est aussi possible d’enregistrer toutes les données des citoyens s’ils le souhaitent et les mettre à disposition des laboratoires de recherche.

On peut aussi créer une Blockchain pour les journalistes et les médias en général. On va rémunérer les journalistes indépendants selon la qualité de leurs productions, comme la Blockchain steemit.
Les registres distribués peuvent aider les gouvernements à collecter les taxes, distribuer les allocations, émettre des passeports, enregistrer des titres de propriété, assurer l’approvisionnement de biens et plus généralement garantir l’intégrité des fichiers et services du gouvernement.

Comment la Blockchain fonctionne ?

On va illustrer cela avec un exemple simple : Une personne A envoie de la monnaie (Bitcoin par exemple) à une personne B, cette transaction est consignée dans un bloc de données en ligne, des « mineurs » (aussi appelés les nœuds du réseau) viennent ensuite vérifier la conformité de ces données, c’est-à-dire s’assurer que la personne A possède bien ce qu’elle prétend avoir, afin d’éviter toute falsification, fraude ou double-dépense. Cette technique est appelée le Proof-of-Work (preuve de travail) et consiste en la résolution de problèmes algorithmiques grâce à la force de calcul des processeurs informatiques. La transaction entre A et B est donc vérifiée et validée par des formules mathématiques sans aucune faille ni erreur. Une fois validé, le nouveau bloc vient s’ajouter à la chaîne de blocs précédents qui constituent la blockchain.

L’historique de cette transaction sera enregistré et daté, avec le montant échangé et les adresses publiques de A et B. La transaction est alors visible pour le récepteur (la personne B) ainsi que l’ensemble du réseau et tous les utilisateurs peuvent consulter librement et avoir une copie de cette Blockchain.

Pourquoi ce succès ?

On peut expliquer le succès phénoménal de cette technologie par plusieurs facteurs :
• Son potentiel à faire baisser les coûts drastiquement : $20 Milliards de dollars de frais pourraient être économisés par les banques grâce à l’utilisation de cette technologie d’ici 2022. (Source: Banque Santander)
• Sa capacité à améliorer la qualité des services, en se passant des intermédiaires qui viennent altérer la qualité et la chaîne de valeur du service.

  • Sa rapidité à enregistrer et à valider les transactions, cela implique un gain précieux en terme de temps.
  • Sa capacité à exclure tout risque de fraude et de falsification grâce à son système décentralisé et sa technique Proof-of-Work.
  • Sa confidentialité et sa capacité à protéger nos données personnelles et notre vie privée, car grâce à la cryptographie, elle permet de crypter nos informations sur internet et ainsi nous protéger des piratages informatiques et des traçabilités malveillantes.

Nassim BELOUAR, co-fondateur de Blockchain AlgeriaPar Nassim BELOUAR, co-fondateur de Blockchain Algeria, développeur de projet Blockchain et blogueur : www.nassimbelouar.com

Le Gabon et le Congo Brazza célèbrent leur interconnexion en fibre optique via le projet CAB

(TIC Mag) –  L’interconnexion entre le Gabon et le Congo Brazza, à travers les projets de fibre optique Central African Backbone CAB 3 (Congo) et CAB 4 (Gabon) est désormais effective. Cette interconnexion a été officiellement présentée et inaugurée le 06 avril 2018 à Bakoumba, dans la province du Haut-Ogooué au Gabon. Ceci en présence du ministre d’Etat, ministre de la Communication, de l’Economie numérique, de la Culture, des Arts et traditions, chargé de l’Education populaire et de l’Instruction civique du Gabon, Alain Claude Bilie by Nze, et du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique du Congo Brazza, Léon Juste Ibombo.

Pour Léon Juste Ibombo, c’est la concrétisation de la volonté de leurs présidents respectifs Dénis Sassou N’guesso et Ali Bongo Ondimba qui se sont engagés à réaliser ce projet devant leurs pairs, lors du Sommet de N’djamena en 2007, en République du Tchad. « Ils ont conceptualisé la dorsale en fibre optique d’Afrique centrale dont nous constatons les fruits en cette année 2018 », indique le ministre congolais.

D’ailleurs, le 17 février 2018, lors d’une visite de travail de 24 heures qu’a effectué le président Ali Bongo chez son homologue Denis Sassou N’Guesso, dans une déclaration commune, les deux présidents « se sont félicités de l’exemplarité de la coopération bilatérale qui se traduit, entre autres, par la réalisation des infrastructures routières communes, d’interconnexion de la fibre optique ». Ils avaient également souligné « la nécessité de renforcer la sécurité transfrontalière et demandé l’activation de la Commission Mixte, du Dialogue politique et de la Commission Mixte permanente de sécurité transfrontalière ».

D’après Léon Juste Ibombo, l’interconnexion entre le Gabon et le Congo Brazza « permettra à nos entreprises qu’elles soient nationales ou internationales de collaborer plus efficacement, plus vite et de créer de la valeur ajoutée pour tous ». « À partir d’aujourd’hui, nous n’aurons plus besoin d’emprunter des routes numériques internationales pour collaborer entre Etats frères. Les échanges digitaux vont fortement augmenter. La fracture numérique entre nos zones frontalières sera réduite et les populations profiteront d’un accès plus aisé au monde numérique, plus performant et moins cher. Cela, nous l’avons accompli ensemble et nous pouvons en être fiers », se réjouit le ministre congolais.

Le Gabon et le Congo Brazza célèbrent leur interconnexion en fibre optique via le projet CAB
Les ministres Alain Claude Bilie By Nze du Gabon et Léon Juste Ibombo du Congo

Pour le Gabon, un troisième point de connectivité à l’international

Pour sa part, Alain Claude Bilie by Nze, estime qu’en plus de la réduction substantielle de la fracture numérique visée par les deux Etats, ainsi que l’extension des réseaux nationaux en fibre optique avec une plus grande sécurisation de la connectivité, cette interconnexion avec la République sœur du Congo permettra au Gabon d’avoir un troisième point de connectivité à l’international, en plus des câbles sous-marins ACE et SAT3. « Toute chose qui concourt donc à la consolidation de la sécurisation de la connectivité du pays. Dorénavant, les échanges de trafic entre le Gabon et le Congo se feront de plus en plus via le réseau CAB et non plus à travers les câbles internationaux avec pour effet immédiat de favoriser la réduction continue du coût de connectivité entre nos deux Etats, et de permettre ainsi aux entreprises et aux populations d’accéder à un plus grand volume de données et de capacités », explique le ministre gabonais. Mais, plus encore, estime Alain Claude Bilie by Nze, « les projets CAB3 et CAB4 viennent apporter une pierre supplémentaire et qui plus est une pierre angulaire à la construction de l’œuvre d’intégration économique entre nos deux pays »

Alain Claude Bilie By Nze indique que le Gabon et le Congo sont deux pays frères liés non seulement par l’histoire et par la géographie, mais aussi par les peuples et les cultures. « Ces peuples si proches qu’on pourrait aisément dire qu’ils sont les mêmes s’il n’y avait pas ces frontières. Car en réalité ces frontières sont si artificielles. CE sont les mêmes familles qui vivent ici et là et que l’histoire a séparé. Ces familles se rencontrent en harmonie tous les jours ou presque », affirme le ministre qui indique par ailleurs qu’avec ce projet les deux peuples seront désormais plus proches.

Comprendre le projet CAB

Le Gabon et le Congo Brazza célèbrent leur interconnexion en fibre optique via le projet CAB
Carte des projets CAB 4 au Gabon et CAB 3 au Congo Brazza

Le Central African Backbone (CAB) est un projet qui vise à doter les pays de la sous-région d’un réseau de fibre optique capable de répondre à l’exigence d’une qualité réseau nécessaire pour soutenir la transition numérique en cours dans toutes les régions du monde. De portée internationale, le projet de dorsale d’Afrique Centrale en fibre optique financé par la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, avec l’apport financier des pays concernés. Le projet a pour objectif d’interconnecter toutes les capitales de la sous-région par fibre optique. Il est caractérisé par cinq composantes à savoir :

  • CAB1 : Cameroun, Tchad et Centre-Afrique ;
  • CAB2 : Sao Tomé et Principe ;
  • CAB3 : République du Congo ;
  • CAB4 : Gabon ;
  • CAB5 : République Démocratique du Congo.

Chaque pays ou groupement de pays de ce projet se charge du déploiement du réseau sur son territoire dans le but de s’interconnecter avec ses pays limitrophes. Pour sa part, le Gabon s’est engagé à poser un câble fibre optique de sa capitale Libreville jusqu’à la frontière avec le Congo à Lekoko en attendant la livraison prochaine de la liaison allant de Booué jusqu’aux frontières avec le Cameroun et la Guinée équatoriale à Meyo kyé.

Au Gabon

L’inauguration du projet CAB 4 du 06 avril 2018 concernait la liaison Libreville – Franceville – Lekoko. Un projet lancé en 2011 à travers le projet Backbone National Gabonais (BNG) d’une longueur de 1100km. Cette liaison traverse cinq provinces du pays à savoir : l’Estuaire, le Moyen-Ogooué, l’Ogooué Ivindo, l’Ogooué lolo et enfin le Haut-Ogooué. Toutes les villes traversées par le réseau sont désormais interconnectées avec Libreville et le reste du monde en très haut débit. En suivant le tronçon ferroviaire et routier dans le cadre de l’intégration sous régionale, le CAB4 dans cette première phase va permettre de véhiculer la connectivité ACE jusqu’aux pays voisins par son ouverture à Lekoko, à la frontière entre le Gabon et le Congo.

Le Gabon et le Congo Brazza célèbrent leur interconnexion en fibre optique via le projet CAB
Léon Juste Ibombo et Alain Claude Bilie By Nze célèbrent l’interconnexion Congo – Gabon

Dans l’immédiat, toutes ces villes traversées par ce nouveau réseau sont dotées de centres techniques à travers lesquels les opérateurs privés (Opérateurs télécom, Fournisseurs d’accès internet, Banques, exploitants forestiers etc.) et l’administration (l’ANINF avec le réseau de l’administration gabonaise « RAG ») pourront se connecter. Ce qui aura pour conséquence d’apporter plusieurs services aux populations et entreprises de ces localités à des coûts très réduits avec une qualité de service optimale. Par ailleurs, cette interconnexion avec le Congo permettra aussi au Gabon d’avoir un troisième point d’interconnexion internet à l’international en plus de l’ACE et SAT3 déjà opérationnels. Ce qui consolide la sécurisation de la connectivité du pays.

Au Gabon, le projet est mis en œuvre et supervisé par I’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) et déployé par l’entreprise chinoise China Com Service (CCSI).

Après avoir été désigné numéro Un à l’indice sur la connexion internet dans la sous-région (N°6 africain) par l’Union Internationale des Télécommunications (IUT), le Gabon ambitionne d’être le Hub d’interconnexion de l’Afrique centrale et de devenir le centre névralgique de connectivité dans la sous-région.

Au Congo

Au Congo Brazza, après cette première phase du projet Cab lancé en mai 2015 et destiné à relier le Congo au Gabon d’un coût de quinze milliards F CFA, cofinancé par le Congo et la Banque mondiale, le projet a entamé les études de la deuxième phase, dit réseau nord. Ce sont les interconnexions avec le Cameroun, dont la fin des travaux est prévue pour fin 2019 et avec la Centrafrique, où il sera question d’une fibre optique sous-fluviale dans le lit de la Sangha.

En 2018 donc, la composante congolaise du projet Central Africa Backbone (CAB 3) se focalisera donc sur l’interconnexion par fibre optique de la République du Congo au Cameroun et à la Centrafrique ; soit 550 kilomètres de câble à déployer dans le cadre de sa phase 2. C’est du moins ce qui a été décidé lors du comité de pilotage du Cab Congo, tenu le 31 janvier 2018 sous la présidence de Franck Siolo, le directeur de cabinet du ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie numérique.

Yvon Didier MIEHAKANDA
Yvon Didier MIEHAKANDA, le Coordonnateur national du projet CAB3 au Congo.

Au-delà de l’installation du lien de fibre optique avec la Cameroun et la Centrafrique, la phase 2 du CAB Congo inclut également la mise en place d’un centre national de données et la mise en œuvre d’un certain nombre d’applications et services TIC (Système d’Alerte d’Urgence, e-Poste, etc.). Franck Siolo avait d’ailleurs souligné que tous les projets inscrits dans la phase 2 seront réalisés dans les délais, car les fonds sont disponibles.

43 658 000 000 F.Cfa sont en effet dans les caisses de l’Etat pour cette étape du projet. 21,8% des fonds sont apportés par le Congo, soit 9 520 000 000 F.Cfa,  tandis que le reste de la somme d’un montant de 34 138 000 000 F.Cfa est un prêt de la Banque Africaine de Développement (BAD), remboursable d’ici 2036.

Yvon Didier Miéhakanda, le coordonnateur national du projet CAB Congo, avait alors déclaré qu’un appel d’offres pour recruter le constructeur du réseau devait être lancé au mois de février 2018 avant l’inauguration officielle de l’interconnexion entre le Congo et le Gabon.

Par TIC Mag

Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées » sur web

(TIC Mag) – Vérifier l’authenticité d’une photo avant de la publier ou avant de la partager sur les réseaux sociaux peut éviter de se faire ridiculiser par les internautes ou de tomber dans le piège de ceux qui propagent de fausses informations (fake news) sur le web pour en tirer quelques avantages et profits.

Certaines photos virales partagées à longueur de journée sur les réseaux sociaux sont parfois des photos montées. Et le phénomène s’aggrave quand il y a une situation de crise ou de catastrophe dans une ville ou dans un pays. Certains s’amusent alors à modifier des photos soit pour aggraver, soit pour minimiser la situation et susciter une réaction orientée des citoyens.

Après l’article de TIC Mag sur l’expérience du jeune Camerounais Ludovic Biyong qui avait réussi à faire publier une photo montée sur TIC Mag (qui avait à l’époque commis l’erreur de ne pas faire ce fact-check [et qui s’excuse encore]), de nombreuses personnes ont contacté TIC Mag pour savoir comment vérifier efficacement l’authenticité d’une photo publiée sur le web ou sur les réseaux sociaux.

TIC Mag vous propose donc cinq méthodes de fact check de photo sur le web :

1 – Google Images

Google ne permet pas seulement de chercher les informations. Avec le puissant moteur de recherche américain, il est possible de rechercher des photos similaires à la photo que vous avez. Et ainsi, savoir quel est le site web où les sites web qui ont déjà publié la photo que vous avez. Ou alors connaître l’origine d’une photo. Une fois sur Google, il faut cliquer sur Images. Ce qui vous conduit à la page Google Images. Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »

Page d’acceuil de Google.comUne fois sur Google Images, cliquez sur l’icône Photo tout juste au bout de l’espace recherche. Le moteur de recherche vous propose les deux méthodes de recherche par l’image : via lien URL ou encore via fichier à importer.

Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »
Cliquez sur l’icône Image
Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »
Sélectionner l’image sur votre appareil

Une fois que vous avez importé la photo à vérifier sur le moteur de rechercher, celui-ci vous proposera les hypothèses les plus probables de l’origine de l’image que vous recherchez. Ainsi que des liens url de ces images. Si c’est une nouvelle photo authentique, vous n’obtiendrez rien parmi les résultats de recherche.

Cas pratique

Au Cameroun, cette image a circulé sur les réseaux sociaux et sur WhatsApp notamment à la suite du réaménagement ministériel survenu il y a quelques semaines. Bien entendu, c’est une photo truquée. Via Photoshop probablement.

Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »
Image truquée circulant sur les réseaux sociaux camerounais.

Pour trouver l’image réelle qui a été utilisée par le monteur ou alors pour vérifier que ce n’est pas une photo fake, voici la procédure :

Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »
Une fois sur Google image, recherchez par image en sélectionnant la photo sur votre appareil. Ou en faisant glisser la photo.
Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »
Les résultats de la recherche montrent plusieurs liens url avec des images similaires

En cliquant sur le lien Url, l’on se rend donc compte que c’est une photo de Reinnier KAZE de l’AFP utilisé par le site web de RFI pour illustrer son article sur l’arrivée du président du Nigeria, Muhammadu Buhari, à Yaoundé le 29 juillet 2015.

Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »
Photo originale avec un message célébrant la coopération Cameroun – Nigéria à l’occasion de la visite du président BUHARI

2 – TynEye

Google Images n’est pas le seul outil qui permet de faire ce genre de vérification. TinEye est spécialisé en la matière. Il est disponible à l’adresse https://www.tineye.com/. C’est celui que TIC Mag préfère pour l’instant. Probablement au regard de sa spécialisation en la matière. Le procédé ici est à peu près le même qu’à Google Images. Car, vous êtes invités à uploader l’image que vous voulez rechercher ou vérifier.

Cas pratique : L’image montée envoyée par Ludovic Biyong à TIC Mag

Cameroun : Ludovic Biyong ou l’art d’utiliser la maîtrise des TIC pour mentir
Photo envoyée à TIC Mag par Ludovic Biyong pour illustration d’un article.

Pour retrouver l’image réelle, l’on uploade cette image sur TinEye et lance la recherche :

Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »

L’on sélectionne la photo :

Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »
Les résultats de la recherche après la sélection de la photo et le lancement de la recherche.

Parmi les résultats de la recherche, l’on peut donc voir que la photo originale vient d’un site web spécialisé en aéronautique.

Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »
La photo originale sur aeronautique.ma

3 – Bing Image Match

Comme Google, Bing, le moteur de recherche de Microsoft dispose également d’un outil de recherche d’images https://www.bing.com/images/. Tous fonctionnent avec le même principe. Ce service que Microsoft a baptisé Bing Image Match a été lancé en 2014. Même si ses résultats de recherche ne sont pas aussi affinés que ceux de Google, cela vaut aussi le coup de passer par là pour rechercher les images sources.

Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »
Pour rechercher des photos via Bing

4 – Yandex

Parfois, certains monteurs et experts de Photoshop prennent un malin plaisir à brouiller les pistes en sophistiquant leurs montages photos. Et il est parfois compliqué de vérifier avec Google Images, Bing ou encore TinEye. Dans ce cas, utilisez Yandex, le puissant moteur de recherche russe qui est tout aussi impressionnant dans ce genre de recherche. Le principe n’a pas changé, vous uploadez votre photo et vous faites la recherche. Tout comme vous pouvez également faire cette recherche via le lien Url de l’image sélectionné.

Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »
Page d’accueil Yandex. Puis, cliquez sur Images et uploadez votre photo
Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »
Résultats de la recherche sur Yandex

Le résultat est tout aussi intéressant que sur Google. En plus de Yandex, vous pouvez aussi opter pour la Chine. En allant sur Baidu, le moteur de recherche chinois qui propose un service similaire.

5 – Karma Decay pour Reddit

En fin, pour ceux qui sont abonnés sur Reddit.com, un site web spécial permet de rechercher les photos qui y ont été exclusivement publiées en premier. C’est Karma Decay : http://karmadecay.com/index/

Fact Check : Cinq moyens sûrs pour traquer et identifier les photos Fake et « photoshopées »
Pour rechercher des images initialement publiées sur Reddit.com

En plus de ces cinq méthodes de recherche par l’image, il faut également noter qu’avec son smartphone, l’on peut faire des recherches avec certaines applications dédiées. Parmi ces applications, on peut par exemple citer Google Goggles pour les smartphones Android et Veracity pour iOs.

Avec ces différents outils, difficile à présent de publier ou partager les photos fake ou « photoshopées » sur le web. Du moins, si l’on a fait ce travail préalable de fact check. Un fact check, très important (en connaissance de cause) Travail recommandé donc avant de publier ou partager sur le web et les réseaux sociaux une photo à l’origine douteuse. Si vous aussi, vous avez d’autres outils pour un fact check rapide des photos sur le web ou sur mobile, n’hésitez pas de partager le lien en commentaire.

Par TIC Mag

Cameroun : Ludovic Biyong ou l’art d’utiliser la maîtrise des TIC pour mentir

(TIC Mag) – C’est un blogueur qui attire l’attention de la rédaction de TIC Mag sur deux articles que nous avons publiés le 25 juin 2016. Le premier a pour titre : « PA2M va développer pour Emirates un algorithme pour anticiper les défaillances des avions ». Et le second, une interview du promoteur de l’entreprise PA2M, Ludovic Biyong, intitulé : « Dans un avenir proche, tous les objets de la terre généreront des données ».

A l’époque, Ludovic Biyong, promoteur de PA2M, une « agence digitale & web développement », se présentant également comme un data scientist, conscient de la place de TIC Mag auprès des professionnels, acteurs et passionnés des TIC, Télécoms et du numérique en Afrique, contacte la rédaction de TIC Mag, pour un article en sa faveur.

Il fait alors part à la rédaction de TIC Mag de la signature d’un partenariat entre son entreprise PA2M et la compagnie aérienne Emirates. Un partenariat qui aurait été signé le 15 juin 2016 à Dubaï aux Émirats arabes unis et qui autorise le cabinet PA2M à développer des algorithmes qui permettront à la compagnie d’anticiper en temps réel les défaillances partielles de ses aéronefs. Ce qui garantira davantage la sécurité à bord de ses passagers. Une information qui enchante la rédaction de TIC Mag, fière qu’un Camerounais puisse réussir une telle prouesse.

La rédaction de TIC Mag, en plus de l’article voulu par Ludovic Biyong, décide d’aller plus loin dans la promotion du jeune camerounais. Elle lui propose de faire son interview, afin qu’il explique clairement aux internautes les défis des acteurs du secteur de l’aéronautique dans l’appropriation du numérique et surtout dans l’utilisation des algorithmes et de la Business intelligence pour prédire les défaillances des avions, à partir de l’analyse des données des appareils. Ludovic Biyong accepte et l’interview est réalisée via mail et via téléphone.

Master Photoshop

Pour l’illustration de l’article et de l’interview, TIC Mag demande des photos d’illustration à l’intéressé. Celui-ci envoie, toujours via mail, une photo qui sera publiée. Sur la photo envoyée par Ludovic Biyong, on peut le voir saluant Ahmed bin Saeed Al-Maktoum, le PDG d’Emirates. Suffisant pour impressionner TIC Mag qui commet l’erreur de ne pas vérifier l’info sur la signature de ce partenariat auprès d’Emirates (il n’y a pas de communiqué conjoint PA2M – Emirates) et de ne pas vérifier non plus l’authenticité de la photo envoyée. TIC Mag s’en excuse d’ailleurs auprès de ses lecteurs.

Cette photo est donc publiée en illustration de son interview et une autre photo d’un avion d’Emirates illustre l’article de TIC Mag au sujet de ce partenariat.

Cameroun : Ludovic Biyong ou l’art d’utiliser la maîtrise des TIC pour mentir
La photo initiale de Ludovic Biyong publiée sur TIC Mag

Le blogeur qui contacte la rédaction de TIC Mag pour l’alerter de la possible tricherie de Ludovic Biyong sur son partenariat et sa photo avec le PDG d’Emirates est visiblement courroucé du fait que Ludovic Biyong ait été lauréat du Prix de l’excellence en économie numérique (catégorie meilleur porteur d’idée de projet) organisé par le ministère de la Jeunesse et de l’Education civique en février 2018 à l’occasion de la fête de la jeunesse au Cameroun. L’un des motifs de sa distinction : “Ludovic Biyong s’est illustré avec la conception d’un algorithme de prédiction de défaillances dans les avions […]”, tel que l’indique cet article publié sur le site web du MINJEC. Il sera d’ailleurs reçu plus tard par le ministre, Mounouna Foutsou, qui le félicitera au passage. Et comme il se doit.

Cameroun : Ludovic Biyong ou l’art d’utiliser la maîtrise des TIC pour mentir
En 2017, Fier de présenter sa distinction et son prix à ses amis sur Facebook.
Le prix d’excellence à lui attribué en février 2018 par le MINJEC et qu’il publie sur Facebook avant de le supprimer plus tard.

La photo envoyée par Ludovic Biyong à TIC Mag pour publication est donc en réalité une photo falsifiée. La photo en question :

Cameroun : Ludovic Biyong ou l’art d’utiliser la maîtrise des TIC pour mentir
Photo envoyée à TIC Mag par Ludovic Biyong pour illustration de son interview.

Une petite recherche sur le web fait apparaître la photo originale. L’originale :

Cameroun : Ludovic Biyong ou l’art d’utiliser la maîtrise des TIC pour mentir
L’ex-ministre sénégalais en charge des Transport, Karim Wade, avec Sheikh Ahmed bin Saeed Al-Maktoum, le CEO d’Emirates.

L’on voit donc que Ludovic Biyong a utilisé Photoshop pour modifier cette photo, qui, initialement, est une photo de l’ex-ministre sénégalais en charge des Transport, Karim Wade, avec Sheikh Ahmed bin Saeed Al-Maktoum, le CEO d’Emirates, publié le 18 Novembre 2009 sur le site web : https://www.aeronautique.ma/Senegal-Airlines-et-Emirates-signent-un-accord-de-partenariat-strategique-technique-et-commercial_a1437.html. La modification est d’ailleurs réussie, car la photo modifiée est plus claire que la photo originale. Preuve que celui qui l’a faite maîtrise bien les logiciels de modification et trucage de photos.

Cameroun : Ludovic Biyong ou l’art d’utiliser la maîtrise des TIC pour mentir
Le Fake en premier et l’original en second

Contacté par la rédaction de TIC Mag pour savoir s’il a effectivement retouché cette photo, Ludovic Biyong confirme. Son explication : « J’étais pressé, car vous me mettiez la pression pour la photo. Vous me demandiez une photo dans la précipitation et rapidement j’ai proposé cette photo qui correspondait avec le partenariat. En plus, ce n’était pas moi qui avait effectué ce montage. C’était un monteur. En l’envoyant, je ne savais pas que cela allait arriver jusque-là ! ». Et quid de ce partenariat ? Est-il également une fausse annonce ? « Non. Ce n’était pas une fausse annonce. Ce n’était pas un partenariat, mais un contrat de prestation avec Emirates. Et ce contrat était bien réel. Pour preuve, nous pouvons apporter des factures », explique-t-il à TIC Mag.

Le blogueur fait savoir que Ludovic Biyong est un habitué de faux montages. Ce que dément l’accusé. Petit tour sur la page Facebook de Ludovic Biyong pour en avoir le cœur net. Et ici, on peut encore voir des photos-montages.

En juin 2016 par exemple, il publie une photo de lui intervenant à une conférence d’IBM à Orlando où il aurait été invité.  A noter, au moment de la publication de cet article (en voulant intégrer le lien url), l’on se rend compte qu’il a supprimé son post sur Facebook. Mais, les captures d’écran existent.

Cameroun : Ludovic Biyong ou l’art d’utiliser la maîtrise des TIC pour mentir
Photo montée et publiée par Ludovic Biyong sur son compte Facebook.

Cette photo publiée sur sa page Facebook et qui recueille près de 1000 J’aime est en réalité une photo montée, toujours via Photoshop apparemment. Il est allé prendre cette photo sur ce blog : https://ibmecmblog.wordpress.com/2015/10/26/day-1-ibm-insight-2015/ . Il a par la suite effacé les deux personnes sur la photo pour mettre la sienne. Aussi, il a changé la couleur du fond en couleur verte. L’on peut voir qu’il a oublié certaines lumières qu’il a laissées en couleur bleue. Voici la photo originale :

Cameroun : Ludovic Biyong ou l’art d’utiliser la maîtrise des TIC pour mentir
La photo originale utilisée pour le montage

La photo transformée :

Cameroun : Ludovic Biyong ou l’art d’utiliser la maîtrise des TIC pour mentir
Le Fake en premier et l’original en second.

Joint par TIC Mag, Ludovic Biyong ne conteste pas qu’il a modifié cette photo. « Mais, c’était destinée à être publiée sur ma page privée Facebook. Pas dans les médias. Mais, je peux vous assurer que j’avais bel et bien été invité aux Etats-Unis à cette conférence. Je vous envoie mon billet d’invitation via mail », se défend Ludovic Biyong.

Et ce n’est pas fini !

Les photos truquées ne s’arrêtent pas là. Toujours en 2016, au mois de novembre, il publie une autre photo sur sa page Facebook. Ici, l’on voit bien que sa société PA2M est mise en exergue au cours d’une grande conférence. Lui-même ne précise pas où se tient cette conférence.

Cameroun : Ludovic Biyong ou l’art d’utiliser la maîtrise des TIC pour mentir
Une photo falsifiée publié sur le profil Facebook de Ludovic Biyong. Photo déjà supprimée de son profil à ce jour.

Une petite recherche sur le web fait retrouver la photo originale qu’il a falsifiée. Il est toujours allé prendre une photo publiée en 2010 sur un blog : https://sanslignebleue.wordpress.com/2010/01/19/les-echos-de-la-taverne/.

La photo originale utilisé par l’artiste.

L’on peut alors bien observer qu’il a juste assombri les alentours de l’image et a inséré son logo à la place de l’intervenant.

Cameroun : Ludovic Biyong ou l’art d’utiliser la maîtrise des TIC pour mentir
Le fake en premier et l’original en second.

Place à la vidéo

D’autres contre-vérités sont parfois données par Ludovic Biyong dans des interviews qu’il accorde ici et là. Par exemple, dans une interview attribuée à l’émission Télé jeunes et postée sur YouTube, Ludovic Biyong affirme avoir travaillé dans l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. « J’ai été en charge de la campagne d’Emmanuel Macron où on faisait la prédiction. Ce n’est pas la prédiction, mais on essaye de détecter les zones où il y avait des forts taux d’absentéisme pendant les élections. Quand on identifiait une zone où il y avait beaucoup de gens qui n’allaient pas voter, on envoyait des équipes sur le terrain faire justement le tractage », déclare-t-il dans cette interview.

Voir à partir de la 43e seconde où il dit avoir travaillé pour la campagne de Macron.

TIC Mag a contacté Ludovic Biyong pour savoir comment il a travaillé dans la campagne d’Emmanuel Macron. Ses précisions : « J’ai travaillé sur la campagne de Macron avec des comités techniques. Ce n’était pas avec Emmanuel Macron lui-même. C’était avec un comité technique. On faisait la détection des quartiers où il y avait de forts taux d’abstention et où on pouvait recommander d’y envoyer des équipes techniques pour faire du tractage. Il y avait des comités où chaque Français pouvait participer à la campagne de manière bénévole en s’enregistrant sur le site web de Macron. C’est ce que j’ai fait », se défend Ludovic Biyong.

« Faux ! », rétorque le blogueur. « Emmanuel Macron n’a jamais travaillé à l’identification des zones à faible taux de vote. Car en France cette information est déjà rendue publique à la fin de chaque élection. En plus, Ludovic Biyong et encore moins sa société PA2M n’est identifié nulle part comme partenaire d’Emmanuel Macron », indique le blogueur.

L’agrégateur camernews.com

Aussi, dans la même interview vidéo, il indique que ce sont des robots-rédacteurs qui écrivent des articles pour son site web camernews.com qui recueille 250 000 visiteurs uniques par jour. Evidemment que tout cela est faux. Il peut avoir des programmes qui font du copier-coller des articles de presse sur Internet. Ce qui est illégal quand on n’a pas d’autorisation ou quand le site web n’autorise pas la reproduction de ses articles. Et pour l’instant, ce site web fait du copier-coller. Donc, est un agrégateur d’informations.

Plus encore, le site web ne fait nullement 250 000 visiteurs par jour comme il l’indique. Chacun peut le vérifier avec les nombreux outils d’analyse de trafic disponibles sur la toile.

Autant d’exemples de montages et mensonges qui discréditent les qualités et compétences revendiquées par Ludovic Biyong. Tout comme ils montrent le degré d’intégrité du personnage qui est par ailleurs promoteur de Pikup, une l’application de collecte d’ordures. Application qu’il gagnerait sans doute à utiliser personnellement. Si ce n’est déjà le cas.

Par TIC Mag

En Chine, Paul Biya visite le siège de Huawei qui veut faire du Cameroun son hub sous-régional

(TIC Mag) – Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a achevé hier, 26 mars 2018, un séjour à l’étranger. Il a notamment été en Chine où il a été reçu par le président chinois Xi Jinping, faisant de lui le premier président à avoir rencontré le président chinois réélu. Au cours de son séjour en Chine, le président camerounais a également visité le 23 mars 2018 le siège du géant chinois Huawei spécialisé dans diverses technologies.

Huawei. Une entreprise qui, à travers sa filiale Huawei Marine Networks, réalise en partenariat avec Camtel, l’opérateur historique des télécoms du Cameroun,  China Unicom et China Unicom Do Brasil, le projet de câble sous-marin SAIL (South Atlantic Inter-Link) qui sera la première liaison directe par fibre optique entre l’Afrique et le continent Sud-américain.

Au siège de Huawei à Bejing, Paul Biya a été accueilli par Peng Song, le directeur Afrique du Nord de Huawei. Faisaient également partie de la délégation, Li Jiyang, le directeur général de Huawei Cameroon et (Benoît) Wu Jing, le directeur des Relations publiques de Huawei Cameroon.

La maquette du projet de câble sous-marin Brésil – Cameroun (SAIL). 

Suivez dans la vidéo ci-dessous l’importance du projet SAIL présenté par le DG de la CAMTEL, David Nkoto Emane.


Paul Biya pour le succès de la coopération avec Huawei

Après avoir la visite des installations et projets de l’opérateur chinois, il s’est tenu une réunion au cours de laquelle Peng Song a souligné que le groupe veut faire de Huawei Cameroun un point focal stratégique en matière de Technologies de l’Information et de la Communication dans la sous-région Afrique centrale. Il a aussi indiqué et réitéré l’engagement de Huawei à œuvrer pour le développement de l’économie numérique au Cameroun. Il a par ailleurs affirmé que Huawei Cameroon entend poursuivre ses investissements dans les infrastructures des TIC au Cameroun.

Le président Paul Biya a laissé entendre au cours de cette rencontre que sa visite à Huawei marque la volonté du Cameroun à travailler avec l’opérateur. « Ma visite chez vous montre notre désir cordial de continuer la coopération entre mon pays et votre société. Je souhaite en avance le succès de notre coopération », a affirmé le président Paul Biya.

Aussi, Huawei a présenté à Paul Biya les avantages de son Centre intelligent des opérations (Une solution de vidéosurveillance) pour les Smartcities et aussi les avantages du projet de câble sous-marin SAIL.

Présent au Cameroun depuis 2005, Huawei compte plus de 300 employés dont plus 70% de nationaux. Huawei installe la fibre optique interurbaine au Cameroun en collaboration avec Camtel. L’opérateur vise également d’autres marchés au Cameroun. Au rang de ces marchés et projets, les projets d’électrification au solaire en milieu rural, ceux du plan national de vidéosurveillance (il réalise déjà certains projets de vidéosurveillance) ou encore l’extension du réseau de fibre optique national.

En matière de RSE, l’entreprise a mis sur pied son Programme « Seeds For The Future » qui a déjà permis à 20 étudiants des Universités publiques camerounaises, d’obtenir des bourses de formation, d’une durée de deux semaines chacune au siège de Huawei à Shenzen en Chine.

En plus de Huawei, le président de la République a également visité en Chine les locaux de Startimes, un autre géant technologique.

Par TIC Mag

ICT Media STRATEGIES recrute deux responsables commerciaux et un journaliste à Cotonou (Bénin)

Pour densifier son équipe commerciale et développer des projets de ICT Media STRATEGIES au Bénin, le cabinet spécialisé en veille stratégique, communication digitale, e-Réputation, édition, fourniture de contenus médiatiques et relations presse, recrute deux commerciaux (ou commerciales dont les candidatures sont appréciées) et un (e) journaliste reporter à Cotonou au Bénin.

Rôle des commerciaux :

  • Développer et capturer des parts de marché afin d’augmenter la croissance des revenus du cabinet ;
  • Recruter de nouveaux clients, les convaincre de souscrire ou d’acheter les services et produits offerts par le cabinet ;
  • Entretenir le portefeuille client, identifier les besoins de la clientèle et les nouvelles opportunités stratégiques ;
  • Définir des objectifs commerciaux à court, moyen et long terme ;
  • Entretenir les relations avec les clients, négocier des contrats.

Responsabilités

  • Rencontrer de nouveaux clients et leur présenter le portefeuille des produits et services proposés
  • Rester en contact avec les cadres du cabinet et managers de différents départements pour pouvoir partager sa vision du marché
  • Identifier les rencontres et salons importants du domaine indiqué et y participer
  • Veiller sur le comportement et l’actualité des potentiels clients
  • Suivre les tendances du marché et rencontrer les clients importants.

Rôle du journaliste :

  • Faire une veille quotidienne sur l’actualité économique et TIC du Bénin ;
  • Rédiger des articles (interviews, portraits, enquêtes);
  • Partager des articles sur les réseaux sociaux ;
  • Proposer des sujets de qualité ;
  • Recruter et entretenir des sources d’informations fiables et officielles.

Qualités supplémentaires appréciées chez les commerciaux et le journaliste

  • Etre flexible
  • Avoir une parfaite maîtrise de l’utilisation du web et des réseaux sociaux
  • Etre capable de travailler dans un environnement de pression
  • Avoir une excellente connaissance du marché de la communication digitale, des médias et de l’édition en Afrique et au Bénin
  • Les candidatures féminines encouragées

Si vous désirez démontrer vos prouesses ou travailler dans un environnement professionnel, ICT Media STRATEGIES vous ouvre ses portes afin de travailler sur des projets de vos centres d’intérêt. Si vous êtes intéressé (e), envoyez juste votre CV et une lettre de motivation au plus tard le 02 avril 2018 à l’adresse web [email protected] avec en objet « Recrutement responsable commercial » ou « Recrutement Journaliste ». Si vous n’êtes pas intéressé (e), merci de partager auprès de vos contacts qui pourraient l’être.

Type de contrat : CDD avec possibilité de migrer en CDI

Salaire : à négocier

Lieu de service : Cotonou

Plus d’infos surhttps://www.ictmedia.africa/ 

Etats-Unis : Après les révélations sur Cambridge Analytica, Facebook chute en bourse

(TIC Mag) – Au lendemain des révélations sur l’utilisation par l’entreprise Cambridge Analytica de données personnelles de millions d’utilisateurs du réseau social Facebook et de son blocage par ce dernier, les conséquences, notamment économiques commencent à se faire sentir par Facebook. En effet, quelques minutes après l’ouverture de la Bourse de New York, l’action du réseau social avait chuté de 4,83% à 176,15 dollars, pesant fortement sur le cours du Nasdaq.Cette dégringolade intervient après la publication d’une enquête des journaux américains  New York Times et The Observer qui révélait que Cambridge Analytica, détenue par des proches du président Donald Trump, aurait récupéré les données de 50 millions d’utilisateurs et s’en serait servi pour élaborer un logiciel permettant de prédire et d’influencer le vote des électeurs.

Même si Facebook a annoncé dans la foulée avoir “suspendu” Cambridge Analytica, ainsi que les accès de la maison mère de la société, Strategic Communication Laboratories (SCL), ceux d’Aleksandr Kogan, psychologue à l’université de Cambridge, et Christopher Wylie, dirigeant de la société Eunoia Technologies et ancien employé de Cambridge Analytica, les internautes s’en sont amèrement pris au réseau social, accusé de ne pas protéger assez ses utilisateurs, créant dans la même veine une vague de méfiance à l’endroit du réseau social.

Dans le même temps, Facebook, via Paul Grewal, son vice-président et directeur juridique adjoint, indique qu’il est possible que toutes les données en possession de Cambridge Analytica n’aient jusqu’ici pas été définitivement supprimées : « Il y a plusieurs jours, nous avons reçu des informations selon lesquelles, contrairement aux promesses qui nous avaient été faites, toutes les données n’ont pas été détruites…Nous agissons vigoureusement pour déterminer la véracité de ces informations. Si elles sont exactes, il s’agirait d’un nouvelle violation inacceptable de la confiance et des engagements qui ont été pris ». Il ajoute ensuite que Facebook « prendra les mesures nécessaires pour que les données en question soient effacées une bonne fois pour toute ». En d’autres termes, il n’exclut pas une action devant la justice américaine. Déclarations faites avant l’annonce par Facebook d’avoir suspendu le compte de Cambridge Analytica. Probablement, Facebook se mord les doigts suite à la réaction de la bourse après l’information qu’elle a elle-même rendue publique.

Ecrit par TIC Mag

Congo Brazza : Après la participation du public et de la diaspora, la stratégie de développement de l’économie numérique en cours de validation

(TIC Mag) – Les acteurs clés et les passionnés du numérique au Congo se sont réunis le 09 mars 2018 à Brazzaville pour valider le document de stratégie nationale de développement de l’économie numérique 2018-2022 de la République du Congo.

Pour le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo, cette stratégie nationale contribuera à l’appropriation du numérique par les Congolais et permettra au secteur des technologies de l’information et des communications d’apporter sa contribution dans le cadre de la diversification de l’économie congolaise. D’où la nécessité de doter le Congo d’un cadre d’action global et cohérent, compte tenu des multiples enjeux inhérents au développement de cette nouvelle économie, ainsi que de la diversité des acteurs impliqués, précise le ministre.

« Aussi, dans le but de matérialiser cette volonté forte du Chef de l’Etat, le ministère des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, sous la férule de Son Excellence Monsieur Clément MOUAMBA, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a entrepris d’élaborer avec la participation de tous les acteurs de la vie nationale concernés, une stratégie nationale de développement de l’économie numérique assortie d’un plan d’actions pour la période 2018-2022, afin de faire du numérique un levier majeur pour la compétitivité des entreprises, l’attractivité du Congo en matière d’investissements directs, et la diversification de l’économie dans un contexte financier difficile », a déclaré Léon Juste Ibombo à l’ouverture de cette cérémonie.

Congo Brazza : Après la participation du public et de la diaspora, la stratégie de développement de l’économie numérique en cours de validation
Des participants de l’atelier de validation du document de stratégie nationale de développement de l’économie numérique 2018-2022 de la République du Congo

Pour ce projet de stratégie nationale et de plan d’action pour le développement de l’économie numérique, le ministère n’a dépensé aucun sou. Il a plutôt opté une démarche participative qui a permis de valoriser non seulement les compétences locales, mais aussi d’impliquer la diaspora congolaise dans le processus de rédaction de cette stratégie. Les propositions étaient envoyées via Internet à travers le site web du ministère : www.postetelecom.gouv.cg.

Le ministre affirme que la Direction générale du Développement de l’Economie numérique ainsi que l’Agence de Sécurité des Systèmes d’Informations, en cours de création dans le pays, auront un rôle crucial à jouer pour accompagner le ministère dans la mise à jour et le suivi du Plan d’actions dans lequel les partenariats publics privés seront fortement de mise.

Par TIC Mag

Le Cameroun veut développer l’interopérabilité des services financiers mobiles

(TIC Mag) – L’axe trois de la stratégie gouvernementale de développement de l’économie numérique a pour objectif « d’assurer la transformation numérique de l’administration et des entreprises ». Cet axe porte sur des actions à mener pour que la révolution numérique transforme les secteurs d’activités classiques et permette aux entreprises et structures de ces secteurs d’offrir également leurs services de façon virtuelle, afin d’accroître leur nombre d’usagers ainsi que la valeur ajoutée liée à leurs activités.

La mise en place de l’interopérabilité entre les différents acteurs dans le domaine s’insère parfaitement dans les objectifs spécifiques à l’horizon 2020 de cet axe qui sont entre autres :

  • Porter l’indice NRI (network readiness index) à 4,5
  • Porter l’indice de services en ligne définie par les Nations Unies de 0,1524 à 0,4
  • Porter l’indice E-Participation défini par les Nations Unies de 0 ,1571 à 0,3000

C’est donc dans cette optique que le ministère des Postes et Télécommunications a organisé ce jour, 07 mars 2018, un atelier d’échange sur l’interopérabilité des services financiers, avec la collaboration technique du groupement INTERSWITCH, du groupement interbancaire monétaire de l’Afrique Centrale (GICAM) et de CAMPOST.

« Il a pour objet de discuter de la mise en place d’un modèle de régulation dans l’écosystème du transfert électronique et de l’interopérabilité entre les différents acteurs dans le domaine, afin de favoriser le développement de l’économie numérique et l’inclusion financière », a déclaré Mme Minette Libom Li Likeng dans son discours inaugural, expliquant par la suite que « l’interopérabilité fait référence à la capacité des clients à effectuer des paiements. On distingue deux principaux types d’interopérabilité en matière de transfert électronique, à savoir l’interopérabilité entre les systèmes de paiement des Mobile Network Operators et les banques, et l’interopérabilité entre les systèmes de paiement des différents MNO ».

L’interopérabilité des services financiers mobiles : quels enjeux ?

Grace à ses effets bénéfiques sur les consommateurs, les entreprises et l’économie, l’interopérabilité constitue aujourd’hui une option fondamentale des gouvernements dans la transformation numérique des administrations et des entreprises, ainsi que dans le développement de l’inclusion financière.

La communauté mondiale reconnaît sans détour l’importance de la poste en tant que moteur de croissance économique et d’inclusion financière. Pour Mme la ministre donc, « ce Workshop que nous voulons constructif à travers les échanges et débats qui suivront les présentations, devra répondre à un impératif : adresser ensemble, avec efficacité et pertinence, les défis collectifs dans l’interopérabilité, domaine dont la complexité des problématiques requiert un processus structuré dans la mise en place des règles de fonctionnement »

En matière d’interopérabilité, il existe en effet un ensemble de règles standards qui permettent de faciliter les transactions financières du client à travers les différents opérateurs. La définition de ces règles constitue une préoccupation permanente de l’Union Internationale des Télécommunications ainsi que des organisations internationales spécialisées.

C’est ainsi que les premières discussions relatives à cette problématique ont été initiés entre les régulateurs, les fournisseurs de service lors de la tenue du Global System for Mobile Communication Association and Mobile Money for Unbanked en 2008 au Caire. Et lors du forum international sur l’économie numérique à Yaoundé en 2017, une convention à été signée entre le groupement INTERSWITCH et la CAMPOST, qui a pour mission de développer les services postaux et financiers à  travers le territoire national. Et cette convention servira de « switch » dans le processus d’interopérabilité.

« En effet, CAMPOST dispose d’un réseau de plus de 300 bureaux de postes interconnectés sur toute l’étendue du pays, qui permettront à tous les opérateurs de s’interconnecter avec le système bancaire national et international à travers le GIMAC et la Banque Centrale », a déclaré Mme la ministre, qui rassure de l’engagement constant du gouvernement à rester toujours attentif aux préoccupations du secteur et à tacher toujours d’y répondre au mieux des enjeux qui se font jour.

Par Gaëlle Massang

Adicomdays 2018 : les meilleurs conseils en Marketing digital et Brand content donnés par les influenceurs

(TIC Mag) –  Après la première édition à Paris en France l’an dernier, a seconde édition des Africa Digital Communication Days (ADICOMDAYS 2018) s’est tenue du 01er au 02 mars 2018 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Occasion pour les influenceurs africains de discuter et partager les stratégies gagnantes de communication digitale et de brand content. Le thème de cette édition co-organisée par Totem Experience, Hopscotch Africa & Veilleur des média : « Social Media, Brand Content, Influence Marketing : comment optimiser le retour sur investissement pour sa communication digitale en Afrique ? ».

TIC Mag a choisi de partager avec vous quelques messages postés sur les réseaux sociaux (Twitter, notamment) par les participants. Davantage les messages centrés sur les conseils et bonnes pratiques des influenceurs partagés durant cette rencontre devenue incontournable.

Elisabeth Medou Badang d’Orange : Tout ce que je retiens du Cameroun [Interview exclusive]

(TIC Mag) – Elisabeth Medou Badang est désormais ex-DG d’Orange Cameroun. Elle a été promue ce mois de février 2018 au sein du groupe télécoms français Orange. La Camerounaise rejoint le Comité de direction d’Orange Middle East and Africa où elle occupe le poste de directeur de zone et porte-parole d’Orange Middle East and Africa.  Elle supervisera donc un certain nombre de pays africains et peut-être également le Cameroun. Ici, elle est remplacée par le Français Frédéric Debord qui a déjà pris les commandes d’Orange Cameroun. Une entreprise qui a fait l’actualité ces derniers mois.

Arrivée aux commandes d’Orange Cameroun en décembre 2013, la directrice générale sortante a accepté de recevoir l’équipe de TIC Mag le 14 février 2018, soit quelques jours avant son départ de l’entreprise. Elisabeth Medou Badang nous confie ce qu’elle retient du Cameroun, ce qu’elle y a réalisé durant les quatre années à la tête de cette structure. Ses projets les plus marquants, ses relations avec la concurrence y compris avec l’opérateur historique Camtel avec lequel y a eu une grande polémique, ses rapports avec l’Etat, les ingrédients de la réussite d’Orange Money, ses conseils pour un meilleur développement de l’économie numérique au Cameroun et bien d’autres sujets dans cet entretien exclusif avec Beaugas Orain Djoyum. Dans son bureau d’alors à Douala, Elisabeth Medou Badang a répondu à nos questions en toute convivialité.

TIC Mag : Vous quittez le Cameroun quelques mois après la lourde sanction que vous a infligée l’ART, le régulateur télécoms, au sujet des irrégularités constatées dans le processus d’identification de vos abonnés. Qu’est-ce qui n’a pas marché dans ce processus et où en êtes-vous aujourd’hui ?

Elisabeth Medou Badang : C’est un sujet que nous abordons avec beaucoup d’humilité.  C’est une problématique qui n’est pas spécifique au Cameroun. Dans plusieurs pays, les opérateurs arrivent à manager cette problématique plus ou moins bien. Pour ce qui nous concerne, je redis que nous prenons très au sérieux ce sujet qui relève de la sécurité de notre pays. A ce titre, plusieurs parties prenantes sont impliquées. Les opérateurs en font partie et doivent jouer leur partition. Nous avons tout mis en œuvre pour satisfaire au mieux les attentes des pouvoirs publics en la matière.  Nous avons revu notre système d’information pour l’adapter. Nous avons équipé tous nos points de vente d’outils permettant d’identifier les clients au moment de l’activation des puces.

Au plus fort de la période de régularisation, nous nous sommes investis sur le terrain en y déployant des milliers de personnes. Au moment où je vous parle, nous avons toute une équipe dédiée à la vérification des informations saisies et à la mise à jour de ces informations. Car, ce n’est pas parce que vous avez fourni une pièce d’identité à un moment donné que cette pièce reste valable à vie. Quand elle arrive à expiration, nous sommes censés mettre à jour les données de l’abonné avec les références de la nouvelle pièce d’identité. Si elles ne sont pas mises à jour à temps, ou en l’absence de production de la nouvelle pièce, le numéro est considéré comme non ou mal identifié. C’est un processus continu. Nous avons énormément investi pour cela.

TIC Mag : Quelques chiffres de ces investissements ?

EMB : Je ne vais pas fournir de chiffres, car nous continuons d’investir.  Je vous donne un exemple, dans notre application d’identification, nous avions introduit une fonctionnalité qui permettait de lire le code MRZ. Un code que l’on retrouve sur nos cartes d’identité précédentes et qui permettait de capturer automatiquement un certain nombre d’informations clés d’identification des abonnés : noms, prénoms, numéro de CNI, date de naissance, etc.  Avec cet outil, nous étions sûrs d’être à l’abri des erreurs de saisie sur ces informations clé. Ce qui peut arriver quand vous avez des milliers de données à saisir. Cela fonctionnait très bien.

Mais, entre-temps, les cartes nationales d’identité sont désormais mieux sécurisées avec une carte à puce incorporée. Elles n’ont plus de code MRZ. Aujourd’hui, il faut saisir les données des personnes titulaires de ces cartes et nos ingénieurs sont de nouveau en train de travailler à trouver quelle est la solution qui permet de capturer de façon automatique le maximum d’informations pour éviter des erreurs de saisie.

Il suffit de changer un chiffre dans une carte d’identité pour que ce ne soit plus conforme.  C’est ce qui explique les difficultés que nous avons. Evidemment, le rôle du Régulateur est de faire appliquer la réglementation telle qu’elle existe.  Mais, la réalité et les défis qui se posent à nous sont globaux par rapport au traitement de ce dossier. Notre engagement de nous conformer à la réglementation est ferme. Nous avons l’humilité cependant de reconnaître que ce n’est pas facile. Avoir zéro défaut en cette matière, dans la situation actuelle, est extrêmement difficile ; et ce n’est pas spécifique à Orange Cameroun. Ce qui explique que tous les opérateurs en cette matière ont tous été sanctionnés.

TIC Mag : Le régulateur télécoms comprend-il ces spécificités et vos explications ?

EMB : Le régulateur comprend les difficultés que nous soulevons !  Mais, une fois qu’un texte est signé, son rôle c’est de le faire appliquer, tant qu’il n’a pas été modifié. Il est dans son rôle.

TIC Mag : Où en est-on avec l’amélioration de la qualité de service chez Orange Cameroun ?

EMB : Je vais commencer par dire qu’à Orange Cameroun, satisfaire nos clients c’est notre priorité. Nous nous organisons au quotidien pour que la qualité de service soit meilleure. Mais, c’est une quête perpétuelle et continue. Il y a des périodes où on y arrive mieux que d’autres. Notre volonté et notre engagement sont immuables.  Notre réseau a subi une transformation significative au fil des années ; transformations visant justement à l’amélioration de la qualité de service et à l’augmentation des débits.

Cameroun : Philémon Zoo Zame présente à Frédéric Debord les défis que le régulateur attend d’Orange
15 février 2018. Yaoundé. ART. Philémon Zoo Zame, le DG de l’ART, Frédéric Debord, le nouveau DG d’Orange Cameroun et Elisabeth Medou Badang, DG sortante. Photo : ART
Nous avons eu une discussion avec le régulateur il y a deux semaines sur cette problématique de qualité de service. Et ce, avec les différents opérateurs. Les opérateurs ont exprimé au régulateur les leviers de stabilisation rapide de la qualité de service. Elisabeth Medou Badang

Dans un tel contexte il y a des impacts sur l’expérience client qui peuvent être plus ou moins perceptibles. Les phases les plus grandes de cette transformation sont derrière nous, même s’il reste des évolutions importantes dans quelques zones. Mais, nous nous attelons à faire en sorte que les impacts soient le plus réduit possible pendant cette transition. Nous avons également revu le design de nos réseaux, car ce sont des réseaux dynamiques. Nous avons revu les plans de fréquences. Au-delà de tout cela, il faut également noter qu’il y a des facteurs exogènes qui impactent la qualité de service. Pour certaines, nous parvenons à trouver des palliatifs, en revanche pour d’autres nous n’avons pas ou peu de marge de manœuvre.

TIC Mag : Quels sont ces facteurs exogènes ?

EMB : Précédemment, nous utilisions nos propres infrastructures de transmission. Compte tenu du développement de l’Internet et de l’augmentation du volume des données, nous avons besoin de la fibre optique. Si vous avez une fibre optique unique et linéaire qui part de Ngaoundéré à Kousseri, quand elle est coupée, la continuité de service est impactée. Le délai de rétablissement est de quelques heures dans le meilleur des cas. Ce n’est pas spécifique au Cameroun.

Sauf que pour pouvoir gérer cette réalité, il faut un réseau plus résilient. Il faut des boucles de sécurisation. S’il y a coupure entre Douala et Yaoundé par exemple, on passe par Bafoussam.  Je vais également ajouter la possibilité d’accéder à d’autres infrastructures de fibre qui existent. Car, il y a d’autres opérateurs qui ont des infrastructures. S’il nous était possible d’utiliser toutes ces infrastructures, cela permettrait que les coupures soient moins perceptibles pour le client final. En résumé, nous faisons tout ce qui est à notre pouvoir pour donner satisfaction à nos clients. Et c’est une quête permanente.

TIC Mag : Quand vous évoquez le problème de l’accès aux infrastructures, c’est le monopole de Camtel sur le déploiement de la fibre optique entre les villes que vous pointez du doigt ?

EMB : Cela peut être la réponse. Mais, il y a des infrastructures qui existent. Nexttel par exemple a déployé la fibre optique sur une bonne partie du territoire. Cette fibre ne nous est pas accessible. Il faut qu’on trouve des mécanismes pour qu’elle soit accessible. Evidemment, sans avoir besoin de pénaliser qui que ce soit. Il y a un certain nombre d’évolutions ou d’ajustements dans le cadre réglementaire qui peuvent contribuer à faciliter les choses.

Nous avons eu une discussion avec le régulateur il y a deux semaines sur cette problématique de qualité de service. Et ce, avec les différents opérateurs. Les opérateurs ont exprimé au régulateur les leviers de stabilisation rapide de la qualité de service.  Au-delà des initiatives qui sont sous notre contrôle et pour lesquelles les plans d’action précis sont en cours, je me permets de  souligner à nouveau  les facteurs exogènes d’amélioration structurelle de la qualité de service: l’accès à toutes  infrastructures en fibre permettant une redondance de la fibre de Camtel, la construction des boucles de sécurisation , l’optimisation de la répartition des fréquences, la mise à disposition des fréquences et évidemment l’amélioration de la fourniture d’énergie qui constitue  également un levier important.

TIC Mag : Lorsque vous évoquez la mise à disposition des fréquences, doit-on comprendre que jusqu’ici les pouvoirs publics ne vous ont pas encore assigné les fréquences de la 4G ?

EMB : Nous avons des fréquences sur lesquelles nous émettons en 4 G. Mais, sans rentrer dans une explication très technique, les fréquences hautes ont une capacité en terme de couverture moins bonne que les fréquences basses. Si nous voulons couvrir une ville comme Douala ou Yaoundé avec la 4G et avec une bonne qualité de service à l’intérieur des bâtiments, ce sera plus efficace d’y parvenir avec les fréquences basses.

Aujourd’hui, nous émettons en 4G sur la fréquence 1800 MHZ. Il y a des projets en cours auprès du régulateur et du Ministère pour que les fréquences des bandes basses (800 Mhz et 700 Mhz) nous soient assignées d’une part ; et d’autre part, la réorganisation de la bande de fréquences de 1800 Mhz elle-même est un élément d’amélioration de la qualité de service.  Mais, le développement du trafic sur la 4G va impérativement nécessiter que nous ayons ces fréquences 4G de la bande de 800 Mhz à très court terme. Autrement, la qualité sera négativement impactée.

Cameroun : Orange nie avoir des factures impayées chez Camtel qui menace à nouveau de tout couper
Elisabeth Medou Badang (DG d’Orange Cameroun) et Bruno Mettling (PDG Afrique Afrique d’Orange) à Yaoundé au Cameroun
Ce que je peux vous dire en revanche, c’est que Orange Cameroun est engagée à faire en sorte que la couverture des stades et de lieux de vie des supporters et joueurs pendant la CAN soit des plus pertinente. Nous nous organisons pour pouvoir atteindre cet objectif. La plupart des villes où la CAN va se jouer sont déjà couvertes par la 4G. Celles qui ne le sont pas le seront avant le début de cette compétition.Elisabeth Medou Badang

TIC Mag : Dans cette situation, pensez-vous que la qualité de service de la 4G offerte par Orange Cameroun permettra au Cameroun d’organiser la Can 2019, car certains experts de la CAF en visite technique au Cameroun auraient laissé entendre qu’il y a des réserves sur la qualité de la 4G déployée dans le pays ?

EMB : Je ne sais pas du tout à quoi ils faisaient référence. Je n’ai pas vu de manière formelle leur propos.  Aujourd’hui, j’ai plus de questions que de réponses. La première question qui me vient à l’esprit : « comment ont-ils essayé les services 4G ? » « Etaient-ils en roaming ? » S’ils étaient en roaming, pour qu’ils expérimentent la 4G, il faudrait que les accords de roaming sur la 4G entre les opérateurs de leurs pays et les opérateurs du Cameroun soient effectifs.

Supposons qu’ils aient utilisé une carte SIM locale. S’ils ont utilisé une SIM Orange, toutes nos SIM sont à présent en 4G.  Il faut cependant que d’une part le téléphone du client soit compatible 4G et que le client active cette fonctionnalité. Je trouve encore des clients qui se plaignent de la qualité de la 4G alors qu’ils n’ont pas de téléphone compatible 4G.

En définitive, ne sachant pas quel protocole de test a été mis en œuvre, je ne saurais commenter les propos qui sont prêtés aux experts de la CAF. Ce que je peux vous dire en revanche, c’est que Orange Cameroun est engagée à faire en sorte que la couverture des stades et de lieux de vie des supporters et joueurs pendant la CAN soit des plus pertinente. Nous nous organisons pour pouvoir atteindre cet objectif. La plupart des villes où la CAN va se jouer sont déjà couvertes par la 4G. Celles qui ne le sont pas le seront avant le début de cette compétition.

TIC Mag : Comment évaluez –vous la participation d’Orange Cameroun dans le budget du Cameroun durant vos quatre années à la tête de l’entreprise ?

EMB :. Je pense que les services des Impôts ou plus généralement du ministère des Finances sont mieux placés pour répondre à cette question. Mais, si je m’en tiens à nos statistiques, c’est en centaine de milliards de francs Cfa que nous avons contribué au budget de l’Etat du Cameroun ces quatre dernières années. Sauf erreur de ma part, nous sommes au-delà de 200 milliards de francs Cfa en termes d’impôts, droits taxes et autres. Je ne compte pas les droits de renouvellement des licences dans ce chiffre.

TIC Mag : Avec cette participation, quelle appréciation globale faites-vous de vos rapports avec le gouvernement camerounais ?

EMB : Je dirais que nous avons de très bons rapports avec le gouvernement. Avoir de bons rapports, cela ne veut pas dire que vous êtes d’accord sur tout et que vous obtenez tout ce que vous demandez. Personnellement, quand je suis arrivée, j’ai été très bien accueillie. Tous les membres du gouvernement ici m’ont dit leur fierté de m’avoir comme DG d’Orange Cameroun. Au-delà de ma personne, l’Etat a réaffirmé de manière constante son engagement à créer et maintenir les conditions permettant à l’investisseur Orange et de manière générale à tous les autres de continuer à se développer .

Leur disponibilité et leur écoute ont été constantes. Maintenant, est-ce que cela veut dire que nous n’avons eu aucun problème ?  L’Etat est dans son rôle. Nous à Orange, nous restons dans le nôtre. La plupart du temps, cela converge.  Mais, il y a évidemment des cas où nous ne sommes pas forcément d’accord. Pour autant, cela n’a pas d’impact sur la qualité de la relation que nous entretenons.

TIC Mag : Parlons à présent de la concurrence. Sur le champ du paiement mobile au Cameroun, Orange Money peut revendiquer avec fierté le leadership. Quelle stratégie avez-vous mise en place pour être leader dans ce segment du marché?

EMB :  Je dirai que c’est un choix stratégique que nous avons fait et nous nous sommes organisés en conséquence. Nous avons investi dans cette activité, à perte pendant plusieurs années, parce que nous savions que nous avions besoin de développer ce service, d’éduquer le marché et créer un écosystème favorable.

Au-delà du choix stratégique, il y a évidemment les facteurs clés de succès habituels dans notre industrie : l’innovation, la simplicité d’utilisation, la proximité avec les clients, le réseau de distribution porté par des partenaires motivés… Quand on voit le taux de bancarisation du pays, quand on voit nos modes d’échanges qui sont essentiellement en espèces, l’on comprend que ce service trouve sa place dans la vie quotidienne des Camerounais.

TIC Mag : Quels sont les chiffres qui font Orange Money aujourd’hui au Cameroun. Ailleurs, dans d’autres pays africains, on parle de dizaines de milliards de francs Cfa de transactions mensuelles via Orange Money. Quid du Cameroun ?

EMB : Je ne vais pas donner des chiffres, parce que l’interprétation qui peut en être fait peut s’avérer contre-productive. Ce que je peux dire c’est que la Banque centrale suit les statistiques de développement de ce service au Cameroun et que c’est un développement qui se distingue très nettement au-dessus des autres pays de la CEMAC.

TIC Mag : Peut-on avoir une idée du nombre d’abonnés d’Orange Money qui est assez indicateur du leadership d’Orange dans le paiement mobile au Cameroun ?

EMB : Le leadership d’Orange Cameroun dans ce domaine est incontesté. Que cela soit en nombre de clients actifs ou en valeur de transactions quotidiennes. C’est toujours délicat de publier de tels chiffres, parce que c’est souvent sujet à des interprétations non contrôlées.

TIC Mag : Le dynamisme d’Orange Cameroun dans le secteur du paiement mobile n’est malheureusement pas observé en matière de recrutement de nouveaux abonnés mobiles. MTN Cameroon reste le leader du marché que vous n’avez pas pu dépasser. Ne partez-vous pas du Cameroun avec un pincement au cœur concernant ce segment-là ?

EMB : Non ! Il n’y a pas un pincement, parce que nous avions défini une feuille de route, un plan stratégique avec un horizon précis. Notre cheminement a été cohérent par rapport à cette feuille de route-là. Le marché s’est enrichi d’un nouvel opérateur. Je peux vous dire qu’en termes de résilience, nous avons eu la meilleure résilience du marché.

TIC Mag : Après la polémique qu’il y a eu entre Orange Cameroun et Camtel au sujet de la facture contestée sur la location des capacités de la fibre optique, quelle est aujourd’hui la nature de vos rapports avec l’opérateur historique ?

EMB : L’opérateur historique Camtel est l’un de nos principaux fournisseurs. Il gère la fibre optique sur laquelle nos sites sont connectés. Il transporte les signaux de notre réseau. C’est un fournisseur important.

TIC Mag : La polémique est passée ?

EMB : Vous savez, comme dans toutes les relations, des désaccords peuvent naître entre les parties. Chacune défend ses intérêts de la façon qui lui semble la plus pertinente. Cela n’empêche de continuer à avancer à partir du moment où les deux parties considèrent que la relation contractuelle qui les lie reste pertinente. Et c’est le cas. Nous continuons d’avancer chacun dans son rôle.

TIC Mag : Comment contournez-vous la concurrence des nouveaux opérateurs que sont WhatsApp, Facebook, Skype ou encore Viber qui grignotent considérablement vos chiffres d’affaires ?

EMB : La seule chose à faire pour nous, c’est de transformer notre business model et de trouver de nouveaux relais de croissance. Nous ne songeons pas à empêcher à l’abonné d’aller sur WhatsApp. C’est une tendance inéluctable qui n’est pas spécifique au marché camerounais.  Nous pensons que nous pouvons l’amener à développer l’usage d’autres services en plus de WhatsApp etc. et créer ainsi de la valeur. C’est à nous de nous renouveler, d’identifier les usages utiles pour le client.

70 à 80% des revenus des opérateurs en Afrique sont tirés des appels voix ou sms. Ce taux est cependant en très forte baisse. La structure du chiffre d’affaires des opérateurs change. Dans les trois ou quatre prochaines années ce pourcentage sera de l’ordre de 60% voire 50%. Les clients téléphonent ou échangent des messages de plus en plus sur WhatsApp, Facebook ou Viber.

D’où cette tendance qui est déjà observée sur notre marché en valeur absolue et en valeur relative. Les revenus voix d’Orange Cameroun et de MTN Cameroon sont en baisse continuelle depuis plusieurs mois. Ils baissent du fait de l’usage des OTT, mais également de l’intensification de la concurrence. Mais, le développement de nouveaux relais de croissance permet de rééquilibrer les choses.

TIC Mag : Et pour Orange Cameroun, ces relais de croissance sont les données mobiles et le paiement mobile…

EMB : Entre autres. Cette transformation digitale, nous la voyons comme une opportunité. C’est le sens de l’histoire. C’est à nous de trouver les propositions les plus pertinentes permettant aux clients d’utiliser leurs services pas seulement pour passer un appel ou en recevoir, envoyer un message ou en recevoir. Nous avons le réseau, nous avons la capacité à toucher le client partout au Cameroun, il nous incombe de capitaliser là-dessus.

TIC Mag : Cela nous permet de faire une transition et de parler de votre perception du développement économie numérique de 2014 à 2018. Quelle évaluation en faites-vous ?

EMB : Le chemin parcouru est immense. Quand j’arrive en 2014, il n’y a pas la 3G au Cameroun. Elle arrive au Cameroun en septembre 2014. Trois années plus tard, la 3G c’est banal et la 4G est très répandue. Il n’y a pas beaucoup de marchés où cette transformation a été aussi rapide. Je considère que c’est une évolution positive. Même si on peut toujours faire mieux.

Le nombre de kilomètres de fibre optique déployée a également augmenté de manière significative. Le taux de pénétration de l’internet a crû de manière exponentielle. Nous sommes partis de 5% en 2015 à plus de 20% en 2017. Cette capacité d’absorption du changement technologique par les clients au Cameroun est très encourageante. Elle montre les opportunités que la transformation digitale suscite.

Il faut que les facteurs clé du développement de l’économie numérique soient activés de manière à pouvoir en tirer le meilleur parti. Cela oblige à la transformation, pas seulement des opérateurs mobiles, mais de plusieurs activités connexes susceptibles d’être impactées par le développement de cette nouvelle économie.

TIC Mag : Quels sont ces facteurs clés du développement de l’économie numérique qu’il faut activer ?

EMB : Il y a d’abord l’accès au haut débit. Il est question ici non seulement de réseau, mais également d’accès aux terminaux (smarphones, dominos, clés etc) ou encore de tarifs abordables. Des efforts sont déjà faits dans ce sens.

S’agissant des terminaux, là également la dynamique du marché fait que vous avez des téléphones compatibles 4G qui coûtent à peine 30 000 francs Cfa et 3G à moins de 20000 F.Cfa. Il y a ensuite la nécessité de développer un écosystème qui va impulser l’innovation vers des services spécifiques correspondants aux besoins des clients. Il faut également des moyens de paiement dématérialisés et disponibles partout. L’économie numérique est susceptible de transformer tous les secteurs de la vie des individus et des entreprises ou de l’Etat.

TIC Mag : D’après vous, quel est le rôle de l’Etat dans la construction de cet écosystème ?

EMB : L’Etat est facilitateur. C’est son rôle ! S’assurer que ce développement numérique ne se fasse pas seulement dans les localités qui ont un pouvoir d’achat important. Ce développement doit être inclusif. En ce sens, l’Etat a un rôle clé ! Avant d’être numérique, c’est de l ’économie dont il est question. Ce qui suppose un climat des affaires propice.

TIC Mag : Quel bilan personnel faites-vous de vos quatre années à Orange Cameroun ?

EMB : Plutôt qu’un bilan je préfère mentionner quelques réalisations. Je pense que le chemin parcouru est important. Si je prends le domaine de la transformation du réseau, nous avons étendu la couverture 2G de 70%. Nous avons renouvelé tout le réseau d’accès. Nous sommes passés de la 2G à la 3G, puis à la 4G. Nous avons changé nos infrastructures de transmission.

Nous avons sécurisé le réseau d’accès et renforcé sa résilience. Nous avons construit un data center dans les règles de l’art qui nous permet non seulement d’héberger notre cœur de réseau et nos plateformes de service dans de meilleures conditions, mais également d’accompagner les besoins de conservation des données des clients.  Vous avez également évoqué le leadership dans le secteur du paiement mobile.

En interne, nous avons été TOP employeur depuis trois ans déjà. La première fois, c’était en 2015. Nous n’avions jamais eu une telle distinction. Cela montre des avancées en matière de gestion des ressources humaines et de développement des compétences. Nous avons renforcé les processus d’identification et de développement des talents. Nous avons, et je m’en réjouis, un certain nombre de talents camerounais qui ont été admis dans le vivier de talents du groupe Orange (Talent pool). Nous avons amélioré le cadre de travail de nos équipes grâce notamment à notre nouveau siège.

Orange Cameroun désigné Top Employer 2015
A la réception de la distinction TOP Employeur en 2015
Les projets qui m’ont le plus marqué ? Je commencerai par la dynamique collective que nous avons pu créer ensemble, Orange Money, le Datacenter (qui est une contribution importante pour le Cameroun en dehors de ce que cela apporte à Orange), la satisfaction TOP Employeur (car les réformes se font avec les hommes) et enfin la victoire avec les Lions indomptables…Elisabeth Medou Badang

Nous avons également innové dans plusieurs domaines. La tarification par exemple. Nous sommes les premiers à proposer la possibilité à l’abonné de choisir la durée et le volume de son forfait data. Nous avons amélioré l’expérience client. Nous avons mis en place un Centre de test client, pour la prise en compte des avis des clients dans la définition de nos offres. Tout cela participe de notre volonté d’offrir au client la meilleure expérience possible.

TIC Mag : Parmi tous ces projets, quel est celui dont vous êtes le plus fière ?

EMB : Il y en a plusieurs. Je commencerai par la dynamique collective que nous avons pu créer ensemble, Orange Money, le Datacenter (qui est une contribution importante pour le Cameroun en dehors de ce que cela apporte à Orange), la satisfaction TOP Employeur (car les réformes se font avec les hommes) et enfin la victoire avec les Lions indomptables à la CAN 2017. Ah Oui ! Orange est sponsor officiel des Lions indomptables, l’équipe nationale de football du Cameroun. Nous attendions cette victoire depuis longtemps et j’étais particulièrement contente qu’elle soit arrivée pendant que j’étais à la tête de l’entreprise

TIC Mag : Quel est le projet que vous n’avez pas réalisé et que vous auriez bien voulu réaliser ?

EMB : Il y a plein de choses et de belles initiatives qui restent à mettre en œuvre. Chaque jour est spécifique. Chaque période est spécifique. Est-ce que j’aurais pu conduire tous ces projets en même temps que tout le reste ? Je n’en suis pas certaine.  Plutôt que de m’interroger sur ce que je n’ai pas pu réaliser, je vais tâcher de tirer tous les enseignements pertinents de tout ce qui s’est passé pendant ces quatre riches années, en bien et en moins bien.

TIC Mag : Et quels sont ces enseignements-là ?

EMB : Ils sont personnels (Rires). Il me faudrait une heure ou deux pour pouvoir les partager. Mais, on apprend toujours de ce qu’on fait si on se donne le temps de l’introspection. On peut apprendre de ses succès et de ses moins bonnes performances. On s’enrichit tous les jours. Pour peu que l’on prenne un peu de recul. Ma mission se terminant à peine, je ne pense pas avoir complètement pris du recul. Je n’ai pas encore pris la distance suffisante pour pouvoir tirer le meilleur parti de tous les enseignements de cette aventure.

Propos recueillis par Beaugas-Orain DJOYUM

Le cabinet ICT Media STRATEGIES recrute deux responsables commerciaux à Yaoundé

Pour densifier son équipe commerciale et développer des projets de ses clients, ICT Media STRATEGIES, cabinet spécialisé en veille stratégique, communication digitale, e-Réputation, édition, fourniture de contenus médiatiques et relations presse, recrute deux responsables commerciaux (ou commerciales) pour deux projets distincts.

Rôle :

  • Développer et capturer des parts de marché afin d’augmenter la croissance des revenus du cabinet ;
  • Recruter de nouveaux clients, les convaincre de souscrire ou d’acheter les services et produits offerts par le cabinet ;
  • Entretenir le portefeuille client, identifier les besoins de la clientèle et les nouvelles opportunités stratégiques ;
  • Définir des objectifs commerciaux à court, moyen et long terme ;
  • Entretenir les relations avec les clients, négocier des contrats.

Responsabilités

  • Rencontrer de nouveaux clients et leur présenter le portefeuille des produits et services proposés
  • Rester en contact avec les cadres du cabinet et managers de différents départements pour pouvoir partager sa vision du marché
  • Identifier les rencontres et salons importants du domaine indiqué et y participer
  • Veiller sur le comportement et l’actualité des potentiels clients
  • Suivre les tendances du marché et rencontrer les clients importants.

Qualités supplémentaires appréciées

  • Etre flexible
  • Avoir une parfaite maîtrise de l’utilisation du web et des réseaux sociaux
  • Etre capable de travailler dans un environnement de pression
  • Avoir une excellente connaissance du marché de la communication digitale, des médias et de l’édition en Afrique et au Cameroun
  • Les candidatures féminines encouragées

Si vous désirez démontrer vos prouesses ou travailler dans un environnement professionnel, ICT Media STRATEGIES vous ouvre ses portes afin de travailler sur des projets de vos centres d’intérêt. Si vous êtes intéressé (e), envoyez juste votre CV et une lettre de motivation au plus tard le 10 mars 2018 à l’adresse web [email protected] ou à [email protected] avec en objet « Recrutement responsable commercial ». Si vous n’êtes pas intéressé (e), merci de partager auprès de vos contacts qui pourraient l’être.

Type de contrat : CDD avec possibilité de migrer en CDI

Salaire : à négocier

Lieu de service : Yaoundé

Plus d’infos surhttps://www.ictmedia.africa/ 

Cameroun : Philémon Zoo Zame présente à Frédéric Debord les défis que le régulateur attend d’Orange

(TIC Mag) – Le directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications (ART), Philémon Zoo Zame, a accordé une audience au tout nouveau directeur général d’Orange Cameroun, Frédéric Debord, accompagné de la DG sortante, Elisabeth Medou Badang. C’était le 15 février 2018 dans la salle de conférence de la direction générale sis à la Nouvelle Route Bastos à Yaoundé. Objectif de cette rencontre, prendre contact avec le nouveau DG nommé par résolution du Conseil d’administration d’Orange Cameroun le 14 février 2018. Mais aussi, lui présenter les défis et dossiers importants et urgents qui l’attendent au Cameroun.

Parmi ces dossiers, la relecture de la convention de concession d’Orange et les problèmes de qualité de service surtout en ce qui concerne la voix. Dans ce sens, le DG de l’ART a recommandé à Frédéric Debord le suivi des recommandations issues de l’audit sur la qualité de service commis par le Minpostel. Autres dossiers importants, le paiement des redevances dues et l’identification claire de l’ensemble des abonnés d’Orange. Une sanction avait déjà été infligée par le régulateur à Orange Cameroun au sujet de cette problématique.

Aussi, Philémon Zoo Zame a rendu un vibrant hommage à Mme Elisabeth Medou Badang, DG sortant, pour « la très bonne collaboration et coopération » au cours de ces quatre dernières années. « En effet, malgré les points de discordes, elle a toujours su trouver des compromis », explique Philémon Zoo Zame.

Cameroun : Philémon Zoo Zame présente à Frédéric Debord les défis que le régulateur attend d’Orange
15 février 2018. Yaoundé. ART. Philémon Zoo Zame, le DG de l’ART, Frédéric Debord, le nouveau DG d’Orange Cameroun et Elisabeth Medou Badang, DG sortante. Photo : ART

Prenant la parole à son tour, le directeur général entrant d’Orange a remercié le directeur général de l’ART pour son accueil et surtout pour la déclinaison de cette feuille de route réglementaire qui va lui servir de canevas. II s’est engagé à faire de son mieux pour respecter les prescriptions du régulateur et satisfaire les consommateurs. Il a également précisé qu’il reste conscient du rôle primordial du régulateur dans l’exercice de son activité et renouvelé la volonté d’Orange Cameroun à collaborer activement et pleinement avec le régulateur télécoms.

Au finish, le DG de l’ART a réitéré à Orange Cameroun la volonté des pouvoirs publics et celle du régulateur à les accompagner dans leur déploiement au Cameroun afin de satisfaire tous les utilisateurs des produits et service de communications électroniques. Toutefois, il invite Orange à plus de transparence dans ses actions, au partage de ses infrastructures et à la signature des conventions de coopération avec les autres opérateurs du secteur.

Ecrit par B-O.D., TIC Mag