[DIGITAL Business Africa] – Un document et des précisions utiles pour le renforcement de la résilience des câbles Télécom. L’Organe consultatif international sur la résilience des câbles sous-marins a rendu sa copie après deux ans d’intenses travaux. Le rapport a été approuvé ce 10 juillet 2026 à la faveur du Forum du Sommet mondial sur la société de l’information de l’UIT (WSIS Forum 2026).
L’Organe consultatif international sur la résilience des câbles sous-marins est le bras séculier de l’UIT dans le domaine de l’infrastructure des réseaux de télécommunication et du numérique. Sa mission est de promouvoir les bonnes pratiques, d’améliorer le déploiement et la réparation rapide des câbles, et de réduire les risques de dommages pour sécuriser cette infrastructure mondiale.
Le rapport relève des défis auxquels sont confrontés les câbles. Notamment la forte exposition aux risques physiques, l’augmentation du temps nécessaire aux réparations, la concentration géographique des infrastructures et la forte dépendance de nombreux pays à l’égard d’un petit nombre de systèmes de câbles, en particulier les petits États insulaires en développement (PEID), les pays les moins avancés (PMA) et d’autres régions mal desservies.
Pour remédier à ces écueils, l’organe prescrit le déploiement et la réparation en temps opportun ; l’identification, le suivi et l’atténuation des risques ; et la promotion de la connectivité et de la diversité géographique. Doreen Bogdan-Martin, secrétaire générale de l’UIT, a déclaré à ce propos:
« le monde dépend de la connectivité et, grâce à l’Organe consultatif international sur la résilience des câbles sous-marins, nous disposons désormais d’une feuille de route concrète pour garantir la fiabilité des réseaux sous-marins », a-t-elle dit.
Le rapport a été élaboré conjointement par les gouvernements, les organisations internationales, l’industrie et le monde universitaire. Il met en avant plusieurs priorités d’action, notamment :
• renforcer la coordination entre les gouvernements et l’industrie;
• rationaliser les processus réglementaires et d’autorisation ;
• améliorer l’identification et le suivi des risques ;
• diversification accrue des itinéraires et redondance des infrastructures ;
• améliorer les capacités de préparation et de réponse ;
• répondre aux besoins des régions vulnérables; et
• Intégrer les considérations climatiques et environnementales.
Par Jean Materne Zambo, source : uit.int








