[DIGITAL Business Africa] – La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) n’échappé pas au danger de tous les instants. Les cybercriminels ont frappé de plein fouet le Système d’information de la DGFiP, dans la période du 12 août 2026, selon les sources officielles. Bilan: le vol de données de 678 000 particuliers et professionnels. L’attaque repose sur des usurpations d’identifiants d’un agent de la DGFIP et d’un tiers habilité.
Selon le communiqué du ministère de l’ Action et des Comptes publics, les équipes de la DGFiP en charge des systèmes d’information sont pleinement mobilisées, en lien avec les services des ministères économiques et financiers, notamment le service du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (SHFDS), ainsi qu’avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a donné quelques mesures d’urgence.
« Il y a urgence à concevoir et conduire sans délai une réponse opérationnelle plus réactive et plus forte aux cyberattaques que l’Etat rencontre actuellement. Il faut reprendre l’initiative sur le terrain », a réagi le chef du gouvernement.
Il sera mis sur pied, une équipe de contact composée d’agents de l’Anssi. Elle sera chargée d’intervenir en première ligne en cas de suspicion d’atteinte grave à l’intégrité du système d’information de l’Etat. L’équipe sera aussi engagée en amont de crises potentielles dès la violation d’accès sensibles, pendant la crise et à l’issue, et sera chargée d’adresser « systématiquement » au premier ministre « une analyse après action. Cela afin de tirer tous les enseignements de ces attaques.
Le premier ministre reconnaît qu’en termes de cybersécurité « peu de ministères so[ie]nt au niveau requis » en France. Il affirme que « Ce n’est pas acceptable ». Clément Domingo, Expert en cybersécurité, s’interroge, lui, sur la politique gouvernementale pour lutter contre la cybercriminalité.
“Il y a quelques mois, on a eu une autre cyberattaque dont toute la France a parlé, l’ANTS qui avait été piratée par un jeune de 15 ans. Suite à ça, Sébastien Lecornu avait dû s’exprimer, et annoncer un budget de 200 millions. Aujourd’hui, la vraie question à se poser, c’est est-ce que cette enveloppe de 200 millions a réellement été débloquée et surtout comment elle a été ventilée”, a-t-il expliqué.
Avant l’attaque de la DGFIP, il y a eu celle de la Mutuelle générale de Prévoyance dans la période du 18 août 2026. Le groupement avoue avoir été victime d’une cyberattaque. Laquelle a ciblé l’un de ses prestataires. « A ce stade, des investigations sont toujours en cours afin de déterminer précisément le périmètre de l’incident et les données concernées », selon un communiqué de cette mutuelle qui compte 480 000 adhérents. Près de 200 000 personnes et environ 133 000 informations bancaires seraient concernées.
Par Jean Materne Zambo








