[DIGITAL Business Africa] – Des scènes érotiques tournées dans des salons feutrés et chambres d’ établissements hôteliers qui empiètent sur les réseaux sociaux. Le phénomène ne s’arrête pas. La toile camerounaise a de nouveau été retournée par des images pornographiques d’une jeune fille surnommée Jessica Édima sur les réseaux sociaux et celles d’une certaine Cynthia Fianga, placée en détention provisoire à la prison centrale de Kondengui en 2022 pour outrage public à la pudeur et publications obscènes.
Face à cet énième épisode érotique, la ministre de la Promotion de la Femme et de la est sortie de sa réserve. Dans un communiqué signé ce 23 juillet 2026, la membre du gouvernement a adressé une mise en garde solennelle à l’opinion publique nationale.
Marie -Thérèse Abena Ondoua marque sa profonde inquiétude quant aux « attitudes qui se manifestent à travers la publication de contenus inappropriés sur les réseaux sociaux, faisant l’apologie de la consommation des substances nocives, la recherche du gain facile, la dépravation des mœurs à outrance, banalisant ainsi la violence et l’immoralité ».
Face à ces dérives, la ministre de Promotion de la Femme et de la Famille a rappelé le rôle de l’État dans la protection des droits fondamentaux. Avant de formuler des solutions pour résorber ces comportements infâmes. À l’adresse de la jeune fille, elle appelle à « une prise de conscience urgente pour un retour aux comportements sains », l’invitant à rompre avec la quête de visibilité superficielle et dangereuse.
En direction du noyau familial, la ministre interpelle les parents à « prendre leurs responsabilités pour assurer la protection de leurs enfants », rappelant que l’encadrement des mineurs et la régulation de leur accès au numérique débutent au sein du foyer.
Le ministère Marie -Thérèse Abena Ondoua rappelle que son département est à l’écoute des familles en difficultés. La ligne verte 116 ( numéro gratuit) est dédiée par exemple à l’assistance aux enfants pour tout signalement de cas d’abus.
Le MINPROFF conduit aussi la campagne numérique intitulée « je protège l’enfant partout, fais de même », qui est un levier communautaire pour inciter chaque citoyen à devenir un acteur de la protection des mineurs. Non sans oublier les structures d’accueil comme les services centraux, les services déconcentrés ainsi que les Centres de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF).
Par Jean Materne Zambo








