[DIGITAL Business Africa] – À mesure que le Cameroun accélère sa transformation numérique, la cybercriminalité s’impose comme l’un des principaux défis sécuritaires du pays. Escroqueries en ligne, usurpations d’identité, intrusions dans les systèmes d’information, atteintes à la réputation des institutions ou encore exploitation des vulnérabilités techniques : les menaces se multiplient. Les chiffres récemment dévoilés par le directeur général de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC), le Pr Ebot Ebot Enaw, dressent un état des lieux sans complaisance de la situation.
Une explosion des réquisitions liées aux enquêtes numériques
En 2025, l’ANTIC a traité 32 500 réquisitions judiciaires, soit une hausse de 30 % par rapport à 2024. Ces réquisitions, qui parviennent quotidiennement à l’agence, concernent des enquêtes liées à des infractions commises à l’aide des outils numériques. En moyenne, près de 200 réquisitions sont enregistrées chaque jour, dont certaines impliquent plusieurs suspects, ce qui traduit une pression opérationnelle croissante sur les équipes chargées de l’investigation numérique.
Des milliers de vulnérabilités détectées dans les systèmes
Depuis janvier 2024, les opérations de scans de vulnérabilités et d’audits de sécurité menées par l’ANTIC dans les administrations publiques et les entreprises privées ont permis de détecter 8 502 vulnérabilités. Ces failles techniques, souvent exploitées par des cybercriminels, exposent les systèmes à des intrusions, des fuites de données ou des sabotages numériques. À chaque détection, des mesures correctives sont mises en œuvre afin de renforcer les dispositifs de sécurité des entités concernées.
Faux comptes et usurpation d’identité sur les réseaux sociaux
La cybercriminalité ne se limite plus aux attaques techniques. Elle s’étend désormais aux réseaux sociaux, devenus un terrain privilégié pour l’usurpation d’identité et la manipulation de l’information. Depuis janvier 2024, l’ANTIC a identifié 8 499 faux comptes se faisant passer pour des hautes personnalités de l’État ou des institutions publiques. Grâce à la coopération avec des plateformes telles que Facebook et TikTok, 6 416 de ces comptes ont pu être fermés, limitant ainsi les risques d’escroquerie, de désinformation et d’atteinte à la crédibilité des institutions.
La preuve numérique au cœur des procédures judiciaires
Dans le cadre des enquêtes judiciaires, l’ANTIC joue également un rôle clé dans l’authentification des preuves numériques. À la demande des autorités judiciaires, 206 procès-verbaux d’authentification de preuves numériques ont été établis, confirmant la place centrale des données électroniques dans les procédures pénales contemporaines.
Des volumes de données toujours plus importants à traiter
Les investigations numériques génèrent des volumes de données considérables. Selon l’ANTIC, environ 200 gigaoctets de données sont exploités chaque jour à des fins d’enquête, soit près de 73 téraoctets par an. Cette volumétrie progresse d’environ 10 % par an, imposant des exigences élevées en matière de stockage, de traitement et d’analyse, afin de répondre efficacement aux sollicitations dans des délais contraints.
Le Salon e-Gov’A
Cette réalité met également en lumière l’urgence d’un dialogue structuré entre les pouvoirs publics, les experts du numérique et les acteurs privés autour des enjeux de cybersécurité, d’usurpation d’identité et de gouvernance digitale. C’est précisément dans cette logique que s’inscrit le Salon e-Gov’A, prévu du 14 au 16 mai 2026, placé sous le thème : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless ».
Ce rendez-vous continental vise à sensibiliser les décideurs publics à la nécessité d’une présence institutionnelle officielle et maîtrisée sur le web, condition essentielle pour lutter contre la prolifération des faux comptes, la désinformation et les cybermenaces. Il ambitionne également de promouvoir une culture de la cybersécurité fondée à la fois sur la technologie, la gouvernance et la sensibilisation des usagers.
Un renforcement massif des capacités grâce au PATNUC
Face à cette montée en puissance des attaques et des sollicitations, le Cameroun s’est engagé à renforcer substantiellement ses capacités opérationnelles en matière de cybersécurité. Dans ce cadre, le projet d’acquisition d’équipements pour le Centre de réponse aux incidents de cybersécurité (CIRT), financé par le Projet d’accélération de la transformation numérique (PATNUC), a permis de doter l’ANTIC d’un dispositif technologique de pointe comprenant notamment cinq serveurs haute performance, trois plateformes dédiées aux investigations numériques, vingt consoles de stockage, trente stations de travail spécialisées, ainsi que trois plateformes de scan de vulnérabilités et de tests d’intrusion. Ces équipements visent à améliorer la surveillance, l’analyse et la réponse aux incidents cyber à l’échelle nationale.
L’appel de ICT Media STRATEGIES
Pour Beaugas Orain Djoyum, directeur général d’ICT Media STRATEGIES, « ces chiffres montrent clairement que la cybercriminalité n’est plus une menace abstraite, mais une réalité quotidienne au Cameroun. L’explosion des faux comptes et des usurpations d’identité impose aux décideurs publics, aux dirigeants d’institutions et aux responsables d’entreprises d’occuper eux-mêmes l’espace numérique de manière officielle, professionnelle et proactive. L’absence en ligne laisse le champ libre aux imposteurs ». « Mais, au-delà de la répression, la sensibilisation des citoyens, des administrations et des acteurs économiques reste essentielle : il faut être présent sur ces plateformes web. Un cyberespace plus sûr passe aussi par une meilleure culture numérique et une vigilance collective », suggère le DG de ce cabinet d’e-réputation, de personal branding et de veille stratégique qui accompagne les décideurs et institutions dans leurs stratégies d’e-Réputation.
Vers un cyberespace plus sûr et plus résilient
Si ces investissements constituent une avancée majeure, le directeur général de l’ANTIC souligne que la technologie seule ne suffit pas. Le renforcement des compétences humaines reste un levier essentiel. Des projets complémentaires de formation du personnel de l’ANTIC et des agents des administrations publiques ont ainsi été soumis au PATNUC, avec l’ambition de bâtir un cyberespace camerounais plus sécurisé, plus résilient et plus attractif pour les citoyens, les entreprises, les startups et les investisseurs.
[DIGITAL Business Africa] – L’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC) a officiellement réceptionné, le 20 janvier 2026 à Yaoundé, un important lot d’équipements et de logiciels de cybersécurité acquis dans le cadre du Projet d’accélération de la transformation numérique du Cameroun (PATNUC), financé par la Banque mondiale.
Cette rétrocession vise à renforcer de manière significative les capacités nationales de surveillance, de prévention et de réponse aux cybermenaces, dans un contexte de digitalisation accélérée de l’économie et de l’administration camerounaises.
La cérémonie s’est tenue sous la présidence de Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, en présence des responsables du MINPOSTEL, du directeur général de l’ANTIC, le Pr Ebot Ebot Enaw, du coordonnateur national du PATNUC, Dr Mfuh Windfred Fuaye Kenji, ainsi que de nombreux partenaires techniques et financiers.
Dans son allocution, la ministre des Postes et Télécommunications a souligné que cette rétrocession s’inscrit dans une vision stratégique globale de l’État camerounais. « Un cyberespace sûr et de confiance constitue aujourd’hui un déterminant majeur de la performance économique, de la continuité de l’action publique, de la souveraineté numérique et, plus largement, du développement durable », a déclaré Minette Libom Li Likeng, insistant sur la nécessité de bâtir une digitalisation souveraine, sécurisée et résiliente.
Un renforcement technologique au cœur de la cybersécurité nationale
Selon le directeur général de l’ANTIC, le Pr Ebot Ebot Enaw, les équipements et logiciels réceptionnés permettront à l’institution d’adopter une approche plus proactive de la cybersécurité, notamment grâce à des systèmes avancés de détection et de prévention des intrusions déployés au niveau des infrastructures critiques. Ces outils offrent une forte capacité de traitement des données, indispensable pour analyser de grands volumes d’informations issus de capteurs, de bases de données et d’interactions numériques, afin de détecter, prévenir et répondre efficacement aux incidents cyber.
Revenant sur le contexte sécuritaire, la ministre a rappelé que « la cybersécurité n’est plus un sujet périphérique ou purement technique, mais un enjeu central qui conditionne le fonctionnement même de nos sociétés modernes », évoquant notamment le doublement des attaques exploitant des failles de sécurité observé au Cameroun entre 2023 et 2024.
Les nouvelles plateformes réceptionnées viennent également renforcer les capacités de scan de vulnérabilités, de tests d’intrusion et de renseignement sur les menaces, des fonctions essentielles pour anticiper les attaques et améliorer la résilience du cyberespace camerounais.
Une réponse à l’explosion des usages numériques et des cybermenaces
Dans son intervention, le Pr Ebot Ebot Enaw a rappelé que le Cameroun a engagé, depuis 2010, d’importantes réformes juridiques et institutionnelles pour sécuriser son cyberespace, sous la Très Haute Impulsion du Président de la République. Ces réformes ont conduit à l’adoption de lois sur la cybersécurité et les communications électroniques, ainsi qu’à la redéfinition des missions du ministère des Postes et Télécommunications et de l’ANTIC.
Prenant la parole au nom de l’équipe projet, Dr Mfuh Windfred Fuaye Kenji, coordonnateur national du PATNUC, a souligné que ces investissements traduisent la volonté du Gouvernement et de la Banque mondiale de doter durablement les institutions camerounaises d’infrastructures modernes, capables d’accompagner la transformation numérique dans un environnement sécurisé et digne de confiance.
Aujourd’hui, l’ANTIC s’appuie sur trois structures opérationnelles clés : la Direction des audits de sécurité, le Centre national de cryptographie et de certification électronique, et le Centre de réponse aux incidents de cybersécurité (CIRT). Ces entités opèrent dans un environnement marqué par une croissance rapide de l’usage d’Internet, dont le taux de pénétration est passé de 4,3 % en 2010 à près de 50 % en 2026, avec pour corollaire une augmentation notable des menaces cybercriminelles.
Des chiffres révélateurs de l’ampleur des défis
Les statistiques présentées par le directeur général de l’ANTIC illustrent l’intensité croissante des activités de cybersécurité au Cameroun. En 2025, l’agence a traité 32 500 réquisitions judiciaires, soit une hausse de 30 % par rapport à 2024. Depuis janvier 2024, plus de 8 500 vulnérabilités ont été détectées lors des audits et scans de sécurité réalisés dans les administrations publiques et les structures privées.
Dans le même temps, 206 procès-verbaux d’authentification de preuves numériques ont été établis à la demande des autorités judiciaires. Sur les réseaux sociaux, 8 499 faux comptes usurpant l’identité de hautes personnalités et d’institutions ont été identifiés depuis janvier 2024, dont 6 416 fermés grâce à la collaboration avec des plateformes comme Facebook et TikTok.
La ministre des Postes et Télécommunications a relevé que ces chiffres traduisent « une recrudescence des escroqueries en ligne, des usurpations d’identité, des atteintes à la disponibilité des services numériques essentiels et des violations de données personnelles », susceptibles d’altérer durablement la confiance des usagers dans le numérique.
Des investissements structurants via le PATNUC
C’est pour faire face à cette montée en charge que l’ANTIC a proposé, dans le cadre de la composante 1 du PATNUC dédiée au renforcement des capacités des entités gouvernementales chargées de la sécurité des réseaux, un vaste projet d’acquisition d’équipements pour le CIRT. Le projet comprend notamment cinq serveurs haute performance, trois plateformes d’investigation, vingt consoles de stockage, trente stations de travail spécialisées et trois plateformes de scan de vulnérabilités et de tests d’intrusion, pour un budget global estimé à 735,37 millions de FCFA.
À l’issue de la procédure d’appel d’offres, le marché a été attribué à la société ELECTRA. La livraison des équipements a connu certains retards, liés aux réglementations strictes encadrant l’exportation de matériels sensibles, mais le taux de réception atteint déjà 95,99 %.
Selon la ministre, ces équipements permettront notamment de « moderniser l’infrastructure technologique du CIRT national, de renforcer ses capacités de veille, d’analyse et de réponse rapide aux incidents, et de consolider la résilience et la souveraineté numériques du Cameroun ».
Vers un cyberespace plus sûr et plus attractif
Pour le directeur général de l’ANTIC, ces nouveaux équipements amélioreront sans aucun doute les capacités de surveillance et d’investigation de l’agence et contribueront à renforcer la confiance dans le cyberespace camerounais. Il a toutefois souligné, à l’instar de la ministre, que la technologie seule ne suffit pas.
Deux projets complémentaires ont ainsi été soumis au PATNUC, l’un pour renforcer les compétences du personnel de l’ANTIC en cybersécurité, l’autre pour former les agents des administrations publiques. La ministre a insisté sur le fait que « la sensibilisation et l’éducation au numérique constituent un pilier essentiel de la lutte contre la cybercriminalité ».
L’objectif affiché est clair : bâtir un cyberespace plus sécurisé, plus résilient et plus attractif, aussi bien pour les investisseurs et les startups que pour les usagers, dans un contexte où la transformation numérique devient un levier central du développement économique du Cameroun.
[Digital Business Africa] – Netflix amorce un tournant stratégique majeur. Confronté à la montée en puissance des plateformes sociales comme YouTube, TikTok et Instagram, qui dominent aujourd’hui le temps de visionnage sur mobile, le leader mondial du streaming a annoncé une refonte profonde de son application mobile. Objectif : transformer Netflix en un espace de divertissement plus interactif, plus fréquenté au quotidien et plus proche des usages des réseaux sociaux.
L’annonce a été faite lors de la conférence téléphonique sur les résultats du quatrième trimestre, ce mardi 20 janvier 2026. À cette occasion, le groupe a confirmé qu’une nouvelle version de son application mobile verrait le jour d’ici fin 2026, avec une orientation résolument tournée vers les vidéos courtes, verticales et interactives.
Une application pensée pour la prochaine décennie
Pour Greg Peters, Co-PDG de Netflix, cette refonte doit permettre à la plateforme de « mieux accompagner la croissance de notre activité lors de la prochaine décennie ». Il précise que la future application constituera une base technologique flexible, conçue pour permettre à Netflix de « tester, itérer, faire évoluer et améliorer en continu » ses services.
Au cœur de cette stratégie : l’engagement quotidien. Netflix ne veut plus être uniquement une plateforme que l’on ouvre pour regarder un film ou une série, mais un espace où l’on revient plusieurs fois par jour, à l’image des applications sociales.
Le pari des flux vidéo verticaux
Netflix expérimente depuis mai dernier des flux de vidéos verticales, inspirés du format popularisé par TikTok, Instagram Réels et YouTube Shorts. Ces flux mettent en avant de courts extraits de séries et de films, destinés à faciliter la découverte de contenus.
GREG PETERS
Selon Greg Peters, cette logique sera étendue à d’autres formats :
« Nous proposerons davantage de clips basés sur de nouveaux types de contenus, notamment les podcasts vidéo. »
Pour Netflix, ces formats courts deviennent un levier stratégique pour capter l’attention, prolonger le temps passé sur l’application et renforcer la fidélité des abonnés.
Netflix se positionne sur le marché des podcasts vidéo
Dans le même élan, Netflix investit dans un segment jusqu’ici dominé par YouTube : les podcasts vidéo. La plateforme a récemment lancé ses premiers podcasts vidéo originaux, animés par des personnalités de premier plan comme Pete Davidson et Michael Irvin.
Parallèlement, Netflix a conclu des partenariats avec des acteurs majeurs du secteur, notamment Spotify et iHeartMedia, afin d’intégrer des catalogues existants de podcasts vidéo à son écosystème. Une manière de capter de nouvelles audiences et d’élargir son offre au-delà des séries et films traditionnels.
Vers une Netflix “plus sociale”
Ces initiatives traduisent une ambition claire : rapprocher l’expérience Netflix de celle d’une plateforme sociale, où la découverte, l’interaction et la recommandation jouent un rôle central. Toutefois, la direction du groupe insiste sur un point : il ne s’agit pas de copier TikTok.
Lors de la conférence TechCrunch Disrupt 2025, la directrice technique Elizabeth Stone a expliqué que Netflix cherche avant tout à renforcer ses capacités de découverte de contenus de divertissement, grâce à des fonctionnalités adaptées aux usages mobiles.
Une concurrence élargie à tout l’écosystème du divertissement
Ted Sarandos
Pour Ted Sarandos, Co-PDG de Netflix, le secteur a changé de nature :
« Nous ne sommes plus seulement en concurrence avec d’autres services de streaming, mais avec l’ensemble de l’industrie du divertissement. La bataille se joue désormais pour l’attention, les créateurs, les revenus publicitaires et les abonnements. »
Il souligne que les frontières entre télévision, cinéma, streaming et plateformes sociales sont de plus en plus floues :
« Les Oscars et la NFL sont diffusés sur YouTube, Apple vise les Emmy Awards, et Instagram arrive bientôt sur le terrain. La télévision n’est plus ce que nous regardions dans notre enfance : elle est partout. »
Des performances financières solides
Ce virage stratégique s’appuie sur une base financière robuste. En 2025, Netflix a enregistré 45,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires, dont plus de 1,5 milliard issus de la publicité. La plateforme a également franchi le cap des 325 millions d’abonnements payants au quatrième trimestre.
Avec cette refonte de son application mobile, Netflix ne cherche plus seulement à être le leader du streaming, mais à devenir un acteur central de l’économie de l’attention. En intégrant les codes des réseaux sociaux, vidéos courtes, formats verticaux, interaction, le géant américain entend s’imposer dans un univers où le temps d’écran est devenu la ressource la plus disputée.
[DIGITAL Business Africa ] – Le géant de l’intelligence artificielle et la fondation Gastes au chevet de la télémédecine africaine. Les deux entités ont annoncé, ce 20 janvier 2026, un investissement de 50 millions de dollars dans l’initiative « Horizon 1000 ». Une initiative qui vise à renforcer les soins de santé primaires dans 1000 centres de santé en Afrique d’ici 2028, grâce à l’IA.
Le programme devrait permettre d’aider les décideurs africains à passer de l’expérimentation à un déploiement concret de l’IA dans les centres de santé. Selon les partenaires, ces technologies peuvent assister les agents de santé de première ligne dans l’application de protocoles complexes, réduire la charge administrative et permettre aux cliniciens de consacrer davantage de temps aux patients. Elles pourraient également offrir aux populations un meilleur contrôle de leur propre santé.
« L’IA sera quoi qu’il arrive une merveille scientifique, mais pour qu’elle devienne une merveille sociétale, nous devons trouver des moyens d’utiliser cette technologie exceptionnelle pour améliorer la vie des gens », a déclaré Sam Altman, PDG d’OpenAI.
Les deux organisations révèlent que les soins de santé primaires constituent le socle de systèmes de santé solides et résilients, tout en restant inaccessibles pour près de la moitié de la population mondiale.
Dans un rapport du Centre d’expertise international de Montréal en intelligence artificielle (CEIMIA) intitulé « State of AI in Healthcare in Sub Saharan Africa », il est mentionné que les applications de l’IA ont déjà un impact significatif dans des domaines tels que la télémédecine, la gestion des opérations de santé, l’imagerie médicale, le diagnostic, la surveillance fondée sur les données et la découverte de médicaments.
Cependant, des défis subsistent. Notamment, la rareté des données, le manque de financements, les lacunes réglementaires, les difficultés de passage à l’échelle, les contraintes d’infrastructures, la pénurie de compétences, ainsi que les enjeux liés à la diversité, l’équité et l’inclusion (DEI), entre autres.
Le programme devrait démarrer au Rwanda, avant d’être étendu à d’autres pays du continent.
[DIGITAL Business Africa] – La 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations, clôturée le 18 janvier 2026 au Maroc, ne restera pas seulement dans les mémoires pour ses performances sportives. Elle marque également un tournant technologique majeur pour le continent. Si le déploiement de la diffusion HDR (High Dynamic Range), des caméras ultra-slow motion et des drones FPV a permis d’élever la réalisation audiovisuelle aux standards internationaux, l’innovation la plus marquante s’est peut-être jouée loin des écrans, dans les tribunes, au service de l’inclusion.
Pour la première fois dans l’histoire de la CAN, un dispositif d’audiodescription en temps réel a été expérimenté dans certains stades marocains. Munis de casques audio haute-fidélité, des supporters aveugles ou malvoyants ont pu suivre les rencontres grâce à une narration enrichie, décrivant avec une grande précision la trajectoire du ballon, le positionnement des joueurs, la construction des actions et l’intensité des duels. Une immersion sonore pensée pour compenser l’absence de vision et restituer la richesse tactique et émotionnelle du jeu. « C’est une immersion totale. La narration est si fine que le match se dessine mentalement avec une précision impressionnante », confie l’un des bénéficiaires.
En complément de l’audio, la CAN 2025 a également servi de terrain d’expérimentation à la technologie tactile, notamment à travers la solution développée par la société française Touch2See. Le dispositif repose sur une tablette en relief reproduisant un terrain de football, sur laquelle un curseur magnétique se déplace en temps réel pour indiquer la position du ballon. Lors d’un match de phase de groupes à Rabat, cette innovation a permis aux supporters malvoyants de suivre physiquement les phases de jeu, de ressentir les offensives et de mieux comprendre la dynamique collective sur le terrain. Une manière inédite de « voir » le football par le toucher.
Malgré l’enthousiasme suscité, le déploiement de ces technologies est toutefois resté limité. Sur les 52 matchs disputés au cours du tournoi, les dispositifs d’audiodescription et de restitution tactile n’ont été accessibles que lors de trois rencontres. Plus symbolique encore, la finale de la compétition, pourtant la plus suivie, n’en a pas bénéficié. Une situation qui interroge sur la capacité à inscrire durablement ces innovations dans l’organisation des grands événements sportifs.
Pour les associations de défense des droits des personnes en situation de handicap, l’enjeu est désormais de dépasser le stade de l’expérimentation ponctuelle afin de faire de l’accessibilité une norme et non une exception. Car si les technologies testées à la CAN 2025 ont démontré leur pertinence, leur impact réel dépendra de leur généralisation.
Malgré ces limites, la CAN 2025 au Maroc laisse entrevoir un nouvel héritage pour le sport africain. Elle montre que l’innovation numérique peut être mobilisée non seulement pour améliorer le spectacle, mais aussi pour renforcer l’inclusion et l’équité. À l’heure où l’impact sociétal des grandes compétitions est de plus en plus scruté, le message est clair : le football, lorsqu’il s’appuie sur la technologie, peut devenir un espace réellement ouvert à tous.
[DIGITAL Business Africa] – Le Kenya franchit une étape charnière dans sa transformation numérique. Avec près de cinq millions de smartphones déjà assemblés sur son territoire, le pays confirme son ambition de conjuguer souveraineté technologique, industrialisation locale et création d’emplois pour les jeunes. L’annonce a été faite le lundi 19 janvier 2025 par William Kabogo Gitau, secrétaire de cabinet au ministère de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique, en marge du lancement du programme NYOTA, un dispositif stratégique de soutien en capital dédié à l’entrepreneuriat jeune.
Pour lever l’un des principaux freins à l’adoption du numérique, à savoir le coût des équipements, ces terminaux assemblés localement sont commercialisés à des prix compris entre 6 000 et 8 000 shillings kényans, soit environ 46 à 62 dollars. Une politique tarifaire volontairement agressive, pensée pour transformer la forte pénétration de la téléphonie mobile déjà supérieure à 140 % selon l’Autorité kényane des communications en un véritable levier de productivité économique et sociale.
L’objectif affiché par les autorités est de généraliser l’usage du smartphone comme porte d’entrée vers les services financiers numériques, le commerce électronique, les plateformes d’e-gouvernement et, plus largement, l’économie digitale. En toile de fond, Nairobi entend structurer un écosystème numérique endogène, moins dépendant des importations et plus résilient face aux chocs extérieurs.
Cette dynamique industrielle s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique portée par le numérique. Le secteur technologique s’impose progressivement comme un moteur de croissance, avec plus de 300 000 emplois déjà créés, selon le gouvernement, grâce aux activités d’externalisation des processus métiers (BPO) et aux plateformes numériques. Un segment que les autorités kényanes considèrent désormais comme stratégique pour absorber une partie de la pression démographique et offrir des débouchés professionnels aux jeunes diplômés.
En appui à cette trajectoire, le programme NYOTA vient d’injecter 258,4 millions de shillings kényans pour accompagner plus de 10 300 jeunes entrepreneurs dans les comtés de Nairobi, Kiambu et Kajiado. Au-delà du financement, l’initiative ambitionne de renforcer la culture de l’épargne, d’améliorer la gestion des revenus et de consolider la résilience économique des bénéficiaires.
Parallèlement, le gouvernement mise sur un renforcement massif des compétences et des infrastructures. À ce jour, environ 350 centres numériques sont déjà opérationnels dans les établissements d’enseignement et de formation techniques et professionnels (TVET). À terme, 1 450 centres supplémentaires devraient être déployés dans l’ensemble des circonscriptions du pays afin de réduire la fracture numérique et stimuler l’innovation locale. Sur le volet des infrastructures, Nairobi prévoit le déploiement de 100 000 kilomètres de fibre optique à haut débit, un chantier d’envergure jugé essentiel pour attirer les investissements directs étrangers et soutenir le développement des activités numériques à l’échelle nationale.
En combinant assemblage local de terminaux, montée en compétences des jeunes et déploiement d’infrastructures de connectivité de nouvelle génération, le Kenya renforce son positionnement comme un pôle technologique régional, souvent qualifié de « Silicon Savannah ». Une stratégie qui vise à transformer le défi démographique en un levier de croissance durable et inclusive.
[DIGITAL Business Africa] – Haitech CN, présente dans 60 pays, selon le gouvernement, veut étendre ses ramifications au Tchad. Une délégation de l’entreprise a été reçue ce 19 janvier 2026 par le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Dr Michel Boukar.
Spécialisée dans les solutions technologiques innovantes, dont dans le secteur de l’éducation, l’entreprise explore des pistes de collaboration dans la transformation numérique, le développement des compétences et le secteur éducatif.
Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une mission de prospection et de présentation institutionnelle de Haitech CN, en vue d’un futur partenariat et d’une implantation au Tchad. Les échanges ont permis d’explorer les opportunités de collaboration dans les domaines de l’éducation, de la transformation numérique et du développement des compétences.
Mieux, les autorités tchadiennes envisagent le lancement d’études de faisabilité et la préparation de mémorandums d’entente (MoU), dans la perspective d’un partenariat structurant au service du développement numérique et éducatif du Tchad.
Le secteur éducatif tchadien fait sa mue progressivement. Depuis 2020, le gouvernement, en collaboration avec l’Ambassade de France, a lancé la plateforme Tchad Educa TIC. Cette plateforme propose des cours et des exercices pour vous entraîner en toute autonomie. L’utilisateu a en particulier accès à des ressources en français et mathématiques dédiées aux enseignements de l’éducation fondamentale.
Tchad EducaTIC a été lancée dans le cadre du projet FSPI Magistère visant à structurer le numérique éducatif tchadien, notamment pendant la pandémie de COVID-19.
Ses principaux objectifs et fonctionnalités incluent :
• Accès aux ressources : Offrir aux élèves tchadiens un accès en ligne à une grande quantité de contenus pédagogiques, notamment en français et en mathématiques pour l’éducation fondamentale.
• Renforcement des compétences : Aider à renforcer durablement les compétences numériques des enseignants et à former les élèves aux technologies de l’information et de la communication (TIC).
• Création de contenu : intégrer des outils permettant la création rapide d’exercices et de cours multimédias, facilitant l’adaptation des ressources au contexte tchadien par les pédagogues locaux.
• Pérennisation de l’enseignement : contribuer à la mise en place d’un programme de réussite scolaire et à la vulgarisation de l’enseignement à distance, même dans les zones reculées.
• Suivi individualisé : permettre un suivi individualisé du travail des élèves.
[DIGITAL Business Africa] – La Commission de la CEDEAO organise une consultation régionale sur la vision numérique 2050 et l’avenir numérique. L’événement s’est ouvert ce mardi 20 janvier 2026, à Lagos, au Nigeria, et vise à examiner l’impact transversal des technologies émergentes sur l’unité, la stabilité, la paix, la sécurité et le développement de la région de la CEDEAO.
La consultation régionale sur la vision numérique 2050 et l’avenir numérique court jusqu’au 22 janvier 2026. Les travaux sont placés sous le thème « Vision 2050 de la CEDEAO et avenir numérique : exploration de l’impact de l’intelligence artificielle, de la communication, des médias sociaux et de la transformation numérique ».
Les travaux réunissent la société civile, les groupes de réflexion, les organismes professionnels, le secteur privé, ainsi que les jeunes, les femmes et les personnes en situation de handicap, afin de favoriser des réponses innovantes aux défis actuels et de s’aligner sur les aspirations des générations futures de citoyens de la CEDEAO.
Selon la Commission de la CEDEAO, plusieurs recommandations devraient émerger de cette consultation. Celles-ci permettant de contribuer à l’élaboration d’un document consolidé qui sera soumis à l’examen de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, lors d’un sommet spécial consacré au futur de l’intégration régionale.
Pour une CEDEAO connectée
La concertation s’inscrit dans une série de consultations régionales organisées par la Commission de la CEDEAO. Parmi ces mesures, les initiatives d’harmonisation des politiques TIC et le Programme régional d’intégration numérique de l’Afrique de l’Ouest (WARDIP). Un atelier y relatif s’est tenu le 8 mai 2025 a Abuja en vue d’accélérer la coordination régionale et le développement de politiques communes favorables à l’émergence d’un marché numérique intégré.
Le projet WARDIP bénéficie d’un financement de 10,5 millions USD. Il est mis en œuvre en partenariat avec la Banque mondiale, la Commission de l’Union africaine, le Secrétariat de Smart Africa.
Parlant d’initiatives d’harmonisation de politiques TIC, la CEDEAO a organisé en juillet 2025 une réunion délocalisée de la commission mixte « Éducation, Science et Culture / Santé / Télécommunications et Technologies de l’information » du Parlement de la CEDEAO.
Placée sous le thème « Méthodologies d’enseignement innovantes et plateformes numériques », cette rencontre a permis de poser les jalons d’une école ouest-africaine connectée.
Six piliers structurent ce projet :
• Une charte éthique régionale pour encadrer les usages de l’IA dans l’éducation, garantissant transparence, équité, respect des diversités culturelles et protection des données personnelles ;
• La mutualisation de ressources numériques ouvertes, conçues en langues africaines, interopérables et contextualisées, au service des réalités pédagogiques locales ;
• La création d’un réseau régional de compétences réunissant chercheurs, universités, startups, enseignants et praticiens autour de l’IA éducative ;
• Un vaste programme de formation et de certification des enseignants, pour construire une communauté professionnelle capable de tirer pleinement parti des technologies d’apprentissage ;
• Un mécanisme régional de financement de l’innovation éducative, ciblant en priorité les zones rurales et les publics vulnérables afin d’assurer l’équité d’accès ;
• Une politique intégrée de gouvernance des données éducatives, centrée sur l’acquisition, l’archivage, l’analyse et la valorisation de données africaines pour la recherche et la prise de décision.
Par Jean Materne Zambo, sources : education.sn, API
[DIGITAL Business Africa] – Ceux qui ont coutume de dire que l’avenir n’est pas le métavers mais l’intelligence artificielle ont peut-être raison. L’entreprise Meta connaît une déroute dans le métavers (monde virtuel en 3D). Un espace où les utilisateurs interagissent via des avatars pour travailler, se divertir, faire du shopping et socialiser, fusionnant la réalité physique et numérique grâce à des technologies comme la réalité virtuelle (VR) et augmentée (AR).
Le groupe dirigé par Mark Zuckerberg a annoncé ce 16 janvier 2026 un licenciement de 1500 employés suite à une perte de 73 milliards de dollars dans le métavers depuis 2020. Cette mesure s’accompagne de l’interruption de certains projets comme Horizon Workrooms (collaboration sur le lieu de travail VR).
“L’entreprise, l’objectif de Workrooms était de montrer comment Meta Horizon pouvait aider les utilisateurs à se rassembler pour travailler, à collaborer et à interagir.
Depuis, Meta Horizon s’est transformé en plateforme sociale et prend en charge toute une série d’applications et d’outils de productivité. Par conséquent, Meta a pris la décision de ne plus proposer Workrooms en tant qu’application indépendante, et ce à compter du 16 février 2026”, a justifié l’entreprise.
L’entreprise va également cesser d’offrir aux entreprises les services gérés par Horizon et le matériel commercial Quest. Et la production de casques VR et d’équipements Horizon Worlds a été considérablement réduite.
Le groupe résout de rediriger ses investissements vers le développement de l’IA, les portables améliorés par l’IA (lunettes intelligentes Ray-Ban Meta) et le matériel de réalité augmentée avec intégration IA.
Quelques conseils de Meta
À partir du 16 fevrier 2026, vous ne pourrez plus accéder à Workrooms, et toutes les données associées à Workrooms seront supprimées. Avant cette date :
Si vous êtes connecté(e) à workrooms.workplace.com, vous avez accès à certaines informations associées à votre compte Workrooms.
Si vous êtes connecté(e) à accountscenter.meta.com, vous pouvez consulter et télécharger d’autres informations (p. ex., informations de réunion) associées à votre compte Workrooms.
Si vous utilisez un compte Meta géré par votre organisation pour accéder à Workrooms, découvrez comment télécharger vos informations (à condition que votre admin autorise les téléchargements).
Autres options pour rester productif et continuer à interagir avec les autres grâce à votre casque
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Pour rappel, le groupe Facebook Inc. s’est rebaptisé Meta en 2021, alors que la pandémie de Covid-19 sévissait. Le groupe s’était aussi doté d’un nouveau logo, un signe représentant l’infini, légèrement déformé pour évoquer la lettre M. Cette dénomination nouvelle indiquait que l’entreprise allait multiplier les investissements dans le métavers.
[DIGITAL Business Africa] – LeSénégal entend franchir, avec GAINDESAT-1B dont le lancement est prévu en 2026, un nouveau cap dans l’intégration du spatial au cœur de son économie numérique. Plus qu’un projet technologique ou sécuritaire, le satellite est désormais pensé comme un outil de production de données, appelées à alimenter des services numériques à forte valeur ajoutée.
Présenté par le professeur Gayane Faye, coordonnateur du projet SENSAT, lors de la rentrée académique 2025-2026 du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS), GAINDESAT-1B s’inscrit dans la continuité du premier satellite national, GAINDESAT-1A, lancé avec succès en août 2024 depuis la base de Vandenberg (Californie, USA). Conçu au format CubeSat 1U, il sera dédié à l’imagerie et à la collecte de données environnementales, un segment stratégique de l’économie numérique mondiale.
Ces données spatiales constituent une matière première numérique essentielle pour le développement de services dans des secteurs clés : agriculture intelligente, gestion des ressources hydriques, aménagement du territoire, logistique, assurance, prévention des catastrophes ou encore urbanisme. En internalisant la production de données satellitaires, le Sénégal réduit sa dépendance aux fournisseurs étrangers et ouvre la voie à l’émergence de start-up, plateformes et solutions locales fondées sur l’exploitation de ces données.
Le projet s’accompagne également d’un investissement dans les compétences numériques avancées, avec la perspective de lancer une formation doctorale en recherche spatiale au CHEDS. L’objectif est de constituer un vivier d’experts capables non seulement d’opérer les satellites, mais aussi de transformer les données brutes en produits numériques commercialisables, au croisement du big data, de l’IA et de la cybersécurité.
Dans un contexte où la donnée est devenue un actif stratégique, le spatial apparaît comme un nouveau pilier de l’économie numérique sénégalaise. « Il est aujourd’hui impossible de parler de défense sans faire référence au spatial », a rappelé Gayane Faye, soulignant implicitement que la sécurité économique passe aussi par la maîtrise des infrastructures de données.
Avec GAINDESAT-1B, le Sénégal affirme ainsi son ambition de faire du spatial non seulement un levier de souveraineté, mais aussi un moteur de croissance, d’innovation et de compétitivité numérique à l’échelle régionale.
[DIGITAL Business Africa] – Désormais, les services postaux et administratifs seront accessibles depuis un smartphone. L’Office National de l’État Civil et de l’Identification (ONECI) et La Poste de Côte d’Ivoire ont procédé au lancement officiel de MaPoste.
Il s’agit d’une application destinée à offrir à chaque citoyen disposant d’un Numéro National d’Identification (NNI) la possibilité d’accéder à une boîte postale numérique directement depuis son smartphone.
Une boîte postale numérique (ou virtuelle) permet de recevoir, gérer et consulter son courrier physique (lettres, colis) en ligne, via un scanner qui numérise le contenu reçu dans une adresse physique réelle. Elle offre des options de réexpédition, de destruction, ou de consultation à distance. Cela permet d’avoir une adresse stable, une gestion centralisée du courrier depuis n’importe où, une meilleure sécurité, et renforce la crédibilité des entreprises sans nécessiter de présence physique constante
Mais quatre jours après le lancement de l’application MaPoste, son site Web reste inaccessible. Sur le site, il est annoncé des travaux de maintenance.
Objectif : offrir aux usagers une expérience simplifiée, sécurisée et conforme aux exigences légales. L’application permet notamment de :
• Demander et suivre en ligne des documents administratifs (actes de naissance, mariage, certificat de nationalité, casier judiciaire, certificats de résidence, etc.), via une interface intégrée ou interconnectée à Documents.ci, avec authentification par le NNI
• Souscrire, gérer ou sécuriser une boîte postale (classique ou digitale) rattachée de manière unique à l’identité légale du titulaire,
• Suivre ses courriers, colis et envois recommandés, avec une traçabilité renforcée et une réduction significative des risques d’usurpation d’identité,
• Acheter des timbres et accéder à des services postaux dématérialisés,
• Accéder à des services e-commerce, financiers et logistiques, reposant sur une identification fiable et interopérable,
• Et bien d’autres prestations quotidiennes à forte valeur ajoutée.
La cérémonie, organisée l’Hôtel à Azalaï de Marcory, a réuni les dirigeants de plusieurs institutions clés de la transformation digitale en Côte d’Ivoire, parmi lesquelles l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC (ARTCI), l’Agence Nationale du Service Universel des Télécommunications/TIC (ANSUT), l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) et le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI)..
[DIGITAL Business Africa] – Le Dr Michel Boukar livre un cours magistral sur la transformation numérique à la 4ᵉ édition de « Le Conciliabule ». Organisé ce 17 janvier 2025 par Hegemon Conseil à l’École nationale d’Administration (ENA), l’événement a réuni des décideurs publics, des experts et des acteurs du secteur numérique. Thème : « Accélérer la transformation numérique du Tchad : quels leviers pour un développement inclusif, productif et durable ? »
Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Dr Michel Boukar, s’est appesanti sur la connectivité, les infrastructures numériques et l’énergie, qu’il a identifiées comme des leviers stratégiques incontournables pour une transformation numérique accélérée et inclusive.
Au Tchad, comme ailleurs, la connectivité est vue comme un levier pour l’éducation, la résilience et la transformation économique.Jusqu’en 2025, 3 015 kilomètres de fibre optique ont été déployés à travers le pays. Parmi les tronçons majeurs réalisés figurent les liaisons N’Djamena–Mbéré (870 km), N’Djamena–Adré (1 142 km), et le réseau métropolitain de la capitale N’Djamena (1 003 km). D’autres villes bénéficient également d’un maillage de 267 km.
À cela s’ajoutent 3 009 kilomètres en cours de réalisation, couvrant les axes stratégiques Massaguet–Doboua (509 km), Doba–Abeché–Iriba (1 200 km), Kalait–Faya–Fada (525 km) et Abeché–Amjarass–Iriba (775 km).
Un projet à plus long terme prévoit 7 980 kilomètres de fibre supplémentaires pour connecter des corridors essentiels comme N’Djamena–Guelendeng–Bousso–Sahr, Amdjarass–Mourdi–Koufra et Ngoura–Ati–Oum-Hadjer.
L’autre corde ajoutée à l’arc du Tchad est Starlink. En novembre 2024, le Tchad a officiellement autorisé Starlink, le service Internet par satellite de SpaceX, à opérer sur son territoire. Starlink a pour mission d’améliorer l’accès à Internet, notamment dans les zones rurales et enclavées où les infrastructures terrestres sont limitées.
Le Tchad compte faire passer son taux d’accès à Internet de 11 % à 40 % d’ici 2026, d’après plusieurs sources. Toutefois, le Tchad reste dépendant de ses voisins pour la connectivité internationale, rendant le réseau sensible aux perturbations régionales.
Pour ce qui est de l’énergie, le Tchad multiplie les actions pour renforcer l’accès à une électricité stable et durable. Le pays vient de signer le 11 janvier 2026 un partenariat avec l’entreprise chinoise Luanquin International. Avec ce partenariat, le Tchad bénéficiera d’un don chinois de 200 MW d’énergie solaire, répartis sur 15 minicentrales photovoltaïques.
Dans la localité de Dinio, à N’Djamena, une centrale photovoltaïque de 50 MW de capacités devrait voir le jour sous peu. La pose de la première pierre a eu lieu en décembre 2024.
À côté de la centrale de Dinio, le Projet d’Interconnexion électrique (PIRECT). D’une ligne de 225 kV, il relie Ngaoundéré (Cameroun) à N’Djamena (Tchad) pour exporter l’hydroélectricité du barrage de Nachtigal vers le Tchad. Le projet vise à améliorer l’accès à l’électricité, réduire les coûts énergétiques, et favoriser l’intégration régionale. Sa mise en service est prévue vers 2027 pour une capacité initiale de 100 MW.
[DIGITAL Business Africa] – Une publication largement relayée sur Facebook le 13 janvier 2026 affirme qu’à l’occasion du lancement officiel du Budget de l’État 2026 à Ngaoundéré (Cameroun), « les créateurs de contenus et autres utilisateurs des réseaux sociaux payeront désormais les impôts en fonction des publicités, des revenus générés et du nombre d’abonnés ». Cette affirmation attribuée au ministre des Finances, Louis-Paul MOTAZE, est fausse et ne repose sur aucune disposition de la loi de finances 2026 du Cameroun.
Digital Business Africa le réaffirme : aucune taxe spécifique sur les influenceurs n’a été introduite par la loi de finances 2026.
Une citation attribuée à tort au ministre des Finances
Contrairement à ce que laisse croire le visuel diffusé sur les réseaux sociaux, partagé plusieurs fois sur différents comptes, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, n’a jamais tenu de tels propos lors de la cérémonie officielle de lancement du Budget 2026 à Ngaoundéré.
À aucun moment de son allocution, le MINFI n’a évoqué :
une taxation spécifique des influenceurs ;
un impôt calculé sur le nombre d’abonnés ;
ou une nouvelle mesure ciblant directement les créateurs de contenu sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, nulle part dans la loi de finances 2026 n’est prévue de taxe spécifique visant les influenceurs et les créateurs de contenu.
Il s’agit donc d’une citation fabriquée ou déformée, sans fondement juridique ni institutionnel.
Un discours public, intégralement accessible
Pour lever toute ambiguïté, il convient de rappeler que l’intégralité du discours du ministre des Finances est accessible au public. La cérémonie de lancement du Budget de l’État pour l’exercice 2026 a été retransmise en direct sur la page Facebook officielle du ministère des Finances, grâce au dispositif de couverture et de diffusion assuré par ICT Media STRATEGIES.
Les internautes peuvent ainsi :
revoir la totalité de l’allocution du ministre ;
vérifier par eux-mêmes les propos effectivement tenus ;
constater qu’aucune annonce relative à la taxation des influenceurs n’y figure tout au long des cinq heures environ de la cérémonie.
Dans le cadre de ce travail de vérification, Digital Business Africa a également contacté des responsables de la Direction générale des impôts, qui ont confirmé qu’aucune disposition fiscale ne prévoit une telle taxe dans les textes régissant l’exercice budgétaire 2026 au Cameroun.
Ce que dit réellement la loi de finances 2026
L’analyse des articles clés de la Loi de finances 2026, notamment les articles 5, 17, 21, 21 et 23 du Code général des impôts tel que modifié, montre que la réforme porte exclusivement sur la taxation des entreprises du secteur numérique, en particulier les plateformes numériques étrangères, à travers la notion de présence économique significative, et notamment les revenus issus de la publicité en ligne.
À ce titre, la loi de finances 2026 introduit un régime fiscal spécifique applicable aux entreprises étrangères du secteur numérique, lorsqu’elles réalisent des revenus sur le territoire camerounais, même en l’absence d’établissement physique.
La loi en son article 17 dispose expressément que :
« L’impôt sur les sociétés dû par les entreprises du secteur numérique disposant d’une présence économique significative au Cameroun est liquidé par application du taux de trois pour cent (3 %) au montant total des revenus bruts réalisés sur le territoire camerounais. »
Cette disposition vise directement les plateformes numériques étrangères qui tirent des revenus du marché camerounais, notamment à travers :
la publicité en ligne ;
la fourniture de services numériques ;
l’exploitation de données et d’audiences locales.
Il s’agit donc d’un impôt sur les sociétés aménagé, calculé non pas sur le bénéfice net, mais sur le chiffre d’affaires brut réalisé au Cameroun, afin de tenir compte des spécificités de l’économie numérique et des difficultés de localisation des profits.
En revanche, les termes « influenceur », « créateur de contenus », « youtubeur » ou « tiktokeur » n’apparaissent nulle part dans la loi de finances 2026. Aucune disposition ne prévoit une taxation spécifique des individus en fonction du nombre d’abonnés, de la visibilité ou de l’audience sur les réseaux sociaux.
Plateformes numériques versus créateurs de contenus
En effet, la réforme vise clairement des acteurs tels que Meta, Google, TikTok, X, YouTube ou LinkedIn, qui génèrent des revenus publicitaires au Cameroun. Elle ne crée :
ni taxe spécifique sur les influenceurs ;
ni régime fiscal fondé sur le nombre d’abonnés ;
ni obligation nouvelle ciblant les utilisateurs des réseaux sociaux.
Les créateurs de contenu demeurent soumis, comme tout citoyen ou entrepreneur, aux règles fiscales de droit commun lorsqu’ils perçoivent des revenus. Cette situation existait bien avant 2026 et ne constitue en rien une nouveauté introduite par la loi.
Une démarche assimilable à une manipulation de l’opinion
Selon les analyses d’ICT Media STRATEGIES, la publication incriminée « s’apparente clairement à une logique de manipulation de l’opinion, dès lors qu’elle attribue au ministre des Finances des propos qu’il n’a jamais tenus, tout en passant sous silence le cadre juridique réel de la loi de finances 2026 ».
ICT Media STRATEGIES souligne qu’« il ne s’agit pas d’une simple approximation, mais d’une altération du sens du discours public, d’autant plus problématique que les auteurs de la publication étaient présents à la cérémonie officielle de lancement du Budget 2026 à Ngaoundéré ».
« Tronquer ou réécrire les propos d’un membre du gouvernement, alors que le discours est public, enregistré et intégralement accessible, ne relève pas d’une pratique journalistique ou professionnelle, mais d’une construction narrative destinée à susciter l’émotion, l’inquiétude ou la polémique », analyse ICT Media STRATEGIES.
Dans un contexte aussi sensible que celui de la fiscalité du numérique, « la responsabilité des leaders d’opinion et des communicants est engagée. La désinformation, volontaire ou non, fragilise la confiance du public et brouille le débat public ».
Digital Business Africa, votre plateforme d’informations stratégiques sur les TIC, les télécoms et le numérique en Afrique, poursuivra son travail de décryptage rigoureux, fondé sur les textes officiels et les faits vérifiables, afin d’informer, comme toujours, les décideurs et les professionnels du numérique sur les enjeux du numérique, tout en luttant contre la désinformation liée aux politiques publiques et à la transformation numérique.
[DIGITAL Business Africa] – Au Congo, les bases de la régulation des technologies numériques sont jetées. L’ARPCE organise un séminaire consacré à la politique et la régulation des technologies numériques à l’ère de la donnée et de l’intelligence artificielle du 12 au 16 janvier 2025. Le thème des travaux est : ” Politique et régulation des technologies numérique. Cette rencontre réunit des experts internationaux, des institutions publiques, des opérateurs et des acteurs du secteur privé “.
Le ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo a abordé deux points dans sa prise de parole. D’abord la donnée et ensuite l’intelligence artificielle. Léon juste Ibombo a affirmé que « la donnée est devenue une ressource stratégique, comparable à l’or ou au pétrole d’hier”.
À ce propos, le président de la République, S.E Denis Sassou N’Guesso, a signé le 31 décembre 2025, un décret portant nomination des membres de la Commission nationale pour la protection des données à caractère personnel, conformément à la loi n°5-2025 du 29 mars 2025. Cette commission aura pour mission de veiller au respect de la vie privée et des droits fondamentaux des citoyens.
Membres nommés :
Présidence de la République : Yves Ickonga, Jean Marius Ibara Kiebe Kanimboet
Sénat : Grâce Pacheli Babingui
Assemblée nationale : Loïc Bruno Mougama Ngolaly
Primature : Colonel Jean Aive Allakoua
Ministère de l’Économie numérique : Viguier Carmen Nguembi
L’ autre point abordé par le ministre Ibombo est l‘intelligence artificielle qui s’impose désormais comme un levier de transformation économique, sociale et institutionnelle », a-t-il dit.
Léon Juste Ibombo a quelques recommandations pour une meilleure régulation de cette technologie émergente.
« Nous devons reconnaître que l’IA est en train de changer notre façon de travailler, notre façon d’interagir, notre façon de vivre dans nos sociétés. Il est très important aujourd’hui que nous puissions prendre les mesures nécessaires pour pouvoir réguler cette technologie-là .
Et pendant le séminaire, nous avons étudié trois modèles, notamment le modèle américain qui est basé sur tout ce qui est business. Nous avons étudié le modèle chinois qui est basé sur tout ce qui est souveraineté de la nation et enfin le modèle européen qui est basé sur l’humain.
Et nous aujourd’hui, dans notre régulation en tant que Congolais, en tant qu’écosystème Congolais, nous devons prendre tous ces modèles-là et bâtir notre modèle à nous qui s’adapte à nos réalités. Parce que nous avons constaté qu’en Afrique, nous avons la facilité d’importer les technologies et sans pourtant les adapter à nos réalités ».
Léon Juste Ibombo a rappelé que le Chef de l’État, S.E Denis Sassou N’Guesso, a placé au cœur de sa vision la construction d’une économie numérique forte et souveraine du pays. Une vision accompagnée, dit-il, d’une volonté “forte” de digitaliser le maximum des secteurs et des différentes entités de l’État.
[DIGITAL BUSINESS AFRICA] – Comme chez son voisin le Congo, la RDC connaît des perturbations du réseau internet. La vitesse, l’accès aux services en ligne et la qualité générale de la connectivité laissent à désirer.
Cela serait dû à une panne sur la liaison internationale sous-marine en fibre optique WACS (West Africa Cable System), annonce Christian Katendé, DG de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo ( ARPTC) dans un communiqué signé ce 14 janvier 2026.
« L’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo porte à la connaissance du public que les perturbations observées ces derniers mois sur les réseaux de télécommunications sont dues à une panne technique générale survenue sur la liaison internationale sous-marine à fibre optique WACS (West Africa Cable System) ».
Le régulateur annonce des opérations de maintenance afin de rétablir le service. Tant l’ incident international impacte également d’autres pays de la région.
La panne sur le WACS advient quelques jours après la réunion du Conseil des ministres du 9 janvier 2025, où le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est exprimé sur la détérioration persistante des réseaux de télécommunications en RDC. Le chef de l’État a demandé aux autorités sectorielles de mettre fin aux dysfonctionnements répétés, n’excluant pas des sanctions à l’encontre des opérateurs jugés défaillants.
Le WACS est l’un des deux câbles sous-marins internationaux auxquels le pays est connecté pour accéder à Internet. La RDC est aussi raccordée au Câble 2Africa, installé en septembre 2023 et devenu opérationnel en décembre 2025. La RDC dispose également de deux liaisons terrestres avec l’Ouganda via le lac Albert.
Notons que le pays a récemment finalisé un accord de partenariat de 150 millions de dollars avec une entreprise mauricienne, portant notamment sur l’installation d’un nouveau câble sous-marin international.
[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement guinéen veut booster la production agricole. Faire passer, par exemple, la production de riz de 2,5 tonnes à 6 tonnes par hectare. Voilà le genre d’ambition affichée par le gouvernement guinéen à l’orée de cette année 2026. Le ministère de l’Agriculture a officiellement lancé, ce jeudi 15 janvier 2026, la « plateforme digitale de gestion des intrants agricoles ».
Cet outil stratégique est destiné à renforcer l’autosuffisance alimentaire et la sécurité nutritionnelle en République de Guinée. Il vise à répondre à l’un des principaux défis du secteur : assurer aux producteurs un accès équitable aux intrants agricoles en quantité suffisante, de qualité certifiée et dans les délais requis.Oumar Barry, secrétaire général du ministère de l’Agriculture.
« Je saisis cette opportunité pour exprimer l’engagement du ministère de l’Agriculture à œuvrer pour l’opérationnalisation de cet instrument par toutes les parties présentes et son utilisation pour une gestion efficace et efficiente des intrants agricoles.
J’invite donc l’ensemble des participants à contribuer aux échanges dans une approche constructive, à faire des propositions concrètes, à améliorer cet outil et à formuler des recommandations pour faciliter son utilisation », a lancé Oumar Barry.
Cette nouvelle plateforme digitale est alignée sur l’opérationnalisation de la nouvelle stratégie nationale de gestion des intrants agricoles. Selon Oumar Barry, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, cette plateforme digitale a été développée par le département en collaboration avec le Projet de production alimentaire d’urgence PPAU, financé par la Banque africaine de développement (BAD).
Selon les sources du ministère, l’agriculture en Guinée est soumise à quatre piliers de production. Premièrement, le calendrier agricole. Deuxième pilier de la production, les semences. Le troisième est l’analyse du sol. Et le quatrième, la mécanisation. Cheikh Tidiane Diané, conseiller principal du président de la Chambre nationale d’Agriculture salue l’arrivée de cette plateforme digitale.
” Aujourd’hui, un pan important est en train d’être touché, c’est l’amélioration des intrants et favoriser leur acquisition par le monde rural.
C’est une excellente chose. Je souhaite que les autres pans de la production suivent : la mécanisation, l’étude du sol, pour que nous puissions atteindre l’autosuffisance alimentaire en République de Guinée “.
Le ministère en charge de l’Agriculture a organisé les états généraux du secteur agropastoral du 3 au 5 juillet 2024.
[DIGITAL Business Africa] – Le dossier du scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri continue de cristalliser une forte tension institutionnelle depuis fin décembre 2025, avec deux opérateurs actifs sur le terrain : SGS, titulaire du contrat d’inspection par scanner signé en 2015, et Transatlantic D. S.A., nouveau concessionnaire désigné par le Port Autonome de Douala.
Au cœur du différend, un arbitrage du Ministre des Finances du Cameroun, Louis-Paul MOTAZE, demandant le respect du contrat liant l’État à SGS, face à la décision du DG du Port Autonome de Douala, Cyrus NGO’O, du 26 décembre 2025 annonçant, à compter du 1er janvier 2026, la prise en charge exclusive du scanning par Transatlantic D S.A. dans le cadre d’une concession de type Build-Operate-Transfer (BOT), présentée comme « instruite par le chef de l’État ».
Le ministre des Finances, Louis-Paul MOTAZE, et le DG du PAD, Cyrus NGO’O
Malgré cette divergence, Transatlantic D S.A. a effectivement démarré ses opérations dès le 2 janvier 2026. L’entreprise a finalisé son implantation au sein de l’enceinte portuaire, notamment à l’immeuble Quifferou, déployant des scanners de nouvelle génération et des unités mobiles permettant un scanning intégral de toutes les marchandises, à l’import comme à l’export. Le dispositif prévoit un scan immédiat après le déchargement, avec la transmission numérique en temps réel des résultats aux administrations concernées.
Sur le terrain, les acteurs opérationnels constatent déjà des changements notables. Pour Cyrille Ayinda, directeur adjoint de l’exploitation de la RTC (Régie du Terminal à conteneurs), « le nouveau système permet de gagner du temps ». Il souligne que « le scanner est maintenant à côté des opérations. Dès que le conteneur est déchargé, il subit immédiatement le scan et va dans le stack », ajoutant qu’« on décharge, on scanne et on stack, sans ralentissement », et que des informations sont disponibles en temps réel pour tous les partenaires de la chaîne logistique.
Cette accélération est également confirmée sur le plan technologique. Emmanuel Tagné, informaticien chez Transatlantic D S.A., insiste sur « la rapidité de la transmission de l’information ». Selon lui, « une fois que le conteneur est passé et que le scan est validé, tous les acteurs reçoivent directement l’information », avec un temps moyen d’« une minute de chrono par camion », ce qui permet 100 % de scanning sans engorgement des stations.
Dans les faits, une situation transitoire s’est installée : SGS continue de facturer conformément au contrat de 2015, tandis que Transatlantic scanne sans facturer, dans une phase qualifiée d’expérimentale. Cette coexistence crée une forte incertitude pour les opérateurs économiques, pris entre des instructions administratives contradictoires. Une situation inédite au PAD.
Le soutien de l’APN au PAD
Le 29 décembre, date marquée par la vive opposition exprimée par Louis-Paul Motaze à l’encontre de Cyrus Ngo’o au sujet de l’attribution du marché de scanning au Port autonome de Douala (PAD), le tout nouveau Directeur général de l’Autorité portuaire nationale (APN), Willie Tsanga Mba, a choisi de manifester publiquement un appui sans équivoque au profit du PAD.
Par une décision formelle, l’APN entérine l’adjudication du service de scanning des marchandises à Transatlantic D. S.A. et procède, dans le même acte, à l’homologation de la grille tarifaire hors taxes applicable aux prestations fournies par l’opérateur.
Les tarifs désormais approuvés fixent notamment :
– 38 500 FCFA pour le scanning des conteneurs pleins de 20 pieds à l’export,
– 50 000 FCFA pour les 40 pieds.
Tandis qu’à l’import, les exigences renforcées en matière de contrôle se traduisent par des montants portés à
– 66 000 FCFA pour les 20 pieds,
– 95 000 FCFA pour les 40 pieds.
Par cette décision, l’APN entérine l’activité de scanning au Port de Douala-Bonabéri et, dans un contexte institutionnel particulièrement tendu, apporte un signal fort quant à son alignement avec les orientations opérationnelles du PAD. Même si ces tarifs ne sont pas encore en vigueur comme indiqué plus haut.
Les investissements annoncés par Transatlantic D
Transatlantic justifie néanmoins son entrée en scène par la nécessité de corriger ce qu’elle qualifie de « défaillances opérationnelles et de failles sécuritaires ». Son contrat de concession, d’une durée de 25 ans avec rétrocession des actifs, prévoit un investissement estimé à près de 193 milliards de FCFA pour l’acquisition et l’installation de huit scanners, ainsi que le versement de redevances fixes et variables au Port de Douala.
En attendant une clarification politique et juridique définitive, le Port de Douala-Bonabéri fonctionne donc avec deux systèmes parallèles. Un statu quo fragile qui interroge la gouvernance du contrôle non intrusif des marchandises, la cohérence de l’action publique et la sécurité juridique indispensable à l’attractivité du principal port du Cameroun.
Transatlantic D S.A. au Cameroun : depuis quand et pour quelles missions ?
Transatlantic D S.A. connaît bien le Cameroun, car l’entreprise est présente au Port de Kribi depuis fin 2019. Elle y opère dans le cadre d’un contrat de concession signé avec l’autorité portuaire, portant sur l’exploitation et la maintenance des équipements de scanning destinés à l’inspection non intrusive des marchandises.
Ce que fait concrètement Transatlantic D à Kribi
Au port en eau profonde de Kribi, Transatlantic D assure :
• l’inspection non intrusive des cargaisons à l’importation et à l’exportation à l’aide de scanners fixes et mobiles ;
• l’exploitation opérationnelle des équipements de scanning, incluant la conduite des opérations, l’analyse des images et la détection d’anomalies ou de cargaisons suspectes ;
• la maintenance technique des scanners afin de garantir leur disponibilité et leur conformité aux normes de sûreté ;
• la transmission numérique sécurisée des résultats de scanning aux administrations compétentes (douanes, autorités portuaires et services de sécurité).
Un rôle clé dans la sécurisation du port en eau profonde
L’intervention de Transatlantic au Port de Kribi s’inscrit dans la stratégie de modernisation et de sécurisation de cette infrastructure, conçue comme un hub logistique régional. Le scanning permet d’accompagner la montée en charge du trafic, de renforcer la lutte contre la fraude, la contrebande et les trafics illicites, tout en fluidifiant les opérations portuaires.
L’expérience accumulée à Kribi depuis 2019 constitue aujourd’hui l’un des principaux arguments avancés par Transatlantic pour justifier son déploiement au Port de Douala-Bonabéri, avec l’ambition affichée d’y mettre en œuvre un modèle de scanning intégral et de gestion numérique en temps réel des flux de marchandises.
SGS au Port de Douala-Bonabéri : rôle, missions et bilan
SGS (Société Générale de Surveillance) est un groupe international spécialisé dans l’inspection, le contrôle, la certification et les tests. Au Cameroun, SGS intervient depuis mars 2015 au Port de Douala-Bonabéri dans le cadre d’un contrat d’inspection par scanner (CIS) conclu avec l’État du Cameroun.
Son mandat au Port de Douala
Dans le cadre de ce contrat, SGS est chargée de :
• l’inspection non intrusive des marchandises par scanner, principalement les conteneurs ;
• l’appui à la sécurisation des recettes douanières, à la lutte contre la fraude, la contrebande et les trafics illicites ;
• la production et la transmission des données de scanning aux services douaniers et aux administrations concernées ;
• la contribution aux missions de sécurité nationale, notamment en matière de lutte contre la criminalité transfrontalière, le blanchiment de capitaux et le trafic de marchandises sensibles.
Position de SGS dans le différend actuel
À la suite des annonces du Port Autonome de Douala en faveur de Transatlantic D S.A., SGS s’appuie sur le contrat signé en 2015, dont le respect a été rappelé par le Ministère des Finances du Cameroun dans une correspondance officielle datée du 29 décembre 2025. L’entreprise affirme avoir assuré, durant près d’une décennie, la continuité du service de scanning et le respect des missions confiées par l’État.
Un bilan aujourd’hui contesté
Si SGS met en avant son expérience internationale et sa longévité au Port de Douala, son action fait l’objet de critiques de la part du nouvel opérateur et de certains acteurs portuaires. Ces critiques évoquent une couverture partielle du trafic, des limites opérationnelles et des failles de sécurité sur la période 2015–2025, ainsi que des arguments utilisés pour justifier le changement de prestataire.
Dans l’attente d’une clarification définitive des autorités, SGS continue d’opérer au Port de Douala-Bonabéri, comme demandé par le ministre des Finances, Louis-Paul MOTAZE. Ce qui maintient une situation inédite de coexistence de deux systèmes de scanning au sein du principal port camerounais.
Analyse des critiques ciblées adressées à SGS
Certains professionnels du secteur portuaire et douanier concentrent leurs reproches à l’encontre de SGS autour de deux points précis, jugés structurants du débat actuel.
1. Un coût annuel jugé excessif
Selon ces acteurs, les revenus générés par le scanning portuaire atteindraient plus de 15 milliards de FCFA par an. Un niveau de facturation considéré comme élevé, d’autant plus que ce coût est intégré à la chaîne logistique et se répercute in fine sur les opérateurs économiques, puis sur le consommateur final. Ces critiques estiment que le rapport coût/efficacité n’a pas été suffisamment réévalué au fil des années.
2. Amortissement des équipements et rémunération inchangée
Autre reproche central : l’amortissement des scanners. Le contrat initial portait sur quatre scanners pour une durée de dix ans. Or, selon ces professionnels, trois équipements auraient été amortis bien avant la fin effective de la période, tandis que le quatrième n’aurait été livré qu’en 2022. Équipement qui serait également prévu pour une durée d’exploitation de 10 ans.
Dans ce contexte, ils s’interrogent sur le maintien d’une rémunération inchangée, facturée comme si l’ensemble du parc était neuf, alors même que les investissements initiaux auraient déjà été largement rentabilisés.
Pour eux, les normes internationales voudraient qu’une telle situation entraîne une révision à la baisse des coûts, afin d’éviter de payer plusieurs fois les mêmes équipements.
Ces deux éléments alimentent l’argumentaire de ceux qui estiment que le modèle économique du scanning sous SGS aurait dû être renégocié ou clos à l’issue du cycle contractuel initial.
3. Le risque d’un cycle sans fin
Enfin, ces critiques alertent sur un risque systémique :
Si chaque obsolescence technologique justifie mécaniquement une nouvelle prolongation contractuelle, le système devient un cycle sans fin, au détriment :
• de la concurrence,
• de l’innovation,
• et de l’intérêt économique général.
Une situation résumée, selon l’un des experts, par une métaphore simple :
« Un peu de sauce pour finir le riz, puis un peu de riz pour finir la sauce… »
Analyse des critiques ciblées adressées au PAD : défi d’autorité et risques d’une mauvaise cohésion gouvernementale
Dans ce dossier de scanning portuaire, plusieurs observateurs et professionnels formulent des critiques spécifiques à l’encontre du Port Autonome de Douala (PAD), non pas tant sur le choix technique d’un nouvel opérateur que sur la méthode institutionnelle et ses implications pour la gouvernance publique.
1. Un défi implicite à l’autorité de l’État
La principale critique formulée porte sur le fait que le PAD ait maintenu la mise en œuvre opérationnelle de la concession accordée à Transatlantic D S.A., en dépit d’une instruction explicite du Ministère des Finances du Cameroun rappelant l’obligation de respecter le contrat en vigueur avec SGS.
Pour certains acteurs, cette posture est perçue comme un défi implicite à l’autorité gouvernementale, susceptible de créer un précédent où un établissement public applique sa propre lecture des décisions de l’État.
Autre question soulevée par d’autres observateurs avertis : comment le Port autonome de Douala est-il venu signer un contrat sans concertation préalable ?
Car la conclusion d’un contrat stratégique engageant l’État, sans coordination formelle avec les administrations de tutelle ni validation interministérielle, interroge profondément.
Quels mécanismes institutionnels ont permis une telle initiative jugée unilatérale par certains ?
Quels silences, quelles défaillances ou quelles urgences opérationnelles ont conduit à contourner les circuits habituels de concertation ? Telles sont les questions que ces derniers se posent.
2. La logique défendue par la direction du PAD
Du côté du PAD, son directeur général défend une approche qu’il estime alignée sur les pratiques internationales. Selon cette lecture, en Europe, en Asie ou en Amérique latine, la gestion opérationnelle des scanners est fréquemment confiée :
• soit aux autorités portuaires,
• soit aux gestionnaires de terminaux portuaires.
Toujours selon cette vision, ce modèle permettrait de réduire la charge financière directe pour l’État tout en améliorant l’efficacité opérationnelle.
3. Une cohérence gouvernementale fragilisée
Malgré cet argumentaire, la coexistence d’instructions contradictoires entre le PAD et le ministère des Finances donne l’image d’un État fragmenté, peinant à parler d’une seule voix sur un sujet stratégique. Cette situation fragilise la lisibilité de l’action publique et alimente l’incertitude chez les opérateurs économiques.
La logique du ministère des Finances : préserver l’autorité de l’État et la sécurité juridique
Face à la décision du Port Autonome de Douala de déployer un nouveau dispositif de scanning, le ministère des Finances du Cameroun défend une lecture fondée avant tout sur la sécurité juridique, la cohérence de l’action publique et la préservation des intérêts de l’État.
1. Le respect strict des engagements contractuels
Pour le ministère des Finances, le point de départ demeure le contrat d’inspection par scanner signé en 2015 avec SGS, qui engage l’État camerounais. Tant que ce contrat n’est pas arrivé à son terme juridique ou n’a pas été formellement résilié conformément aux procédures prévues, il doit être appliqué.
Cette position vise à éviter toute situation pouvant être assimilée à une rupture unilatérale, susceptible d’exposer l’État à des contentieux internationaux coûteux.
2. La centralité des missions douanières
Le ministère rappelle que le scanning n’est pas une simple opération logistique, mais un outil stratégique au cœur des missions de la douane : la sécurisation des recettes, la lutte contre la fraude, la contrebande, la criminalité transfrontalière, le blanchiment de capitaux et les trafics illicites.
À ce titre, le pilotage du dispositif doit rester étroitement aligné sur les priorités fiscales et sécuritaires de l’État, même lorsque l’exécution technique est confiée à un prestataire.
3. La cohérence et la hiérarchie de l’action publique
La position du ministère des Finances s’inscrit également dans une logique de hiérarchie administrative. Selon cette approche, un établissement public, aussi stratégique soit-il, ne peut pas engager seul une réforme opérationnelle majeure ayant des implications fiscales et sécuritaires nationales, sans un arbitrage gouvernemental pleinement acté et partagé.
4. Un message de stabilité envoyé aux partenaires
Enfin, le ministère estime que le respect des contrats et des procédures constitue un signal essentiel de crédibilité adressé aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux investisseurs. Dans un contexte où le Cameroun cherche à renforcer l’attractivité de ses infrastructures logistiques, la stabilité du cadre juridique est perçue comme une condition préalable à toute réforme structurelle durable.
Cependant, certains observateurs questionnent les justifications, les motifs et les implications réelles de la prolongation du contrat de la SGS sans audit, ni renégociation ni transfert des engagements existants.
L’urgence de la concertation
Au-delà des tensions actuelles, une issue concertée s’impose pour préserver la crédibilité de l’État et la compétitivité du Port de Douala-Bonabéri. Elle passe d’abord par un arbitrage gouvernemental clair et formel, alignant l’ensemble des administrations autour d’une position unique et juridiquement sécurisée.
Dans l’intervalle, un cadre transitoire et lisible permettrait de sécuriser les opérations et de rassurer les opérateurs économiques. À plus long terme, une réévaluation factuelle du modèle de scanning s’impose afin de concilier efficacité opérationnelle, maîtrise des coûts et cohérence de l’action publique.
En l’absence de concertation ou d’un arbitrage clair et formel, cette séquence expose l’État à des risques juridiques et financiers, tout en envoyant au secteur privé un signal de gouvernance incertain. Dans un contexte de concurrence régionale accrue entre les ports africains, plusieurs acteurs estiment que cette perception pourrait nuire à l’attractivité et à la crédibilité institutionnelle non seulement du Port de Douala-Bonabéri, mais aussi à celles du Cameroun.
[DIGITAL Business Africa] – Le Burundi sur le point de combler le vide juridique en matière de protection des données personnelles. Le porjet de loi sur la protection des Données personnelles se prépare pour une navette au Parlement. Le texte a été soumis à l’ analyse de l’ Assemblée nationale ce jeudi 15 janvier 2026.
Si elle est adoptée, la loi permettra la collecte et le traitement des données personnelles à l’ère du numérique. Le président de l’ Assemblée nationale, Daniel Gélase Ndabirabe, a précisé que les lois de référence doivent impérativement garantir la protection des droits fondamentaux et des libertés individuelles, tout en tenant compte des réalités technologiques actuelles.
Le PAN a également indiqué que le projet de loi prévoit des sanctions contre toute infraction à ses dispositions, sans faire obstacle à l’application du Code pénal ni de la loi réprimant les infractions commises à l’aide des technologies de l’information et de la communication (TIC).
La loi sur la protection des données personnelles est composée de huit chapitres, portant notamment sur : les droits des personnes en matière de traitement des données personnelles, les obligations des responsables de traitement, l’organe de protection et de contrôle, ainsi que les règles applicables aux personnes chargées du traitement des données.
Avant l’adoption de ce projet de loi, il faut souligner que le Burundi compte quelques textes régissant les interactions dans le cyber espace. Notamment la Loi N°1/10 du 16 mars 2022. Elle encadre la prévention et la répression de la cybercriminalité, définit les données personnelles et prévoit des sanctions pour les atteinte à la vie privée en ligne (usurpation d’identité, diffusion de fausses informations).
Avant elle, le Décret N°100/085 du 25 juillet 2018. Il établit un cadre national pour la collecte, la diffusion, l’accès, l’archivage et la sécurisation des données.
Tout récemment, la Loi sur le Code des Communications Électroniques (2024). Le rexte renforce la confidentialité des communications et l’établissement de centres de réponse aux incidents informatiques (CERT).
[DIGITAL Business Africa] – Des jeunes Sénégalais de 10 à 18 ans rivalisent d’adresse dans le domaine de la robotique pour une place à Genève. Où se tiendra la grande finale du Robotics for Good Youth Challenge en marge du Sommet mondial AI for Good 2026 prévu au mois de juillet 2026.
Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN), en collaboration avec FORCE-N, a lancé ce 13 janvier 2026. L’ initiative phare de l’AI for Good Summit 2026, portée par l’Union internationale des Télécommunications (UIT) vise à positionner le Sénégal au cœur de l’innovation technologique au service du développement durable.
Ainsi des jeunes de 10 à 18 ans pourront-ils concevoir et programmer des robots pour répondre à des défis concrets, notamment celui de la sécurité alimentaire pour l’édition 2025-2026.
Le concours encourage l’utilisation de logiciels et de matériels libres, offrant aux participants une totale liberté dans l’assemblage et la programmation de leurs robots. La mission du Robotics for Good Youth Challenge est de démocratiser l’accès à la robotique et à l’intelligence artificielle, contribuant ainsi à réduire la fracture numérique.
Le concours encourage également l’utilisation de matériaux recyclés et le développement de technologies respectueuses de l’environnement, soulignant l’importance de concevoir des robots durables. Après le lancement et la phase d’inscription, le chapitre national se déroulera en plusieurs étapes.
Le programme s’étend à plusieurs autres pays du globe comme la Côte d’Ivoire. Là-bas, le Robotics for Good Youth Challenge se tiendra le 21 mars 2026 à Abidjan. D’après les autorités, cette compétition nationale offre à la jeunesse ivoirienne l’opportunité de concevoir, construire et programmer des robots pour relever des défis liés à l’agriculture et à la sécurité alimentaire.
[DIGITAL Business Africa] – Un an après son entrée en production effective, l’Application Informatique de Gestion Logique des Effectifs et de la Solde (AIGLES) s’impose, chiffres à l’appui, comme l’une des réformes numériques les plus structurantes de l’administration publique camerounaise.
Le 12 janvier 2026 à Yaoundé, Joseph Le, ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, a présenté un bilan qui met en lumière une bascule nette: la paie de l’État, la gestion des carrières et la relation usagers-administration se jouent désormais sur un système intégré, massivement automatisé et de plus en plus traçable.
Une réforme de souveraineté administrative, pas un simple logiciel
Dès l’ouverture de son point de presse, le ministre a situé AIGLES dans une logique de réforme: maîtrise des effectifs, assainissement du fichier de solde, transparence, réduction des interventions humaines, des sources d’erreurs et de dérives. Au cœur du projet, une idée simple mais ambitieuse: faire correspondre, de manière cohérente et vérifiable, la situation administrative d’un agent public à sa situation salariale, tout en sécurisant la chaîne de décision.
Le projet représente un investissement global de 5 845 821 011 FCFA, réparti entre 4 890 021 011 FCFA pour l’intégrateur SIMAC et 955 800 000 FCFA pour AFREETECH en assistance à la maîtrise d’ouvrage. L’architecture fonctionnelle repose sur 14 modules couvrant l’ensemble du cycle de vie d’un agent, du recrutement à la retraite. Au 19 décembre 2025, le taux de réalisation communiqué est de 83,24 %.
1 753 milliards de FCFA versés en 2025: l’indicateur qui pèse lourd
Le chiffre le plus parlant du bilan reste celui de la masse salariale versée de janvier à décembre 2025: 1 753 585 976 559 FCFA. Au-delà du montant, le message est clair: la paie a été produite sans interruption pendant douze mois, avec une promesse de régularité, de lisibilité et de sécurisation des opérations.
AIGLES couvre plus de 503 000 bénéficiaires incluant des agents actifs, du personnel à solde global et des pensionnés. Le ministre a également donné deux repères structurants: 271 129 personnels actifs hors des Forces de Défense et de Sécurité, et 157 245 pensionnés pris en charge.
L’automatisation des carrières devient la norme
L’autre rupture mise en avant est l’automatisation intégrale de plusieurs actes de carrière. Sur la période considérée, 250 686 avancements d’échelon et de classe ont été générés automatiquement, sans intervention humaine, avec un effet financier immédiat. Le ministre a également annoncé le traitement de 872 actes de titularisation et la signature de plus de 500 décrets d’intégration directement dans l’application.
En parallèle, plus de 15 000 actes de carrière hors avancement (promotions, discipline, récompenses, etc.) ont été traités. Sur le plan de la performance, les résultats chiffrés communiqués évoquent une réduction de 70 % du temps de traitement et un taux d’erreurs inférieur à 25 %, avec une reprise et une fiabilisation des données supérieures à 97 %.
Retraites et prépension: vers la fin des ruptures de revenus
La retraite, longtemps synonyme de lenteurs administratives et de périodes d’attente, constitue un autre volet du bilan. AIGLES a généré automatiquement 2 801 dossiers de prépension. En douze mois, l’application a traité 3 243 actes de mise à la retraite et 1 080 actes de régularisation. L’objectif affiché est explicite: éviter au nouveau retraité de “courir derrière un dossier” pendant de longs mois.
Un usage massif du portail et une relation usagers plus directe
Côté adoption, le ministre a annoncé 6 417 351 connexions sur le portail portailaigles.gov.cm et l’envoi de 3 065 024 notifications de solde via SMS, WhatsApp et email. Sur le volet support, plus de 4 000 requêtes auraient été traitées sur 6 508 déposées en ligne via support.aigles.gov.cm. Autre indicateur de structuration du fichier RH: 19 715 matricules ont été générés entre janvier et décembre 2025.
Enfin, le bilan mentionne une couverture de la formation des administrations utilisatrices d’environ 80 %, ainsi qu’un taux de prise en compte du bilinguisme évalué à 67 %.
Paiement des prestataires et gouvernance financière
Sur l’exécution financière du projet, Joseph Le a indiqué que les prestataires ont déjà reçu 3 217 767 363 FCFA, pour un solde à payer de 2 628 053 648 FCFA. Un élément qui renvoie, en creux, à l’exigence d’un pilotage rigoureux et à la nécessité de maintenir la confiance entre l’État, les prestataires et les usagers finaux.
2026: biométrie, archivage électronique et consolidation
Pour la suite, le ministre a annoncé la finalisation et la pleine opérationnalisation des modules de biométrie et d’archivage électronique, avec l’ambition d’extension progressive du dispositif biométrique à l’ensemble du territoire national, notamment pour lutter contre l’absentéisme au poste. Le cap affiché: consolidation, optimisation et élargissement des acquis.
E-Gov’A 2026: l’instant de vérité pour les services publics numériques
Ce bilan AIGLES intervient à un moment charnière où la transformation numérique de l’État n’est plus un slogan, mais un impératif de performance, de transparence et de confiance publique. C’est précisément dans cet esprit que se tiendra le Salon E-Gov’A (Salon de l’e-gouvernance et de l’innovation digitale en Afrique), prévu du 14 au 16 mai 2026.
Porté par l’association Smart Click Africa, en collaboration avec la plateforme Digital Business Africa, l’événement mettra au centre des échanges le thème : Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless, sous le haut patronage du ministère des Postes et Télécommunications.
Dans la dynamique ouverte par AIGLES, E-Gov’A 2026 se veut un espace de démonstration, de retours d’expérience et de mise en relation: administrations, régulateurs, fournisseurs de solutions, opérateurs, fintech, acteurs de l’identité numérique, cybersécurité, data, cloud et plateformes de services publics.
L’enjeu est concret: accélérer le passage des projets à des résultats mesurables, harmoniser les méthodes, renforcer la confiance et faire émerger des standards africains d’efficacité administrative.
Avec AIGLES, le Cameroun met sur la table des chiffres, des volumes et des indicateurs de performance. Le rendez-vous E-Gov’A de mai 2026 offrira un cadre pour comparer, apprendre, corriger et amplifier, afin que la modernisation des services publics numériques devienne, partout, une expérience simple, fiable et accessible pour le citoyen.
Le bilan en chiffres de l’an 1 de l’Application AIGLES