[DIGITAL Business Africa] – Le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation numérique. Réuni en Conseil des ministres le 22 mai 2026 à Libreville, le gouvernement gabonais a adopté deux décrets majeurs destinés à renforcer l’écosystème technologique national et à accélérer l’intégration des innovations numériques dans l’économie.
La première mesure porte sur la mise en place d’un cadre réglementaire accompagné d’un label officiel dédié aux startups et aux entreprises engagées dans la transformation digitale. À travers cette initiative, les autorités souhaitent mieux structurer l’écosystème de l’innovation, encourager l’entrepreneuriat technologique et créer un environnement plus attractif pour les investisseurs locaux et internationaux.
Le gouvernement entend ainsi favoriser l’émergence d’acteurs capables de développer des solutions numériques adaptées aux besoins du marché gabonais, tout en stimulant la création d’emplois dans les secteurs à forte valeur ajoutée.
Mais l’annonce la plus stratégique reste la création de la Direction Générale des Technologies Émergentes (DGTE). Cette nouvelle entité aura pour mission de piloter les politiques publiques liées aux technologies innovantes, avec une attention particulière portée à l’intelligence artificielle, à l’innovation numérique et à l’inclusion digitale.
La DGTE sera notamment chargée d’encadrer l’usage éthique de l’IA, de promouvoir l’adoption responsable des technologies émergentes et de veiller à ce que les opportunités offertes par le numérique bénéficient à l’ensemble des provinces du pays.
À travers cette réforme institutionnelle, Libreville affiche sa volonté de mieux anticiper les mutations technologiques mondiales et de doter le pays d’une gouvernance plus adaptée aux enjeux de l’économie numérique.
Le Gabon ambitionne désormais de renforcer la compétitivité de son secteur digital et de se positionner progressivement comme un pôle technologique de référence en Afrique centrale. Une orientation qui traduit également la montée en puissance des questions liées à l’intelligence artificielle dans les politiques publiques africaines, alors que plusieurs États du continent accélèrent la structuration de leurs stratégies numériques nationales.
Par Loic SOUOP








