[DIGITAL Business Africa] – La finance technologique a alimenté les échanges au Salon PROMOTE 2026. Quelques heures avant l’ouverture officielle du Salon International de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat de Yaoundé (PROMOTE), ce 14 juin 2026, les acteurs de l’écosystème Fintech ont tablé sur les difficultés qui entravent les transferts d’argent en Afrique centrale. Le thème de la conférence était : « Envoyer et recevoir de l’argent en Afrique centrale : pourquoi c’est encore si compliqué ? ».
Ont pris part aux discussion, des startups évoluant dans le secteur, les usagers mais surtout le Groupement Interbancaire Monétique de l’Afrique Centrale. Le GIMAC est l’institution sous-régionale chargée de l’interopérabilité des paiements dans la zone CEMAC. Il permet aux usagers de transférer, payer et recevoir de l’argent de manière transparente entre différentes banques et opérateurs de téléphonie mobile à travers les 6 pays membres.
Au rang des difficultés rencontrées dans les transferts d’argent transfrontaliers, figure la lourdeur des procédures. Cela se justifie par la réglementation stricte des changes de la BEAC, adoptées début juin 2026. Les nouvelles directives imposent une traçabilité rigoureuse (KYC, AML/CFT) et un contrôle des préfinancements des fonds entrants.
Les opérateurs Fintech déplorent aussi le Règlement de change de la CEMAC,qui limite les fuites de capitaux. Selon ces règles, les fintechs, même si elles sont des institutions de paiement agréées, doivent justifier et documenter les transactions, ce qui allonge les délais de traitement par rapport aux standards internationaux.
La non-conformité de plusieurs acteurs sur le marché n’est pas en reste. Ces acteurs en marge de la réglementation excellent dans le contournement de la réglementation des changes, le non-respect de la tarification, le blanchiment. C’est cela qui semble amener la BEAC et la COBAC à durcir les sanctions, pénalisant régulièrement les banques et établissements de paiement fautifs.
Une autre entrave à l’essor des transactions transfrontalières en zone CEMAC est le manque de solidarité entre les opérateurs. Chacun veut établir sa stratégie de son côté, dit-on. De l’avis de la BEAC, cet absence de synergies d’écosystème s’explique principalement par une concurrence exacerbée sur un marché fragmenté, un environnement réglementaire strict, et le poids de la position dominante des opérateurs télécoms et bancaires. Cette fragmentation limite l’interopérabilité et ralentit l’inclusion financière régionale.
En ce qui concerne les paiements mobiles, Landry Evina, Directeur du développement du Réseau et Marché du Gimac, a dévoilé les innovations du GIMAC. Dont le mobile mobile, le mobile Banking (accès aux services financiers via un smartphone).
le QR code est aussi une innovation du GIMAC qui pourra permettre aux commerçants d’accepter tous les instruments de paiement. Mieux, le GIMAC prépare des partenariats avec des sociétés technologiques mondiales spécialisées dans les paiements pour donner au groupement une portée mondiale.
Par Jean Materne Zambo








