[DIGITAL Business Africa] – Le procès du journaliste Martinez Zogo est une curiosité. Malgré le côté numérique qui le caractérise, un acteur clé a été snobé : l’Agence nationale des Technologies de l’Information et de la communication. L’ANTIC a été convoquée par les avocats de la partie civile, ce 23 juin 2026 en vue d’apporter une expertise complémentaire à celle du 32ᵉ témoin, le professeur Bell Bitjoka, expert judiciaire en cybersécurité près de la Cour d’appel du Centre et du Littoral.
L’on se souvient que l’expert avait indiqué début juin 2026 qu’il n’avait pas pu accéder à certaines données effacées de l’appareil de l’un des accusés, sieur Jean-Pierre Amougou Belinga. Ce dernier étant suspecté d’avoir commandité le meurtre ignoble journaliste Martinez Zogo, qui dénonçait la mal gouvernance, les pratiques de corruption de certains dirigeants.
Face à cette sollicitation de la partie civile, la défense va marquer son opposition. L’avocat Me Tchoungang a soutenu que la loi ne permettait plus, à ce stade des débats, d’ordonner une contre-expertise sans remise en cause préalable de l’expertise existante. Une requête, qui selon lui, viserait à prolonger la procédure et a dénoncé ce qu’il considère comme un acharnement contre son client Jean-Pierre Amougou Belinga.
Sans vouloir rembobiner le film de la procédure judiciaire qui dure maintenant quelque trois ans, Me Tchoungang révèle que l’ ANTIC n’est pas intervenue ou n’a pas été (officiellement) sollicitée depuis la phase de l’enquête.
Pourtant l’ANTIC l’institution publique chargée d’intervenir dans les questions du numérique. L’on peut citer une mission qui cadre avec cette procédure pendante devant la justice. À savoir la régulation, le contrôle et le suivi des activités liées à la sécurité des systèmes d’information et des réseaux de communications électroniques. Et dans cette affaire, la question des serveurs a été soulevée, les échanges téléphoniques entre les prévenus et certaines personnes citées aussi.
Par Jean Materne Zambo








