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Afrique du Sud : Telkom considère Vodacom et MTN comme responsables de ses faibles performances

[Digital Business Africa] – Telkom a récemment annoncé son intention de licencier jusqu’à 6 000 employés en 2020 et a entamé un processus de consultation avec les syndicats. Le porte-parole de l’entreprise, Noma Faku (Photo), a déclaré que l’environnement réglementaire « défavorisait Telkom et les opérateurs mobiles favorisés ».

« Ces conditions externes sur la façon dont le marché a été structuré pour permettre le mobile existent toujours et cela continue de jouer contre Telkom aujourd’hui », a-t-elle déclaré. Faku a ajouté que Telkom est entré comme « un acteur ultérieur » sur le marché mobile et que Vodacom et MTN ont toujours « un contrôle virtuel sur les prix de la voix et des données », nous informe le site Mybroadband. « Ce sont des facteurs qui échappent au contrôle de Telkom, qui sont essentiellement sous le contrôle du régulateur », a-t-elle déclaré.

Mais Vodacom a rejeté l’argument de Telkom, affirmant que le marché mobile sud-africain a un niveau de concurrence sain. « Cette concurrence a finalement profité aux consommateurs avec une couverture plus large, des vitesses plus rapides et une baisse significative des tarifs », a déclaré Vodacom. Vodacom était également en désaccord avec l’affirmation de Telkom selon laquelle elle contrôle les prix de la voix et des données car le marché sud-africain est très compétitif dans ce domaine. « Cela est évident si l’on considère le grand nombre d’offres commerciales et promotionnelles uniques et concurrentes disponibles sur le marché », a déclaré Vodacom.

Pour le porte-parole de MTN SA, Jacqui O’Sullivan, le marché sud-africain des télécommunications évolue, conformément aux tendances mondiales. Ce modèle d’exploitation en évolution se joue dans le monde entier à mesure que les offres technologiques et de services du secteur convergent de plus en plus. « Lorsque l’on considère les revenus et les parts de marché dans le secteur des télécommunications en Afrique du Sud, la convergence du marché local est également apparente », a-t-elle déclaré.

Gaëlle Massang

Cameroun : Le top 10 des chantiers du Minpostel, de Camtel, de l’ART et de l’ANTIC pour l’année 2020

[Digital Business Africa] – La transformation digitale du Cameroun est en bonne marche, traduisant à suffisance la détermination du secteur à donner corps à la volonté du Chef de l’Etat de faire de l’économie numérique, un vecteur de la résilience de l’économie nationale, en vue de l’émergence de notre pays.

Dans cet optique, la Conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et des structures sous-tutelle du Ministère des Postes et Télécommunications édition 2020 s’est tenue sous le thème :« Le secteur des Postes et Télécommunications dans le chantier de l’émergence du Cameroun : le triple défi de la compétitivité, de l’attractivité et de la créativité».

Débutée le mercredi 22 janvier 200, elle s’est clôturée ce jeudi 23 janvier 2020 par la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux au Ministre des Postes et Télécommunications qui s’est tenue dans la salle de la Croix Rouge Camerounaise. Cette cérémonie a été l’occasion pour la ministre de donner des détails sur les activités qui seront menée en 2020 dans le secteur des postes, télécommunications et TIC

Dans le domaine des services postaux et financiers, il s’agira de poursuivre la densification du réseau postal et la transformation numérique de la Poste à travers l’exécution des projets d’investissement publics ci-après :

  • la poursuite de la construction de l’hôtel de poste de MBORO;
  • le renforcement des infrastructures logistiques et matérielles d’exploitation de sureté et de sécurité ;
  • l’acquisition d’une plateforme de courrier hybride ;
  • le recrutement de la maitrise d’œuvre pour l’acquisition du courrier hybride ;
  • l’acquisition, l’installation et la mise en œuvre d’une solution de Gestion Electronique des Documents (GED) et des équipements de numérisation à la CAMPOST ;
  • l’élaboration et le suivi de la mise en œuvre des outils techniques de gestion des archives de la CAMPOST;
  • la réalisation d’une étude du marché postal ;
  • l’élaboration des outils de régulation des activités postales;
  • le suivi-évaluation de l’opération spéciale de recouvrement des droits d’entrée des opérateurs privés postaux ;
  • l’équipement des bureaux de poste en terminaux de paiement électronique ;
  • la réhabilitation de l’amphithéâtre de SUP’PTIC ;
  • le séminaire atelier de sensibilisation et d’appropriation des textes réglementaires du secteur postal ;
  • l’intensification des opérations de contrôle des activités des opérateurs postaux ;
  • la réhabilitation et l’équipement de certains bureaux de postes, relevant du guichet du MINPOSTEL.

Dans le domaine des Télécommunications et TIC, en vue d’améliorer l’offre de services en quantité, en qualité et à des prix abordables, il s’agira de poursuivre la mise en œuvre du plan stratégique de développement de l’économie numérique qui passera par l’exécution des projets d’investissement publics ci-après :

  • le projet National Broadband Network II (NBN II);
  • le projet de réseau de télécommunications haut débit à fibre optique de l’Afrique Centrale (CAB);
  • le projet de Réseau National de Télécommunications d’Urgence (RNTU);
  • la réforme du secteur TIC;
  • le projet e-Government;
  • la mise en place d’un système d’information géographique national des réseaux de communications électroniques;
  • l’étude en vue de la mise en place d’un Système de Sécurisation des documents au MINPOSTEL.

En ce qui concerne les activités du CHAN 2020 et de la CAN 2021, il sera question de poursuivre et d’achever les travaux amorcés en 2019, à savoir :

  • la construction des pylônes pour l’optimisation de la couverture en 2G/3G/4G du complexe sportif de Japoma;
  • la construction des pylônes pour l’optimisation de la couverture en 2G/3G/4G des complexes sportifs d’Olembé ;
  • la finalisation des travaux de déploiement de la solution mutualisée pour l’optimisation de la couverture Indoor 2G/3G/4G dans les stades de compétition d’Olembé ;
  • la finalisation des travaux de déploiement, de raccordement et de test de la fibre optique et des équipements d’extrémités aux infrastructures sportives, hôtelières, aéroportuaires, des centres d’accréditation, des fans zones et villages CAN, ainsi que la fourniture des services de télécommunications;
  • l’implémentation du système de billetterie moderne et automatisée.

Il convient de rappeler que le projet de réseau de télécommunications haut débit à fibre optique de l’Afrique Centrale (CAB) permettra :

  • la poursuite de la transformation numérique de la CAMPOST ;
  • le déploiement des réseaux sans fil pilote sur trois campus universitaires (Yaoundé I, Bamenda et Maroua) ;
  • l’étude de faisabilité pour la mise en œuvre d’un technopôle TIC, DATA CENTER & CSIRT/PKI inclus au Cameroun ;
  • la construction de deux bibliothèques spécialisées et l’aménagement des salles de classes sur les deux sites de SUP’PTIC (Yaoundé et Buea) ;
  • la fourniture et l’installation d’une plateforme technique de formation sur les infrastructures optiques à SUP’PTIC;
  • l’élaboration du Plan Directeur du développement des infrastructures large bande au Cameroun ;
  • la fourniture et l’installation d’équipements informatiques et réseaux et de collecte pour la mise en place d’un Système d’Information de Marché et Climatique (SIMC) permettant l’accès aux prix des produits agricoles et bétails, ainsi qu’aux prévisions météorologiques à travers les Centres Communautaires;
  • le déploiement d’équipements solaires, la fourniture et l’installation d’équipements informatiques dans cinquante-cinq (55) Centres Communautaires.

En ce qui concerne les structures sous tutelle, les actions suivantes seront réalisées en 2020 :

S’agissant de l’ART:

  • la proposition d’un projet de texte réglementaire sur la tarification de la fréquence radioélectrique au Cameroun ; 
  • la régulation des activités des services de contournement (Over The Top (OTT)), de services financiers via les réseaux des communications électroniques, etc. ;
  • la proposition d’un nouveau canevas de conventions concessionnaires et des cahiers de charges des opérateurs ;
  • la finalisation de la réflexion sur un nouveau modèle de régulation du secteur des communications électroniques qui tient compte de l’environnement actuel du secteur ;
  • l’élaboration des directives relatives à la gestion des infrastructures passives conformément aux textes en vigueur ;
  • l’audit des chiffres d’affaires des opérateurs ;
  • la finalisation du processus de baisse des tarifs engagés avec les opérateurs ;
  • la participation à l’organisation du Conseil du CTO (Commonwealth Telecommunications Organisation) que le Cameroun abritera en 2020.

En ce qui concerne l’ANTIC, outre les actions permanentes menées dans le cadre de ses missions, les activités phares ci-après devront être envisagées en 2020 :

  • l’élaboration de modules de formation relatifs à la cybersécurité à intégrer dans les programmes d’enseignement du Primaire et du Secondaire, en collaboration avec les Ministères concernés ;
  • le renforcement des capacités de surveillance du cyberespace national ;
  • le renforcement de la collaboration avec les fournisseurs de plateformes de réseaux sociaux, en vue d’accentuer la lutte contre le phénomène des Fake News et la création des faux comptes des personnalités ;
  • le recrutement des cabinets externes d’audit de sécurité ;
  • le renforcement des capacités opérationnelles du Centre d’Infrastructure à Clé Publique (CPKI) ;
  • la fourniture des certificats TLS pour la sécurisation des plateformes Web ;
  • la mise à niveau des infrastructures de gestion du « .cm » (renforcement de la plateforme existante et mise en place de back-up à Douala) ;
  • la mise à niveau des infrastructures de messagerie électronique en « .cm » et mise en place de back-up ;
  • la migration vers l’IPV6 (opérationnalisation d’un centre d’expertise sous régionale en matière d’IPV6, avec l’appui technique de l’UIT).

Pour ce qui est de la société CAMTEL, il s’agira de :

  • Transformer l’entreprise en trois (3) Business Units spécialisées dans le Transport, le Mobile et le Fixe pour renforcer sa compétitivité et sa gouvernance ;
  • Poursuivre la politique « Customer Centricity » et « Change Management » ;
  • finaliser l’interconnexion des trois stations d’atterrissement de câble sous-marin du Cameroun (NCSCS SAIL, et ACE de Kribi, SAT3 de Douala et WACS de Batoké) par câble optique terrestre;
  • procéder à une augmentation de capacité et de la connectivité du backbone national en fibre optique afin de desservir davantage de localités et sécuriser le trafic;
  • poursuivre les projets « Extension des réseaux d’accès filaires par fibre optique (FTTH) »  et la 1ere phase du projet de large bande résidentiel sans fil ;
  • poursuivre le projet de réseau WiFi public dans les universités d’Etat et les centres urbains des grandes villes ;
  • Mettre en exploitation le Datacenter (Tiers 3) de Zamengoe dont l’un des objectifs est l’accompagnement de l’administration dans le processus de digitalisation et de stockage local des données ;
  • densifier le réseau mobile 3G/4G existant avec l’ajout de 350 nouveaux sites ;
  • mettre en œuvre d’un nouveau progiciel de gestion intégrée (PGI) pour améliorer la gouvernance ;
  • réaliser la plateforme de Mobile Money ;
  • développer les compétences du personnel.

Quant à l’entreprise CAMPOST, les projets retenus en 2020 sous financement de l’Etat (MINPOSTEL et MINFI) visent essentiellement à renforcer la logistique et poursuivre la réhabilitation des bureaux de poste, dans la perspective du développement de l’activité du e-commerce qui fait l’objet d’une étude sous financement BAD.

Dans le cadre du Contrat-Plan :

  • Sur le Guichet MINFI/Chapitre 93

Treize (13) nouvelles activités sont prévues pour un montant global de 3 milliards 076 millions 479 milles de FCFA. Les projets concernent :

  • la mise en œuvre du Plan d’Organisation et d’Effectif (POE) ;
  • l’acquisition de 34 véhicules d’exploitation et de 50 motocyclettes ;
  • l’acquisition des sources d’énergie secondaires (10 groupes électrogènes) ;
  • l’acquisition d’une plateforme de commerce électronique ;
  • l’acquisition de  matériels et logistiques des magasins de distribution des colis et e-commerce (chariots, balances, transpalettes, étagères de rangement industriel, etc) ;
  • l’acquisition de 110 machines à affranchir (MA).

Dans le cadre de la transformation numérique de la poste, sous financement BAD, il est prévu :

  • la mise en place d’une solution de banque électronique  (e-banking) à la CAMPOST ;
  • l’aménagement des locaux d’archivage ;
  • l’équipement des locaux d’archivage.

Au plan de la formation, SUP’PTIC relevera les principaux défis ci-après au cours de l’année 2020 :

  • la construction de nouveaux blocs pédagogiques sur le campus principal de Yaoundé ;
  • l’aménagement d’un bâtiment et équipement pour le Centre d’Excellence UIT ;
  • la mise en place d’un dispositif d’enseignement à distance ;
  • la réhabilitation et l’équipement de certaines salles de classe (21) ;
  • la mise en place d’un Centre de Certification internationale SAP en comptabilité et logistique postale ;
  • la mise en œuvre d’un dispositif de contrôle de présences et d’accès à SUP’PTIC ;
  • la mise en place d’un système intégré de gestion de la scolarité ;
  • la mise en place d’une plateforme de téléenseignement ;
  • la recherche des financements  pour mener une étude en vue de l’implantation d’une école doctorale ;
  • la création d’un laboratoire de veille stratégique.

Ecrit par Gaëlle Massang

Zimbabwe : les telcos en pourparlers pour une troisième augmentation des tarifs

[Digital Business Africa] – Des entreprises de télécommunications assiégées au Zimbabwe sont en pourparlers avec l’Autorité de régulation des postes et télécommunications du Zimbabwe (Potraz), pour une éventuelle troisième augmentation des tarifs des services, nous informe Itwebafrica.

L’opérateur mobile Econet Wireless Zimbabwe a déclaré que cela était dû à l’environnement économique actuel. Il a déclaré que les multiples coupures de courant qui obligent les entreprises à investir dans des générateurs alors que les coûts de carburant augmentent, ont fait grimper les coûts d’exploitation.

Econet a publié dans un communiqué que: « La société, avec les autres acteurs de l’industrie, continue de collaborer avec Potraz dans le but de revenir à un régime tarifaire qui garantira la viabilité continue du secteur ainsi que la qualité des normes de service sont maintenues. » Le secteur des télécommunications a déjà mis en œuvre deux ajustements tarifaires: la première augmentation de prix (+ 23%) a été imposée en avril 2019 et la seconde (+ 95,39%) en octobre de la même année.

 Econet Wireless et Telecel Zimbabwe ont déjà ajusté leurs tarifs, avec des données au prix de 0,19 ZWL par mégaoctet.  Les appels croisés sur le réseau de Telecel Zimbabwe coûtent désormais ZWL0,96 cents par minute, tandis qu’Econet facture ZWL0,93 par minute. NetOne a également ajusté ses tarifs pour la voix et les données selon des marges similaires..

Le régulateur a déclaré: « L’autorité a jugé nécessaire de revoir les seuils tarifaires pour les services de télécommunications de 95,39% sur la base de l’indice des prix des télécommunications (TPI) qui a été calculé en consultation avec tous les opérateurs ». Il a ajouté que « les opérateurs mobiles peuvent ajuster leurs tarifs conformément aux seuils approuvés ».

Gaëlle Massang

Huawei va lancer des smartphones 5G très abordables pour surmonter l’embargo américain

[Digital Business Africa] – Huawei connaît un fort ralentissement sur le plan international depuis l’embargo américain, signé au printemps 2019. Si la firme a su maintenir le cap en 2019, elle s’attend à vivre une « année difficile » en 2020, a prévenu Eric Xu, actuellement à la présidence tournante de Huawei.

À défaut de proposer les services de Google sur ses nouveaux smartphones, Huawei pourrait prochainement lancer des mobiles 5G en dessous des 150 dollars, nous informe Le journal du Geek. C’est ce qu’affirme Yang Chaoying, président de la ligne de production de Huawei, dans un rapport récupéré par Mydrivers et repéré par Gizchina.

 Il indique qu’un modèle de smartphone 5G sera lancé fin 2020 ou début 2021 aux alentours des 150 dollars, et que d’autres modèles encore moins onéreux pourraient suivre.

Gaëlle Massang

Zimbabwe : La banque centrale émet des directives pour protéger les clients des services financiers numériques

[Digital Business Africa] – Le Zimbabwe est devenu de plus en plus dépendant de l’argent mobile et d’autres plates-formes de finance numérique en raison d’une crise de liquidités en cours. En conséquence, les banques ont renforcé le déploiement de machines de point de vente et de plateformes d’argent mobile dans le but d’augmenter le nombre d’agents d’argent mobile.

La Banque de réserve du Zimbabwe (RBZ)  a déclaré que les fournisseurs de services de financement numérique doivent mettre ouvertement à la disposition des parties prenantes intéressées la géolocalisation des points d’accès et des appareils. « La banque exhorte et encourage toutes les institutions financières, les fournisseurs de systèmes de paiement et les autres parties prenantes du secteur des services financiers à assurer la géolocalisation de tous les points d’accès et appareils, notamment les appareils de point de vente, les distributeurs automatiques de billets, les agents bancaires mobiles, les commerçants, les succursales et les agents de succursale » a indiqué Joseph Mutepfa, directeur adjoint de la division des marchés financiers de la RBZ dans une circulaire en date du 17 janvier 2020, selon Itwebafrica.

La circulaire note que « la géolocalisation impliquera l’identification et la publication des emplacements géographiques exacts du monde réel » des points d’accès et des dispositifs. Mutepfa a ajouté: « À cet égard, les institutions sont invitées à mettre à jour leurs sites Web ainsi que d’autres plateformes électroniques pour mettre ces informations à la disposition des parties prenantes. »

La banque centrale du Zimbabwe a stipulé des directives supplémentaires pour les prestataires de services de paiement, y compris l’argent mobile et d’autres services de finance numérique, qui cherchent à « favoriser la protection des consommateurs pour les clients des services financiers numériques, y compris un mécanisme de traitement des plaintes relatives à la fourniture de systèmes de paiement électronique ».

Gaëlle Massang

Togo : de sérieux dysfonctionnements sont signalés sur certains réseaux Internet

[Digital Business Africa] – Depuis ce 21 janvier 2020, de sérieux dysfonctionnements voire des coupures sont signalés sur certains réseaux au Togo, selon NetBlocks, un observatoire qui suit les perturbations d’Internet dans le monde. La raison de cette perturbation serait la même que celle des pays comme la Côte d’Ivoire ou le Cameroun il y a quelques jours. Cette fois-ci, la coupure de câbles a eu lieu au niveau du Portugal et de l’Espagne, s’est excusé Togocom mercredi.

« Nous l’avons légèrement ressenti. Mais nos équipes ont repris la main pour remettre les clients en service. Nous sommes opérationnels », a confié une source chez Teolis, un des FAI au Togo et rapporté par Ciomag.

Au temps fort de la panne, le taux de couverture réseau en termes de connectivité relevé par NetBlocks était moins de 50%. Tous les FAI touchés rassurent d’un retour normal de la situation.

Gaëlle Massang

RD Congo : le 1er centre de formation au codage sera lancé ce 31 janvier 2020

[Digital Business Africa] – « KINSHASA DIGITAL ACADEMY », le 1er centre de formation au codage sera lancé ce 31 janvier 2020 en RDC lors d’une cérémonie en présence de Monsieur le Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en charge du Numérique, Dominique Migisha, du Président du groupe TEXAF, Philippe Croonenberghs et du directeur de l’académie, Jean-Louis Mbaka, selon le site Socialnetlink.

Dans un communiqué, les organisateurs annoncent que cette cérémonie débutera au sein du nouveau campus TEXAF DIGITAL, partenaire de la KINSHASA DIGITAL ACADEMY.  Pour rappel, l’histoire de Kinshasa Digital prend sa source dans la start-up Youdee créée en 2016 par Jean-Louis Mbaka et Thomas Strouvens.

Youdee est une plateforme immobilière numérique. Première start-up congolaise à participer à la finale mondiale de la compétition Seedstars, en avril 2018, en Suisse.

Les formations tourneront autour de développeur· web et mobile (application web front-end/backend, application mobile) et référent·e Digital (création de sites web, digital marketing, mise en place de plateforme e-commerce, maîtrise des outils numérique, gestion de projet, productivité, communication) entre autres.  Kinshasa Digital Academy est  aussi membre du Réseau des fabriques Simplon.co

Gaëlle Massang

James Claude : « En 2020, GVG continue à investir dans des domaines tels que la souveraineté des données et la cybersécurité»

[Digital Business Africa] – Spécialisé dans la fourniture des solutions numériques aux régulateurs des services de communications numériques, Global Voice Group explique dans une vidéo publiée en ligne sur Youtube comment il entend travailler en 2020. James Claude, le PDG du groupe, y indique que l’un des principaux défis que GVG doit relever est de constamment anticiper les nouveaux développements qui ont lieu dans le secteur des communications numériques et de s’y adapter, de sorte à pouvoir améliorer continuellement ses offres de service.

« Nous continuons à investir dans des domaines tels que la souveraineté des données et la sensibilisation au besoin crucial de renforcer la cybersécurité au profit de tous les intervenants. En relevant ce défi, nous faisons la promotion des identités numériques en tant que pierre angulaire d’une économie saine et inclusive. Nous nous efforçons également de sensibiliser les gouvernements des pays émergents à l’importance d’externaliser leur processus de numérisation à des fournisseurs comme GVG, afin d’en assurer la réussite », explique le CEO de GVG.

Pour James Claude, le but de GVG est de continuer à fournir des solutions innovantes qui incarnent sa vision de soutenir la durabilité des économies des pays qui lui ont fait confiance, en déployant des solutions qui contribuent à garantir la transparence et la conformité de l’écosystème numérique.

Le PDG ajoute par ailleurs que GVG est bien plus qu’une entreprise de haute technologie : « Nous nous considérons comme un intégrateur de solutions dans le domaine des TIC… GVG fournit des technologies de pointe permettant de superviser efficacement la conformité, d’améliorer la productivité et de protéger les intérêts des consommateurs. »

Par Digital Business Africa

Fraude à la SIMBOX : GVG a aidé le Rwanda à déconnecter plus de 30 000 numéros frauduleux

[Digital Business Africa] – Dans une vidéo publiée ce mois de janvier 2020 sur la plateforme de vidéo en ligne YouTube, Global Voice Group explique comment il contribue à la transformation numérique du Rwanda. Dans cette vidéo, James Claude, le CEO de GVG, indique que : « GVG a collaboré avec la Rwanda Utilities Regulatory Authority (RURA) afin de l’aider à lutter contre la fraude à la Simbox. Plus de 30 000 numéros frauduleux ont été déconnectés au cours de ces trois dernières années ».

Plus encore, ajoute le CEO de GVG, « aujourd’hui, RURA a la capacité de superviser plus d’un demi-milliard de transactions par mois en ce qui concerne le trafic des télécoms et les transactions en argent mobile ».

C’est en 2012 que GVG et la RURA ont signé un partenariat qui a permis de réaliser ces challenges en mettant en œuvre multiples infrastructures clés dont certains ont joué un rôle crucial dans la lutte contre le cybercrime.

Par exemple, en 2012 GVG a déployé au Rwanda une plateforme numérique baptisée Visio-Telcom, visant à garantir les revenus et à assurer la supervision règlementaire dans le secteur des télécoms. Selon le groupe, Visio-Telcom a considérablement amélioré la qualité des indicateurs et des informations relatifs au secteur économique clé que représentent les télécommunications.

Dans cette vidéo, directeur général de la RURA, Patrick Nyirishema, et la ministre en charge de l’Economie numérique, Paula Ingabire, attribuent cette réussite à la collaboration de la RURA et des pouvoirs publics avec le secteur privé. Et notamment avec GVG. Car le groupe a fourni la plateforme et aidé à mettre en place des politiques et réglementations visant à guider l’industrie rwandaise du numérique dans la bonne direction, en utilisant les données comme moteur.

Selon GVG, dans le cadre de ce partenariat, la RURA a généré des recettes supplémentaires de 44 millions USD pour le Rwanda depuis 2012 et détecté plus de 30 000 lignes frauduleuses depuis 2014.

Pour James Claude, le PDG de GVG, au cours des sept dernières années, GVG a joué un rôle clé dans la transformation numérique du Rwanda et l’entreprise travaille dur afin de garantir sa durabilité dans les années à venir.

Par Digital Business Africa

Cameroun : le minpostel énonce son plan d’action pour 2020

[Digital Business Africa] – L’économie numérique est reconnue aujourd’hui comme un catalyseur et un puissant levier d’innovation et de croissance inclusive car étant désormais indissociable du développement de nombreux aspects de l’économie nationale et des activités quotidiennes des populations. D’où le thème « le secteur des Postes, des télécommunications et TIC dans le chantier de l’émergence du Cameroun : le triple défi de la compétitivité, de l’attractivité et de la créativité » choisi pour l’édition 2020 de la conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et des structures sous tutelle.

Elle se tient en effet du mercredi 22 au jeudi 23 janvier 2020 dans la salle de conférences du bâtiment annexe du ministère, en présence des principaux acteurs du secteur. « Le thème de notre rencontre nous oblige à faire le bilan 2019 de nos activités, d’identifier tous les écueils et d’arrêter une feuille de route 2020 permettant à notre secteur de relever les défis qui se posent à lui en termes de compétitivité, d’attractivité et de créativité pour l’émergence du Cameroun » a déclaré la ministre Libom Likeng dans son allocution au cours de la cérémonie d’ouverture.

Parlant des actions entamées et à poursuivre en 2020, la ministre évoque entre autres :

  • Une accessibilité accrue des Camerounais à Internet haut débit ainsi qu’à une offre de services diversifiée et à des couts compétitifs grâce à une infrastructure numérique en plein développement
  • La formation de pointe dans le secteur pour s’arrimer aux standards internationaux
  • L’accompagnement et l’encadrement des initiatives et projet qui témoignent du génie des jeunes camerounais
  • La restructuration de la CAMPOST grâce au contrat plan Etat – CAMPOST pour la période 2019 – 2021
  • Du renforcement de la régulation en vue de l’assainissement des activités du secteur.

Il s’agit donc de conforter les avancées en transformant les écueils en opportunités afin de conduire inéluctablement le pays vers son émergence à l’horizon 2025.

Gaëlle Massang

Gabon : L’Agence nationale du numérique veut prémunir la population sur les risques de la cybercriminalité

[Digital Business Africa] – L’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf) a lancé, ce lundi 20 janvier 2020, une campagne de sensibilisation sur la cybercriminalité pour prémunir la population sur les risques et les affres de ce phénomène, nous informe Gabonreview.

L’objectif est de protéger la population de cette nouvelle forme de criminalité et de délinquance qui se distingue des formes traditionnelles en ce qu’elle se situe dans un espace virtuel, le «cyberespace». Du 20 janvier au 6 février, l’Agence entend donc prévenir la population sur ce qu’elle risque en cas d’attaques.

Partant du simple fait que le Système informatique (SI) de l’État gabonais subit, selon l’Aninf, 50.000 tentatives d’accès frauduleux, bloqués par semaine, il est plus qu’impérieux de sensibiliser la population sur les méfaits de cette forme de criminalité aux conséquences incalculables. Ceci d’autant plus qu’en 2018, selon toujours l’Aninf, le Gabon subissait une attaque d’Anonymous qui a eu pour conséquence la perturbation de plus de 50% des sites web gouvernementaux, durant 72heures.

L’Aninf espère amener les Gabonais à faire un usage approprié et sécurisé des Technologies de l’information et de la communication (TIC). «Il n’est donc pas question de dissuader les Gabonais de faire usage de ces outils», soulignent les porteurs de cette campagne, en ajoutant qu’il s’agit de faire prendre conscience aux populations gabonaises des dangers qu’ils encourent au regard du nombre croissant de victimes sur toile, dans le pays et aussi dans le monde.

Gaëlle Massang

RD Congo: l’autorité de régulation convoque une réunion d’urgence au sujet des perturbations de la connexion Internet

[Digital Business Africa] – Ce lundi 21 janvier 2020, Odon Kasindi président par interim de l’autorité de régulation des télécommunications du Congo (ARTPC) a convoqué une réunion d’urgence à son cabinet de travail avec les opérateurs de la téléphonie mobile et la Société commerciale des postes et télécommunications (SCPT), nous informe ICT4Africa.

 Les nombreuses interruptions d’internet depuis la section du câble Wacs étaient le sujet de cette réunion, les perturbations récurrentes de la connexion internet dans certaines villes du pays plombent l’économie du pays.  Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion de travail, l’ARPTC indique que « les liaisons internet connaissent des perturbations en République Démocratique du Congo du fait d’une coupure du câble sous-marin de fibre optique WACS (West Africa Cable System) au large des côtes camerounaises ».

Il rajoute « Le rétablissement de la situation prendra plusieurs semaines ». Odon Kasindi explique que cette situation ne doit pas perdurer. Car elles sont de nature à affecter le rendement des activités de nombreuses sociétés.

L’ARPTC, la SCPT ainsi que tous les opérateurs de la téléphonie mobile se disent mobilisés et travaillent pour faire face à la situation de l’heure tout en définissant des mesures pour satisfaire et protéger les consommateurs. Ces différentes mesures seront connues à la suite des rencontres à venir, toujours selon ICT4Africa.

Gaëlle Massang

Le Cameroun possède désormais un plan stratégique national de Santé numérique

[Digital Business Africa] – Le Ministre de la Santé Publique a présidé le16 janvier 2020 à l’hôtel Mont Febe de Yaoundé, la cérémonie d’adoption du plan stratégique national de Santé numérique 2020-2024. Enclenché depuis juin 2018 grâce à l’appui technique et financier de Centers for Disease Control and Prevention (Cdc) et I-TECH/Université de Washington, le Plan stratégique national de Santé numérique (PSNSN) vise à corriger les principales difficultés auxquelles fait face le système de santé, telles que l’inaccessibilité géographique, la faible demande de services, le retard dans la prestation des soins, le faible respect des protocoles cliniques et les coûts supportés par les individus.

 « D’ici 2024, la Santé numérique contribuera efficacement à la Couverture Santé Universelle grâce à une prise de décision informée à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, à travers des systèmes fiables, robustes, sécurisés et interopérables » a précisé le communiqué du ministère

D’un montant de 11.327.570.000 FCFA pour une période de 05 ans, le PSNSN se décline en 07 axes stratégiques à savoir le leadership et gouvernance, la législation, politiques et conformité, les ressources humaines, la stratégie et les investissements, les services et applications, les infrastructures, les normes et l’interopérabilité.

Les différentes interventions de santé numérique sont entre autres la notification de stocks et gestion des produits, la télémédecine de prestataire à client, la télémédecine de prestataire à prestataire, la communication avec les clients ciblés, le suivi de l’état de santé des patients/clients, le support et l’aide à la décision des agents de santé et la fourniture de contenus de formation et d’éducation aux agents de santé.

Gaëlle Massang

La compagnie aérienne nationale Air Algérie lance son service d’enregistrement par internet pour ses vols internationaux.

[Digital Business Africa] – Air Algérie a annoncé dans un communiqué paru ce ce jeudi 9 janvier 2020 qu’elle va désormais enregistrer par internet pour ses vols internationaux. Ce nouveau service vient résoudre le problème des longues attentes et permettra aux passagers de choisir d’avance leurs sièges. « Une fois à l’aéroport, le voyageur n’a plus qu’à récupérer sa carte d’embarquement », nous signifie le communiqué.

Pour ce faire, il doit détenir au préalable, son billet électronique sur lequel il y a une référence IATA (Association internationale du transport aérien). Par ailleurs, la direction de la compagnie tient à rassurer les passagers sur la confirmation d’enregistrement qui ne remplace pas la carte d’embarquement traditionnelle laquelle devra être retirée au niveau des guichets d’enregistrement à l’aéroport le jour du vol suivant la procédure classique en vigueur nous informe ICT4Africa.

Ce service devrait être disponible pour les passagers d’Air Algérie au départ d’Alger à partir du 5 février prochain et sera généralisé progressivement dans tous les aéroports internationaux du pays.

Gaëlle Massang

Ouganda : une application mobile permettra aux citoyens de suivre les activités du parlement

[Digital Business Africa] – Rebecca Kadaga , la présidente de l’Assemblée nationale ougandaise a initié le développement d’une application mobile via laquelle les ougandais pourront suivre les plénières, les travaux des commissions et d’autres activités parlementaires a annoncé la législature.

« Le parlement ougandais devrait diversifier l’utilisation de la technologie afin d’améliorer la participation du public aux séances plénières et aux travaux des commissions ainsi qu’a d’autres activités de la chambre. Cela fait suite a la  directive de la présidente Rebecca Kadaga , a l’équipe TIC du parlement de développer une application mobile pour y parvenir » a expliqué un communiqué de la cour  publié ce 10 janvier 2020.

Cette initiative est une de plus dans le besoin de transparence du parlement ougandais déjà reconnu pour son ouverture au public. En plus d’une télévision publique, il prévoit le lancement d’une radio et de cette application mobile, nous informe Ciomag.

Cette application permettra aux Ougandais de suivre les débats en direct, d’y participer, de proposer des sujets et d’accéder aux ressources parlementaires. Les élus ougandais disposent déjà de tablettes qui leur permettront d’utiliser l’application et de faire des recherches sur les sujets qu’ils ont l’intention de soumettre à la Chambre.

Rebecca Kadaga citée par la presse locale, a annoncé avoir pris cette initiative parce que insatisfaite de la contribution des citoyens à la législation nationale et aux processus législatifs.

« Là où je ne suis pas encore satisfaite, c’est la contribution du public à notre législation. J’ai demandé aux spécialistes des TIC de préparer cette application, mais cela prend beaucoup de temps », a-t-elle déclaré lors de la 25e conférence des conférenciers et présidents du Commonwealth à Ottawa, au Canada.

Elle espère une réponse positive à sa requête très prochainement. Pour elle, il est essentiel de pouvoir atteindre le public pour discuter des projets de loi en commission.

Gaëlle Massang

Cameroun: le groupe MTN annonce la fin de la mission d’Hendrik Kasteel, le DG actuel

[Digital Business Africa] – Le groupe MTN annonce la fin de mission de Hendrik Kasteel, le néerlandais nommé en Septembre 2018. « Le Directeur Général de MTN Cameroun, Hendrik Kasteel, quittera MTN fin mars pour des raisons personnelles. Il signifiera son avis au cours des deux prochains mois et un successeur sera annoncé une fois finalisé », explique Rob Shuter, le patron du groupe sud-africain.

Ancien DG de MTN Cameroon et actuel Vice-Président du Groupe MTN pour la Région Afrique centrale et de l’ouest (WECA), Karl Toriola affirme que « le pragmatisme de Hendrik va beaucoup nous manquer ». « L’entreprise respecte la décision qu’il a prise pour des raisons familiales. En même temps que nous le remercions pour le rôle clé qu’il a joué dans la réalisation des bonnes performances de
MTN Cameroon, nous lui souhaitons du succès dans ses futures entreprises” 
», ajoute-t-il.
.

Le CEO de MTN Cameroun n’aura fait à peine qu’un an à la tête d’une institution qui a besoin de stabilité. À sa présentation au mois de février 2019, Colin Mukete, le Président du Conseil d’administration de l’opérateur avait indiqué qu’« il aura la responsabilité de maintenir MTN Cameroon sur la voie de la croissance et de renforcer la position de leader de l’entreprise sur le marché camerounais des télécommunications où la concurrence est de plus en plus intens ». Hendrik Kasteel a une riche carrière de plus de 20 ans dans les télécoms. L’annonce de sa future démission et la façon laconique avec laquelle cela a été fait, pose beaucoup de questions sur les relations de ce dernier avec le groupe MTN. Digital Business Africa reviendra sur ce sujet avec plus de détails.

Gaëlle Massang

Le groupe panafricain de télécommunications Liquid Telecom va lancer le premier service de roaming 5G de gros en Afrique du Sud

[Digital Business Africa] – Liquid Telecom utilisera son actif de spectre de 3,5 GHz pour construire le réseau 5G et fournir des services de gros 5G à l’échelle nationale sur le marché au début de 2020. La société affirme que l’une des implications les plus profondes du nouveau service sera son impact sur les ambitions 4IR de SA, où les appareils connectés communiquent entre eux, automatisant le plancher de l’usine sans intervention humaine.

Il ajoute que la fusion de la 5G, de l’IOT et d’autres technologies comme l’IA et la robotique touchera et transformera chaque facette de l’entreprise, créant de nouvelles façons de répondre aux besoins existants nous informe Itwebafrica.

« C’est un moment décisif pour Liquid Telecom South Africa, nos partenaires d’exploitation en gros peuvent exploiter notre nouveau réseau de roaming ultra-rapide 5G pour créer la prochaine génération de communications et rendre l’innovation possible, à tout moment et en tout lieu dans l’économie sud-africaine » a déclaré Nic Rudnick, PDG du groupe, Liquid Telecom.

Le service sera disponible à partir du début de 2020 dans toutes les grandes villes sud-africaines. Une connectivité fiable jusqu’à 10 fois plus rapide que la 4G permettra aux entreprises d’exploiter des tendances telles que l’Internet des objets (IOT), la robotique et l’intelligence artificielle (AI) pour innover de nouveaux services transformateurs, augmenter la productivité et offrir des expériences client plus connectées, déclare Liquid Telecom .

« Ce service de gros 5G révolutionnaire créera l’innovation dans tous les aspects de la société et de l’industrie sud-africaines », a déclaré Nic Rudnick, ajoutant que « pour la première fois, les opérateurs de réseaux mobiles et les FAI [fournisseurs de services Internet] auront un accès libre au nouveau réseau mobile 5G de Liquid Telecom. Le lancement du service souligne également la vision de Liquid Telecom d’offrir une connectivité haut débit à tout le monde. »

La société a investi massivement à travers le continent où elle exploite le plus grand réseau de fibre optique indépendant d’Afrique, couvrant près de 70 000 km de long.

Gaëlle Massang

Gabon : le gouvernement met en place E-tax pour faciliter les procédures fiscales des entreprises

[Digital Business Africa] – Le ministère de l’Economie et des Finances du Gabon a mis en place  l’« E-tax », une plateforme en ligne permettant de faciliter les procédures fiscales pour les entreprises. Il a également annoncé le développement d’une plateforme similaire dédiée aux particuliers et l’activation de « Sydonia World » pour l’optimisation des ressources douanières.

La plate-forme est ouverte exclusivement aux contribuables rattachés à la Direction des grandes entreprises (DGE) et permettra de déclarer et de payer plus de 90 % des bordereaux déclaratifs incluant diverses taxes. Entre autres, la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), les acomptes et la solde de l’impôt sur les sociétés, les retenues à la source sur les salaires, les précomptes de 9,5% sur les prestations de services.

Inscrite dans le développement du secteur numérique au Gabon, cette initiative permettra de simplifier les rapports entre les opérateurs et cette administration publique. Elle permettra aussi à l’administration publique d’avoir des données fiables, d’éviter des erreurs de saisie des informations fournies par les contribuables. Elle pourra également économiser de l’argent à travers la réduction des dépenses prévues pour l’achat des papiers, des enveloppes et autres.

Elle permettra aux opérateurs de 581 entreprises de gagner en temps et d’économiser également des frais de déplacements déboursés pour se rendre dans les bureaux d’impôts. Ces entreprises sont reparties en 323 pour la direction des grandes entreprises, 139 pour le centre des impôts des moyennes entreprises d’Owendo et 119 pour le centre des impôts et moyennes entreprises dans la Ville de Port Gentil.

« Vous n’avez plus à vous déplacer ni à effectuer la moindre démarche auprès de votre centre des impôts ou de votre banque : tout est maintenant saisi et transmis simplement et rapidement depuis votre espace personnel sécurisé e-Tax. Vos déclarations, ordres de paiement, quittances, etc. sont archivés et peuvent être téléchargés ou imprimés à tout moment sur votre espace », assure le ministère gabonais de l’Économie.

Il a également annoncé la prochaine disposition de « Mobitax ». Cette autre plateforme numérique sera consacrée aux particuliers. Elle est en cours de développement à la direction générale des impôts. Concernant « Sydonia world », il s’agit d’un système douanier automatisé permettant l’acceptation anticipée des manifestes et déclarations relatives aux bateaux conformément aux réglementations internationales. Il a été vérifié et activé cette semaine également selon le ministère des Finances. Lequel le considère comme un « véritable atout » pour l’action de l’administration et l’amélioration des performances des douanes.

Ce système offrira quatre avantages principaux. Notamment, l’implémentation totale des opérations douanières, le renforcement de la réglementation, la production automatisée précise et en temps réel des statistiques, et la standardisation ainsi que la normalisation basée sur les recommandations des organisations internationales.

Gaëlle Massang

Université de Yaoundé I : La carte visa biométrique et bancaire de l’étudiant désormais effective

[Digital Business Africa] – Le recteur de l’université de Yaoundé I le Pr Maurice Aurélien sosso a procédé à la présentation de la nouvelle carte visa d’étudiant biométrique et bancaire ce jeudi 02 Janvier 2020 à la salle des actes de l’université de Yaoundé I, nous informe la Voix du Centre.

 La nouvelle carte est gratuite, et destinée à tous les étudiants, non seulement de Yaoundé I, mais aussi  à toutes ses grandes écoles à savoir l’école normale supérieure de Yaoundé (Ens), l’école normale supérieur de l’enseignement technique de Yaoundé (Enset),l’école nationale supérieure polytechnique (Enspt),la faculté de médecine et des sciences biomédicales  de l’université de Yaoundé I (Fmsb), et l’institut universitaire du bois de l’université de Yaoundé 1 localisée à Mbalmayo.

« Les bénéfices de ce précieux sésame trouvent leur origine en ce sens que cette carte est biométrique et visa.  C’est un compte bancaire virtuel qui permettra à l’étudiant de toucher son argent dans un distributeur automatique agrée par l’institution bancaire (UBA), partenaire », a expliqué le patron de l’université de Yaoundé I.

Comme autre avantage à travers le partenaire UBA, « c’est la seule banque au Cameroun qui permet à son client de retirer 2.000 FCFA  dans un distributeur automatique  de billet de banque. Le retrait minimum dans toutes les autres banques  est de 5.000 FCFA .Cette banque pourra répondre aux préoccupations des étudiants  dont les parents de certains sont pauvres, surtout  dans les villages  et n’ont souvent que 2.000 ou 3000 FCFA  à envoyer à leurs enfants », a détaillé le recteur.

La durée de la carte est de trois ans. Elle permettra l’identification rapide de l’étudiant, conservera ses relevés de note et tout son parcours académique, sans aucune possibilité de falsification, l’accès aux bibliothèques numériques partenaires, avec une de référence à savoir la bibliothèque  Elsevier avec près de 60 milles livres. Les opérations de fabrication  débuteront dans 15 jours et les agents UBA procèderont directement à l’enrôlement des étudiants pendant l’inscription.

Gaëlle Massang

AFRINIC : Comment le Top management a trafiqué et vendu frauduleusement des adresses IP “pour 54 millions de dollars US”

[Digital Business Africa] – C’est un scandale qui secoue l’AFRINIC depuis quelques mois. En jeu, le détournement et la revente de nombreux blocs d’adresses IP appartenant à la base de données WHOIS de l’AFRINIC, le Registre régional d’adresses IP desservant l’Afrique. La valeur totale de ces blocs d’adresses IP détournés et revendues illégalement est estimée à plus de 54 millions de dollars américains. Ce qui rend ce scandale impressionnant c’est que le suspect numéro un de ce trafic est son Policy Coordinator, Ernest Byaruhanga, qui, à la suite d’une audience disciplinaire du conseil d’administration d’Afrinic tenue le 13 décembre 2019, à Maurice, a été limogé. Motif évoqué :”faute professionnelle très grave”.

Depuis lors, il est remplacé. Eddy Kayihura, l’actuel DG de l’AFRINIC fait le point de cette affaire dans son message retraçant les grandes lignes de l’action de l’AFRINIC au titre de cette nouvelle année 2020. Dans son mail à la communauté africaine de l’Internet publiée le 17 janvier 2020 dans la liste de diffusion d’Afrinic, il explique que la Police mauricienne est désormais en charge de l’enquête pour cette affaire.

Au titre de mise à jour sur l’affaire relative à la base de données WHOIS alléguant une manipulation frauduleuse, l’affaire a été signalée à la Division centrale des enquêtes criminelles de la police mauricienne le mardi 10 décembre 2019 pour une enquête plus approfondie. En outre, compte tenu de la gravité des allégations, une audience disciplinaire a été tenue le 13 décembre 2019, à l’issue de laquelle la Direction a pris la décision de renvoyer Ernest Byaruhanga avec effet immédiat pour faute professionnelle très grave”, écrit-il.

Le nouveau DG de l’AFRINIC indique par ailleurs qu’avec la nouvelle équipe installée (voir encadré), l’AFRINIC s’emploie à rétablir l’exactitude des données WHOIS et à renforcer les contrôles existants afin d’éliminer les menaces internes ou externes qui pourraient peser sur ses opérations. “Comme nous nous attendons à une charge de travail parfois plus importante, l’équipe des services aux membres fera de son mieux pour servir les membres avec un ticket dans un délai de 48 heures comme le stipule le SLC d’AFRINIC”, rassure Eddy Kayihura.

Les blocs d’adresses IP de la base de données WHOIS d’AFRINIC

Certains comparent en effet les adresses IP comme des maisons et appartements de l’Internet. En clair, lorsque vous naviguez sur le Web ou hébergez votre site web, vous avez besoin d’une maison sur Internet. Besoin donc d’une adresse IP. L’adresse IP (avec IP pour Internet Protocol) est alors le numéro qui identifie chaque ordinateur connecté à Internet, ou plus précisément, l’interface avec le réseau de tout matériel informatique (routeur, imprimante) connecté à un réseau informatique utilisant l’Internet Protocol (le protocole Internet).

Il existe des adresses IP de version 4 (IPv4) et de version 6 (IPv6). La version 4 la plus utilisée est généralement notée avec quatre nombres compris entre 0 et 255, séparés par des points. Par exemple, 212.85.150.133. Il y a une quinzaine d’années, face à la demande croissante et la rareté signalée de la version 4, l’IETF (Internet Engineering Task Force) a mis en place l’IPv6. Elle peut être constituée de huit nombres et lettres séparés de deux points. Par exemple, : 2001:0620:0000:0000:0211:24FF:FE80:C12C. Donc, plus puissante que l’IPv6.

Cependant, la plupart des usagers de l’Internet utilisent toujours l’IPv4. Et ces anciennes adresses IPv4 sont devenues une ressource très rare. D’ailleurs dans un mail daté du 14 janvier 2020 et publié dans sa liste de diffusion, l’AFRINIC informe la communauté africaine de l’Internet que “la phase 2 de l’épuisement d’IPv4 a officiellement commencé. C’est la conséquence de la diminution des ressources IPv4 disponibles pour AFRINIC. AFRINIC procédera aux modifications nécessaires de ses systèmes pour limiter la taille des demandes de ressources IPv4 qui peuvent être soumises. De plus, toutes les demandes de ressources IPv4 actuellement ouvertes et supérieures à /22 seront réduites à un /22 et les demandeurs seront informés dans leurs tickets correspondants”. Aujourd’hui, l’AFRINIC encourage ses membres à accélérer le déploiement d’IPv6 sur leurs réseaux.

A l’origine du scandale

En effet, il existe dans le monde moins de quatre milliards d’adresses IP en version 4 utilisables. La majorité de ces adresses IP a déjà été attribuée. Selon les experts, la pénurie mondiale d’adresses IPv4 disponibles les a transformées en une marchandise dans laquelle chaque adresse IP peut se vendre à des prix variant entre 15 $ et 25 $ sur le marché libre. Ce qui a créé un marché juteux pour ceux qui se livrent à l’acquisition et à la revente de blocs d’adresses IP. Mais, expliquent les experts en la matière, cela a également encouragé ceux qui se spécialisent dans la fabrication des spams à travers des blocs d’adresses IP dormants sans autorisation de leurs propriétaires légitimes.

Ernest Byaruhanga, deuxième personne à être recrutée à Afrinic, cette institution qui attribue les blocs de ces adresses IP en Afrique, aurait donc jugé utile de tirer profit de cette manne. C’est du moins l’alerte que donne en septembre 2019 le chercheur américain Ron Guilmette après cinq mois d’enquête.

Basé en Californie, Ron Guilmette s’est spécialisé dans la traque aux spammeurs. Il ambitionne de débarrasser l’Internet des spammeurs. Dans ses enquêtes, il constate que de nombreux spams proviennent d’adresses IP dormantes vendues en Afrique. Il signale sans succès ses découvertes à diverses listes de diffusion d’opérateurs de réseau entre 2016 et 2017. Au départ, il pense que ce sont des opérateurs réseau qui sont responsables de la vente de ces adresses IP servant aux spams.

Mais, poussant l’enquête plus loin, il découvre que les adresses IP vendues sont commercialisés avec la complicité d’un agent d’AFRINIC qui dispose d’un pool d’adresses IP disponibles à partir desquelles il attribue des blocs d’adresses IP aux organisations qui en ont font la demande.

Enquête avec MyBroadband.co.za

Avec l’aide de certains journalistes en Ouganda et en Afrique du Sud (MyBroadband.co.za), il persiste dans son enquête et finit par découvrir que les entreprises ou opérateurs réseaux étrangers qui vendent ces blocs d’adresses IP incriminés sont la propriété d’Ernest Byaruhanga ou des membres de sa famille proche. Ernest Byaruhanga aurait donc permis à certaines organisations dans lesquelles il avait des intérêts de modifier les WHOIS de l’Afrinic pour attribuer illégalement des blocs d’adresses IP à ces opérateurs de réseau-là pour revente. Le préjudice subi par l’AFRINIC serait de l’ordre de 54 millions de dollars américains, estime Ron Guilmette.

Parmi ces opérateurs ou entreprises contrôlés par Ernest Byaruhanga, Amiek Holdings et d’IPv4 Leasing. Ces opérateurs réseaux contactaient les compagnies dont les demandes en blocs d’adresses IPv4 avaient été rejetées par l’AFRINIC sous prétexte qu’ils ne se situaient pas en Afrique. Car il faut être établi en Afrique pour solliciter l’achat des adresses IP à Afrinic.  C’est par exemple le cas de TotalSend qui, après le rejet de sa demande par l’Afrinic, avoue reçu une offre et payé  2 500 $ (USD) à Amiek Holdings pour un bloc de 1 024 adresses IP. La notation technique du bloc en question étant 196.45.112.0/22.

Dans la base de données WHOIS d’AFRINIC, c’est ITC qui contrôlait le bloc d’adresses IP qui a été vendu à TotalSend. D’après le site web spécialisé krebsonsecurity.com, les recherches dans l’historique d’AFRINIC montrent que ipv4leasing.org est lié à au moins six blocs d’adresses IP considérables qui appartenaient autrefois à une société camerounaise  ITC aujourd’hui disparue. Cette société camerounaise opérait également sous le nom d’«Afriq * Access», renseigne le site web.

Les journalistes ont donc découvert que, selon les documents remis par l’administration ougandaise, Amiek Holdings, appartenait à Ernest Byaruhanga et Annette Byaruhanga, tous directeurs et actionnaires à hauteur de 35% chacun. Trois autres mineurs ayant le nom Byaruhanga détenaient 10% chacun, détaille l’enquête de MyBroadband.

Par ailleurs, ils ont découvert que les noms de domaines IPv4Leasing.net et IPv4Leasing.org avaient été enregistrés par Ernest Byaruhanga en 2013. Après les enquêtes approfondies de MyBroadband et de Ron Guilmette, Ernest Byaruhanga qui sera contacté par le média en ligne pour ses réponses restera muet.

Plus tard, Afrinic informera MyBroadband que Ernest Byaruhanga a démissionné. Et comme indiqué au début de l’article, à la suite d’une audience disciplinaire du conseil d’administration d’Afrinic tenue le 13 décembre 2019, à Maurice, Ernest Byaruhanga sera officiellement limogé. Motif évoqué :”faute professionnelle très grave”.

Par Beaugas Orain DJOYUM

Quelques nouveaux visages de l’AFRINIC

– M. Eddy Kayihura, Directeur général d’AFRINIC

– M. Seun Ojedeji est désormais le chargé de liaison du Conseil d’administration avec le Comité de gouvernance en remplacement de M. Serge Ilunga ;

– M. Daniel Nanghaka a été nommé membre du Conseil d’administration en remplacement de Mme Zeimm Auladin-Suhootoorah pour un mandat de deux ans, du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2021 ;

– M. Laurent Ntumba Kayemba a été élu en remplacement de Mme Isatou Jah pour un mandat de trois ans, du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2022 ;

– M. Mike Silber remplace M. Omo Oaiya au sein du NRO NC / ASO AC et de l’IANA RC jusqu’en 2022