[DIGITAL Business Africa] – Bujumbura, ville du Burundi, devient le laboratoire de l’ IA le temps de trois jours. Le pays abrite, du 5 au 7 juillet 2026, la 3ᵉ Conférence internationale sur le Kiswahili. Les travaux s’articulent autour du thème « Le Kiswahili, le multilinguisme et l’intelligence artificielle: façonner l’avenir de la souveraineté linguistique, de la sécurité culturelle et de l’intégration régionale ».
Il était question d’explorer les moyens pour que le kiswahili ne s’adapte pas seulement à la révolution de l’IA, mais participe activement à la création des technologies qui façonneront son avenir.
À l’ouverture des travaux, Lydia Nsekera, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a rappelé dans son allocution que le kiswahili est une langue vivante, enseignée, parlée et intégrée dans la communication courante, et que les dirigeants burundais eux-mêmes en sont des fervents utilisateurs.
L’intelligence artificielle figure parmi les priorités du Burundi. Tout comme la digitalisation de l’administration publique, l’ amélioration de la qualité des services offerts aux citoyens (E-gouvernement) et le renforcement de la décentralisation et la déconcentration des services publics.
Le pays a lancé une nouvelle stratégie nationale sur l’intelligence artificielle en 2026. Elle prévoit la création de la Commission Nationale de l’Intelligence Artificielle (CNIA) et d’un Centre d’Intelligence Stratégique (CIS). Ensuite, l’Infrastructure digitale et données.
Le résultat escompté parmi tant d’autres est l’amélioration de la connectivité et gestion des données. Troisième axe: la formation, la recherche et le développement des compétences locales en IA.
Par Jean Materne Zambo








