[DIGITAL Business Africa] – La fièvre de l’intelligence artificielle touche aussi chez les enfants. La faute n’est pas à la technologie émergente, peut-être aux développeurs d’outils. Le pape Léon XIV l’IA, a dit dans un document paru en avril 2026 que l’ IA “ne peut être considérée comme moralement neutre”.
Le souverain pontife s’inquiétait déjà de la course effrénée au développement de l’intelligence artificielle dans le monde. Anthropic, entreprise mère de Claude AI, avait même appelé à une pause concertée dans le développement de cette technologie, évoquant le risque « d’une perte de contrôle ».
Chez certains parents, le contrôle semble avoir foutu le camp. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance ( UNICEF) tire la sonnette d’alarme à travers un document publié ce 30 juin 2026.
Le constat est pour le moins alarmant. Les enfants substituent leurs parents aux outils d’intelligence artificielle. Pire, leurs capacités cognitives tombent en veille. Il fallait bien s’y attendre, au regard de la promotion faite de l’IA auprès du public profane.
Selon le document publié par l’UNICEF, 50 % des enfants interrogés utilisent déjà l’IA pour leurs devoirs et un enfant sur dix y a recours pour obtenir des conseils sur des sujets qui le préoccupent. Si l’adoption de l’IA est importante chez de nombreux enfants participant à cette étude, elle reste inégale.
De plus, les enfants sont trois fois plus susceptibles d’utiliser des systèmes d’IA que leurs parents ou tuteurs. Combler le fossé d’utilisation au sein des familles nécessite des programmes complets d’initiation et d’accompagnement à l’IA.
L’ UNICEF recommande des programmes d’éducation à l’IA et des systèmes d’IA plus sûrs pour protéger ceux qui sont moins conscients de ces risques. D’après le fond, il est urgent de mener des recherches afin de mieux accompagner les enfants grâce à des politiques et une conception de l’IA fondées sur des données probantes, ainsi qu’à des programmes visant à aider les enfants et leurs familles à s’épanouir dans l’environnement numérique.
Par Jean Materne Zambo








