[DIGITAL Business Africa] – Du nouveau à l’Agence de Régulation Régulation des Communications électroniques et des Postes. L’ ARCEP s’est doté de quatre plateformes stratégiques de régulation des télécommunications au cours d’une cérémonie présidée par le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat.
Il s’agit du Centre QoS (Quality of Service). Il permettra de mesurer en temps réel la qualité des services offerts aux usagers et de superviser les infrastructures des opérateurs. Un outil essentiel pour garantir des communications plus fiables et une meilleure expérience pour les consommateurs.
La seconde plateforme est le Centre Revenue Assurance. Lui, offrira à l’ARCEP une visibilité complète sur les trafics et les revenus générés dans le secteur. La plateforme renforcera la transparence, la traçabilité et la fiabilité des données nécessaires à une régulation efficace.
Le Centre de contrôle des réseaux satellitaires, quant à lui, assurera la surveillance des signaux satellitaires, des équipements VSAT (Very Small Aperture Terminal). du spectre radioélectrique. Le VSAT est une technologie de communication bidirectionnelle par satellite utilisant une petite antenne parabolique.
Le centre de contrôle des réseaux satellitaires assura aussi une capacité stratégique qui renforce la maîtrise des ressources nationales de télécommunications et contribue à la souveraineté numérique du pays.
Pour finir, le Centre de lutte contre l’empiètement des réseaux étrangers permettra de détecter et de limiter les interférences provenant des réseaux transfrontaliers, protégeant ainsi l’intégrité du territoire radioélectrique national.
Des outils de pointe qui font passer le régulateur des télécommunications dans une nouvelle dimension en témoigne Haliki Choua Mahamat.
« Aujourd’hui, l’ARCEP passe d’une régulation déclarative à une régulation fondée sur la donnée, l’analyse et le contrôle permanent », a affirmé le ministre, résumant ainsi la portée stratégique de cette évolution.
La directrice générale adjointe de l’ARCEP, Isra Brahim Mahamat, dans son intervention, a souligné que ces plateformes constituent une réponse concrète aux défis imposés par l’évolution rapide des technologies et les attentes croissantes des usagers.
Cette avancée s’inscrit dans une vision du Gouvernement visant à faire du numérique un puissant levier de développement économique et de modernisation de l’administration publique.
La cérémonie s’est achevée par la visite des installations techniques par les autorités a permis de mesurer l’ampleur de cette modernisation qui place désormais le Tchad parmi les pays africains engagés dans une régulation technologique moderne et intelligente.
Par Jean Materne Zambo, sources : Adetic, ARCEP









