[DIGITAL Business Africa] – Le Programme des Nations unies pour le développement (Programme des Nations Unies pour le développement) et le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique du Sénégal ont signé, le mardi 14 avril 2026 à Dakar, un protocole d’accord-cadre visant à renforcer la gouvernance numérique du pays et à accélérer l’intégration de l’intelligence artificielle dans les services publics.
L’accord a été officialisé par le ministre Alioune Sall et le représentant résident du PNUD, Njoya Tikum. Il s’inscrit dans un contexte stratégique marqué par la volonté des autorités sénégalaises de consolider l’inclusion numérique, de moderniser l’administration et de mettre en place un environnement réglementaire propice à l’innovation technologique et à la compétitivité économique.
Présenté comme un partenariat « structurant et orienté vers des résultats concrets », cet accord accompagne la stratégie nationale de transformation numérique, notamment à travers la dématérialisation progressive des services publics et le renforcement de l’écosystème digital.
La première matérialisation de cette coopération est attendue le 27 avril 2026 avec l’inauguration de l’University Innovation Pod (UNIPOD) au sein de l’Université Amadou Mahtar Mbow.
Financé à hauteur de 1 million de dollars, ce centre d’innovation sera conçu comme un incubateur de nouvelle génération destiné à accompagner les étudiants et jeunes entrepreneurs dans la transformation de leurs projets de recherche en solutions technologiques et entrepreneuriales à fort impact.
Les autorités sénégalaises envisagent par ailleurs de dupliquer ce modèle d’incubation à l’échelle nationale afin de structurer un réseau d’innovation plus dense et territorialement équilibré.
Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du « New Deal technologique », la stratégie nationale de transformation numérique du Sénégal. Le pays ambitionne de créer plus de 500 start-up technologiques labellisées à l’horizon 2034 et de générer environ 150 000 emplois directs dans le secteur numérique.
Selon les données de StartupBlink, le Sénégal compte actuellement une soixantaine de start-up actives, ce qui traduit un écosystème encore en phase de structuration mais en forte progression. Avec ce nouveau partenariat, les autorités et leurs partenaires entendent accélérer le passage à l’échelle et positionner le Sénégal comme un hub technologique majeur en Afrique de l’Ouest.
Par Loic SOUOP









