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Plan national de numérotation téléphonique : le flop de l’Arcep

L’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) semble avoir raté sa campagne de sensibilisation sur l’exécution de la dernière phase du plan de numérotation nationale à huit (8) chiffres, adopté il plus d’un an déjà.

Difficile week-end pour les usagers des réseaux téléphoniques fixes et mobiles qui ont tenté, en vain sans conseils et orientation, de joindre leurs contacts du Gabon par le biais de la numérotation connue depuis un moment et consistant à ajouter le préfixe 01 en tête de l’ancien numéro à 6 chiffres du correspondant, comme lorsque le numéro 44 35 07 devient 01 44 35 07.

Le plan de numérotation nationale à huit chiffres du Gabon aurait encore muté le week-end dernier ; vers la norme internationale, indique-t-on. Cette norme voudrait que, sur les appels internationaux à destination du Gabon, le 0 disparaisse après l’indicatif (+ 241). Ainsi, pour appeler le numéro fixe «01 76 16 16 depuis l’étranger, faudra-t-il composer : + 241 1 761616».

En effet, selon un communiqué du président de l’Arcep, daté du 28 janvier dernier, «l’exécution de la dernière phase du plan de numérotation nationale à huit (8) chiffres qui consiste à se conformer aux règles internationales, par la suppression du chiffre zéro (0) après l’indicatif (+241) pour les appels internationaux à destination du Gabon, intervenait le 1er février dernier 2014 à 00 heure 01 minute, heure locale (vendredi 31 janvier 2014 à 23 heures 01 minute GMT)».

Une stratégie de sensibilisation qui selon certains témoignages, aurait manqué de promotion pour éviter de faire subir des désagréments aux usagers. «Je suis rentré de l’étranger cette nuit. Mais tu ne peux pas savoir quel air bête j’ai eu lorsque j’ai essayé d’appeler Libreville. L’opérateur me faisait comprendre que l’indicatif était faux. Tu t’imagines, le 241, indicatif de mon propre pays, on me dit que c’est faux. Juste parce que je n’étais pas informé de ces changements», a déclaré, le président de la section Gabon de l’Union de la presse francophone, Jean Pascal N’dong Obiang, sur Facebook dans le groupe de discussion Infos Kinguelé.

«Un ami qui essayait de me joindre en urgence lui s’est fait répondre que mon numéro sur lequel il m’a toujours appelé n’était pas attribué. Heureusement qu’il y a l’application Skype et on a bien rigolé», a poursuivi Hyacinthe Marcel M’ba Allogho, un autre journaliste intervenant sur la même plateforme.

Cependant, indique le communiqué de l’Arcep, «à la demande des opérateurs de téléphonie, et aux fins de garantir une meilleure qualité de service des communications téléphoniques pendant cette transition, le système de numérotation en vigueur actuellement et celui applicable à compter du 1er février 2014, cohabiteront pendant une période de cinq (5) mois, soit jusqu’au 30 juin 2014 […] À l’issue de cette période, les appels téléphoniques internationaux à destination du Gabon, s’exécuteront conformément aux règles internationales, tel qu’indiqué ci-dessus», conclut le communiqué. L’Arcep a donc péché sur cette affaire. Pour un service qui concerne des milliers sinon des millions d’usagers, un simple communiqué n’est pas le plus efficace. L’opération méritait une véritable campagne de communication à grande diffusion, déclinée sur une multitude de supports.

Source : ÉCONOMIE

 

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