[DIGITAL Business Africa] – L’avenir du Réseau ouest-africain des Backbones nationaux s’écrit à Dakar. La capitale sénégalaise a abrité du 8 au 9 octobre 2026 la réunion constitutive du Conseil interministériel du Réseau ouest-africain des Backbones nationaux. Présidée par le ministre des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf, les travaux avaient un objectif précis. Celui de renforcer la coopération sous-régionale, de consolider l’ancrage institutionnel du réseau et de définir une stratégie commune pour le développement des infrastructures numériques.
Tous les acteurs clés du numérique de la région de l’ Afrique de l’Ouest ont fait le déplacement, une délégation de la Gambie conduite par Lamin Jabbi ministre des Communications et de l’Économie numérique, Alkaïdi Amar Touré, secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation du Mali, ou encore Souleymane Bah, ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation de la Guinée.
Des personnalités de marque qui ont échangé sur la souveraineté numérique et connectivité, vue comme un levier essentiel du développement économique et de l’accès des populations aux opportunités du numérique par le ministre en charge du Numérique sénégalais Samba Diouf.
Au cœur des discussions, le Plan stratégique 2026-2030, les mécanismes de financement du réseau et les perspectives de renforcement de l’interconnexion des infrastructures numériques en Afrique de l’Ouest.Le réseau rassemble actuellement 10 pays membres (dont le Sénégal, la Gambie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Niger et la Sierra Leone.
Les axes stratégiques du plan stratégique 2026-2030 sont les suivants : Les infrastructures publiques robustes : Déploiement de réseaux de fibres optiques transfrontaliers sur plusieurs milliers de kilomètres, de datacenters de dernière génération et de points d’échange Internet (IXP)
•Harmonisation réglementaire : alignement des cadres juridiques et techniques pour fluidifier le transit des données au sein de l’espace ouest-africain.
•Réduction de la dépendance externe : limitation du transit des flux de données régionaux par des serveurs situés en Europe, en Asie ou en Amérique.
•Mutualisation : Partage des capacités redondantes et des infrastructures stratégiques entre les États membres pour éviter la duplication des efforts. Pour Sénégal Numérique SA, cette dynamique traduit l’importance de la coopération régionale dans la construction d’un écosystème numérique plus résilient, au service des territoires et des citoyens.
Par Jean Materne Zambo, source : MCTN











