[DIGITAL Business Africa] – Vivre aux dépens des données volées. Le moteur de recherche Brixhub en a fait une activité de rente. Et cela semble marcher. 11 milliards de données mises en vente. Les informations détenues sont des numéros de téléphone, des adresses, des numéros de sécurité sociale ou encore des relevés d’identité bancaires RIB.
Les personnes fichées par Brixhub peuvent demander la suppression de leur fiche, moyennant finance. Deux types de crédits possibles. Chacun d’eux permet, soit-disant, d’effacer une fiche de la base de données. Une offre payante, Brixhub pro, propose un accès plus large aux données disponibles à partir de 10 euros par mois.
L’autre offre démarre à 5 euros pour 10 suppressions de fiches de données. Le site propose même un arbre généalogique, associant les personnes avec un même nom de famille résidant dans la même zone géographique. La base de données concerne les particuliers, mais aussi les personnalités publiques établies dans plusieurs pays dont la France, la Belgique, la Suisse. Si chez Brixhub, le recel numérique fait recette, en face il y a la loi.
La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, a annoncé, lundi 5 octobre 2026, avoir saisi le procureur de Paris pour dénoncer les activités du site web.L’article 40 du code de procédure pénale oblige un responsable public à informer la justice dès qu’il a connaissance d’un possible délit.
« Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».
La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, a prévenu tous ceux qui sont concernés par cette arnaque en ligne.« Ceux qui font commerce de nos données devront répondre de leurs actes. Aux personnes concernées, ne payez jamais pour faire retirer vos données », a prévenu la ministre.Rien n’est gagné d’avance.
Le procureur peut classer sans suite cette affaire car la même loi précise que l’obligation de dénonciation concerne uniquement les agents de l’État, toutes fonctions publiques confondues. Une disposition qui peut épargnée le site web Brixhub en raison de son statut de plateforme numérique.
Par Jean Materne Zambo, sources : Anne Le Hénanff (X), 01net.com, liberation.fr











