[DIGITAL Business Africa] – Avec l’inauguration, ce mercredi 20 août 2025, de sa 22ᵉ « Maison Digitale » à Buea, chef-lieu de la région du Sud-Ouest, la Fondation Orange confirme son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes et des jeunes filles à travers le numérique.
Fruit d’un partenariat avec le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), ce nouvel espace d’apprentissage vise à sortir les femmes de la dépendance, renforcer leur insertion sociale et favoriser leur indépendance économique grâce à la maîtrise des outils numériques.
Un moment symbolique pour les femmes du Sud-Ouest
La cérémonie d’inauguration, marquée par une forte mobilisation des autorités administratives, politiques, religieuses et traditionnelles de la région, a été présidée par Mme Vanessa Mbong Mbembe, Chef de la division des affaires économiques du Sud-Ouest, représentant le Gouverneur Bernard Okalia Bilai.
Orange Cameroun était représenté par une délégation conduite par M. Alain-Blaise Batongue, Directeur des Affaires Institutionnelles. Il a rappelé que ce programme traduit la volonté de l’opérateur d’accompagner les femmes camerounaises, notamment celles du Sud-Ouest, dans leur formation et leur autonomisation économique.
Former pour transformer
À travers ces « Maisons Digitales », Orange Cameroun et sa Fondation s’engagent à former des femmes vulnérables, sans qualification et sans emploi, sur une période de 6 à 12 mois. Les bénéficiaires reçoivent des cours adaptés à leur niveau, axés sur :
la bureautique,
la gestion financière via des logiciels et applications,
et l’utilisation des TIC comme levier de création d’activités génératrices de revenus.
Mme Lucia Ediage Sona, Déléguée régionale du MINPROFF pour le Sud-Ouest, a souligné que cet espace favorisera « le développement d’échanges et l’appropriation des technologies numériques, indispensables à l’ouverture sur le monde et à l’amélioration des conditions de vie des femmes ».
Une initiative inclusive et partenariale
Implantée au Centre de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF) de Buea Town, la « Maison Digitale » bénéficiera aussi à des associations et réseaux locaux de femmes. Celles-ci recevront un appui financier pour organiser des sessions de formation de formateurs, assurant un suivi et une évaluation sur le terrain.
Pour Mme Vanessa Mbong Mbembe, représentant le Gouverneur :
« Les femmes de la région du Sud-Ouest, désormais bien attelées au train de la transformation numérique, savent pouvoir compter sur l’accompagnement des pouvoirs publics et du partenaire de référence qu’est Orange, dont les actions s’inscrivent en droite ligne de la politique sociale du Président de la République, Son Excellence Paul Biya. »
Un investissement de 400 millions FCFA déjà mobilisés
Selon M. Alain-Blaise Batongue, la Fondation Orange a déjà investi près de 400 millions de FCFA dans ce programme au Cameroun. Plus de 20 Maisons Digitales sont déjà opérationnelles dans plusieurs régions, et leurs résultats sont concrets : femmes formées, activités lancées, familles impactées.
« La formation des femmes du Sud-Ouest est un enjeu majeur pour assurer le développement de cette région et relever le défi de la révolution numérique. Cette Maison Digitale est la réponse idoine pour renforcer leur autonomisation à travers l’inclusion numérique », a-t-il déclaré.
Un pas de plus vers l’inclusion numérique
Avec cette 22ᵉ implantation, la Fondation Orange poursuit le déploiement de son programme de « Maisons Digitales » en terre camerounaise. Ces structures, qui allient formation, encadrement et accompagnement, traduisent la volonté d’Orange de contribuer à une société plus inclusive, où les femmes jouent pleinement leur rôle dans le développement économique, social et culturel du pays.
[Digital Business Africa] – Après plusieurs mois de confusion et de mécontentement des abonnés, CAMTEL a annoncé le retour de ses forfaits data journaliers et nocturnes Blue suspendus sans explication claire.Dans un SMS adressé à ses clients ce 21 août 2025 à 11h22, l’opérateur historique des télécoms a indiqué :
« Cher abonné, tes offres Blue Night, Blue Mo (S, M, L) et toutes les offres Blue Go sont à nouveau disponibles via *825# ou ton appli Blue Recharge. Toutes nos excuses pour les désagréments occasionnés. Merci de ta fidélité. »
Cette communication intervient dans un contexte tendu. Il y a quelques semaines, Digital Business Africa avait publié un édito titré « Camtel+ Blue = system error, l’incompétence exposée », dénonçant les dysfonctionnements répétés de la plateforme Blue, de Camtel et l’absence de communication proactive de l’opérateur vis-à-vis de ses abonnés.
Un retour attendu, mais un mal déjà fait
Le rétablissement des forfaits Blue Night, Blue Mo et Blue Go va constituer un soulagement pour les nombreux utilisateurs, notamment les jeunes et les étudiants, qui dépendent de ces offres pour accéder à Internet à moindre coût.
Cependant, la coupure prolongée et inexpliquée de ces services a mis en lumière les faiblesses de gestion et de communication de CAMTEL, déjà critiquée à plusieurs reprises pour la qualité de ses prestations et son manque de réactivité face aux incidents.
Fidélité mise à l’épreuve
En s’excusant auprès de ses abonnés, CAMTEL reconnaît implicitement l’impact négatif de cette interruption. Mais, la question reste entière : jusqu’à quand les abonnés supporteront-ils ces dysfonctionnements récurrents ?
Dans un marché camerounais de plus en plus concurrentiel, marqué par les offensives commerciales des opérateurs privés, chaque panne ou mauvaise gestion constitue une perte de crédibilité pour l’opérateur public.
Des mesures attendues pour regagner la confiance
Au-delà des excuses, plusieurs abonnés estiment que CAMTEL devrait aller plus loin. C’est également ce que pense Beaugas ORAIN DJOYUM, directeur de publication de Digital Business Africa.
“Avant la suspension de ces forfaits, plusieurs abonnés ont acheté des forfaits qu’ils n’ont pas pu consommer. Restituer automatiquement les forfaits data acquis mais non consommés pendant la période de panne ne serait que justice rendue. Camtel devrait même aller au delà de ces restitutions des forfaits data achetés et non consommés possible pour offrir des bonus exceptionnels afin de compenser les désagréments et récompenser la patience des abonnés impactés”, suggère Beaugas ORAIN DJOYUM.
Ces gestes commerciaux, pratiques courantes dans l’industrie des télécoms, seraient de nature à alléger les frustrations et à montrer une volonté réelle de rétablir la confiance avec sa clientèle.
[DIGITAL Business Africa] – La capitale camerounaise a abrité, du 19 au 20 août 2025 à l’immeuble siège de l’ART, la 3ᵉ session extraordinaire de la Conférence des Régulateurs de l’Association des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique Centrale (ARTAC). Cette rencontre a marqué un tournant pour l’organisation, avec l’adoption de textes révisés, l’annonce d’importantes résolutions et surtout la cession officielle à l’ARTAC de l’Observatoire des TIC de l’Afrique centrale.
Des textes fondateurs révisés
En prélude à la conférence, un atelier (18 août 2025) a permis de finaliser et de valider plusieurs documents structurants :
Statuts révisés de l’ARTAC, intégrant notamment l’inclusion du secteur postal, la transformation de la Conférence des Régulateurs en Assemblée générale et la création de Groupes de travail permanents ;
Règlement intérieur et financier adaptés aux amendements statutaires ;
Plan d’action et budget 2025/2026, en attente d’adoption lors de la prochaine session ordinaire.
Ces réformes visent à renforcer la gouvernance et la modernisation de l’ARTAC, en phase avec l’évolution rapide du secteur numérique.
Un Observatoire TIC désormais sous la houlette de l’ARTAC
Moment fort de cette session : la signature de la convention de cession de l’Observatoire sous-régional des TIC par le consortium ENSPY–SUP’PTIC, dans le cadre du projet PAGIRN, financé à hauteur de 2 millions d’euros par l’Union européenne.
Cet outil stratégique, basé sur des indicateurs validés par l’UIT, couvrira six pays de la sous-région et doit permettre aux décideurs de s’appuyer sur des données fiables et actualisées pour piloter les politiques numériques.
Des travaux riches en enjeux
La conférence, présidée par Christian Katende, Président Exécutif de l’ARTAC et patron de l’ARPTC (RDC), a réuni les régulateurs de la RDC, du Congo, du Gabon, du Tchad, de la RCA, ainsi que le représentant de l’UIT pour l’Afrique centrale et Madagascar. Les débats ont porté sur :
le suivi du projet Free Roaming en Afrique centrale ;
la coordination des fréquences transfrontalières ;
la revalorisation des cotisations annuelles des membres fixées désormais à 20 millions FCFA dès 2026 ;
le choix d’un nouveau logo et d’une charte graphique pour l’ARTAC ;
et la préparation de la prochaine Conférence ordinaire prévue en février 2026 en RDC.
Résolutions et recommandations clés
Parmi les décisions adoptées :
augmentation des cotisations à 20 millions FCFA dès 2026 ;
tenue de la prochaine session ordinaire en février 2026 à Kinshasa (RDC).
Les recommandations incluent :
une étude sur le statut juridique du siège de l’ARTAC ;
l’amélioration du fonctionnement des Groupes de travail ;
la poursuite des concertations sur la gestion des fréquences aux frontières ;
et la valorisation des experts par des mécanismes de paiement ponctuels.
Un signal fort pour l’intégration numérique régionale
En clôturant les travaux, les régulateurs ont exprimé leur reconnaissance au Président Paul Biya pour son leadership dans l’intégration du numérique dans les économies de la sous-région.
Avec la cession de l’Observatoire des TIC et l’adoption de nouvelles règles de gouvernance, l’ARTAC se dote des outils nécessaires pour renforcer l’harmonisation des politiques télécoms et numériques en Afrique centrale. La session de Yaoundé confirme que la régulation régionale n’est plus une option, mais une nécessité pour accompagner l’essor du numérique et relever les défis de la connectivité, de la cybersécurité et de l’inclusion digitale.
[DIGITAL Business Africa] – C’est au nom du Premier ministre, Chef du Gouvernement, que la Ministre des Postes et Télécommunications du Cameroun, Minette Libom Li Likeng, a présidé la cérémonie d’ouverture de la 3ᵉ session extraordinaire de la conférence des régulateurs de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique Centrale (ARTAC) ce 20 août 2025 à l’immeuble siège de l’ART à Yaoundé.
Dans son allocution, elle a insisté sur l’importance d’une coopération renforcée pour relever les défis communs de l’intégration numérique, de la connectivité universelle et de la gouvernance des télécommunications.
L’ARTAC, un cadre stratégique de coopération
Rappelant la création de l’ARTAC en 2004, la ministre a souligné son rôle central comme cadre privilégié de concertation, de coordination et d’action commune entre régulateurs. Selon elle, cette structure est déterminante pour harmoniser les cadres réglementaires, moderniser les infrastructures et promouvoir un marché intégré des TIC en Afrique centrale .
Bilan des acquis, mais vigilance sur les défis
Parmi les progrès enregistrés, Mme Libom Li Likeng a cité :
la mise en œuvre progressive d’accords sous-régionaux de roaming, améliorant la mobilité numérique ;
la meilleure coordination des fréquences transfrontalières, réduisant les interférences nuisibles ;
le renforcement des capacités des experts et cadres ;
et l’ouverture des discussions sur la création d’un Observatoire sous-régional des TIC .
Toutefois, elle a relevé que des défis majeurs persistent : inégalités d’accès, faiblesse des infrastructures rurales, coûts élevés de la connectivité et cybermenaces croissantes.
Intelligence artificielle et souveraineté numérique
La ministre a mis un accent particulier sur l’intelligence artificielle (IA), technologie porteuse d’opportunités mais aussi de risques si elle n’est pas régulée : biais algorithmiques, respect de l’éthique, protection des données, emploi et manipulation de l’information. Elle a annoncé la finalisation de la Stratégie nationale de l’IA du Cameroun, issue des Concertations Nationales sur l’IA (CONIA), visant à garantir un développement éthique, inclusif et bénéfique de cette technologie, en synergie avec une gouvernance régionale harmonisée .
Le Cameroun engagé dans la transformation numérique
D’après elle, sous la haute impulsion du Chef de l’État, Paul Biya, le Cameroun poursuit plusieurs initiatives structurantes :
le Projet d’Accélération de la Transformation Numérique du Cameroun (PATNUC),
le déploiement de la fibre optique pour l’interconnexion sous-régionale,
et la mobilisation de financements avec la BAD et la Banque mondiale.
Objectifs : réduire les coûts d’Internet, améliorer la qualité de service, renforcer la digitalisation des services publics et stimuler l’écosystème des start-ups locales .
Trois piliers pour l’avenir numérique de l’Afrique centrale
Pour Mme Libom Li Likeng, l’avenir numérique de la sous-région doit reposer sur :
L’harmonisation des régulations, pour bâtir un marché numérique intégré.
Le développement d’infrastructures interconnectées et modernes, pour garantir des services accessibles et fiables.
La promotion d’un numérique inclusif et sécurisé, garant de croissance et d’innovation.
D’où son appel solennel aux gouvernements, opérateurs, partenaires techniques et société civile afin de conjuguer leurs efforts pour bâtir un écosystème numérique sous-régional solide, inclusif et durable :
« L’Afrique centrale doit s’unir pour réduire la fracture numérique, stimuler le commerce électronique, sécuriser ses infrastructures critiques et défendre sa voix dans le concert numérique mondial », a-t-elle déclaré .
La 3ᵉ session extraordinaire de l’ARTAC, ouverte à Yaoundé, s’est positionnée comme un moment stratégique pour définir les contours du futur numérique de l’Afrique centrale. Avec des engagements concrets et des symboles forts, notamment la mise à disposition de l’Observatoire des TIC, la modification des statuts de l’ARTAC ou encore l’adoption du plan d’action triennal de l’ARTAC.
La véritable réussite de l’ARTAC se mesurera dans sa capacité à traduire cette feuille de route en actions mesurables pour accélérer l’inclusion numérique et renforcer l’intégration sous-régionale.
Rendez-vous en 2026
La conférence s’est clôturée avec un appel à maintenir la mobilisation : « Le travail ne fait que commencer », a lancé Christian Katende, président de l’ARTAC, donnant rendez-vous aux régulateurs pour les prochaines échéances, dont la session ordinaire prévue en février 2026 en RDC.
[DIGITAL Business Africa] – Dans son allocution lors de la 3ᵉ session extraordinaire de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique Centrale (ARTAC) à l’immeuble siège de l’ART à Yaoundé ce 20 août 2025, le directeur général de l’Agence de Régulation des Télécommunications du Cameroun (ART), le Pr. Philémon Zoo Zame, a rappelé l’urgence d’une action collective pour harmoniser les politiques numériques et relever les défis communs de la sous-région.
L’ARTAC, moteur d’un marché commun du numérique
Le régulateur camerounais a souligné que l’un des principaux objectifs de l’ARTAC est de favoriser la création d’un marché commun des télécommunications et des TIC. Selon lui, cette ambition passera nécessairement par l’harmonisation des politiques et réglementations nationales, afin de garantir une meilleure mise en œuvre des stratégies numériques dans chaque pays membre.
Les défis stratégiques identifiés
Le DG de l’ART a listé plusieurs problématiques prioritaires auxquelles les régulateurs doivent répondre collectivement :
l’exploitation des systèmes satellitaires non-géostationnaires, et leur impact sur les marchés existants ;
le déploiement de l’Intelligence artificielle, levier de transformation des réseaux, mais exigeant une régulation rigoureuse en matière de données et de cybersécurité ;
la réduction de la fracture numérique et la promotion d’un usage responsable des réseaux sociaux ;
la lutte contre la cybercriminalité ;
la mise en place de mesures concertées pour fluidifier les communications électroniques en Afrique centrale.
Des projets structurants à finaliser
Pr. Zoo Zame a également rappelé l’importance de poursuivre et de parachever des initiatives sous-régionales déjà en cours, notamment :
la mise en œuvre effective du Free Roaming en Afrique centrale ;
la coordination des fréquences aux frontières, pour une meilleure gestion des interférences ;
la co-régulation des services financiers mobiles, afin d’assurer la sécurité et la confiance dans les transactions digitales.
Un appel à la coopération et à l’action
Le patron de l’ART a insisté sur la force du dialogue, de la coopération et de la solidarité entre régulateurs, estimant que seules des solutions globales et concertées permettront de relever les défis de la sous-région. Citant le Président de la République du Cameroun, Paul Biya, il a rappelé que « la société digitale qui s’annonce n’attendra pas les retardataires », exhortant les acteurs à agir rapidement et efficacement.
Une vision pour l’avenir
En conclusion, le DG de l’ART a lancé un appel solennel :
« En relevant ces défis par des actions concrètes, nous construirons ensemble un avenir meilleur pour les télécommunications dans la sous-région Afrique centrale. »
Il a réaffirmé son engagement pour le rayonnement de l’ARTAC, l’intégration sous-régionale et la coopération internationale, saluant le leadership du Cameroun dans cette dynamique.
[DIGITAL Business Africa] – La 3ᵉ session extraordinaire de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique Centrale (ARTAC) s’est achevée à Yaoundé ce 20 août 2025 sur une note d’unité et de détermination.
Dans son discours de clôture, le Président exécutif de l’ARTAC et Directeur général de l’ARPTC (RDC), Christian Katende, a salué deux jours de travaux “productifs et passionnés” ayant abouti à des résolutions et recommandations constituant désormais une feuille de route claire pour l’avenir du secteur.
Une feuille de route pour l’action
Pour Christian Katende, les échanges de Yaoundé ne doivent pas rester lettre morte :
« Les résolutions et recommandations que nous avons adoptées ici ne sont pas de simples déclarations d’intention ; elles constituent une feuille de route claire pour une coopération renforcée et une action concertée. »
Cette orientation traduit la volonté des régulateurs de transformer leurs engagements en résultats concrets, dans un contexte marqué par des défis communs : inclusion numérique, cybersécurité, roaming sous-régional et gestion des fréquences transfrontalières.
Un tournant avec l’Observatoire des TIC
Parmi les acquis majeurs, le président de l’ARTAC a souligné la cession officielle de l’Observatoire des TIC de l’Afrique centrale à l’ARTAC, dans le cadre du projet PAGIRN financé par l’Union européenne.
Cet outil, développé avec l’appui des institutions académiques camerounaises ENSPY et SUP’PTIC, permettra d’améliorer l’inclusion numérique et d’orienter les politiques publiques grâce à des données fiables et actualisées. Katende a exprimé sa reconnaissance envers l’Union européenne et les acteurs locaux pour ce projet structurant.
L’unité comme levier de résilience
Dans un ton rassembleur, le président exécutif a insisté sur la valeur de la solidarité entre régulateurs :
« L’unité et la solidarité dont nous avons fait preuve sont notre plus grande force. C’est en travaillant main dans la main que nous construirons un espace numérique sûr, accessible et dynamique pour tous les citoyens de notre sous-région. »
Il a rappelé que l’ARTAC devait être perçue non seulement comme une organisation institutionnelle mais aussi comme “une famille”, capable d’écrire collectivement les prochaines étapes de l’intégration numérique régionale.
Rendez-vous en 2026
La conférence s’est conclue avec un appel à maintenir la mobilisation :
« Le travail ne fait que commencer », a affirmé Christian Katende, donnant rendez-vous aux régulateurs lors de la session ordinaire prévue en février 2026 en RDC.
La session de Yaoundé restera marquée par des engagements concrets et des symboles forts, notamment la mise à disposition de l’Observatoire des TIC. Mais la véritable réussite de l’ARTAC se mesurera dans sa capacité à traduire cette feuille de route en actions mesurables pour accélérer l’inclusion numérique et renforcer l’intégration sous-régionale.
[DIGITAL Business Africa] – L’annonce officielle de l’arrivée de Starlink au Cameroun en 2026 n’est pas une simple nouveauté technologique : c’est un électrochoc pour l’écosystème télécom national. L’expérience du Kenya, où Starlink est déjà opérationnel, apporte des leçons précieuses aux opérateurs historiques comme Camtel. Mais aussi, Orange, MTN et les opérateurs télécoms en service en Afrique.
Quand Starlink perd des abonnés au Kenya
Le dernier rapport de la Communication Authority of Kenya (CA) montre une tendance surprenante : Starlink, pourtant principal opérateur satellitaire du pays, a perdu près de 10 % de ses clients entre décembre 2024 et mars 2025. Son parc est passé de 19 403 à 17 475 abonnés, preuve que son modèle premium peine à séduire durablement face à des alternatives locales plus abordables.
En revanche, la fibre optique s’est imposée comme technologie reine avec 1,13 million d’abonnés (+6,1 % en un trimestre), représentant 90 % des connexions filaires. Ce contraste illustre un enseignement clé : le satellite attire mais ne fidélise pas lorsqu’il se heurte à une fibre de qualité et compétitive.
Leçons pour Camtel, Orange, MTN et les opérateurs télécoms africains
Camtel : consolider sa fibre, avant que Starlink ne s’installe
Camtel, en tant que principal distributeur de fibre optique au Cameroun, doit accélérer son déploiement dans les grandes villes et zones périurbaines. L’exemple kényan montre que le consommateur privilégie la stabilité et le coût de la fibre dès qu’elle est disponible. Camtel se doit également de répondre rapidement aux besoins de ses clients qui sollicitent l’installation de la fibre à domicile (FTTH). Et non plus attendre des semaines et parfois des mois avant de satisfaire un client souhaitant souscrire à un abonnement FTTH. Plus encore et c’est le plus important, le service client de Camtel se doit d’être davantage proactif et répondre rapidement aux problèmes de coupures et autres interruptions de service FTTH sans explications.
Si Camtel rend sa fibre optique plus accessible en prix, en installation et en SAV, elle peut verrouiller le marché urbain avant l’arrivée de Starlink.
2. Orange, MTN et les opérateurs télécoms : investir dans le fixe sans fil
Au Kenya, les solutions sans fil terrestres (+13,9 %) et les abonnements fixes radio (+139 %) progressent plus vite que le satellite. Cela prouve que les opérateurs mobiles peuvent transformer leur expertise 4G et bientôt 5G en offres de haut débit fixe.
Pour Orange, MTN et les opérateurs télécoms africains, c’est l’opportunité de se positionner comme alternatives crédibles à la fibre de Camtel (ou des opérateurs historiques) et au satellite de Starlink, notamment dans les zones rurales.
3. Anticiper la bataille des prix
Starlink est synonyme de service premium, mais ses tarifs restent prohibitifs pour la majorité des ménages africains. Camtel et les autres opérateurs doivent exploiter cette faiblesse en misant sur des forfaits abordables, adaptés aux réalités locales, et en multipliant les packs familiaux, PME et institutionnels.
Camtel a par exemple supprimé un forfait de FTTH de 15 000 francs Cfa. L’augmentant au tarif de 25 000 francs Cfa. Ce qui a fait perdre à Camtel des abonnés présents principalement dans les ménages. Pourtant, MTN et Orange ont lancé à la même période des forfaits d’internet fixe illimité (modems Internet) au montant de 15 000 francs, ravissant ainsi les clients insatisfaits de Camtel.
4. Diversifier les services, pas seulement la connectivité
La connectivité seule ne suffira pas pour fidéliser les clients. Les opérateurs kényans qui réussissent associent Internet à des services : TV/IPTV, cloud, cybersécurité, paiement numérique.
Pour Camtel et ses concurrents, il s’agit d’évoluer vers des offres intégrées afin de créer une dépendance plus forte des clients, face à un Starlink qui ne propose “que” l’accès à Internet. Le service de paiement mobile de Camtel (Blue Money ou Camtel Pay) annoncé depuis plusieurs années et toujours reporté devrait rapidement voir le jour pour offrir plus d’options aux clients de Camtel.
5. Jouer la carte de la souveraineté numérique
Un autre enjeu est celui de la souveraineté numérique. Au Kenya comme dans plusieurs pays africains, Starlink reste une solution étrangère, contrôlée depuis l’extérieur.
Camtel, opérateur public, peut dès aujourd’hui renforcer son discours patriotique autour d’un Internet national souverain, en insistant sur la maîtrise locale des données et l’intégration des infrastructures dans les politiques publiques. Idem pour les opérateurs télécoms locaux.
Un match à préparer dès aujourd’hui
L’arrivée de Starlink au Cameroun annoncé en 2026 ne doit pas être vue comme une menace inévitable, mais comme un révélateur des faiblesses structurelles du marché camerounais. Si Camtel accélère le déploiement de la fibre et rend son offre plus compétitive, si Orange, MTN et les autres FAI misent sur le fixe sans fil, et si l’ensemble du secteur diversifie ses services, alors Starlink restera une solution de niche, limitée aux zones rurales isolées et aux entreprises à haut pouvoir d’achat.
En revanche, si les opérateurs tardent à s’adapter, le risque est réel de voir Starlink capter une partie des segments stratégiques du marché.
[DIGITAL Business Africa] – Le dernier rapport statistique sectoriel de la Communication Authority of Kenya (CA) révèle une tendance marquante : Starlink, pourtant principal opérateur satellitaire du pays, voit son nombre d’abonnés reculer. Dans le même temps, la fibre optique consolide sa position de pilier de la connectivité fixe, représentant plus de 90 % des abonnements filaires avec 1,13 million d’utilisateurs.
Starlink en perte de vitesse
Entre décembre 2024 et mars 2025, le nombre d’abonnés aux services satellitaires est passé de 19 403 à 17 475, soit une baisse de 9,9 %. Cette érosion touche directement Starlink Internet Services Kenya, qui reste le principal fournisseur satellitaire du pays avec 17 066 clients. Malgré une implantation rapide en 2023 et un positionnement stratégique sur les zones rurales mal desservies, Starlink semble peiner à séduire durablement face aux coûts plus élevés de son service et à l’amélioration des alternatives locales.
La fibre optique : technologie dominante
En parallèle, la fibre optique continue de gagner du terrain, portée par des opérateurs comme Safaricom, Jamii Telecommunications, Wananchi (Zuku) et Poa Internet. Avec 1,13 million d’abonnements (+6,1 % en un trimestre), elle concentre 90 % des connexions filaires. Ce succès s’explique par :
l’extension rapide des réseaux urbains et périurbains,
des offres commerciales plus abordables,
et une demande croissante en haut débit pour le télétravail, l’e-learning et le divertissement numérique.
Mutation du marché kenyan
Le marché total de l’Internet fixe compte désormais 1,86 million d’abonnés (+8,1 %).
Les solutions sans fil terrestres (504 335 abonnés, +13,9 %) progressent fortement. Confirmant leur rôle dans la couverture des zones mal desservies.
Les autres solutions fixes radio connaissent une explosion (+139,6 %), signe d’une diversification technologique.
Mais c’est bien la fibre qui capte la majorité des nouveaux abonnés, réduisant mécaniquement la part du satellite.
La bande passante internationale
En ce qui concerne la bande passante internationale, l’on apprend que la bande passante Internet internationale totale disponible est restée stable, les fournisseurs de services sous-marins et satellitaires n’ayant pas fourni de capacité supplémentaire.
De même, la bande passante sous-marine utilisée est restée identique à celle consommée au trimestre précédent. Cependant, la capacité Internet par satellite a augmenté de 32,7 %, principalement, grâce à la capacité consommée par les clients de Starlink Kenya.
Une concurrence oligopolistique renforcée
Au niveau des opérateurs, Safaricom domine (678 118 abonnés, 36,5 % du marché), suivi de Jamii Telecommunications (22,5 %) et Wananchi/Zuku (14,4 %). Poa Internet (14,1 %) s’impose désormais comme un challenger sérieux. Cette concentration accentue la pression concurrentielle sur Starlink, qui reste cantonné à un marché de niche.
A noter qu’au Kenya, en mars 2025, le nombre total des abonnements mobiles (SIM) s’élève à 76 156 307. Le pays dispose de 45 363 154 abonnements Mobile Money et de 57 177 232 abonnements Data Mobile :
La photographie du marché au premier trimestre 2025 est claire : le satellite recule, la fibre règne. Si Starlink veut s’imposer durablement au Kenya, il devra revoir sa stratégie tarifaire et accélérer son adaptation aux réalités économiques locales. À défaut, la croissance future de l’Internet fixe sera captée par les acteurs de la fibre et du sans fil terrestre, désormais incontournables.
[DIGITAL Business Africa] – Les régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale lèvent leurs verres à la gloire de l’intégration numérique de la sous-région. L’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) abrite depuis ce 19 août 2025 en son siège sis à Yaoundé la 3ᵉ session extraordinaire de la conférence des régulateurs de l’ARTAC. La rencontre qui s’achève le 20 août 2025 vise à renforcer la coopération institutionnelle entre les régulateurs et à accélérer la mise en œuvre de projets structurants.
Quelques directeurs généraux des différents régulateurs ont répondu présent à cette première journée de travail qui a duré environ cinq heures d’horloge. Il s’agit notamment du Christian Katende, président exécutif ARTAC et président de l’ARPTC RD Congo, de Philémon Zoo Zame, de l’ART Cameroun, d’Haliki Choua de l’ARCEP Tchad, de Célestin Kadjidja de l’ARCEP Gabon. À noter quand même l’absence de Louis Marc Sakala, ex-président de l’ARTAC.
Le DG de l’ARCEP se fait représenter à ces travaux. La liste des directeurs généraux pourra être complétée avec les arrivées de Cándido Muatetema Baita de l’ORTEL Guinée Équatoriale et de Benjamin-Bonaventure Panzet-Sebas de l’ARCEP Centrafrique. Il faut surtout souligner que le président de l’ARTAC, Christian Katende, appartient à d’autres organisations comme la Communauté des régulateurs de l’Afrique australe (CRASA) et l’Association des régulateurs de l’Afrique de l’Est (EACO). Deux sous-régions qui partagent des défis similaires avec l’Afrique centrale.
L’actuel président de l’ARTAC a été élu en 2024. Christian Katende succède à son frère de l’autre rive, Louis Marc Sakala. Plusieurs points intéressants ont été prévus pour alimenter les échanges. dont la signature de la convention de cession de l’Observatoire des TIC en Afrique centrale, l’adoption du plan stratégique triennal de l’ARTAC, l’examen du budget 2025-2026 et l’évaluation du Free Roaming sous-régional et de la coordination des fréquences aux frontières.
Cette concertation se tient deux ans après l’atelier UIT/ARTAC de novembre 2023 tenu à Douala sur le service universel.
[DIGITAL Business Africa] – 100 jours passés à la tête du ministère de l’Économie numérique, de la digitalisation et de l’innovation (MENDI). Mark-Alexandre Doumba fait son bilan. Invité de l’émission spéciale « 100 jours du gouvernement » sur la chaîne Gabon première mi-aout 2025, le nouveau patron du numérique au Gabon ne trouve pas présomptueux de penser que son département se porte bien. Il a surtout des arguments à faire valoir.
« Dans le sens où nous avons des sociétés de télécommunications qui permettent aux Gabonais de pouvoir communiquer et d’échanger des messages. Depuis un certain nombre d’années, le Gabon est connu comme un pays dans lequel la connectivité internet est bonne, les infrastructures en matière de télécommunications sont beaucoup plus développées.
En matière de fibre optique, tout ce qui concerne les infrastructures, nous avons consenti beaucoup d’investissements avec la Banque mondiale, qui nous a accompagnés dans notre première phase, et actuellement nous sommes en train de travailler sur ce qu’on appelle l’extension de la fibre optique pour augmenter le débit internet donc la rapidité et la qualité avec laquelle la connectivité internet passe. Tout en baissant les prix pour permettre aux Gabonais de consommer davantage des données dans un monde qui va vers la donnée ».
Souveraineté numérique et digitalisation des services publics
Arrivé au MENDI, Mark-Alexandre Doumba dit avoir constaté que le Gabon quelques infrastructures de serveurs et d’hébergement de données mais n’a pas encore un datacenter souverain. Le ministre a rappelé que le pays est sur le point d’en disposer un.
« Nous avons signé une convention avec une entreprise pour pouvoir lancer les travaux de construction de datacenters souverains. Nous avons lancé les travaux. Nous avons même posé la première pierre. Et donc, nous sommes à pied d’œuvre pour pouvoir mettre sur pied un datacenter ».
Parmi les réalisations que le ministre Mark-Alexandre Doumba peut vanter, il y a :
– Le partenariat avec Visa : selon lui, il va permettre aux Gabonais d’avoir des cartes Visa physiques ou virtuelles pour permettre aux Gabonais de consommer localement et de faire leurs achats à l’international, aussi bien que le mobile money soit le moyen de paiement le plus vulgarisé.
– Le Fichier unique : Il va permettre de mieux gérer les données des fonctionnaires ainsi que la solde y relative. Le projet n’est pas nouveau. « En réalité, nous avons déjà un prestataire. Et il avait déjà reçu une partie du paiement depuis plusieurs de 10 ans. Et puis, tout d’un coup, cela s’est arrêté. Et donc la fonction publique a un logiciel. C’est juste qu’elle n’a pas fait l’objet d’évolution. Et donc qu’aujourd’hui, le Fichier unique dans sa version actuelle est devenu obsolète.
Nous avons échangé avec l’entreprise en question pour qu’elle mette le logiciel à jour pour qu’on puisse avoir une version 2025 en phase avec nos exigences du moment et avec la nouvelle stratégie de l’économie numérique qui est d’avoir des plateformes flexibles, interopérables avec les autres systèmes d’information et sécurisées pour permettre d’assurer la souveraineté numérique de notre pays » .
– Le QR code du GIMAC : Le terminal de paiement vise à faire qu’au Gabon l’essentiel des paiements dans les commerces se fasse en espèces. L’initiative viendra donc rompre avec les paiements en espèces. Ce dernier, selon le ministre, est à l’origine des fuites fiscales, empêchant l’État de collecter des recettes pour financer des investissements. « On veut vulgariser le paiement électronique dans les commerces pour avoir deux effets : avoir un outil qui trace leurs activités, permettre des transactions entre opérateurs ». a-t-il dit.
– Le Projet d’ordonnance sur la digitalisation : passé lors du dernier Conseil des ministres. Pour les 100 jours, le pays a un texte réformateur, progressif et positif.
– Gabon digital: Le MENDI a décidé de mettre sur pied une task force qui va travailler sur l’accélération des projets prioritaires. Notamment la signature électronique dans nos administrations, le déploiement d’un logiciel de gestion électronique des documents, entre autres.
« Parce que nous transmettons encore trop de papiers. Nous travaillons sur des projets comme la digitalisation de la gestion des entreprises publiques, créer plus de passerelles avec le secteur privé », a-t-il confié.
Le ministre a insisté sur le fait que la digitalisation est quelque chose de très important. Elle peut aider le gouvernement à attaquer le sujet de l’éducation dans nos zones rurales et de développer la télémédecine. Avec sa nomination à la tête du ministère de l’Économie numérique, de la digitalisation et de l’innovation, Mark-Alexandre Doumba entrait dans l’histoire du Gabon. L’on retiendra que Mark Alexandre Doumba a fait partie du premier gouvernement de la cinquième République.
De l’entrepreneuriat à la politique
Bien avant cette promotion au ministère de l’ Economie numérique, de la digitalisation et de l’innovation, il occupait le poste de ministre de l’Économie et des Participations depuis le 15 janvier 2025. C’est dire la confiance que le Chef de l’État place en la personnalité.
Diplômé en finance de la George Washington University, il a également obtenu un Master of Science in Management (MSc) à la London School of Economics (LSE) et un Master in Public Administration (MPA) à la Harvard Kennedy School. Fondateur et directeur général de CLIKAFRIK Group, une néo-banque panafricaine innovante, Mark Doumba a son mot a dire dans l’écosystème entrepreneurial africain.
Il a d’ailleurs figuré parmi les entrepreneurs les plus prometteurs du continent selon Forbes en 2016, une distinction qui reflète son ambition de transformer le paysage économique africain. Il n’y a pas qu’au Gabon que le profil de Mark-Alexandre Doumba est couru. L’Union internationale des télécommunications est aussi tombée sous son charme.
En le nommant membre du Conseil de l’Alliance de l’Innovation et de l’Entrepreneuriat au service du développement numérique de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), selon une note officielle datée du 30 juin 2025. Mark-Alexandre Doumba devra donc accélérer l’innovation dans les pays du Sud, stimuler les écosystèmes technologiques et renforcer la souveraineté numérique des États africains.
Par Jean Matern Zambo, source : émission 100 jours du gouvernement (Gabon 1ère)
[DIGITAL Business Africa] – La Tunisie met la barre haut dans le domaine de la santé numérique. Le responsable de l’intelligence artificielle et du développement du système numérique au sein du ministère de la Santé, Aymen Chekhari, a annoncé ce 14 août 2025 le projet de création d’un hôpital entièrement digital, le tout premier en Afrique. Grâce à cette innovation, le personnel de santé pourra améliorer la prise en charge des patients, et donc, un accès plus équitable et plus rapide aux soins médicaux.
De plus, l’hôpital 2.0 permettra de fournir diverses consultations médicales à distance. Et ce grâce à la mobilisation d’un réseau de médecins spécialisés.Le siège de l’hôpital numérique sera implanté au sein du ministère de la Santé. Mais priorité sera donnée aux zones intérieures et rurales à en croire Aymen Chekhari.
« Les citoyens des régions éloignées bénéficieront prochainement de services de santé à proximité grâce à l’intelligence artificielle et aux technologies modernes, réduisant ainsi les contraintes de déplacement », a expliqué le responsable du ministèrede la Santé. Aymen Chekhari a indiqué que l’hôpital numérique collaborera avec l’ensemble des établissements de santé publique à travers tout le territoire tunisien.
Même si le projet fait saliver, certains restent encore dubitatifs. Comme ces abonnés sur leurs pages Facebook.
Neila Charchour : ” Webdooo arrêtez de vous payer nos têtes…!! D’abord on attend toujours l’hôpital de Kairouan dont, semble t il, le financement existe…. Puis indiquez moi un site gouvernemental qui fonctionne bien et est systématiquement mis à jour …. Sur quelle base doit on vous croire ?? s’interroge-t-elle.
Hakim Montacer : « Attention, il ne faut jamais utiliser les termes “Tunisie” et “numérique” dans la même phrase », prévient-il.
Des doutes légitimes quand on sait que une telle initiative n’est pas encore implémentée dans certains pays européens où la technologie est en plein essor. Toutefois, Aymen Chekhari renseigne que la Tunisie peut. Selon lui, le pays a déjà fait ses premiers pas dans la santé numérique. Avec la télé-médecine lancée au niveau de l’hôpital de Tabarka (gouvernorat de Jendouba).
Il ajoute la lecture à distance de scanners pour trois patients, ainsi que la réalisation de dix examens médicaux pour dix patients à l’hôpital local de Chebika (gouvernorat de Kairouan). Selon le responsable du ministère de la Santé, dans les trois prochains mois, les spécialités médicales disponibles à distance seront élargies, renforçant ainsi l’offre de soins numériques dans le pays.
[DIGITAL Business Africa] – Des femmes de l’Association Nigérienne des Handicapés Locomoteurs (ANHL) marchent vers l’autonomisation digitale. Elles sont au nombre de 20, ces femmes qui suivent du 14 au 16 aout 2025 une formation pratique sur les outils en ligne. Organisée par Internet Society Niger, l’initiative a pour but de renforcer les compétences numériques de ces femmes afin de leur permettre d’exploiter les opportunités qu’offrent les technologies de l’information et de la Communication (TIC).
Cette formation rappelle celle du 10 septembre 2024. L’événement avait pour but cette fois de renforcer les compétences de 60 femmes handicapées en matière de marketing digital, d’entrepreneuriat et de couture. Ce projet était financé par le Royaume-Uni et a permis que ces 60 femmes soient dotées des compétences dans plusieurs domaines tels que l’entrepreneuriat numérique et la couture.
L’ ANHL organisation basée au Niger qui travaille à défendre les droits et à améliorer les conditions de vie des personnes handicapées, en particulier celles ayant des difficultés de mobilité. L’ANHL est active dans divers domaines, notamment :
• Défense des droits: L’association travaille à faire reconnaître et respecter les droits des personnes handicapées au Niger, en matière d’accès à l’éducation, à l’emploi, à la santé, et à d’autres services essentiels. • Inclusion sociale: L’ANHL s’efforce de promouvoir l’inclusion sociale des personnes handicapées, en luttant contre la discrimination et en favorisant leur participation pleine et entière à la vie de la société.
• Foires inclusives:
L’ANHL organise des événements comme des foires inclusives, où les personnes handicapées, notamment les femmes, peuvent présenter et vendre leurs produits, comme cela a été le cas lors d’une foire en mai 2022.
• Partenariats: L’association collabore avec d’autres organisations, y compris des organisations internationales, pour renforcer son action et atteindre ses objectifs.
L’ANHL est donc une organisation importante dans le paysage nigérien, qui joue un rôle clé dans la lutte pour l’égalité des droits et l’inclusion des personnes handicapées.
La vidéo largement diffusée sur Facebook depuis juin 2025 d’un monologue du premier ministre camerounais annonçant un programme d’investissement dans l’Intelligence artificielle (IA) de 150 000 XAF pour gagner 1763 000 XAF / mois est une manipulation deepfake d’arnaque en ligne.
Introduction
Une vidéo sponsorisée d’une minute et cinquante-cinq secondes postée le 15 juin 2025 sur Facebook montre le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute approuvant un programme qui permet à 4000 citoyens de gagner 1 763 000 XAF par mois en investissant 150 000 XAF dans une plateforme d’intelligence artificielle (IA) soutenue par le gouvernement et connue sous le nom de FortuixAgent.
Nous avons vérifié cette information et le résultat est FAUX.
Le premier ministre du Cameroun n’a jamais invité des personnes à utiliser une plateforme d’investissement pour gagner 1 763 000 XAF. Cette vidéo est un deepfake caractérisé par une usurpation d’identité, une escroquerie en ligne de type Ponzi avec une menace potentielle en phishing sophistiquée (hameçonnage).
Le système de Ponzi est une forme d’escroquerie d’investissement frauduleuse où les rendements promis aux premiers investisseurs sont payés non pas grâce à des bénéfices réels générés par des placements initiaux, mais via de l’argent déposé auprès de nouveaux investisseurs. Son mode de fonctionnement s’appuie sur la promesse de rendements élevés de manière constante, supérieurs aux investissements de base.
Contexte
Au Cameroun, l’explosion de différentes formes de cyber arnaques prolifèrent avec succès depuis quelques années. Cette pratique est de plus en plus répandue grâce à la croissance d’utilisation des TIC et de l’accès à internet dans un contexte local de précarité sociale aggravée par le chômage et la pauvreté. Avec 37,7% des camerounais vivant sous le seuil de pauvreté en 2022, et le taux de chômage estimé à 70,4% en 2024 de nombreux jeunes (principaux utilisateurs des plateformes web), confrontés à un marché du travail saturé, sont qui sont le plus vulnérables aux activités illicites en ligne.
Parallèlement, l’absence de régulation robuste des échanges numériques en Afrique et au Cameroun par les propriétaires des plateformes de médias sociaux, l’absence de règles et actions fortes pour réprimer les arnaques en ligne par l’Etat et la méconnaissance des risques cybernétiques au sein de la population vulnérable exacerbent ce phénomène. Les victimes, souvent issues de classes modestes, subissent des pertes financières criantes, renforçant le cycle de la pauvreté. Au Cameroun, plusieurs cas similaires ont déjà été enregistrés, illustrant le rapport entre la précarité et la prolifération des des cas de fraude en ligne structurés.
Processus de vérification
Pour déterminer si la vidéo est réelle ou non, nous avons commencé par prêter plus d’attention aux éléments visuels du contenu multimédia. En effet, en regardant le décor derrière le premier ministre, tout porte à croire que la vidéo a été prise lors de la conférence Africa CEO Forum 2025. En effectuant une recherche sur Google, nous avons trouvé que le premier ministre camerounais a été non seulement panéliste au Africa CEO Forum qui s’est déroulé à Abidjan (Côte d’Ivoire) du 12 au 13 Mai 2025, mais est aussi intervenu à ce sommet annuel en 2023 pour promouvoir les investissements au Cameroun. Toutefois durant toute son intervention, Chief Dion Nguté n’a jamais évoqué le cas d’une plateforme d’investissement d’intelligence artificielle (IA) soutenue par le gouvernement et connue sous le nom de FortuixAgent comme le laisse croire la vidéo sponsorisée partagée sur Facebook.
Par ailleurs, en consultant le site web officiel de la primature du Cameroun, nous constatons qu’il y a aucune mention d’une plateforme d’investissement “Fortuix Agent”. En approfondissant les recherches sur le site du ministère des Finances du Cameroun, il ne figure aucun communiqué gouvernemental reconnaissant cette initiative.
Pour comprendre la possibilité d’existence d’un tel programme, nous avons également contacté Bibi Stella, comptable et analyste de données, qui a déclaré que les systèmes comme celui de “FortuixAgent” est généralement irréaliste et extrêmement volatile. Cela s’explique par le fait qu’il ne relève pas de l’investissement conventionnel et qu’il est extrêmement difficile de déterminer les conditions de marché dans lesquelles cette plateforme peut fonctionner. En outre, contrairement à la plupart des autres entreprises, l’IA est une technologie de rupture avec peu ou pas d’exigences ou de normes réglementaires”.
En outre, la loi de finances 2024 du Cameroun pour l’exercice 2025, ne contient aucune ligne ou mention d’un programme d’abattement fiscal impliquant des schémas d’investissement numérique ou des plateformes commerciales d’IA.
Par ailleurs, pour en savoir plus, nous avons entrepris d’ouvrir le lien qui figure sous la vidéo sur un navigateur sécurisé qui nous a redirigé vers un site de promotion d’investissement où figurent des noms des personnalités publiques camerounaises à l’instar de la leader politique Kah Walla, de la journaliste Denis Epote, du ministre camerounais de la communication René Emmanuel Sadi et du journaliste Ernest Obama, avec des messages laissant croire qu’ils ont bénéficié de ce programme.
Pour savoir si les personnes dont les images figurent sur le site web, ont une connaissance du programme Fortuix Agent, nous avons contacté Ernest Obama et Kah Wallah. Cette dernière, dans un échange sur WhatsApp déclare : “La vidéo est un canular et une violation de mon image. Je n’ai jamais entendu parler d’une telle entreprise, je n’ai jamais utilisé son produit et je ne le cautionne pas.”
Une recherche Google avec les mots clés : “fortuixagent” montre des résultats de recherche qui démontrent qu’il existe plusieurs sites web sponsorisés qui font la promotion de cette plateforme.
Toutefois, l’un des sites web de FortuixAgent https://heerbyranjha.com/ créé le 2024/10/09 à Reykjavik, Islande manque de transparence et ne comporte pas d’adresse officielle d’entreprise ou de détails précis sur le programme. Les données d’un autre site montrent que le nom de domaine a été enregistré de manière anonyme, avec des serveurs situés en France. En utilisant l’outil Mywot, les métadonnées du protocole de sécurité montrent que le site n’est pas fiable.
En faisant lesdites recherches sur Google, nous avons découvert un communiqué officiel de l’ambassade des Philippines au Royaume Uni dénonçant un contenu trompeur en rapport avec mécanisme frauduleux d’investissement d’argent dénommé Fortuix Agent. Le mode opératoire semble être le même : l’utilisation de figures publiques pour faire croire à un programme d’investissement soutenu par un Etat.
Autres exemples de publications de Facebook invitant à cliquer sur le lien redirigeant sur les plateformes de “fortuixagent” : Le 17 juin 2025, une autre publication d’une page différente partage une supposée une du journal écrit “The Guardian Post” avec la légende “Nous disons au revoir à Rebecca Enonchong. Le jour le plus triste pour le Cameroun“. Cette publication récolte plus de 2500 réactions, 374 commentaires et 54 partages. Dans la même logique, une publication similaire est partagée le 22 juin 2025 sur Facebook par une page différente utilisant également l’identité visuelle de la presse écrite “The Guardian Post” avec la légende “La fin tragique de Roger Milla. La nouvelle de ce matin a choqué tout le pays“. Cette publication reçoit 147 likes, 17 commentaires et 4 partages.
Conclusion
La publication d’une vidéo dans laquelle le premier ministre déclare qu’il est possible de gagner 1 763 000 francs CFA par mois en investissant 150 000 francs CFA sur une plateforme d’intelligence artificielle (IA) soutenue par le gouvernement et connue sous le nom de FortuixAgent est un canular. Elle est une manipulation deepfake qui vise à induire les internautes en erreur via l’usurpation d’identité et les pousser à investir de l’argent via des plateformes numériques à risques.
[DIGITAL Business Africa] – Deux mois après l’obtention de son agrément, Wave reste encore méconnu des populations. Dans les rues de Yaoundé, ce jeudi 14 aout 2025, certains consommateurs se demandent ce que signifie « Wave ». Les revendeurs des produits des opérateurs concurrents, communément appelés « call- boxeurs », parviennent à s’en faire une idée.
François Michel Mvomo, call-boxeur,ignore que l’opérateur a désormais pignon sur rue au Cameroun mais est informé qu’il s’agit d’un concurrent d’Orange Cameroun et de MTN Cameroon.
« J’ai déjà entendu parler de Wave. Apparemment c’est une application mobile pour faire concurrence à MTN et Orange dans le service de paiement mobile. Mais j’ignore qu’ils ont un agrément au Cameroun. Mais on attend qu’ils lancent leurs activités ici ».
Juste à côté, Adji Adji, un autre call-boxeur apprend à l’instant que trois opérateurs vont se partager le marché de paiements mbiles au Cameroun. Comme son homologue, il est informé d’un atout de Wave. « J’ai appris d’un ami que c’est un opérateur qui garantit la vitesse dans ses transactions. Apparemment, en moins d’une minute, vous effectuez votre transaction sans problème ».
Un manque d’informations sur le activités un peu aidé aussi par une absence de communication de la marque. Pour l’instant, pas de ceinture digitale ( visuels sur plusieurs écrans et totems publicitaires placés dans les carrefours). Cette communication de proximité selon les experts en marketing permet de booster la communication d’une marque.
Il faut préciser que le service “Wave”, qui sera désormais disponible pour les clients de la CBC au Cameroun, permettra d’effectuer plusieurs types d’opérations :
– versements et retraits d’espèces sur un compte bancaire ou de paiement ;
– exécution d’opérations de paiement avec une carte ou un dispositif similaire ;
– exécution d’opérations de paiement associées aux comptes bancaires ou de paiement, y compris les virements ponctuels ou permanents. Outre ces fonctionnalités de base, le partenariat avec Wave Transfer S.A. ouvre la possibilité de proposer à terme des services complémentaires tels que : – le paiement marchand ;
– le paiement de factures ;
– le transfert de personne à personne ;
– le paiement de masse ;
– le transfert vers portefeuille mobile et compte bancaire ;
– le transfert international entrant.
Qui est le country manager de Wave Cameroun,Joël Bertrand Awono Ndjodo ?
La fintech Wave a nommé l Camerounais Joël Bertrand Awono Ndjodo au poste de Country Manager pour le Cameroun. Âgé de 49 ans, le diplômé de l’université de Lille II en sciences politiques et titulaire d’un DESS en administration des entreprises est considéré comme précurseur du service Mobile Money au Cameroun. Il a occupé la fonction de Senior Manager chez MTN Cameroon de novembre 2012 à juin 2015. Avant cette fonction, il a été également Mobile Money Manager toujours à MTN Cameroon pendant neuf mois (mars 2012-novembre 2012).
Avant sa nomination comme country manager pour Wave Cameroun, Joël Ndjodo était Senior Associate chez Amarante Consulting, un cabinet de référence basé à Dubaï. Il y a mené plusieurs missions stratégiques en Afrique francophone sur le mobile money, l’inclusion financière et la transformation digitale.
Le spécialiste des services financiers numériques cumule au total 26 années d’expérience dans le management à l’échelle locale et internationale. Il a occupé plusieurs postes de direction dans les secteurs des télécoms, du pétrole, de l’agroalimentaire et du conseil.
[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement gabonais remodèle le commerce (informel). Avantage aux nationaux. Au terme du conseil de ministres tenu le mardi 12 août 2025, une réforme majeure a été adoptée par le président de la République, S.E Brice Clotaire Oligui Nguema afin de « renforcer la souveraineté économique et de protéger l’entrepreneuriat gabonais ».
Cette réforme interdit aux opérateurs étrangers l’exercice de plusieurs activités de proximité. Entre autres, commerce de détail de rue et de quartier ; services d’envoi d’argent non agréés; réparation de téléphones portables et petits appareils; coiffure et soins esthétiques sur la voie publique; orpaillage artisanal non autorisé; intermédiation informelle dans l’achat de récoltes; exploitation de petits ateliers ou de machines de jeux sans enregistrement.
Selon Laurence Ndong, ministre de la Mer, de la Pêche et de l’ Economie Bleue, porte-parole du gouvernement, l’objectif est de renforcer la souveraineté économique et pouvoir l’entreprenariat national et l’emploi local. Le conseil dit avoir constaté que le secteur informel bien que dynamique échappe encore largement au cadre légal, privant l’État de recettes fiscales et fragilisant les entrepreneurs gabonais.
Une mesure qu’on pourrait qualifier de xénophobe. Selon le site eurofiscalis.com la xénophobie économique « se réfère à une attitude hostile ou discriminatoire envers les personnes ou les entreprises étrangères dans le contexte économique ». La source précise que cela peut se manifester par des politiques protectionnistes, des barrières commerciales ou des attitudes préjudiciables envers les investissements étrangers.
[DIGITAL Business Africa] – Accord historique entre le mineur de Bitcoin MARA et EDF Pulse Ventures. Les deux leaders mondiaux dans le développement de centres de données et d’énergie numérique ont annoncé le 11 aout 2025 un partenariat. qui pourrait redéfinir le paysage des centres de données et de l’énergie numérique. La collaboration permettra à MARA d’acquérir une participation majoritaire dans Exaion, une filiale d’EDF spécialisée dans le calcul haute performance (HPC) et les infrastructures cloud sécurisées.
Cet accord porte sur un investissement de 168 millions de dollars. Ce qui permettra à MARA d’acquérir 64 % de participation dans l’Exaion d’ici le dernier trimestre 2025. Exaion, en partenariat avec des géants comme NVIDIA et Deloitte, développe des centres de données HPC et fournit des solutions cloud sécurisées pour l’IA.
Avec cet investissement, MARA pourra étendre ses activités à l’international sur le plan des infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle et aux centres de données de calcul haute performance (HPC). Fred Thiel, le PDG de MARA, donne d’amples explications sur cette collaboration stratégique :
« Notre partenariat avec Exaion réunirait deux leaders mondiaux dans le domaine du développement de centres de données et de l’énergie numérique. Alors que la protection des données et l’efficacité énergétique deviennent des priorités absolues pour les gouvernements et les entreprises, l’expertise combinée de MARA et d’Exaion nous permettra de fournir des solutions cloud sécurisées et évolutives, conçues pour l’avenir de l’IA », a-t-il confié.
C’est donc le début d’un nouveau chapitre, que ce soit pour MARA ou Exaion, selon l’avis de Julien Villeret, le directeur de l’innovation d’EDF.
« Depuis sa création en 2020, EDF Pulse Ventures a soutenu la croissance d’Exaion et le développement de ses technologies numériques de pointe. Cette transaction marquerait un nouveau chapitre, car Exaion s’associerait à un partenaire technologique mondial expérimenté, tout en maintenant une relation de collaboration avec le groupe EDF. Ce serait une opportunité majeure pour Exaion d’accélérer son développement technologique et international », a-t-il dit.
À propos du minage Le minage est un processus essentiel au sein du réseau Bitcoin, permettant de mettre en circulation de nouveaux bitcoins. Il joue également un rôle central dans la validation des transactions, la création de nouveaux blocs de manière décentralisée et le maintien de la sécurité du réseau.
• Le minage contribue à la pérennité du réseau Bitcoin en générant de nouveaux blocs sur la blockchain et en vérifiant la validité des transactions.
• Les mineurs vérifient les transactions en résolvant des défis mathématiques complexes grâce à du matériel dédié. En récompense de leur travail, ils reçoivent des bitcoins nouvellement émis. Ils n’investissent pas d’argent mais mettent à disposition la puissance de calcul de leurs machines.
• Le minage consomme beaucoup d’énergie électrique, ce qui soulève des critiques quant à son impact environnemental.
ParJean Materne Zambo, source : bitpanda.com, MARA Holding, Inc
[DIGITAL Business Africa] – Au Cadastre minier (CAMI), l’heure est au bilan à mi-parcours. L’institution revendique certaines réformes observées au premier semestre 2025. Notamment, la digitalisation des données cadastrales, entre autres. Une avancée vantée par le DG du CAMI qui prenait part lors au café de presse organisé par son institution ce jeudi 7 août 2025. L’événement était placé sous le thème : « Transparence et assainissement du Fichier cadastral minier : cap sur une gouvernance responsable du domaine minier national ».
Parler de gouvernance responsable renvoie aussi à une gestion efficace des données pour faciliter l’accès public à ces données géoscientifiques. C’est dans cette optique que le directeur général du Cadastre minier (CAMI), Popol Mabolia Yenga, le directeur général adjoint du Service géologique national du Congo (SGN-C), Adélard Joël Ngoy Kasongo, ainsi que l’administrateur général de Kobold Metals, Benjamin Katabuka, ont signé, le vendredi 25 juillet 2025, un protocole d’accord. Il porte sur la numérisation progressive des archives géoscientifiques historiques conservées au Musée royal de l’Afrique centrale (MRAC) à Bruxelles, ainsi que des informations détenues par le Cadastre minier.
L’accord permettra de renforcer la connaissance du sous-sol congolais. Grâce à la numérisation de ces données, les signataires espèrent permettre une évaluation plus précise du potentiel minier du pays. Le directeur général du Cadastre minier (CAMI), Popol Mabolia Yenga a révélé qu’ « Il y a eu 1700 carrés qui ont été attribués à la société Kobold. Pour la digitalisation des données, nous avons signé et maintenant nous sommes en phase exécutoire », a-t-il dit.
Autre avancée majeure citée par le DG du CAMI Popol Mabolia Yengaest l’assainissement du fichier cadastral, notamment la récupération de 31.000 km² de territoire minier, soit une superficie équivalente à celle de la Belgique.
A l’issue du café de presse du 7 aout 2025, des annonces majeures ont émergé. Parmi lesquelles l’ intégration sur le portail du CAMI des Zones de Recherche géologique (ZRG), l’identification en bleu, pour encadrer scientifiquement les futures attributions de droits miniers, le lancement du bloc de recherche Katanga 1A (Lualaba/Haut-Katanga), le projet stratégique validé en Conseil des ministres et piloté par le SGN-C.
[DIGITAL Business Africa] – L’Union des Journalistes Reporters du Mali (UJRM) renforce les capacités de ses membres en intelligence artificielle. L’UJRM a organisé la Journée de réflexion sur le journalisme et l’intelligence artificielle le 8 août 2025. L’objectif est d’aider les journalistes à distinguer les usages bénéfiques tels que l’automatisation de certaines tâches ou l’assistance à l’investigation des dérives potentielles susceptibles de nuire à la qualité de l’information.
Il s’est agi d’échanger sur les mutations profondes qu’apporte l’IA dans le monde de l’information, ainsi que sur la nécessité de préserver l’indépendance éditoriale, l’intégrité de l’information et la souveraineté numérique. Au cours de cet événement qu’a présidé le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, il a été proposé de mettre en place une charte professionnelle. Celle-ci devrait permettre, selon l’ UJRM, d’encadrer l’utilisation de l’IA dans les rédactions, en limitant son usage à 15 % maximum.
Au Mali, certains contenus seraient rédigés à plus de 80 % par l’IA, un chiffre jugé préoccupant par plusieurs intervenants. Par cette initiative, L’ UJRM lance un appel à la responsabilisation des rédactions et à la préservation de l’éthique journalistique.
Le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, à travers son chef de Cabinet Mohamed Ag Albachar, a salué et félicité l’UJRM « pour cette initiative, et réaffirmé l’engagement du département à accompagner toutes les actions visant à renforcer les capacités des journalistes, lutter contre la désinformation et promouvoir une information fiable, libre et responsable, au service de la cohésion sociale et du développement du Mali », indique le MCENMA.
La journée de réflexion sur le journalisme et l’intelligence artificielle était organisée en marge de la quatrième édition de la nuit de l’UJRM. L’idée est de valoriser les journalistes et les patrons de presse. Comme Badra Abdou Fomba du journal en ligne Malitribune.com qui a reçu le prix de meilleur journaliste de la catégorie presse en ligne.
Par Jean Materne Zambo, sources :CCOM/MCENMA, UJRM
[DIGITAL Business Africa] – Les services de télécommunications au Cameroun connaissent, ces dernières semaines, de fortes turbulences. Entre une qualité de service dégradée dans plusieurs localités et des pannes électriques à répétition qui perturbent les communications électroniques, les abonnés doivent composer avec un Internet instable et peu fiable.
Lors du conseil de cabinet du 31 juillet 2025, présidé par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a dressé un état des lieux alarmant : continuité de service insuffisante, couverture incomplète et inégale du territoire, congestions récurrentes et débits fluctuants, « causés par la saturation progressive des infrastructures, qui sont vieillissantes ».
Si tous les opérateurs mobiles sont concernés, la situation de Camtel apparaît particulièrement critique et appelle une réponse urgente. Car, chez Camtel, à cette liste de problèmes s’ajoutent de nombreuses plaintes d’usagers, aggravées par une relation client jugée désastreuse.
Pour mesurer l’ampleur du malaise, il suffit d’observer cinq ou six situations concrètes qui rythment aujourd’hui le quotidien des abonnés de Camtel et de sa marque Blue… dont je fais moi-même partie.
1 – Le manque de cartes SIM de remplacement
Si votre téléphone est volé ou perdu, impossible de reconduire votre numéro Blue. Depuis des mois, les cartes SIM de rechange sont introuvables sur tout le territoire. À la place, on vous propose d’acheter une nouvelle carte SIM… donc un nouveau numéro.
Grave conséquence : le voleur ou le pirate peut continuer à utiliser votre ancien numéro si vous n’avez pas exigé son blocage. Avec tous les risques que cela comporte.
2 – Des forfaits data achetés… mais inutilisables
C’est l’une des principales plaintes des abonnés Blue. Un simple coup d’œil dans les commentaires des publications Facebook de Camtel suffit à prendre la mesure du mécontentement.
De nombreux clients achètent un forfait, mais ne peuvent pas l’utiliser. L’opérateur devrait envisager un remboursement systématique, à l’instar d’Orange qui l’a récemment fait dans un cas similaire.
3 – FTTH : installation plus rapide, mais SAV défaillant
Camtel communique désormais massivement sur ses offres FTTH (Fibre to the Home). Au détriment des autres forfaits Blue suspendus. Les délais d’installation de la FTTH se sont améliorés par rapport au passé où il fallait parfois attendre jusqu’à trois mois avant d’espérer une installation. Mais, le service après-vente reste un cauchemar.
Coupures inexpliquées alors que les factures sont réglées, délais de rétablissement interminables… à moins d’avoir un ami technicien chez Camtel, mieux vaut s’armer de patience.
4 – Les coupures d’énergie = coupures d’internet
À Emana, à Yaoundé, les abonnés Blue le savent bien : lorsqu’Eneo coupe l’électricité, la connexion internet Blue s’interrompt également. Résultat : les clients basculent vers Orange ou MTN en attendant le retour du courant.
5 – L’impossible souscription aux forfaits parfois observée: « System Error »
Les grands consommateurs de data de Blue connaissent bien le message « System Error ». Après quelques activations de forfaits populaires comme le M (1,5 Go/J à 300 F CFA) ou le L (2 Go/48h à 500 F CFA), impossible d’en acheter un autre dans la journée pour plusieurs abonnés. En effet, vous souhaitez donner de l’argent à Camtel, il vous répond : « System Error ». “Je n’en veux pas” en quelque sorte.
Un technicien de Camtel en agence vous expliquera que votre numéro a été « bloqué » pour les souscriptions et qu’il faut l’intervention d’un autre service hors de Camtel Poste centrale pour le débloquer. Parfois, il faut attendre des heures. Pendant ce temps, les clients se tournent vers la concurrence. Et depuis des années, une solution n’a toujours pas été trouvée pour faire disparaître le fameux « System Error ».
6. Suppression silencieuse de forfaits et clients abandonnés
Depuis près de deux mois, Camtel a supprimé, sans explication officielle, plusieurs forfaits data Blue, dont les forfaits journaliers (100 F à 2 000 F CFA) et le forfait nuit tant reclamé. Désormais, un seul forfait est disponible : 1 000 F CFA pour 2 Go valables 7 jours.
Face aux multiples questionnements sans réponse des internautes et abonnés de Camtel sur Facebook, Digital Business Africa a sollicité, il y a deux semaines, des explications auprès du chef de la cellule de communication de Camtel, du chef de division de la communication et de la directrice générale, Judith Yah Sunday épse ACHIDI. À ce jour, silence total. Malgré les relances, le protocole d’interview qui leur est transmis cherche toujours des réponses appropriées.
Une attitude qui accélère la fuite des abonnés vers MTN et Orange. Il faudra attendre un commentaire furtif du community manager sur Facebook pour apprendre qu’il s’agirait d’« un ajustement technique dans le cadre de l’amélioration des offres ». Car les interprétations des usagers sont diverses. Certains estimant que le contexte pré-électoral actuel au Cameroun contraint Camtel à participer à la réduction des échanges et commentaires sur réseaux sociaux.
En tout cas, les appels à la restauration de ces forfaits journaliers et du forfait nuit fusent à chaque post de Camtel et de Blue sur Facebook.
L’absence de communication : un désastre relationnel
En marketing relationnel, le silence face à un problème majeur relève d’un Customer abandonment : l’entreprise ne répond plus aux besoins habituels de ses clients. Résultat : rupture du lien de confiance et churn accéléré (migration vers la concurrence).
Pourtant, à son arrivée en décembre 2018, Judith Yah Sunday avait promis de placer son action sous deux piliers :
Customer Centricity : offrir une expérience client de qualité.
Change Management : réinventer la gouvernance et les méthodes de travail.
« Accrochés à ces deux piliers, CAMTEL va continuer à réciter ses fondamentaux : extension de la couverture du réseau, élargissement du catalogue des produits et services, et qualité du service. C’est l’honneur de l’engagement qui est le nôtre », rappelait encore la DG de Camtel en septembre 2023 lors de la célébration des 25 ans de l’opérateur historique.
Près de sept ans après, force est de constater que le premier pilier n’est pas encore atteint.
Des conséquences prévisibles
Au-delà du sentiment d’abandon exprimé par les abonnés, les conséquences pour Camtel sont multiples. La suppression des forfaits adaptés à certaines habitudes de consommation entraîne mécaniquement une perte de clients. Et donc un churn élevé au profit de concurrents comme MTN et Orange qui disposent des forfaits allant de 100 à 500 francs par jour.
Cette fuite accélérée va se traduire très prochainement par une érosion rapide des parts de marché, une augmentation du volume de réclamations et un bad buzz persistant sur les réseaux sociaux.
Sur le plan de l’image, la marque Blue comme celle de Camtel en sortent affaiblies, avec un déficit de confiance qui risque de s’installer dans la durée.
Les responsables de la communication de Camtel et la DG de Camtel n’ignorent sans doute pas cette réalité. Mais, leur inaction suscite des interrogations.
Ce qu’il faut faire d’urgence
Un tour sur les pages Facebook de Camtel et de Blue by Camtel permet de comprendre la détresse des usagers et l’ampleur du mal. Sur toutes les publications de l’opérateur historique sur ce réseau social ces deux derniers mois, vous retrouvez des plaintes en commentaires. Pour limiter les dégâts, Camtel devrait communiquer officiellement sur la suppression de ces forfaits journaliers et sur l’ensemble des problèmes soulevés par ses clients.
Une prise de parole claire sur les réseaux sociaux et dans les médias s’impose. L’opérateur devrait également rembourser les abonnés lésés, comme l’ont recommandé par le passé l’ART et le Minpostel dans les situations similaires d’achat des forfaits data sans consommation de ces forfaits. Et pourquoi pas offrir des bonus data pour apaiser la colère.
Enfin, un contact direct et personnalisé avec les clients affectés serait un signe fort pour tenter de regagner leur confiance.
En refusant de s’exprimer et en laissant ses abonnés dans le flou, Camtel s’expose à une crise de confiance profonde et durable. Si rien n’est fait rapidement, cette situation restera comme l’un des exemples les plus marquants d’incompétence perçue dans le secteur des télécoms au Cameroun.
[DIGITAL Business Africa] – Depuis près de deux mois, Camtel, l’opérateur historique des télécommunications au Cameroun, a unilatéralement et sans explication mis fin à plusieurs offres et forfaits data. Créant ainsi auprès de sa clientèle un sentiment de frustration et d’abandon.
Les abonnés de Blue, la marque commerciale mobile de Camtel, ne peuvent plus en effet souscrire aux forfaits data journaliers qui variaient entre 100 francs CFA et 2000 francs CFA. À la place des forfaits data journaliers, un seul forfait est disponible : celui de 1000 F.CFA pour 2 Go valables pendant 7 jours.
Les forfaits de 3h, de 24h et de 48h supprimés
Les forfaits de 3h, 24h et 48h supprimés
Malgré cette suppression intervenue il y a près de deux mois, aucune communication officielle n’a été faite. Les clients ne découvrent la disparition des forfaits qu’au moment de vouloir recharger. Aucun mot dans les médias traditionnels, aucune annonce sur les plateformes digitales de Camtel ou de Blue by Camtel, qui continuent à publier des visuels d’invitations à des concerts, à des jeux ou à la souscription de leur offre FTTH – elle aussi largement critiquée sur Facebook.
Sollicités par Digital Business Africa il y a deux semaines pour expliquer cette suppression brutale, le chef de la cellule de communication de Camtel, Benedit Ndinwa, le chef de division de la communication, Eric Benjamin Lamère, ainsi que la directrice générale, Judith Yah Sunday, ont tous choisi de garder le silence. Jusqu’à ce 8 août 2025, notre protocole d’interview reste sans réponse.
Des milliers d’internautes exigent des explications… en vain
Sur les réseaux sociaux, particulièrement la page Facebook de Camtel, aucune publication – quel qu’en soit le sujet – n’échappe aux commentaires d’abonnés en colère. Les plaintes vont des forfaits suspendus aux achats de data non consommables, en passant par la mauvaise qualité du réseau.
Exemple : sous une publication du 1ᵉʳ juillet 2025 intitulée « Camtel donne le ton au SAGO 2025 ! », l’entreprise raconte sa présence à la 14ᵉ édition du Salon de l’action gouvernementale, en présence des plus hautes autorités. Mais sur les 76 commentaires, presque aucun ne salue cette présence. Tous dénoncent les problèmes d’accès à internet ou la suppression des forfaits.
« Salut ! Je n’arrive pas à activer un forfait CAMTEL depuis ce matin », écrit un abonné. Un autre ironise : « Vous faites le show à Yaoundé pendant que la connexion à Douala est de piètre qualité. Honte à vous ! »
Kristelle Can, elle, transforme son commentaire en plainte officielle :
« Cela fait désormais 4 jours que je suis privée de connexion internet, alors que toutes mes factures sont réglées. Ce qui est encore plus révoltant, c’est l’absence totale de communication de votre part. Aucun message, aucune assistance. C’est à moi, cliente, de venir solliciter des explications. C’est inadmissible et témoigne d’un profond manque de respect et de professionnalisme. »
Sans surprise, ce commentaire, comme tant d’autres, est resté sans réponse.
Le post de Camtel ayant enregistré de nombreuses plaintes
La suppression silencieuse de ces forfaits Blue, sans information préalable ni explication officielle, s’apparente à un abandon partiel de marché – celui des clients consommant entre 100 et 500 F CFA par jour – et à une négligence manifeste de la relation client.
Ajoutée aux multiples autres problèmes de l’opérateur, cette attitude ne fait qu’accélérer la fuite des abonnés vers la concurrence, ravie de récupérer ces clients mécontents. Une conjugaison d’incompétence et de désintérêt flagrant pour les usagers. Chez Camtel, le client n’est manifestement plus roi.