[DIGITAL Business Africa] – Les cybercriminels au Togo seront traqués dans leurs retranchements. Qu’il s’agisse du cyberespace ordinaire ou du Dark web, les 38 experts fraîchement formés par le Bureau fédéral d’enquêtes (FBI) auront les outils nécessaires pour lutter contre la cybercriminalité. Blockchain, enquêtes en ligne, traçage de transactions… leurs compétences sont pointues. La formation a été annoncée par l’ambassade américaine ce 15 mai 2026.
Cette formation s’inscrit dans la continuité d’une coopération bien établie. Les forces de sécurité et de défense togolaises bénéficient depuis plusieurs années de formations spécialisées en cybercriminalité dispensées par les services secrets américains (USSS).
La formation est annoncée dans un contexte où la cybercriminalité fait recette au Togo. En témoigne l’histoire d’un jeune Togolais, recruté par des mafias asiatiques au Cambodge sous de fallacieuses promesses d’emploi. Selon son témoignage recueilli par le journal Libération, le jeune homme aurait été victime des scam centers, implantés principalement au Cambodge, en Birmanie et aux Philippines.
Ces officines, selon le journal, génèrent chaque année des milliards de dollars de profits illicites. Leurs opérateurs ciblent délibérément des jeunes Africains, souvent diplômés, maîtrisant les langues étrangères et en quête d’opportunités, des profils idéaux pour mener des opérations de fraude en ligne ciblant l’Europe et l’Amérique du Nord.
Le Togo dispose d’un cadre légal qui encadre le numérique et réprime les infractions en ligne. Notamment la Loi n°2018-026 sur la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité. Elle sanctionne les infractions telles que les accès illicites, la pédopornographie, le chantage et la diffusion de fausses nouvelles visant à semer la panique (punissable de 1 à 3 ans d’emprisonnement).Et la Loi n°2019-014 sur la protection des données personnelles, qui encadre la collecte et l’utilisation de vos données numériques.
Le pays a aussi mis en place une Stratégie nationale de cybersécurité (2024-2028) pour renforcer les laboratoires de criminalistique numérique.
Par Jean Materne Zambo








