[DIGITAL Business Africa] – Mark Zuckerberg passe à l’acte. Après l’annonce de restructurer le groupe Meta, le PDG a commencé mercredi 20 mai 2026 à mettre en œuvre le licenciement annoncé d’environ 8 000 salariés, près de 10 % de ses effectifs mondiaux.
Aux aurores de la journée de mercredi, les employés concernés par cette mesure ont commencé à recevoir des notifications par courriers. Outre ces licenciements, le groupe propriétaire de Facebook, WhatsApp et Instagram avait indiqué en avril qu’il renonçait à recruter 6 000 personnes et réaffectait 7 000 autres salariés vers des postes en lien avec l’intégration de l’IA dans les processus de travail.
Rien de surprenant. Mark Zuckerberg a fait de l’intelligence artificielle sa priorité absolue en investissant des centaines de milliards dans ce secteur. Le groupe a relevé fin avril sa prévision d’investissements pour 2026, désormais attendus entre 125 et 145 milliards de dollars, soit près du double de ses dépenses de 2025.
Sur le plan conjoncturel, cette vague campagne de licenciement peut être comprise. Même si la séparation laissera un vide dans le cœur de l’entrepreneur.
« Je consacre beaucoup de temps à veiller à ce que nous gérions cette transition au mieux », leur promet Mark Zuckerberg, qui se dit « optimiste » pour la suite. Le patron de la maison mère qui gère les réseaux sociaux Instagram, WhatsApp, Facebook veut installer « la superintelligence personnelle » pour tous les usagers. « Il nous reste beaucoup à faire, mais le résultat sera extraordinaire », écrit-il.
Cette restructuration constitue la plus vaste vague de suppressions de postes à l’échelle du groupe depuis la campagne dite de “l’année de l’efficacité” lancée par Mark Zuckerberg en 2022-2023, qui avait abouti à la suppression d’environ 21 000 postes.
Par Jean Materne Zambo








