Le 30 janvier 2015, l’opérateur de téléphonie mobile Orange a emboité le pas à son principal concurrent MTN dans la chute du tarif d’appel au Cameroun. S’il est bel et bien vrai que les deux entreprises de télécommunications ont revu à la baisse la minute d’appel, il faut cependant préciser que cette chute ne concerne pas la minute brute. C’est en fait une option soumise à conditions chez les deux sociétés.
Sur son site web, Orange fait savoir que la minute d’appel à 15 FCFA est possible seulement après avoir activé un code court, puis effectué une recharge de plus de 500 FCFA. Les 15 FCFA concernent les appels en national sur le réseau. En national hors réseau, la minute d’appel coûte 60 FCFA. Avec une recharge de moins de 500 FCFA, l’abonné qui a activé le forfait ne peut pas communiquer à 15 FCFA la minute d’appel. Celle-ci est plutôt facturée à 20 FCFA. Après activation, l’offre n’est valable que durant deux jours.
Chez MTN, c’est presque la même configuration. Son offre MTN 25 est également un forfait activable à partir d’un code court. La différence avec Orange est qu’il facture la minute d’appel en national à 25 FCFA, peu importe le montant de la recharge. L’appel en national vers les autres coûte 60 FCFA et la durée de validité du forfait ; dès son activation ; est de trois jours.
En cassant les prix de la sorte, la stratégie concurrentielle des opérateurs de téléphonie mobile MTN et Orange prend des allures de dumping. Ils baissent les prix et se positionnant de manière offensive sur le marché, tout en sachant qu’ils enregistreront des marges bénéficiaires aisées. En effet, Le prix de la communication voix, bien que ce soit dans le cadre d’un forfait, chute et augmente le niveau de consommation des abonnés qui désirent échanger plus longtemps. La limite dans un temps court de ces forfaits accentue leur renouvellement et fera donc certainement accroître par ricochet le revenu moyen par utilisateur (ARPU) des opérateurs.
Valentin Siméon Zinga recruté à Orange Cameroun
L’ancien directeur de la rédaction du quotidien La Nouvelle Expression est désormais le chef du département Communication institutionnelle et Relations publiques d’Orange Cameroun.
C’est ce vendredi 30 janvier 2015 en marge de la présentation des vœux à la presse qu’Elisabeth Medou Badang, la directrice générale d’Orange Cameroun, a fait l’annonce. Sans indiquer son poste, elle explique que la société a renforcé son équipe de communication pour répondre davantage aux préoccupations des hommes de médias. « L’avantage d’avoir Valentin avec nous c’est que Valentin vous connaît. Ce sera plus facile pour nous de comprendre de quelle manière améliorer notre relation avec vous. Parfois, on ne connaît pas suffisamment son partenaire et son vis-à-vis. Valentin étant avec nous, il va nous apporter cette connaissance de vous. Et il va contribuer à améliorer la connaissance que vous pouvez avoir de nous. Nous pensons qu’il permettra de consolider de manière positive cette relation-là. Donc, nous fondons de grands espoirs. C’est une responsabilité importante qui pèse sur ses épaules qui au demeurant ne sont pas frêles », a déclaré la DG d’Orange Cameroun aux journalistes.
Contacté par TIC Mag au terme de la rencontre l’ancien directeur de la rédaction de La Nouvelle Expression qui a passé environ 20 ans à la Nouvelle Expression et quatre ans au Messager, confiera qu’il occupe le poste de chef du département Communication institutionnelle et Relations publiques d’Orange Cameroun.
C’est ainsi une autre grande plume du journalisme camerounais qui quitte le journalisme pour la communication. Mais, il n’abandonne pas définitivement le journalisme. Ses explications à TIC Mag : « Le travail que je suis amené à faire doit s’appuyer sur les logiques journalistiques classiques. Comment éviter d’être réactif quand on a les fonctions qui sont les miennes ? Comment éviter d’être curieux quand on a les fonctions qui sont les miennes ? Comment éviter de nourrir la réflexion interne quand on a les fonctions qui sont les miennes ? Ce sont des attributions et des points à partir desquelles on doit pouvoir décrypter. Je suis obligé de vous le dire, je continuerai d’être un journaliste en retrait. »
Orange Cameroun veut investir 1 500 M de F.Cfa en 10 ans – La chronique de Muriel Edjo
Muriel Edjo, le rédacteur en chef de TIC Mag, revient sur l’annonce faite par la DG d’Orange Cameroun d’investir 1 500 milliards de F.Cfa au Cameroun. Dans sa chronique, il présente quelques projets que la filiale de l’opérateur français Orange souhaite implémenter dans le pays. Et parmi ces projets, le lancement de la 3G et même de la 4G.
Chronique vidéo du 17 décembre 2014. Retrouvez d’autres vidéos en cliquant ICI
Gabon Telecom baisse à nouveau ses tarifs télécoms
L’opérateur historique des télécommunications Gabon Telecom a dévoilé une baisse de ses tarifs télécoms. Lors d’une conférence de presse organisée le 12 janvier 2015, Lhoussaine Oussalah (photo), le directeur général de Gabon Télécom, a expliqué que dans le segment voix, la minute d’appel entre la téléphonie fixe et le mobile chute de 215 FCFA à 120 FCFA en national. Soit une réduction de 48%. À l’international, on passe de 286 FCFA à 120 FCFA. Soit une réduction de 58%. Les appels entre fixe demeurent gratuits.
Dans le segment Internet mobile, Gabon Telecom annonce également une baisse prochaine des tarifs pour le forfait 4G illimité qui coûte 90 000 FCFA par mois. Lhoussaine Oussalah explique que cette réduction sera une réponse au mécontentement des consommateurs qui jugent ce tarif trop élevé pour plus de la moitié des abonnés de l’entreprise. Gabon Telecom assure également qu’un effort pour faire chuter les prix au niveau des redevances sur l’accès Internet par fibre optique pour les entreprises et les particuliers, va se poursuivre d’ici le 1er févier 2015.
Pour Lhoussaine Oussalah, l’objectif de cette baisse généralisé dans les services de Gabon Telecom est d’encourager non seulement la pénétration du fixe au sein de la société, mais également de susciter une appropriation rapide du haut débit par les Gabonais. Lin Mombo, le président de l’Autorité de régulation des communications électronique et des postes Arcep) a souligné la nécessité pour Gabon Telecom de redimensionner son réseau afin que le volume de trafic que suscitera cette baisse des coûts ne le sature pas.
Gabon : IG Télécom améliore les télécoms avec le satellite
Les entreprises de téléphonie mobile et celles opérant au Gabon dans divers autres secteurs, pourront désormais contourner les problèmes de télécommunications issus de la mauvaise couverture ou de l’absence de couverture réseau dans certaines régions du pays. Elles pourront utiliser les nouveaux services de télécommunications par satellites proposés par la société gabonaise IG Télécom, spécialisée dans la fourniture d’équipements et de services de télécommunications par satellites en Afrique francophone.
Le 10 décembre 2014, la compagnie a relevé la qualité de ses services de télécommunications par satellites en signant un partenariat avec O3b Networks, l’opérateur de satellites de télécommunications à capitaux américano-européens. IG Télécom va en effet offrir une meilleure qualité de service sur le réseau satellites en orbite moyenne d’O3b Network. Ces équipements sont jugés meilleurs parce qu’ils réduisent la latence, le délai de transmission des données aller-retour, de moins de 150 millisecondes. Alors que la majorité des satellites géostationnaires sont situés à 36 000 kilomètres au-dessus de la terre, rendant long le transport de l’information de l’utilisateur vers le satellite, les équipements d’O3b Network qui sont situés à près 8000 kilomètres de la terre offrent donc un temps de transport de l’information plus court.
Bercky Lufwa Mayedo Ngoua, le directeur commercial d’IG Télécom, a déclaré que l’entreprise proposera désormais une gamme de solutions permettant aux différents opérateurs de connecter leur réseau, à tout moment, où qu’ils se trouvent, avec rapidité et fiabilité, tout en transmettant et recevant des données à moindre coût et en bénéficiant d’une plus grande vitesse et d’une meilleure qualité.
Désormais deux ministres en charge des télécoms en RD Congo
Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a désigné un nouveau gouvernement dimanche dernier, 07 décembre 2014. Dans la liste des nouveaux membres du gouvernement, l’on constate la nomination de deux nouveaux ministres en charge du secteur des télécommunications en remplacement de Tryphon Kin Kiey Mulumba, muté au poste de ministre en charge des Relations avec le Parlement.
Ainsi, Thomas Luhaka Losendjola (photo) a été désigné vice-Premier ministre et ministre des Postes, Télécommunications & Nouvelles technologies de l’information et de la communication (PT&NTIC). Issu des rangs de l’opposition radicale, Thomas Luhaka Losendjola est le secrétaire général du MLC, le parti de Jean-Pierre Bemba. D’après Radio Okapi, Thomas Luhaka Losendjola est un grand habitué des médias, car il produit une émission radio de grande écoute baptisée «Je connais le Congo». Cet ancien président de l’Assemblée nationale congolaise entre mars 2006 et janvier 2007 est titulaire à la fois d’une licence en Sciences politiques et en Droit. La radio onusienne précise qu’il détient également un diplôme d’études approfondies en Droit de l’Université du Panthéon, à Paris.
Il ne sera pas seul dans ce département ministériel, car le deuxième ministre de ce secteur est Enoch Ruberangabo Sebineza. Il a été nommé Vice-ministre des Postes et Télécommunications. Agé de 56 ans, cet ancien président du conseil d’administration de la Société sidérurgique de Maluku (Kinshasa) est le président de l’association culturelle SHIKAMA, un regroupement de la communauté Banyamulenge. Elite de sa province d’origine du Sud-Kivu, il a plusieurs fois été l’un des délégués de la société civile du Sud-Kivu au dialogue inter-congolais, avant de siéger comme député national au Parlement de transition (2003-2006).
Récemment, en octobre 2014, il s’est illustré par un communiqué de presse accusant le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, d’ « attitudes ethnistes du type racial », suite à l’exclusion de Manassé Ruhimbika, membre de la communauté Banyamulenge, d’une réunion visant la paix entre la RD Congo et le Rwanda. Le gouverneur lui avait d’ailleurs répondu en précisant que cette accusation relevait simplement de « propos calomnieux » et qu’il ne pouvait pas se prévaloir le droit d’exclure un membre.
Ce sont donc ces deux personnes, non techniciens des télécoms et au profils très politiques, qui seront chargées de la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière des télécommunications et TIC en RD Congo. L’un des principaux défis pour Enoch Ruberangabo Sebineza et Thomas Luhaka Losendjola sera de parvenir à travailler en harmonie sur les différents dossiers de ce secteur.
Vérone Mankou et sa tablette africaine VMK
Le Congolais Vérone Mankou présente sa tablette africaine. “Est-ce vraiment africaine ?”, se sont demandé certaines personnes. Ecoutez sa réponse.
Mise en ligne le 3 oct. 2011
OuiFI et le Wifi gratuit
Hervé Djia présente NoBakChich
Arthur Zang présente sa tablette tactile CardioPad
Hervé Djia présente NoBakChich
Gwladys Minyem : « Infinity High Tech Days, excellent moment de partage »
La présidente du comité d’organisation des Infinity High Tech Days organisés à Douala le 22 novembre 2014 revient sur les grands moments de cette rencontre organisée par l’association Infinity Space, un regroupement des jeunes de la Faculté de Génie industriel de l’Université de Douala au Cameroun.
C’est quoi les Infinity High Tech Days ?
Infinity High Tech Days est une journée de promotion de l’innovation technologique en milieu étudiant. Toutes les activités de cette journée (présentation de projets, conférence, ateliers, espaces startup et bien d’autres) qui en est à sa troisième édition sont axées autour d’un seul et même thème : « Un Etudiant – un projet – un entrepreneur ».
Quel a été le principal temps fort qui aura marqué cette journée ?
Mon attention a été particulièrement retenue lors de la présentation du séchoir solaire de cacao présentée en deuxième partie de la journée. Pourquoi cela était-il intéressant ? Tout simplement parce qu’après la présentation du prototype, séance tenante, on a lancé le fonctionnement du système. Et là, on a assisté à un standing ovation de la salle. Le public et les participants ont applaudi et sont venus tester et apprécier l’effectivité de la prouesse réalisée. Le fait marquant, bien au-delà des acclamations, reste cette communion établie avec les participants. Et ce durant la quasi-totalité des articulations. Ce rendez-vous annuel que nous avons mis en place reste un excellent moment de partage initié pour tous ceux-là qui veulent donner de la valeur à leurs idées.
Peut-on donc conclure que les Infinity High Tech Days ont atteint les objectifs fixés ?
Tout d’abord, l’objectif recherché des Infinity High Tech Days repose sur plusieurs points. Nous voulons d’abord établir une interface de communication et de partage afin de favoriser l’innovation par les échanges croisés. Ensuite, nous voulons valoriser les réalisations et initiatives des jeunes, susciter la prise d’initiative en milieu étudiant, mais aussi donner des outils nécessaires à la valorisation des compétences et au développement et à l’accompagnement des projets. A la question de savoir si les Infinity High Tech Days ont atteint les objectifs fixés, je répondrai oui et non. Oui, parce que l’établissement d’une interface réelle est amorcé et continuera à s’étendre. Non, parce que la limite principale reste encore cette implication maximale des entreprises locales, point sur lequel nous continuons de travailler. Nous sommes convaincus qu’il y aura une amélioration au cours des prochaines éditions. Le prochain rendez-vous des Infinity High Tech Days est prévu en novembre 2015.
Qui étaient les participants à cette édition ?
Cette journée a ciblé divers types de participants. Des étudiants venant de toutes écoles de formation technique et managériale, des incubateurs, des promoteurs d’évènements, des startups, des PME et PMI, des associations et organisations gouvernementales ou non et tous ceux qui sont intéressés à accompagner les projets et à favoriser l’innovation pour le développement local.
Entretien réalisé par TIC Mag
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Diana Puyo : « la Khan Academy est un outil qui peut avoir un impact positif dans l’apprentissage des différentes sciences »
La Directrice des Programmes de BSF explique les enjeux de l’expérimentation de la Khan Academy au Cameroun.
Le Clac et BSF viennent de présenter les résultats du programme d’éducation numérique basé sur le modèle de la Khan Academy. Quelles sont les principales informations à retenir de la restitution ?
Les principales informations sont que la Khan Academy est un outil qui peut effectivement avoir un impact positif dans l’apprentissage des différentes sciences de mathématiques d’un point de vue adapté aux élèves, et en ayant un rôle très important de médiation avec le professeur.
La deuxièmement information à retenir c’est que, même en dehors des institutions éducatives, on peut continuer à donner un soutien aux élèves dans des endroits comme le Clac de Yaoundé, pour qu’ils puissent effectivement avoir un complément à tout le travail que font les ministères en charge de l’éducation nationale.
Quelle a été le rôle de la Bibliothèque sans frontière (BSF) dans ce programme ?
BSF a traduit toute la Khan Academy en français, pour permettre à toutes les personnes qui parlent français dans le monde d’avoir accès aux contenus de la Khan Academy pour améliorer leur système éducatif ou leur niveau d’éducation. Ensuite, BSF a construit tout le projet d’expérimentation de la Khan Academy ici au Cameroun avec le Clac Yaoundé. Et c’est BSF qui a créé tout le protocole d’évaluation, qui a créé tous les exercices et qui a conçu toute la façon de faire le projet avec le Clac de Yaoundé.
Au cours de la phase pilote, on a observé que tous les contenus étaient concentrés sur les classes de CM1 et CM2. Pourtant, dans le système éducatif camerounais, on constate que les classes de 4e, 3e, et Première, restent essentielles pour la formation scolaire d’un élève. Avez-vous pensé à cela ?
Ce que nous avons vu aujourd’hui c’est un peu comme la pointe de l’Iceberg. C’est uniquement une partie de tous les contenus que nous avons dans la Khan Academy. Il y a des contenus qui sont valables pour les différents niveaux. Ceci dit, nous travaillons sur des possibilités d’accroitre beaucoup plus les contenus.
Là nous avons présenté la version numéro 1 de la Khan Academy. Notre idéal c’est d’arriver à une version dans laquelle il y a tous les contenus.
Au-delà du programme d’éducation numérique, il y a votre domaine de prédilection, la bibliothèque numérique. En dehors du Clac, avez-vous d’autres projets en cours ou en étude au Cameroun ?
Actuellement, nous avons développé des axes de travail assez intéressants sur l’éducation numérique, mais aussi, nous concevons de plus en plus de centres come celui-ci. Pour en faire des portes d’ouverture pour l’accès à l’information, et l’éducation pour le développement des TIC.
Pour le moment, le Clac est notre partenaire principal au Cameroun. A partir de 2015, nous allons commencer un programme de soutien aux bibliothécaires au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Ce programme veut être une offre de formations de renforcement des capacités des bibliothécaires et aussi de leadership au sein des bibliothèques au Cameroun et dans les deux autres pays.
Il est monté avec le soutien de la Fondation Bill Gates, actuellement, nous commençons seulement à identifier les partenaires qui seront associés à cela.
Propos recueillis par Frégist Bertrand




