Germaine ASHU : « Les TIC ouvrent des opportunités de développement »

Passionnée d’énergies renouvelables et des TIC, Germaine ASHU fait partie des cinq Camerounaises qui ont participé au programme TechWomen qui s’est déroulé aux Etats-Unis du 29 septembre 2014 au 5 novembre 2014. Elle se présente aux lecteurs de TIC Mag et partage avec nous son expérience et ses passions.


Qui est Germaine ASHU ?

 Germaine est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en Génie électrique de l’Université maritime régionale d’Accra au Ghana. Elle était la première femme d’avoir obtenu la mention très honorable  (First Class honours) en Génie électrique dans cet établissement. Actuellement, elle suit une formation pour l’obtention d’un Masters en Systèmes des énergies renouvelable à l’Ecole nationale supérieure des travaux publics de Yaoundé au Cameroun.

En 2011, Germaine était sélectionnée en qualité de jeune professionnelle du CommonWealth et avait représenté le Cameroun au Forum pour l’Administration et le Management public. Elle a aussi bénéficié et acquis des capacités et connaissances des programmes ITEC 2012 sur le planning et la gestion des réseaux électriques de transport et de distribution offert par l’Etat indien et KOICA 2013 sur la gestion des énergies durables.

Elle travail a Electricity Development Corporation depuis 2010 et occupe le poste de chef de service de Maintenance des réseaux électriques depuis deux ans. L’expérience de travail et les capacités que Germaine a acquises la permettent d’être une force dynamique dans plusieurs projets énergétiques.

Germaine est la présidente fondatrice de l’Association de ressortissants de Saker Baptist College, Batch of ’98, un groupe des jeunes dames engagées pour faire projeter la belle image de leur alma mater et qui entreprennent aussi des actions humanitaires dans les communautés environnantes. Elle est membre de la Synergie des femmes dans le secteur de l’Energie et de l’Eau (SYFEE) à Yaoundé où elle travaille avec des femmes des communautés rurales sensibilisant et éduquant ces dernières en des techniques du développement et de Gestion des ressources de l’Energie et de l’Eau.

Elle est passionnée dans l’encadrement des jeunes filles. Surtout dans le domaine technologique. Germaine espère créer un cabinet de Consulting en énergie solaire qui pourra aider des individus et communautés dans la réalisation des projets solaire.

Pourquoi Germaine s’intéresse-t-elle aux TIC et aux technologies ?

Germaine s’intéresse aux TIC et aux technologies, parce qu’elle croit que le monde entier tourne autour de ces technologies, qui en effet rendent le monde plus intéressant. Elle veut faire partie de cette génération qui mouille le maillot pour sensibiliser les autres générations sur les avantages et l’intérêt des TIC et des Technologies.

Germaine ASHU : « Je veux faire partie de cette génération qui mouille le maillot »
Germaine ASHU : « Je veux faire partie de cette génération qui mouille le maillot »

Vous étiez aux Etats-Unis il y a quelques semaines dans le cadre du programme TechWomen. Comment y êtes-vous arrivée ?

J’ai entendu parler de TechWomen pour la première fois par un ami qui avait vu l’opportunité en ligne. Il m’a demandé de postuler et j’ai juste dit OUI pour qu’il me laisse tranquille, puisque cela ne m’intéressait pas. Etant travailleur et étudiante en même temps, je me suis dit que j’avais trop à faire dans ma vie quotidienne et je n’avais pas le temps pour cela. Deux semaines plus tard, oncle au Canada m’envoie  un mail sur le même programme et me demande de postuler. Je suis donc allée  sur le site web du programme et j’ai lu son contenu. J’ai déposé ma candidature à la date limite. Et finalement, j’ai été retenue.

Comment avez-vous vécu cette expérience ?

Le programme TechWomen consiste  au mentorat de 78 femmes provenant des 16 pays d’Afrique et Moyen Orient, dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. Les bénéficiaires sont appariées à des entreprises d’un niveau mondial à Silicon Valley, le hub de la technologie dans le monde. Elles ont chacune un mentor professionnel et un mentor culturel. La mentor professionnelle accompagne la lauréate du programme dans l’atteinte de ses objectifs professionnels et dans la réalisation de son projet final. La mentor culturelle l’aide à s’adapter à son nouvel environnement et à se retrouver.

Pour ma part, j’ai était affecté à la SolarCity Corporation, une entreprise reconnue pour l’exécution des projets solaires. J’ai eu Liz Theurer, une Data engineer, comme mentor professionnelle et Liv Imset, Ingénieur de Génie civil, comme mentor culturel. Apres quatre semaines de stage, j’ai présenté les résultats de mon projet final.

 Quelles sont les visites, activités ou rencontres qui vous ont le plus marqué aux Etats-Unis dans ce cadre ?

Parmi les entreprises visitées qui m’ont marqué, je peux citer la visite de TESLA CAR Factory où les voitures sont fabriquées. KQED où j’ai vu un système solaire avec des centaines des panneaux PV. Les magasins de SolarCity Corporation ou encore les entreprises high-tech Google, Citrix, Juniper  et autres.

 Pourquoi les Africains devraient-ils davantage s’intéresser aux TIC et aux technologies ?

Les africains devraient davantage s’intéresser au TIC et aux Technologies, parce que celles-ci vont nous ouvrir des opportunités de développement. Pour un continent considéré pauvre, un intérêt aux TIC et aux technologies permettra aux Africains de développer des produits et des services pour améliorer le raisonnement, ainsi que le niveau de vie de nos populations.

Quels conseils donnez-vous aux jeunes et aux femmes qui exercent dans le domaine de la technologie ou qui souhaiteraient s’y lancer ?

Je leur demanderai de continuer à travailler très dur et de rester fortes pour que leurs contributions en tant que femmes soient prises en compte. Je leur dirai de ne pas se décourager quand leurs efforts et contributions ne sont pas reconnus, mais de continuer à travailler pour rechercher des solutions aux problèmes du monde. A celles qui souhaiteraient s’y lancer, je dirai de ne plus tarder de faire leur entrée dans le secteur, parce que ce secteur a énormément besoin d’elles et les attends.

Comment doivent procéder les femmes camerounaises qui souhaiteraient elles aussi bénéficier de ce programme TechWomen fait

Elles doivent agir dès que la publicité du programme TECHWOMEN 2015 sera lancée. Entre temps, elles pourront avoir plus d’informations sur le site officiel de www.techwomen.org pour se préparer. L’équipe camerounaise, 2014 TechWomen Emerging Leaders, organisera un forum en janvier 2015 qui regroupera les TechWomen Alumnae ainsi que les TechWomen Prospective où une sensibilisation sera faite et des clarifications seront apportées. La date précise sera communiquée.

Propos recueillis par B-O.D.

Prochaine TechWoman : Dorothée Danedjo

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